וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à Moïse en ces termes
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à Moïse en ces termes
וְאֶל־בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵל֮ תֹּאמַר֒ אִ֣ישׁ אִישׁ֩ מִבְּנֵ֨י יִשְׂרָאֵ֜ל וּמִן־הַגֵּ֣ר ׀ הַגָּ֣ר בְּיִשְׂרָאֵ֗ל אֲשֶׁ֨ר יִתֵּ֧ן מִזַּרְע֛וֹ לַמֹּ֖לֶךְ מ֣וֹת יוּמָ֑ת עַ֥ם הָאָ֖רֶץ יִרְגְּמֻ֥הוּ בָאָֽבֶן׃
"Quant aux enfants d'Israël tu leur diras Quiconque parmi les Israélites ou les étrangers séjournant en Israël livrerait quelqu'un de sa postérité à Molokh doit être mis à mort le peuple du pays le tuera à coups de pierres
Et aux fils d’Israël tu diras. La punition pour les interdictions qui précèdent.
Mourir, il sera mis à mort. Par décision du tribunal. Et si le tribunal n’en a pas le pouvoir, le « peuple du pays » l’aidera (Torath kohanim).
Le peuple du pays. Celui pour qui le pays a été créé. Autre explication : Le peuple promis à la conquête du pays par l’observance de ces mitswoth.
וַֽאֲנִ֞י אֶתֵּ֤ן אֶת־פָּנַי֙ בָּאִ֣ישׁ הַה֔וּא וְהִכְרַתִּ֥י אֹת֖וֹ מִקֶּ֣רֶב עַמּ֑וֹ כִּ֤י מִזַּרְעוֹ֙ נָתַ֣ן לַמֹּ֔לֶךְ לְמַ֗עַן טַמֵּא֙ אֶת־מִקְדָּשִׁ֔י וּלְחַלֵּ֖ל אֶת־שֵׁ֥ם קָדְשִֽׁי׃
Moi même je dirigerai mon regard sur cet homme et je le retrancherai du milieu de son peuple parce qu'il a donné de sa postérité à Molokh souillant ainsi mon sanctuaire et avilissant mon nom sacré
Je donnerai ma face (panaï). Penaï (« mes loisirs »). Je me détournerai de toutes mes occupations et m’occuperai de lui (Torath kohanim).
Contre cet homme. Et non dans la collectivité. Car la collectivité ne peut être passible de kareth.
Car il a donné de sa descendance au Molèkh. De ce qu’il est écrit : « qui fasse passer son fils et sa fille dans le feu » (Devarim 18, 10), d’où sait-on qu’il en est de même pour le fils de son fils ou le fils de sa fille ? De : « car il a donné de sa descendance au Molèkh ». Et d’où le sais-je dans le cas d’une descendance illégitime ? De (verset 4) : « quand il donne de sa descendance au Molèkh » (Sanhèdrin 64b).
Afin de rendre impur mon sanctuaire. La communauté d’Israël, laquelle m’est sanctifiée, ainsi qu’il résulte de : « et il ne profanera pas mon sanctuaire car je suis Hachem qui les sanctifie » (infra 21, 23).
וְאִ֡ם הַעְלֵ֣ם יַעְלִימֽוּ֩ עַ֨ם הָאָ֜רֶץ אֶת־עֵֽינֵיהֶם֙ מִן־הָאִ֣ישׁ הַה֔וּא בְּתִתּ֥וֹ מִזַּרְע֖וֹ לַמֹּ֑לֶךְ לְבִלְתִּ֖י הָמִ֥ית אֹתֽוֹ׃
Et si le peuple du pays ose fermer les yeux sur la conduite de cet homme qui aurait donné de sa postérité à Molokh et qu'on ne le fasse point mourir,
Et si cacher, le peuple du pays cache leurs yeux. S’ils se cachent d’une chose, ils finiront par se cacher de beaucoup d’autres. Et si un petit Sanhèdrin s’en cache, c’est le grand Sanhèdrin qui finira par s’en cacher.
וְשַׂמְתִּ֨י אֲנִ֧י אֶת־פָּנַ֛י בָּאִ֥ישׁ הַה֖וּא וּבְמִשְׁפַּחְתּ֑וֹ וְהִכְרַתִּ֨י אֹת֜וֹ וְאֵ֣ת ׀ כָּל־הַזֹּנִ֣ים אַֽחֲרָ֗יו לִזְנ֛וֹת אַֽחֲרֵ֥י הַמֹּ֖לֶךְ מִקֶּ֥רֶב עַמָּֽם׃
ce sera moi alors qui appliquerai mon regard sur cet homme et sur son engeance et je retrancherai avec lui du milieu de leur peuple tous ceux qui entraînés par lui se seraient abandonnés au culte de Molokh
Et contre sa famille. Rabi Chim‘on a enseigné : Mais quelle faute la famille a-t-elle commise ? C’est pour t’apprendre que la famille d’un collecteur d’impôts n’est jamais composée que de collecteurs d’impôts, car tous le soutiennent (Chevou‘oth 39a).
Je le retrancherai. Pourquoi est-il écrit cela ? De ce qu’il est écrit : « et contre sa famille », j’aurais pu penser que toute la famille fût frappée de kareth. Aussi est-il écrit : « otho (“lui”) » – il sera, lui, frappé de kareth, mais non toute la famille, laquelle subira des épreuves (Chevou‘oth 39a).
Pour se prostituer après le Molèkh. Y compris d’autres idoles adorées de cette façon, même si cela ne correspond pas au culte qui leur est dû (Torath kohanim).
וְהַנֶּ֗פֶשׁ אֲשֶׁ֨ר תִּפְנֶ֤ה אֶל־הָֽאֹבֹת֙ וְאֶל־הַיִּדְּעֹנִ֔ים לִזְנֹ֖ת אַֽחֲרֵיהֶ֑ם וְנָֽתַתִּ֤י אֶת־פָּנַי֙ בַּנֶּ֣פֶשׁ הַהִ֔וא וְהִכְרַתִּ֥י אֹת֖וֹ מִקֶּ֥רֶב עַמּֽוֹ׃
Pour la personne qui aurait recours aux évocations aux sortilèges et s'abandonnerait à ces pratiques je dirigerai mon regard sur cette personne et je la supprimerai du milieu de son peuple
וְהִ֨תְקַדִּשְׁתֶּ֔ם וִֽהְיִיתֶ֖ם קְדֹשִׁ֑ים כִּ֛י אֲנִ֥י יְהוָ֖ה אֱלֹֽהֵיכֶֽם׃
Sanctifiez vous et soyez saints car je suis l'Éternel votre Dieu
Vous vous sanctifierez. Par l’abstention de l’idolâtrie.
וּשְׁמַרְתֶּם֙ אֶת־חֻקֹּתַ֔י וַֽעֲשִׂיתֶ֖ם אֹתָ֑ם אֲנִ֥י יְהוָ֖ה מְקַדִּשְׁכֶֽם׃
Observez mes lois et les exécutez je suis l'Éternel qui vous sanctifie
כִּֽי־אִ֣ישׁ אִ֗ישׁ אֲשֶׁ֨ר יְקַלֵּ֧ל אֶת־אָבִ֛יו וְאֶת־אִמּ֖וֹ מ֣וֹת יוּמָ֑ת אָבִ֧יו וְאִמּ֛וֹ קִלֵּ֖ל דָּמָ֥יו בּֽוֹ׃
Or tout homme qui aura maudit son père ou sa mère doit être mis à mort il a maudit son père ou sa mère il a mérité son supplice
Il a maudit son père et sa mère. Y compris [lorsqu’il l’a fait] après leur mort (Sanhèdrin 85b).
Ses sangs sont en lui. Par lapidation. Il en est même toutes les fois qu’il est écrit : « ses sangs sont en lui » ou : « leurs sangs sont en eux ». Nous apprenons cela de ceux qui pratiquent évocation et sortilège, au sujet desquels il est écrit : « avec de la pierre ils les lapideront, leurs sangs sont en eux » (infra 20, 27). Quant au sens littéral du texte, il est comme dans : « son sang est [suspendu] à sa tête » (Yehochou‘a 2, 19) – Nul ne mérite d’être mis à mort que lui-même, qui a été la cause de sa propre exécution.
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֤ר יִנְאַף֙ אֶת־אֵ֣שֶׁת אִ֔ישׁ אֲשֶׁ֥ר יִנְאַ֖ף אֶת־אֵ֣שֶׁת רֵעֵ֑הוּ מֽוֹת־יוּמַ֥ת הַנֹּאֵ֖ף וְהַנֹּאָֽפֶת׃
Si un homme commet un adultère avec la femme d'un autre homme avec la femme de son prochain l'homme et la femme adultères doivent être mis à mort
Et un homme. À l’exclusion d’un enfant (Qiddouchin 19a).
Qui commettra un adultère avec la femme d’un homme. À l’exclusion de la femme d’un mineur (ibid.), d’où nous apprenons qu’un mineur ne peut contracter légalement mariage. Et à l’égard de quelle femme mariée t’ai-je rendu coupable ?
Qui commettra un adultère avec la femme de son prochain. À l’exclusion de la femme d’un idolâtre, d’où nous apprenons qu’un idolâtre ne contracte pas légalement mariage.
Ils mourront, l’homme adultère et la femme adultère. Toutes les fois que la Tora stipule une peine de mort sans autre précision, elle est exécutée par strangulation (Sanhèdrin 52b).
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֤ר יִשְׁכַּב֙ אֶת־אֵ֣שֶׁת אָבִ֔יו עֶרְוַ֥ת אָבִ֖יו גִּלָּ֑ה מֽוֹת־יוּמְת֥וּ שְׁנֵיהֶ֖ם דְּמֵיהֶ֥ם בָּֽם׃
Si un homme cohabite avec la femme de son père c'est la nudité de son père qu'il a découverte qu'ils soient mis à mort l'un et l'autre ils ont mérité leur supplice
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֤ר יִשְׁכַּב֙ אֶת־כַּלָּת֔וֹ מ֥וֹת יֽוּמְת֖וּ שְׁנֵיהֶ֑ם תֶּ֥בֶל עָשׂ֖וּ דְּמֵיהֶ֥ם בָּֽם׃
Si un homme cohabite avec sa bru que tous deux soient mis à mort Ils ont agi désordonnément ils ont mérité leur supplice
Ils ont fait une perversion. Une honte. Autre explication : ils ont mélangé la semence du père et celle du fils.
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֨ר יִשְׁכַּ֤ב אֶת־זָכָר֙ מִשְׁכְּבֵ֣י אִשָּׁ֔ה תּֽוֹעֵבָ֥ה עָשׂ֖וּ שְׁנֵיהֶ֑ם מ֥וֹת יוּמָ֖תוּ דְּמֵיהֶ֥ם בָּֽם׃
Si un individu cohabite avec un mâle d'une cohabitation sexuelle c'est une abomination qu'ils ont commise tous les deux qu'ils soient punis de mort leur supplice est mérité
Les couchers d’une femme. En faisant pénétrer un bâtonnet dans un tube [image désignant la pénétration] (Baba Metsi‘a 91a).
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֨ר יִקַּ֧ח אֶת־אִשָּׁ֛ה וְאֶת־אִמָּ֖הּ זִמָּ֣ה הִ֑וא בָּאֵ֞שׁ יִשְׂרְפ֤וּ אֹתוֹ֙ וְאֶתְהֶ֔ן וְלֹֽא־תִהְיֶ֥ה זִמָּ֖ה בְּתֽוֹכְכֶֽם׃
Celui qui épouse une femme et sa mère c'est une Impudicité on les fera périr par le feu lui et elles pour qu'il n'y ait point d'impudicité parmi vous
Ils brûleront lui et elles (weèthèn). On ne peut pas dire que sa première femme sera également exécutée par le feu, puisqu’il l’a épousée légalement et qu’elle ne lui est pas interdite. Mais « la femme et sa mère » dont il est question ici lui étaient toutes deux interdites, car il a épousé sa belle-mère et sa mère. Certains de nos maîtres ont enseigné qu’il n’est ici question que de sa belle-mère. Et pourquoi : « elles » ? « L’une d’entre elles », le mot grec hèn signifiant « un » (Sanhèdrin 76b).
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֨ר יִתֵּ֧ן שְׁכָבְתּ֛וֹ בִּבְהֵמָ֖ה מ֣וֹת יוּמָ֑ת וְאֶת־הַבְּהֵמָ֖ה תַּֽהֲרֹֽגוּ׃
Un homme qui s'accouplerait avec un animal doit être mis à mort et l'animal vous le tuerez
Et vous tuerez l’animal (behéma). L’homme a certes commis un péché, mais la behéma, quel péché a-t-elle commis ? C’est parce qu’elle a servi d’instrument à la corruption de l’homme que le texte ordonne qu’elle soit lapidée. À plus forte raison cet exemple doit-il être suivi chez l’homme, apte à distinguer entre le bien et le mal, lorsqu’il cause le malheur de son prochain en l’incitant à commettre une faute. On dira dans le même sens : « Perdre, vous perdrez tous les endroits… » (Devarim 12, 2). On peut raisonner ici a fortiori : Si la Tora dit des arbres, qui ne voient pas et qui n’entendent pas, mais qui ont servi d’instrument à la corruption, que l’on doit les détruire, les brûler et les anéantir, à plus forte raison en sera-t-il ainsi de celui qui détourne son prochain de la voie de vie vers celle de la mort.
וְאִשָּׁ֗ה אֲשֶׁ֨ר תִּקְרַ֤ב אֶל־כָּל־בְּהֵמָה֙ לְרִבְעָ֣ה אֹתָ֔הּ וְהָֽרַגְתָּ֥ אֶת־הָֽאִשָּׁ֖ה וְאֶת־הַבְּהֵמָ֑ה מ֥וֹת יוּמָ֖תוּ דְּמֵיהֶ֥ם בָּֽם׃
et une femme qui s'approcherait de quelque animal pour qu'il s'accouple avec elle tu la tueras ainsi que l'animal ils doivent être mis à mort leur supplice est mérité
וְאִ֣ישׁ אֲשֶׁר־יִקַּ֣ח אֶת־אֲחֹת֡וֹ בַּת־אָבִ֣יו א֣וֹ בַת־אִ֠מּוֹ וְרָאָ֨ה אֶת־עֶרְוָתָ֜הּ וְהִֽיא־תִרְאֶ֤ה אֶת־עֶרְוָתוֹ֙ חֶ֣סֶד ה֔וּא וְנִ֨כְרְת֔וּ לְעֵינֵ֖י בְּנֵ֣י עַמָּ֑ם עֶרְוַ֧ת אֲחֹת֛וֹ גִּלָּ֖ה עֲוֹנ֥וֹ יִשָּֽׂא׃
Si un homme épouse sa sœur fille de son père ou fille de sa mère qu'il voie sa nudité et qu'elle voie la sienne c'est un inceste et ils seront exterminés à la vue de leurs concitoyens il a découvert la nudité de sa sœur il en portera la peine
C’est un inceste (‘hèssed). La honte, en araméen, se dit : ‘hassouda. Quant à l’explication midrachique, elle est la suivante : Si Qayin (Caïn) a épousé sa sœur, c’est que Hachem a accompli un acte de grâce pour construire le monde par lui, comme il est écrit (Tehilim 89, 3) : « Le monde sera construit par ‘hèssed » (Sanhèdrin 58b).
וְ֠אִישׁ אֲשֶׁר־יִשְׁכַּ֨ב אֶת־אִשָּׁ֜ה דָּוָ֗ה וְגִלָּ֤ה אֶת־עֶרְוָתָהּ֙ אֶת־מְקֹרָ֣הּ הֶֽעֱרָ֔ה וְהִ֕וא גִּלְּתָ֖ה אֶת־מְק֣וֹר דָּמֶ֑יהָ וְנִכְרְת֥וּ שְׁנֵיהֶ֖ם מִקֶּ֥רֶב עַמָּֽם׃
Si un homme cohabite avec une femme qui souffre du flux et découvre sa nudité Il a mis à nu la source de son sang et elle même a dévoilé cette source lis seront retranchés tous deux du sein de leur peuple
Il a mis à nu (hè‘èra). Il a découvert. De même le mot ‘erwa signifie toujours une « découverte », la lettre waw servant à faire du mot un substantif. Il en est de même de za‘awa (« frayeur » – V. Devarim 28, 25), dérivé de la racine za’ : « Et il ne s’est pas levé et il s’est pas effrayé (za’) devant lui » (Esther 5, 9). Il en est de même de a‘hva (« fraternité ») dérivé de a‘h (frère). Quant à cette « découverte », nos maîtres sont en désaccord : certains la définissent comme un rapport sexuel périphérique, d’autres comme une pénétration complète (Yevamoth 58b).
וְעֶרְוַ֨ת אֲח֧וֹת אִמְּךָ֛ וַֽאֲח֥וֹת אָבִ֖יךָ לֹ֣א תְגַלֵּ֑ה כִּ֧י אֶת־שְׁאֵר֛וֹ הֶֽעֱרָ֖ה עֲוֹנָ֥ם יִשָּֽׂאוּ׃
Tu ne découvriras point la nudité de la sœur de ta mère ni de la sœur de ton père car c'est dévoiler la nudité de sa parente ils doivent en porter la peine
Et la nudité de la sœur de ta mère. Le texte renouvelle ici l’interdiction (V. supra 18, 13) pour marquer qu’elle s’applique tout autant à la sœur consanguine du père ou de la mère qu’à leur sœur utérine. Quant à la femme du frère du père, seule est interdite l’union avec la femme du frère consanguin du père.
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֤ר יִשְׁכַּב֙ אֶת־דֹּ֣דָת֔וֹ עֶרְוַ֥ת דֹּד֖וֹ גִּלָּ֑ה חֶטְאָ֥ם יִשָּׂ֖אוּ עֲרִירִ֥ים יָמֻֽתוּ׃
Celui qui cohabite avec sa tante a découvert la nudité de son oncle ils doivent expier leur péché ils mourront sans lignée
Qui couchera avec la femme de son oncle. Ce verset est destiné à nous apprendre que la peine de kareth mentionnée ci-dessus signifie une privation de postérité (Yevamoth 55a).
Sans postérité. Comme le rend le Targoum Onqelos : « sans enfant ». Cela ressemble à : « alors que je m’en vais sans postérité » (Beréchith 15, 2). S’il a des enfants, il les enterrera, s’il n’en a pas, il mourra sans enfants. C’est pourquoi le texte emploie deux expressions différentes : « ils mourront sans postérité » et : « ils seront sans postérité » (verset 21). « Ils mourront sans postérité » : s’il en avait au moment où il a péché, il n’en aura plus à sa mort car il les aura enterrés de son vivant. « Ils seront sans postérité » : s’il n’en avait pas au moment où il a péché, il demeurera toute sa vie durant comme il est maintenant.
וְאִ֗ישׁ אֲשֶׁ֥ר יִקַּ֛ח אֶת־אֵ֥שֶׁת אָחִ֖יו נִדָּ֣ה הִ֑וא עֶרְוַ֥ת אָחִ֛יו גִּלָּ֖ה עֲרִירִ֥ים יִֽהְיֽוּ׃
Et si quelqu'un épouse la femme de son frère c'est une impureté il a découvert la nudité de son frère ils demeureront sans lignée
Elle est isolement (nidda). Cette cohabitation est proscrite (menoudda) et méprisable. Nos maîtres ont interprété ce verset comme interdisant de s’approcher d’elle comme d’une femme nidda, où la mise à nu est présentée expressément comme : « il a mis à nu la source… » (Yevamoth 54a).
וּשְׁמַרְתֶּ֤ם אֶת־כָּל־חֻקֹּתַי֙ וְאֶת־כָּל־מִשְׁפָּטַ֔י וַֽעֲשִׂיתֶ֖ם אֹתָ֑ם וְלֹֽא־תָקִ֤יא אֶתְכֶם֙ הָאָ֔רֶץ אֲשֶׁ֨ר אֲנִ֜י מֵבִ֥יא אֶתְכֶ֛ם שָׁ֖מָּה לָשֶׁ֥בֶת בָּֽהּ׃
Observez donc toutes mes lois et tous mes statuts et les exécutez afin qu'il ne vous rejette point ce pays où je vous mène pour vous y établir
וְלֹ֤א תֵֽלְכוּ֙ בְּחֻקֹּ֣ת הַגּ֔וֹי אֲשֶׁר־אֲנִ֥י מְשַׁלֵּ֖חַ מִפְּנֵיכֶ֑ם כִּ֤י אֶת־כָּל־אֵ֨לֶּה֙ עָשׂ֔וּ וָֽאָקֻ֖ץ בָּֽם׃
N'adoptez point les lois de la nation que je chasse à cause de vous car ils ont fait toutes ces choses et je les ai pris en aversion,
J’ai été dégoûté. Terme de répulsion, comme dans : « Je suis dégoûtée de ma vie… » (Beréchith 27, 46). Comme un homme à qui répugne sa nourriture.
וָֽאֹמַ֣ר לָכֶ֗ם אַתֶּם֮ תִּֽירְשׁ֣וּ אֶת־אַדְמָתָם֒ וַֽאֲנִ֞י אֶתְּנֶ֤נָּה לָכֶם֙ לָרֶ֣שֶׁת אֹתָ֔הּ אֶ֛רֶץ זָבַ֥ת חָלָ֖ב וּדְבָ֑שׁ אֲנִי֙ יְהוָ֣ה אֱלֹֽהֵיכֶ֔ם אֲשֶׁר־הִבְדַּ֥לְתִּי אֶתְכֶ֖ם מִן־הָֽעַמִּֽים׃
et je vous ai dit c'est vous qui prendrez possession de leur sol et moi je vous le donnerai pour que vous en soyez possesseurs ce pays ruisselant de lait et de miel Je suis l'Éternel votre Dieu qui vous ai distingués entre les peuples
וְהִבְדַּלְתֶּ֞ם בֵּֽין־הַבְּהֵמָ֤ה הַטְּהֹרָה֙ לַטְּמֵאָ֔ה וּבֵין־הָע֥וֹף הַטָּמֵ֖א לַטָּהֹ֑ר וְלֹֽא־תְשַׁקְּצ֨וּ אֶת־נַפְשֹֽׁתֵיכֶ֜ם בַּבְּהֵמָ֣ה וּבָע֗וֹף וּבְכֹל֙ אֲשֶׁ֣ר תִּרְמֹ֣שׂ הָֽאֲדָמָ֔ה אֲשֶׁר־הִבְדַּ֥לְתִּי לָכֶ֖ם לְטַמֵּֽא׃
Distinguez donc le quadrupède pur de l'impur et l'oiseau impur d'avec le pur ne souillez pas vos personnes par les quadrupèdes les oiseaux et les différents reptiles de la terre que je vous ai fait distinguer en les déclarant impurs
Vous séparerez entre l’animal pur et l’impur. Il n’était pas nécessaire de spécifier la distinction à opérer entre la vache et l’âne, étant donné qu’ils sont différents et reconnaissables. Mais il fallait le faire entre ce qui t’est pur et ce qui t’est impur, entre l’animal dont la majeure partie de la trachée-artère a été tranchée et celui dont seule la moitié a été tranchée. Et quelle différence y a-t-il entre la plus grande partie et la moitié ? L’épaisseur d’un cheveu.
Que j’ai séparés pour vous pour rendre impur. En les interdisant.
וִֽהְיִ֤יתֶם לִי֙ קְדֹשִׁ֔ים כִּ֥י קָד֖וֹשׁ אֲנִ֣י יְהוָ֑ה וָֽאַבְדִּ֥ל אֶתְכֶ֛ם מִן־הָֽעַמִּ֖ים לִֽהְי֥וֹת לִֽי׃
Soyez saints pour moi car je suis saint moi l'Éternel et je vous ai séparés d'avec les peuples pour que vous soyez à moi
Je vous ai séparés d’avec les peuples pour être à moi. Si vous restez séparés d’eux, vous êtes à moi, et sinon vous êtes à Nevoukhadnètsar (Nabuchodonosor) et à ses semblables. Rabi El‘azar ben ‘Azaria a enseigné : D’où sait-on que l’on ne doit pas dire : « La viande de porc me dégoûte ! » ou bien : « Il ne m’est pas possible de porter un vêtement fait d’espèces hétérogènes ! », mais qu’il faut dire : « Cela me serait possible, mais que puis-je faire, alors que mon Père céleste me l’a interdit ! » ? De ce qu’il est écrit : « Je vous ai séparés d’avec les peuples pour être à moi », ce qui veut dire qu’il faut que votre séparation d’avec eux soit en l’honneur de mon nom, qu’il faut se séparer du péché et accepter sur soi le joug du royaume céleste.
וְאִ֣ישׁ אֽוֹ־אִשָּׁ֗ה כִּֽי־יִהְיֶ֨ה בָהֶ֥ם א֛וֹב א֥וֹ יִדְּעֹנִ֖י מ֣וֹת יוּמָ֑תוּ בָּאֶ֛בֶן יִרְגְּמ֥וּ אֹתָ֖ם דְּמֵיהֶ֥ם בָּֽם׃
Un homme ou une femme chez qui serait constatée une évocation ou un sortilège devront être mis à mort on les lapidera ils ont mérité leur supplice "
Chez qui il y aura un évocateur…. Le texte stipule ici la peine de mort, et plus haut (verset 6) celle de kareth. Si l’acte a été commis en présence de témoins et après avertissement préalable, la peine est celle de la lapidation. S’il a été commis délibérément sans avertissement préalable elle est celle de kareth, et s’il a été commis par mégarde elle est celle du ‘hatath. Il en est de même pour tous les cas de peine de mort où le texte stipule la peine de kareth.