וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à moïse en ces termes
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à moïse en ces termes
זֹ֤את תִּֽהְיֶה֙ תּוֹרַ֣ת הַמְּצֹרָ֔ע בְּי֖וֹם טָֽהֳרָת֑וֹ וְהוּבָ֖א אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
"Voici quelle sera la règle imposée au lépreux lorsqu'il redeviendra pur il sera présenté au pontife
Celle-ci sera la loi du lépreux (metsora’) au jour. Cela nous apprend qu’on ne le purifie pas de nuit (Meguila 21a).
וְיָצָא֙ הַכֹּהֵ֔ן אֶל־מִח֖וּץ לַֽמַּחֲנֶ֑ה וְרָאָה֙ הַכֹּהֵ֔ן וְהִנֵּ֛ה נִרְפָּ֥א נֶֽגַע־הַצָּרַ֖עַת מִן־הַצָּרֽוּעַ׃
Le pontife se transportera hors du camp et constatera que la plaie de lèpre a quitté le lépreux
Vers le dehors du camp. Hors des trois camps, là où il a été relégué pendant le temps où sa tsara‘ath était « décidée » (mou‘hlèteth).
וְצִוָּה֙ הַכֹּהֵ֔ן וְלָקַ֧ח לַמִּטַּהֵ֛ר שְׁתֵּֽי־צִפֳּרִ֥ים חַיּ֖וֹת טְהֹר֑וֹת וְעֵ֣ץ אֶ֔רֶז וּשְׁנִ֥י תוֹלַ֖עַת וְאֵזֹֽב׃
Sur l'ordre du pontife on apportera pour l'homme à purifier deux oiseaux vivants purs du bois de cèdre de l'écarlate et de l'hysope
Vivants. À l’exclusion des teréfoth (‘Houlin 140a).
Purs. À l’exclusion d’oiseaux impurs. Étant donné que les affections sont engendrées par la médisance, qui constitue la conséquence du bavardage, le texte a imposé pour sa purification des oiseaux qui passent leur temps à caqueter en babillant (‘Arkhin 16b).
Et du bois de cèdre. Parce que les affections sont engendrées par l’orgueil.
Et de l’écarlate d’un ver et de l’hysope. Quel est le moyen de sa guérison ? Qu’il s’abaisse de son orgueil comme un ver et comme l’hysope.
Du bois de cèdre. Un bâton de cèdre.
Et de l’écarlate. Une languette de laine teinte en écarlate.
וְצִוָּה֙ הַכֹּהֵ֔ן וְשָׁחַ֖ט אֶת־הַצִּפּ֣וֹר הָֽאֶחָ֑ת אֶל־כְּלִי־חֶ֖רֶשׂ עַל־מַ֥יִם חַיִּֽים׃
Le pontife ordonnera qu'on égorge l'un des oiseaux au dessus d'un vaisseau d'argile sur de l'eau vive
Sur de l’eau vive. On commence par mettre de l’eau dans un récipient, en quantité suffisamment limitée pour que le sang de l’oiseau y demeure discernable. Et quelle est cette quantité ? Un quart [de log].
אֶת־הַצִּפֹּ֤ר הַֽחַיָּה֙ יִקַּ֣ח אֹתָ֔הּ וְאֶת־עֵ֥ץ הָאֶ֛רֶז וְאֶת־שְׁנִ֥י הַתּוֹלַ֖עַת וְאֶת־הָֽאֵזֹ֑ב וְטָבַ֨ל אוֹתָ֜ם וְאֵ֣ת ׀ הַצִּפֹּ֣ר הַֽחַיָּ֗ה בְּדַם֙ הַצִּפֹּ֣ר הַשְּׁחֻטָ֔ה עַ֖ל הַמַּ֥יִם הַֽחַיִּֽים׃
Pour l'oiseau vivant il le prendra ainsi que le bois de cèdre l'écarlate et l'hysope il plongera ces objets avec l'oiseau vivant dans le sang de l'oiseau égorgé qui s'est mêlé à l'eau vive
L’oiseau vivant, il le prendra. Cela nous apprend qu’on ne l’attache pas avec ceux-ci, mais qu’il est tenu à part. Quant au bois et à l’hysope, ils sont noués avec la languette d’écarlate, comme il est écrit : « et le bois de cèdre et l’écarlate d’un ver et l’hysope », à savoir une prise pour ces trois-là. J’aurais pu penser que l’oiseau, du moment qu’il n’est pas inclus dans ce groupe, ne le fût pas non plus dans l’immersion. Aussi est-il écrit : « il les trempera, et l’oiseau vivant », le texte réintégrant l’oiseau dans l’acte d’immersion (Torath kohanim).
וְהִזָּ֗ה עַ֧ל הַמִּטַּהֵ֛ר מִן־הַצָּרַ֖עַת שֶׁ֣בַע פְּעָמִ֑ים וְטִ֣הֲר֔וֹ וְשִׁלַּ֛ח אֶת־הַצִּפֹּ֥ר הַֽחַיָּ֖ה עַל־פְּנֵ֥י הַשָּׂדֶֽה׃
en fera sept aspersions sur celui qui se purifie de la lèpre et l'ayant purifié lâchera l'oiseau vivant dans la campagne
וְכִבֶּס֩ הַמִּטַּהֵ֨ר אֶת־בְּגָדָ֜יו וְגִלַּ֣ח אֶת־כָּל־שְׂעָר֗וֹ וְרָחַ֤ץ בַּמַּ֨יִם֙ וְטָהֵ֔ר וְאַחַ֖ר יָב֣וֹא אֶל־הַֽמַּחֲנֶ֑ה וְיָשַׁ֛ב מִח֥וּץ לְאָֽהֳל֖וֹ שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
Celui qui se purifie lavera ses vêtements se rasera tout le poil se baignera et deviendra pur II pourra alors rentrer dans le camp mais il restera sept jours hors de sa tente
Il demeurera hors de sa tente. Cela nous apprend que les rapports sexuels lui sont interdits (‘Houlin 141a).
וְהָיָה֩ בַיּ֨וֹם הַשְּׁבִיעִ֜י יְגַלַּ֣ח אֶת־כָּל־שְׂעָר֗וֹ אֶת־רֹאשׁ֤וֹ וְאֶת־זְקָנוֹ֙ וְאֵת֙ גַּבֹּ֣ת עֵינָ֔יו וְאֶת־כָּל־שְׂעָר֖וֹ יְגַלֵּ֑חַ וְכִבֶּ֣ס אֶת־בְּגָדָ֗יו וְרָחַ֧ץ אֶת־בְּשָׂר֛וֹ בַּמַּ֖יִם וְטָהֵֽר׃
Puis le septième jour il se rasera tout le poil sa chevelure sa barbe ses sourcils tout son poil il lavera ses vêtements baignera son corps dans l'eau et deviendra pur
Tout son poil. On se trouve ici en présence d’un raisonnement de type kelal oufrat oukhlal : (« règle générale suivie d’un détail, suivi lui-même d’une règle générale »), [à savoir : « il rasera tout son poil » (règle générale), suivi de : « sa tête et sa barbe et les sourcils de ses yeux » (détail), suivi de : « et tout son poil il le rasera » (règle générale)], pour inclure tout endroit où le poil est touffu et visible (Sota 16a).
וּבַיּ֣וֹם הַשְּׁמִינִ֗י יִקַּ֤ח שְׁנֵֽי־כְבָשִׂים֙ תְּמִימִ֔ם וְכַבְשָׂ֥ה אַחַ֛ת בַּת־שְׁנָתָ֖הּ תְּמִימָ֑ה וּשְׁלֹשָׁ֣ה עֶשְׂרֹנִ֗ים סֹ֤לֶת מִנְחָה֙ בְּלוּלָ֣ה בַשֶּׁ֔מֶן וְלֹ֥ג אֶחָ֖ד שָֽׁמֶן׃
Le huitième jour il prendra deux agneaux sans défaut et une brebis âgée d'un an sans défaut plus trois dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile comme oblation et un log d'huile
Et une brebis, une. Comme ‘hatath.
Et trois dixièmes. Pour les nessakhim de ces trois agneaux. Car le ‘hatath et le acham du metsora’ nécessitent des nessakhim (Mena‘hoth 91a).
Et un log, un, d’huile. Pour procéder à sept aspersions et pour en mettre sur le lobe de son oreille et en placer sur les pouces.
וְהֶֽעֱמִ֞יד הַכֹּהֵ֣ן הַֽמְטַהֵ֗ר אֵ֛ת הָאִ֥ישׁ הַמִּטַּהֵ֖ר וְאֹתָ֑ם לִפְנֵ֣י יְהוָ֔ה פֶּ֖תַח אֹ֥הֶל מוֹעֵֽד׃
Le pontife purificateur présentera l'homme qui se purifie ainsi que ces objets devant le Seigneur à l'entrée de la Tente d'assignation
Devant Hachem. À la Porte de Nikanor, et non dans le parvis même, parce qu’il lui manque encore l’expiatoire (Sota 7a).
וְלָקַ֨ח הַכֹּהֵ֜ן אֶת־הַכֶּ֣בֶשׂ הָֽאֶחָ֗ד וְהִקְרִ֥יב אֹת֛וֹ לְאָשָׁ֖ם וְאֶת־לֹ֣ג הַשָּׁ֑מֶן וְהֵנִ֥יף אֹתָ֛ם תְּנוּפָ֖ה לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
et le pontife prendra l'un des agneaux (qu'il doit offrir comme délictif) puis le log d'huile et il en opérera le balancement devant le Seigneur
Il l’approchera comme offrande pour délit (acham). Il l’apportera à l’intérieur du parvis à titre de acham, pour effectuer une tenoufa, car cette offrande exige une tenoufa à vif (Mena‘hoth 62b).
Il les balancera. Le acham et le log (Mena‘hoth 61a).
וְשָׁחַ֣ט אֶת־הַכֶּ֗בֶשׂ בִּ֠מְקוֹם אֲשֶׁ֨ר יִשְׁחַ֧ט אֶת־הַֽחַטָּ֛את וְאֶת־הָֽעֹלָ֖ה בִּמְק֣וֹם הַקֹּ֑דֶשׁ כִּ֡י כַּֽ֠חַטָּאת הָֽאָשָׁ֥ם הוּא֙ לַכֹּהֵ֔ן קֹ֥דֶשׁ קָֽדָשִׁ֖ים הֽוּא׃
II immolera cet agneau à l'endroit où on immole l'expiatoire et l'holocauste dans le saint lieu Car le délictif doit être pour le pontife comme l'expiatoire c'est une sainteté de premier ordre
À l’endroit où l’on égorge. Sur le flanc de l’autel, au nord. Que veulent dire ces mots ? N’a-t-il pas été déjà écrit à propos de la loi sur le acham, dans la sidra Tsaw (supra 7, 2), que la che‘hita de cette offrande doit avoir lieu au nord ? C’est parce que celle-ci constitue une exception à la généralité des achamoth, en ce qu’elle doit être présentée à l’entrée de la tente d’assignation (verset 11). J’aurais pu penser qu’il fallût procéder à sa che‘hita à l’endroit de sa présentation. Aussi est-il écrit : « Il égorgera […] à l’endroit où l’on égorge le ‘hatath et la ‘ola… » (Zeva‘him 20a).
Car comme l’expiatoire (‘hatath). Car comme tous les ‘hataoth, ce acham-ci revient au kohen. Pour tous les services qui dépendent du kohen, ce acham-ci est assimilé au ‘hatath, afin que l’on ne dise pas, puisque son sang fait exception aux autres achamoth, étant mis sur le lobe et sur les pouces, qu’il n’est donc pas requis d’appliquer le sang et de réduire en fumée les parties grasses sur l’autel. Aussi est-il écrit : « car il est comme le ‘hatath, comme le acham, pour le kohen ». J’aurais pu penser qu’il fallût appliquer son sang à la partie supérieure de l’autel comme le ‘hatath. Aussi est-il écrit… comme mentionné dans Torath kohanim.
וְלָקַ֣ח הַכֹּהֵן֮ מִדַּ֣ם הָֽאָשָׁם֒ וְנָתַן֙ הַכֹּהֵ֔ן עַל־תְּנ֛וּךְ אֹ֥זֶן הַמִּטַּהֵ֖ר הַיְמָנִ֑ית וְעַל־בֹּ֤הֶן יָדוֹ֙ הַיְמָנִ֔ית וְעַל־בֹּ֥הֶן רַגְל֖וֹ הַיְמָנִֽית׃
Le pontife prendra du sang de ce délictif et il en mettra sur le lobe de l'oreille droite de celui qui se purifie sur le pouce de sa main droite et sur l'orteil de son pied droit
Le lobe (tenoukh). La partie moyenne de l’oreille, mais je ne connais pas l’étymologie du mot tenoukh. Les traducteurs l’appellent : « tendrum ».
Le pouce. Le gros doigt.
וְלָקַ֥ח הַכֹּהֵ֖ן מִלֹּ֣ג הַשָּׁ֑מֶן וְיָצַ֛ק עַל־כַּ֥ף הַכֹּהֵ֖ן הַשְּׂמָאלִֽית׃
Puis le pontife prendra le log d'huile et en fera couler dans la main gauche du pontife
וְטָבַ֤ל הַכֹּהֵן֙ אֶת־אֶצְבָּע֣וֹ הַיְמָנִ֔ית מִן־הַשֶּׁ֕מֶן אֲשֶׁ֥ר עַל־כַּפּ֖וֹ הַשְּׂמָאלִ֑ית וְהִזָּ֨ה מִן־הַשֶּׁ֧מֶן בְּאֶצְבָּע֛וֹ שֶׁ֥בַע פְּעָמִ֖ים לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
Le pontife trempera son index droit dans l'huile qui est dans sa main gauche et de cette huile il fera avec l'index sept aspersions devant le Seigneur
Devant Hachem. En face du qodèch haqodachim (« Saint des saints ») (Torath kohanim).
וּמִיֶּ֨תֶר הַשֶּׁ֜מֶן אֲשֶׁ֣ר עַל־כַּפּ֗וֹ יִתֵּ֤ן הַכֹּהֵן֙ עַל־תְּנ֞וּךְ אֹ֤זֶן הַמִּטַּהֵר֙ הַיְמָנִ֔ית וְעַל־בֹּ֤הֶן יָדוֹ֙ הַיְמָנִ֔ית וְעַל־בֹּ֥הֶן רַגְל֖וֹ הַיְמָנִ֑ית עַ֖ל דַּ֥ם הָֽאָשָֽׁם׃
Du surplus de l'huile qui est dans sa main le pontife mettra une partie sur le lobe de l'oreille droite de celui qui se purifie sur le pouce de sa main droite et sur l'orteil de son pied droit par dessus le sang du délictif
וְהַנּוֹתָ֗ר בַּשֶּׁ֨מֶן֙ אֲשֶׁר֙ עַל־כַּ֣ף הַכֹּהֵ֔ן יִתֵּ֖ן עַל־רֹ֣אשׁ הַמִּטַּהֵ֑ר וְכִפֶּ֥ר עָלָ֛יו הַכֹּהֵ֖ן לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
Et ce qui sera resté de l'huile contenue dans la main du pontife il l'appliquera sur la tète de celui qui se purifie et fera expiation pour lui devant le Seigneur
וְעָשָׂ֤ה הַכֹּהֵן֙ אֶת־הַ֣חַטָּ֔את וְכִפֶּ֕ר עַל־הַמִּטַּהֵ֖ר מִטֻּמְאָת֑וֹ וְאַחַ֖ר יִשְׁחַ֥ט אֶת־הָֽעֹלָֽה׃
Alors le pontife s'occupera de l'expiatoire et fera expier son impureté à celui qui se purifie puis il immolera l'holocauste
וְהֶֽעֱלָ֧ה הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הָֽעֹלָ֥ה וְאֶת־הַמִּנְחָ֖ה הַמִּזְבֵּ֑חָה וְכִפֶּ֥ר עָלָ֛יו הַכֹּהֵ֖ן וְטָהֵֽר׃
Le pontife offrira cet holocauste ainsi que l'oblation sur l'autel fera ainsi expiation pour lui et il sera pur
Et l’oblation (min‘ha). La min‘ha des nessakhim de l’animal.
וְאִם־דַּ֣ל ה֗וּא וְאֵ֣ין יָדוֹ֮ מַשֶּׂגֶת֒ וְ֠לָקַח כֶּ֣בֶשׂ אֶחָ֥ד אָשָׁ֛ם לִתְנוּפָ֖ה לְכַפֵּ֣ר עָלָ֑יו וְעִשָּׂר֨וֹן סֹ֜לֶת אֶחָ֨ד בָּל֥וּל בַּשֶּׁ֛מֶן לְמִנְחָ֖ה וְלֹ֥ג שָֽׁמֶן׃
Si cet homme est pauvre et que ses moyens soient insuffisants il prendra un agneau comme délictif destiné à être balancé pour obtenir son expiation plus un dixième de fleur de farine pétrie à l'huile pour oblation et un log d'huile
Et un dixième de fleur de farine, un. Pour cet agneau qui est présenté seul, il ne présente qu’un dixième [de eifa] comme néssèkh.
Et un log d’huile. Pour en mettre sur les pouces. Quant à l’huile des nessakhim de la min‘ha, le texte n’avait pas besoin d’en spécifier la quantité.
וּשְׁתֵּ֣י תֹרִ֗ים א֤וֹ שְׁנֵי֙ בְּנֵ֣י יוֹנָ֔ה אֲשֶׁ֥ר תַּשִּׂ֖יג יָד֑וֹ וְהָיָ֤ה אֶחָד֙ חַטָּ֔את וְהָֽאֶחָ֖ד עֹלָֽה׃
puis deux tourterelles ou deux jeunes colombes selon que le permettront ses moyens l'une sera un expiatoire l'autre un holocauste
וְהֵבִ֨יא אֹתָ֜ם בַּיּ֧וֹם הַשְּׁמִינִ֛י לְטָֽהֳרָת֖וֹ אֶל־הַכֹּהֵ֑ן אֶל־פֶּ֥תַח אֹֽהֶל־מוֹעֵ֖ד לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
Il les apportera le huitième jour de sa purification au pontife à l'entrée de la Tente d'assignation devant le Seigneur
Le huitième jour de sa purification. Le huitième après les oiseaux et la hazaa avec le bois de cèdre, l’hysope et l’écarlate.
וְלָקַ֧ח הַכֹּהֵ֛ן אֶת־כֶּ֥בֶשׂ הָֽאָשָׁ֖ם וְאֶת־לֹ֣ג הַשָּׁ֑מֶן וְהֵנִ֨יף אֹתָ֧ם הַכֹּהֵ֛ן תְּנוּפָ֖ה לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
Le pontife prendra l'agneau délictif et le log d'huile et en opérera le balancement devant le Seigneur
וְשָׁחַט֮ אֶת־כֶּ֣בֶשׂ הָֽאָשָׁם֒ וְלָקַ֤ח הַכֹּהֵן֙ מִדַּ֣ם הָֽאָשָׁ֔ם וְנָתַ֛ן עַל־תְּנ֥וּךְ אֹֽזֶן־הַמִּטַּהֵ֖ר הַיְמָנִ֑ית וְעַל־בֹּ֤הֶן יָדוֹ֙ הַיְמָנִ֔ית וְעַל־בֹּ֥הֶן רַגְל֖וֹ הַיְמָנִֽית׃
Après avoir immolé l'agneau délictif le pontife prendra du sang de la victime et l'appliquera sur le lobe de l'oreille droite de celui qui se purifie sur le pouce de sa main droite et sur l'orteil de son pied droit
וּמִן־הַשֶּׁ֖מֶן יִצֹ֣ק הַכֹּהֵ֑ן עַל־כַּ֥ף הַכֹּהֵ֖ן הַשְּׂמָאלִֽית׃
Puis le pontife versera une partie de l'huile dans la main gauche du pontife
וְהִזָּ֤ה הַכֹּהֵן֙ בְּאֶצְבָּע֣וֹ הַיְמָנִ֔ית מִן־הַשֶּׁ֕מֶן אֲשֶׁ֥ר עַל־כַּפּ֖וֹ הַשְּׂמָאלִ֑ית שֶׁ֥בַע פְּעָמִ֖ים לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
fera avec l'index droit de cette huile qui est dans sa main gauche sept aspersions devant le Seigneur,
וְנָתַ֨ן הַכֹּהֵ֜ן מִן־הַשֶּׁ֣מֶן ׀ אֲשֶׁ֣ר עַל־כַּפּ֗וֹ עַל־תְּנ֞וּךְ אֹ֤זֶן הַמִּטַּהֵר֙ הַיְמָנִ֔ית וְעַל־בֹּ֤הֶן יָדוֹ֙ הַיְמָנִ֔ית וְעַל־בֹּ֥הֶן רַגְל֖וֹ הַיְמָנִ֑ית עַל־מְק֖וֹם דַּ֥ם הָֽאָשָֽׁם׃
et mettra un peu de l'huile contenue dans sa main sur le lobe de l'oreille droite de celui qui se purifie sur le pouce de sa main droite et sur l'orteil de son pied droit au même endroit que le sang du délictif
Sur l’endroit du sang de l’offrande pour délit (acham). Même si le sang a été essuyé (Mena‘hoth 10a). Pour nous apprendre que cela ne dépend pas du sang, mais du lieu.
וְהַנּוֹתָ֗ר מִן־הַשֶּׁ֨מֶן֙ אֲשֶׁר֙ עַל־כַּ֣ף הַכֹּהֵ֔ן יִתֵּ֖ן עַל־רֹ֣אשׁ הַמִּטַּהֵ֑ר לְכַפֵּ֥ר עָלָ֖יו לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
Quant au restant de l'huile qui est dans la main du pontife il l'appliquera sur la tête de celui qui se purifie pour lui obtenir expiation devant le Seigneur
וְעָשָׂ֤ה אֶת־הָֽאֶחָד֙ מִן־הַתֹּרִ֔ים א֖וֹ מִן־בְּנֵ֣י הַיּוֹנָ֑ה מֵֽאֲשֶׁ֥ר תַּשִּׂ֖יג יָדֽוֹ׃
Puis il traitera l'une des tourterelles ou des jeunes colombes des victimes qu'on aura pu fournir
אֵ֣ת אֲשֶׁר־תַּשִּׂ֞יג יָד֗וֹ אֶת־הָֽאֶחָ֥ד חַטָּ֛את וְאֶת־הָֽאֶחָ֥ד עֹלָ֖ה עַל־הַמִּנְחָ֑ה וְכִפֶּ֧ר הַכֹּהֵ֛ן עַ֥ל הַמִּטַּהֵ֖ר לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
offrira ce qu'on aura pu fournir un oiseau comme expiatoire l'autre comme holocauste en outre de l'oblation et ainsi le pontife procurera à celui qui se purifie son expiation devant l'Éternel
זֹ֣את תּוֹרַ֔ת אֲשֶׁר־בּ֖וֹ נֶ֣גַע צָרָ֑עַת אֲשֶׁ֛ר לֹֽא־תַשִּׂ֥יג יָד֖וֹ בְּטָֽהֳרָתֽוֹ׃
Telle est la règle pour la purification de celui qui a eu une plaie de lèpre quand ses moyens sont insuffisants "
וַיְדַבֵּ֣ר יְהוָ֔ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה וְאֶֽל־אַהֲרֹ֖ן לֵאמֹֽר׃
L'Éternel parla à moïse et à Aaron en ces termes
כִּ֤י תָבֹ֨אוּ֙ אֶל־אֶ֣רֶץ כְּנַ֔עַן אֲשֶׁ֥ר אֲנִ֛י נֹתֵ֥ן לָכֶ֖ם לַֽאֲחֻזָּ֑ה וְנָֽתַתִּי֙ נֶ֣גַע צָרַ֔עַת בְּבֵ֖ית אֶ֥רֶץ אֲחֻזַּתְכֶֽם׃
"Quand vous serez arrivés au pays de Canaan dont je vous donne la possession et que je ferai naître une altération lépreuse dans une maison du pays que vous posséderez,
Je donnerai une affection de lèpre (tsara‘ath). Annonce leur est faite de la venue des affections chez eux parce que, tout au long des quarante années qu’Israël a passées dans le désert, les Emoréens avaient enfoui des trésors d’or dans les murs de leurs maisons. Or, quand l’affection [de tsara‘ath se déclarerait,] on allait détruire les maisons et découvrir ces richesses.
וּבָא֙ אֲשֶׁר־ל֣וֹ הַבַּ֔יִת וְהִגִּ֥יד לַכֹּהֵ֖ן לֵאמֹ֑ר כְּנֶ֕גַע נִרְאָ֥ה לִ֖י בַּבָּֽיִת׃
celui a qui sera la maison ira le déclarer au pontife en disant "J'ai observé quelque altération à ma maison "
Il m’est apparu comme une affection dans la maison. Même un érudit en Tora, s’il sait de manière certaine que c’est une affection, ne tranchera pas à coup sûr, mais il dira : « Il m’est apparu “comme” une affection » (Nega‘ïm 12, 5).
וְצִוָּ֨ה הַכֹּהֵ֜ן וּפִנּ֣וּ אֶת־הַבַּ֗יִת בְּטֶ֨רֶם יָבֹ֤א הַכֹּהֵן֙ לִרְא֣וֹת אֶת־הַנֶּ֔גַע וְלֹ֥א יִטְמָ֖א כָּל־אֲשֶׁ֣ר בַּבָּ֑יִת וְאַ֥חַר כֵּ֛ן יָבֹ֥א הַכֹּהֵ֖ן לִרְא֥וֹת אֶת־הַבָּֽיִת׃
Le pontife ordonnera qu'on vide la maison avant qu'il y entre pour examiner l'altération de peur que tout ce qui est dans la maison ne se trouve impur après quoi le pontife viendra visiter cette maison
Avant que vienne le pontife…. Car aussi longtemps que le kohen ne s’y est pas appliqué, il n’y a pas de loi d’impureté.
Et tout ce qui est dans la maison ne sera pas impur. Car s’il ne la vide pas avant que vienne le kohen et qu’il voie l’affection, elle devra être fermée et tout son contenu sera impur. Et à quoi la Tora applique-t-elle sa sollicitude ? S’il s’agit de récipients pouvant être immergés, on les immergera et ils redeviendront purs ! S’il s’agit d’aliments solides ou liquides, on pourra les consommer pendant les jours d’impureté ! Ce à quoi la Tora applique sa sollicitude, c’est aux ustensiles en terre cuite, lesquels ne redeviennent pas purs par immersion dans un miqwè (voir supra 11, 35).
וְרָאָ֣ה אֶת־הַנֶּ֗גַע וְהִנֵּ֤ה הַנֶּ֨גַע֙ בְּקִירֹ֣ת הַבַּ֔יִת שְׁקַֽעֲרוּרֹת֙ יְרַקְרַקֹּ֔ת א֖וֹ אֲדַמְדַּמֹּ֑ת וּמַרְאֵיהֶ֥ן שָׁפָ֖ל מִן־הַקִּֽיר׃
S'il constate en examinant la plaie que cette plaie est dans les murs de la maison en dépressions d'un vert ou d'un rouge foncé plus basses en apparence que le niveau du mur,
Des dépressions. Profondes en apparence.
וְיָצָ֧א הַכֹּהֵ֛ן מִן־הַבַּ֖יִת אֶל־פֶּ֣תַח הַבָּ֑יִת וְהִסְגִּ֥יר אֶת־הַבַּ֖יִת שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
le pontife se dirigera de la maison vers l'entrée de la maison et la fera fermer pour sept jours
וְשָׁ֥ב הַכֹּהֵ֖ן בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֑י וְרָאָ֕ה וְהִנֵּ֛ה פָּשָׂ֥ה הַנֶּ֖גַע בְּקִירֹ֥ת הַבָּֽיִת׃
Le pontife y retournera le septième jour S'il observe que la plaie a grandi sur les murs de la maison,
וְצִוָּה֙ הַכֹּהֵ֔ן וְחִלְּצוּ֙ אֶת־הָ֣אֲבָנִ֔ים אֲשֶׁ֥ר בָּהֵ֖ן הַנָּ֑גַע וְהִשְׁלִ֤יכוּ אֶתְהֶן֙ אֶל־מִח֣וּץ לָעִ֔יר אֶל־מָק֖וֹם טָמֵֽא׃
il ordonnera qu'on détache les pierres atteintes par la plaie et qu'on les jette hors de la ville dans un lieu impur
Ils retireront les pierres (we‘hiltsou). Comme le rend le Targoum Onqelos : « ils les enlèveront », ce qui veut dire qu’ils les ôteront de là, comme dans : « elle retirera (we‘haltsa) sa sandale », ce qui veut dire enlever.
Vers un lieu impur. Un lieu qui ne sert pas à des objets purs. Le texte t’enseigne que ces pierres-là rendent impur leur emplacement, tant qu’elles s’y trouvent (Torath kohanim).
וְאֶת־הַבַּ֛יִת יַקְצִ֥עַ מִבַּ֖יִת סָבִ֑יב וְשָֽׁפְכ֗וּ אֶת־הֶֽעָפָר֙ אֲשֶׁ֣ר הִקְצ֔וּ אֶל־מִח֣וּץ לָעִ֔יר אֶל־מָק֖וֹם טָמֵֽא׃
Puis il fera gratter la maison intérieurement autour de la plaie et l'on jettera la poussière qu'on aura raclée hors de la ville dans un lieu impur
Il fera gratter. En français médiéval : « rodonier ». Le mot est fréquent dans le langage de la Michna.
De l’intérieur (littéralement : « de la maison »). Depuis l’intérieur.
Autour. Autour de l’affection. On explique ainsi dans Torath kohanim : On gratte le plâtre autour des pierres de l’affection.
וְלָֽקְחוּ֙ אֲבָנִ֣ים אֲחֵר֔וֹת וְהֵבִ֖יאוּ אֶל־תַּ֣חַת הָֽאֲבָנִ֑ים וְעָפָ֥ר אַחֵ֛ר יִקַּ֖ח וְטָ֥ח אֶת־הַבָּֽיִת׃
On prendra d'autres pierres que l'on posera à la place des premières on prendra d'autre mortier et l'on recrépira la maison
וְאִם־יָשׁ֤וּב הַנֶּ֨גַע֙ וּפָרַ֣ח בַּבַּ֔יִת אַחַ֖ר חִלֵּ֣ץ אֶת־הָֽאֲבָנִ֑ים וְאַֽחֲרֵ֛י הִקְצ֥וֹת אֶת־הַבַּ֖יִת וְאַֽחֲרֵ֥י הִטּֽוֹחַ׃
Et si la plaie recommence à se développer dans la maison après qu'on a gratté et recrépi la maison,
Qu’a été grattée (hiqtsoth). Ce verbe est à la forme passive, tout comme : « elle a été crépie (hitoa‘h) ». En revanche, « il a retiré (‘hiléts) les pierres » se rapporte à celui qui les a retirées. Ce verbe est à la forme pi‘él, tout comme kipér, dibér.
Et si l’affection revient. J’aurais pu penser qu’elle devînt impure si elle revient ce jour-là même. Aussi est-il écrit : « Le kohen retournera le septième jour » (verset 39), et ici : « Et si l’affection revient… ». De même que le « retour » dont il est question plus haut a lieu à la fin de la semaine, de même celui dont il est question ici a-t-il lieu à la fin de la semaine (Torath kohanim).
וּבָא֙ הַכֹּהֵ֔ן וְרָאָ֕ה וְהִנֵּ֛ה פָּשָׂ֥ה הַנֶּ֖גַע בַּבָּ֑יִת צָרַ֨עַת מַמְאֶ֥רֶת הִ֛וא בַּבַּ֖יִת טָמֵ֥א הֽוּא׃
le pontife viendra et constatera que la plaie s'est accrue dans cette maison c'est une lèpre corrosive qui règne dans cette maison elle est impure
Le pontife viendra, il verra, et voici que l’affection a progressé. J’aurais pu penser que l’affection récurrente ne fût impure que si elle a réalisé une « progression » (pichyon). Aussi est-il écrit : « l’affection a progressé » à propos des maisons, et : « l’affection a progressé » à propos des vêtements (supra 13, 52), ce qui veut dire : De même que, dans ce dernier cas, la réapparition est déclarée impure même si elle n’a pas progressé, de même ici la réapparition est-elle déclarée impure même si elle n’a pas progressé. Dans ce cas, que veut dire : « et voici que l’affection a progressé » ? La place de ce verset n’est pas ici, mais les mots : « il démolira la maison » (verset 45) auraient dû figurer après : « et si l’affection revient » (verset 43). Quant aux mots : « il verra, et voici que l’affection… », ils viennent enseigner le cas de l’affection ayant conservé son aspect pendant la première semaine, et où le kohen vient à la fin de la deuxième semaine et découvre qu’elle a progressé. Le texte n’avait rien spécifié ci-dessus pour le cas où l’affection aurait conservé son aspect pendant la première semaine. Il t’est donc enseigné ici, à propos de cette « progression » (pichyon), que l’on n’en parle que lorsque l’affection était stationnaire la première semaine et a progressé la seconde. Et que doit-on lui faire ? J’aurais pu penser qu’il fallût détruire la maison, comme indiqué : « on détruira la maison » (verset 45). Aussi est-il écrit : « le kohen retournera le septième jour » (verset 39) et : « le kohen viendra » (verset 44). Nous déduisons la « venue » du « retour » : De même qu’au « retour », on retire les pierres, on gratte, on crépit la maison et on lui donne une semaine, de même à la « venue » retire-t-on les pierres, gratte-t-on, crépit-on la maison et lui donne-t-on une semaine. Si l’affection revient, on démolit, et si elle ne revient pas elle est pure (Torath kohanim). Et d’où sait-on que si elle est demeurée stationnaire, dans un cas comme dans l’autre, on retire, on gratte, on crépit et l’on donne une [troisième] semaine ? C’est parce qu’il est écrit : « et si venir, le kohen viendra… » (verset 48). De quoi s’agit-il ? Si l’affection a progressé après la première semaine, cela a déjà été dit ! Si elle a progressé après la deuxième semaine, cela a déjà été dit ! C’est pourquoi les mots : « et si venir, le kohen viendra… » ne s’appliquent que dans le cas où il vient une première fois à la fin de la première semaine et une seconde fois à la fin de la deuxième, et « il verra, et voici que l’affection n’a pas progressé » (verset 48). Que faut-il faire dans ce cas stationnaire ? J’aurais pu penser qu’il prît congé et qu’il s’en allât, comme il est écrit ici : « il purifiera la maison » (ibid.). Aussi est-il écrit : « car l’affection est guérie ». Je ne déclare pur que ce qui est guéri. Et que faut-il faire alors ? Le texte parle plus haut (verset 44) de « venue », et plus bas (verset 48) de « venue », ce qui veut dire : De même que, plus haut, on retire les pierres, on gratte, on crépit la maison et on lui donne une semaine – car comme on raisonne pour le « retour », ainsi raisonne-t-on pour la venue – de même, plus bas… comme mentionné dans Torath kohanim. Voici la conclusion de la chose : Il n’y a lieu à démolition que pour une affection qui est revenue après qu’on a retiré les pierres, gratté et crépi, et cette affection récurrente n’a pas besoin d’avoir progressé. Et l’ordre des versets est le suivant : « et si l’affection revient… » (verset 43), « il démolira la maison » (verset 45), « et celui qui vient vers la maison » (verset 46), « et celui qui mange dans la maison » (verset 47), « le kohen viendra, il verra, et voici que l’affection a progressé » (verset 44). Le texte parle d’une affection stationnaire la première semaine, à qui on avait donné une seconde semaine en fermant la maison. À la fin de la deuxième semaine de fermeture, le kohen vient et constate qu’elle a progressé. Que devra-t-on lui faire ? On retirera les pierres, on grattera, on crépira et on lui donnera une semaine. Si l’affection revient, on démolira. Si elle ne revient pas, on présentera les oiseaux, car les périodes d’observation des affections ne durent jamais plus de trois semaines.
וְנָתַ֣ץ אֶת־הַבַּ֗יִת אֶת־אֲבָנָיו֙ וְאֶת־עֵצָ֔יו וְאֵ֖ת כָּל־עֲפַ֣ר הַבָּ֑יִת וְהוֹצִיא֙ אֶל־מִח֣וּץ לָעִ֔יר אֶל־מָק֖וֹם טָמֵֽא׃
On démolira la maison les pierres la charpente et tout l'enduit de la maison qu'on transportera hors de la ville dans un lieu impur
וְהַבָּא֙ אֶל־הַבַּ֔יִת כָּל־יְמֵ֖י הִסְגִּ֣יר אֹת֑וֹ יִטְמָ֖א עַד־הָעָֽרֶב׃
Celui qui entrera dans la maison tout le temps qu'on l'a déclarée close sera souillé jusqu'au soir
Tous les jours qu’on l’a fermée. Et non les jours où on a gratté son affection. J’aurais pu penser : exception faite de la maison déclarée tsarou‘a « décidée » (mou‘hlèteth) dont on aurait gratté l’affection. Aussi est-il écrit : « tous les jours ».
Sera impur jusqu’au soir. Cela nous apprend qu’elle ne rend pas impurs les vêtements. J’aurais pu penser qu’il en fût ainsi même s’il y est resté le temps de manger un perass, [à savoir le volume de trois œufs] (‘Erouvin 83a). Aussi est-il écrit : « et celui qui mange dans la maison lavera ses vêtements » (verset 47). Il n’est ici question que de celui qui mange ! D’où sait-on qu’il en est de même pour celui qui y couche ? Il est écrit : « et celui qui couchera » (ibid.). Il n’est ici question que de celui qui y mange et qui y couche ! D’où sait-on qu’il en est de même pour celui qui n’y mange pas et qui n’y couche pas ? Il est écrit : « il lavera […] il lavera » (ibid.), à deux reprises. S’il en est ainsi, pourquoi le texte parle-t-il de manger comme de coucher ? Pour fixer à celui qui couche le temps de manger un perass (Berakhoth 41a).
וְהַשֹּׁכֵ֣ב בַּבַּ֔יִת יְכַבֵּ֖ס אֶת־בְּגָדָ֑יו וְהָֽאֹכֵ֣ל בַּבַּ֔יִת יְכַבֵּ֖ס אֶת־בְּגָדָֽיו׃
Celui qui couchera dans cette maison lavera ses vêtements et celui qui y mangera doit les laver de même
וְאִם־בֹּ֨א יָבֹ֜א הַכֹּהֵ֗ן וְרָאָה֙ וְ֠הִנֵּה לֹֽא־פָשָׂ֤ה הַנֶּ֨גַע֙ בַּבַּ֔יִת אַֽחֲרֵ֖י הִטֹּ֣חַ אֶת־הַבָּ֑יִת וְטִהַ֤ר הַכֹּהֵן֙ אֶת־הַבַּ֔יִת כִּ֥י נִרְפָּ֖א הַנָּֽגַע׃
Mais si le pontife lorsqu'il vient observe que la plaie n'a pas fait de progrès dans la maison après que celle ci a été recrépie le pontife déclarera cette maison pure car la plaie est guérie
Et si venir, le pontife viendra. À la fin de la deuxième semaine.
Il voit, et voici que l’affection n’a pas progressé. Ce verset est là pour nous enseigner le cas de l’affection restée stationnaire pendant la première et la deuxième semaines. Que doit-on lui faire ? J’aurais pu penser qu’il fût possible de la déclarer pure, selon le sens du verset : « le kohen déclarera la maison pure ». Aussi est-il écrit : « car l’affection est guérie » – ce qui veut dire : Je ne déclare pur que ce qui est guéri, et n’est tenue pour guérie que la maison dont on a retiré les pierres et que l’on a grattée sans que l’affection soit revenue. Celle-ci, en revanche, exige que l’on retire les pierres, qu’on la gratte, qu’on la crépisse et que l’on attende la troisième semaine. Et c’est ainsi que l’on doit expliquer le verset : « Et si le kohen vient après la deuxième semaine et qu’il observe que l’affection n’a pas progressé, on la crépira ». Mais il n’est pas de crépissage sans retrait et grattage. Et après que la maison aura été crépie, le kohen la déclarera pure si l’affection n’est pas revenue à la fin de la semaine, « car l’affection est guérie ». Mais si elle est revenue, elle exige une démolition, comme déjà expliqué à propos de l’affection récurrente.
וְלָקַ֛ח לְחַטֵּ֥א אֶת־הַבַּ֖יִת שְׁתֵּ֣י צִפֳּרִ֑ים וְעֵ֣ץ אֶ֔רֶז וּשְׁנִ֥י תוֹלַ֖עַת וְאֵזֹֽב׃
Il prendra pour purifier la maison deux oiseaux ainsi que du bois de cèdre de l'écarlate et de l'hysope
וְשָׁחַ֖ט אֶת־הַצִּפֹּ֣ר הָֽאֶחָ֑ת אֶל־כְּלִי־חֶ֖רֶשׂ עַל־מַ֥יִם חַיִּֽים׃
Il égorgera l'un des oiseaux au dessus d'un vase d'argile sur de l'eau vive
וְלָקַ֣ח אֶת־עֵֽץ־הָ֠אֶרֶז וְאֶת־הָ֨אֵזֹ֜ב וְאֵ֣ת ׀ שְׁנִ֣י הַתּוֹלַ֗עַת וְאֵת֮ הַצִּפֹּ֣ר הַֽחַיָּה֒ וְטָבַ֣ל אֹתָ֗ם בְּדַם֙ הַצִּפֹּ֣ר הַשְּׁחוּטָ֔ה וּבַמַּ֖יִם הַֽחַיִּ֑ים וְהִזָּ֥ה אֶל־הַבַּ֖יִת שֶׁ֥בַע פְּעָמִֽים׃
prendra le bois de cèdre l'hysope et l'écarlate avec l'oiseau vivant les trempera dans le sang de l'oiseau égorgé et dans l'eau vive et en aspergera la maison sept fois
וְחִטֵּ֣א אֶת־הַבַּ֔יִת בְּדַם֙ הַצִּפּ֔וֹר וּבַמַּ֖יִם הַֽחַיִּ֑ים וּבַצִּפֹּ֣ר הַֽחַיָּ֗ה וּבְעֵ֥ץ הָאֶ֛רֶז וּבָֽאֵזֹ֖ב וּבִשְׁנִ֥י הַתּוֹלָֽעַת׃
Il purifiera ainsi la maison par le sang de l'oiseau par l'eau vive par l'oiseau vivant le bois de cèdre l'hysope et l'écarlate
וְשִׁלַּ֞ח אֶת־הַצִּפֹּ֧ר הַֽחַיָּ֛ה אֶל־מִח֥וּץ לָעִ֖יר אֶל־פְּנֵ֣י הַשָּׂדֶ֑ה וְכִפֶּ֥ר עַל־הַבַּ֖יִת וְטָהֵֽר׃
Il lâchera l'oiseau vivant hors de la ville dans la campagne et fera ainsi propitiation pour la maison qui deviendra pure
זֹ֖את הַתּוֹרָ֑ה לְכָל־נֶ֥גַע הַצָּרַ֖עַת וְלַנָּֽתֶק׃
Telle est l'instruction relative à toute affection de lèpre et à la teigne
וּלְצָרַ֥עַת הַבֶּ֖גֶד וְלַבָּֽיִת׃
à la lèpre des étoffes à celle des maisons
וְלַשְׂאֵ֥ת וְלַסַּפַּ֖חַת וְלַבֶּהָֽרֶת׃
à la tumeur à la dartre et à la tache,
לְהוֹרֹ֕ת בְּי֥וֹם הַטָּמֵ֖א וּבְי֣וֹם הַטָּהֹ֑ר זֹ֥את תּוֹרַ֖ת הַצָּרָֽעַת׃
pour enseigner l'époque où l'on est impur et celle où l'on est pur Telle est la règle de la lèpre "
Pour enseigner au jour. À quel jour il le déclarera pur, et à quel jour il le déclarera impur.