וַיְדַבֵּ֣ר יְהוָ֔ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה וְאֶֽל־אַהֲרֹ֖ן לֵאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse et à Aaron
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וַיְדַבֵּ֣ר יְהוָ֔ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה וְאֶֽל־אַהֲרֹ֖ן לֵאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse et à Aaron
אָדָ֗ם כִּֽי־יִהְיֶ֤ה בְעוֹר־בְּשָׂרוֹ֙ שְׂאֵ֤ת אֽוֹ־סַפַּ֨חַת֙ א֣וֹ בַהֶ֔רֶת וְהָיָ֥ה בְעוֹר־בְּשָׂר֖וֹ לְנֶ֣גַע צָרָ֑עַת וְהוּבָא֙ אֶל־אַֽהֲרֹ֣ן הַכֹּהֵ֔ן א֛וֹ אֶל־אַחַ֥ד מִבָּנָ֖יו הַכֹּֽהֲנִֽים׃
"S'il se forme sur la peau d'un homme une tumeur ou une dartre ou une tache pouvant dégénérer sur cette peau en affection lépreuse il sera présenté à Aaron le pontife ou à quelqu'un des pontifes ses fils
Une tumeur (seéth) ou une dartre (sapa‘hath)…. Ce sont des noms d’affections plus blanches l’une que l’autre (Chevou‘oth 5b).
Une tache (bahèreth). Le mot bahèreth signifie une tache. En français : « taie ». De même : « Il brille (bahir) dans les cieux » (Iyov 37, 21).
Vers Aharon…. Il s’agit d’une loi correspondant à la volonté pure du texte (guezérath hakathouv), selon laquelle une affection ne peut être déclarée pure ou impure que de la bouche d’un kohen (Torath kohanim).
וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֣ן אֶת־הַנֶּ֣גַע בְּעֽוֹר־הַ֠בָּשָׂר וְשֵׂעָ֨ר בַּנֶּ֜גַע הָפַ֣ךְ ׀ לָבָ֗ן וּמַרְאֵ֤ה הַנֶּ֨גַע֙ עָמֹק֙ מֵע֣וֹר בְּשָׂר֔וֹ נֶ֥גַע צָרַ֖עַת ה֑וּא וְרָאָ֥הוּ הַכֹּהֵ֖ן וְטִמֵּ֥א אֹתֽוֹ׃
Le pontife examinera cette affection de la peau si le poil qui s'y trouve est devenu blanc et que la plaie paraisse plus profonde que la peau du corps c'est une plaie de lèpre Cela constaté le pontife le déclarera impur
Et du poil dans l’affection tourné blanc. D’abord noir, puis il a tourné au blanc à l’intérieur de l’affection. Quand le texte emploie le mot sé‘ar [désignation générique], le minimum est de deux cheveux (Torath kohanim).
Plus profonde que la peau de sa chair. Tout ce qui est de couleur blanche paraît plus profond [que ce qui l’entoure], de même qu’un endroit ensoleillé paraît plus profond que l’ombre [qui l’environne] (Chevou‘oth 6b).
Il le déclarera impur. Il lui dira : « Tu es impur ! », car du poil blanc est symptôme d’impureté, selon une loi correspondant à la volonté pure du texte (guezérath hakathouv).
וְאִם־בַּהֶרֶת֩ לְבָנָ֨ה הִ֜וא בְּע֣וֹר בְּשָׂר֗וֹ וְעָמֹק֙ אֵין־מַרְאֶ֣הָ מִן־הָע֔וֹר וּשְׂעָרָ֖ה לֹֽא־הָפַ֣ךְ לָבָ֑ן וְהִסְגִּ֧יר הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הַנֶּ֖גַע שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
Si c'est une tache blanche qu'on voit à la peau mais qui ne paraisse pas plus profonde que la peau et qu'elle n'ait pas fait blanchir le poil le pontife séquestrera la plaie pendant sept jours
Et son apparence n’est pas plus profonde. Je ne connais pas d’explication.
Il fera enfermer. Il le fera enfermer dans une maison, et il ne le reverra qu’au bout d’une semaine. C’est alors que les symptômes [de pureté ou d’impureté] s’imposeront de manière infaillible.
וְרָאָ֣הוּ הַכֹּהֵן֮ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִי֒ וְהִנֵּ֤ה הַנֶּ֨גַע֙ עָמַ֣ד בְּעֵינָ֔יו לֹֽא־פָשָׂ֥ה הַנֶּ֖גַע בָּע֑וֹר וְהִסְגִּיר֧וֹ הַכֹּהֵ֛ן שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים שֵׁנִֽית׃
Puis il l'examinera le septième jour si la plaie lui présente le même aspect si elle n'a pas fait de progrès sur la peau le pontife la séquestrera une seconde fois pour sept jours
À ses yeux. Dans les mêmes aspect et dimension qu’au début.
Il le fera enfermer une deuxième fois. Si l’affection, en revanche, s’est étendue pendant la première semaine, il est impur « décidé » (mou‘hlat).
וְרָאָה֩ הַכֹּהֵ֨ן אֹת֜וֹ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִי֮ שֵׁנִית֒ וְהִנֵּה֙ כֵּהָ֣ה הַנֶּ֔גַע וְלֹֽא־פָשָׂ֥ה הַנֶּ֖גַע בָּע֑וֹר וְטִֽהֲר֤וֹ הַכֹּהֵן֙ מִסְפַּ֣חַת הִ֔וא וְכִבֶּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָהֵֽר׃
Et le pontife au septième jour l'examinera de nouveau si cette plaie s'est affaiblie et qu'elle n'ait fait aucun progrès sur la peau le pontife la déclarera pure c'est une simple dartre l'homme lavera ses vêtements et sera pur
S’est affaiblie. Elle est devenue plus pâle. Si, en revanche, elle s’est maintenue dans son précédent aspect ou si elle s’est étendue, il est impur.
C’est une éruption cutanée. C’est le nom d’une affection qui est pure.
Il lavera ses vêtements, et il est pur. Du moment qu’il a dû s’isoler, il est appelé « impur » et nécessite une immersion.
וְאִם־פָּשֹׂ֨ה תִפְשֶׂ֤ה הַמִּסְפַּ֨חַת֙ בָּע֔וֹר אַֽחֲרֵ֧י הֵרָֽאֹת֛וֹ אֶל־הַכֹּהֵ֖ן לְטָֽהֳרָת֑וֹ וְנִרְאָ֥ה שֵׁנִ֖ית אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
Mais si cette dartre venait à s'étendre sur la peau après qu'il s'est présenté au pontife et a été déclaré pur il se fera visiter de nouveau par le pontife
וְרָאָה֙ הַכֹּהֵ֔ן וְהִנֵּ֛ה פָּֽשְׂתָ֥ה הַמִּסְפַּ֖חַת בָּע֑וֹר וְטִמְּא֥וֹ הַכֹּהֵ֖ן צָרַ֥עַת הִֽוא׃
Celui ci constatera que la dartre s'est étendue sur la peau et alors il le déclarera impur c'est la lèpre
Le pontife le déclarera impur. Et dès qu’il l’a déclaré impur, il devient tsarou‘a « décidé » (mou‘hlat) (Meguila 8b). Il sera donc tenu de présenter deux oiseaux (infra 14, 4), de se raser (infra 14, 8 et 9) et de présenter l’offrande décrite dans la sidra Metsora’ (infra 14, 10).
C’est une lèpre (tsara‘ath). Cette éruption cutanée-là.
Une lèpre (tsara‘ath). Le mot tsara‘ath est féminin, tandis que nèga’ est masculin.
נֶ֣גַע צָרַ֔עַת כִּ֥י תִֽהְיֶ֖ה בְּאָדָ֑ם וְהוּבָ֖א אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
Lorsqu'une affection lépreuse sera observée sur un individu il sera amené devant le pontife
וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה שְׂאֵת־לְבָנָה֙ בָּע֔וֹר וְהִ֕יא הָֽפְכָ֖ה שֵׂעָ֣ר לָבָ֑ן וּמִֽחְיַ֛ת בָּשָׂ֥ר חַ֖י בַּשְׂאֵֽת׃
Si le pontife remarque qu'il existe sur la peau une tumeur blanche laquelle ait fait blanchir le poil ou qu'une chair vive et saine existe au milieu de la tumeur,
Et la santé. En français : « sainement ». Lorsqu’une partie de la peau blanche qui se trouve à l’intérieur de la tumeur prend l’aspect de la « chair vive » (mi‘hya), c’est là également un signe d’impureté, que l’on y trouve du poil blanc sans marque de « chair vive » ou une marque de « chair vive » sans poil blanc. Et même s’il n’est question de « chair vive » que dans le cas d’une tumeur, cette marque de « chair vive » est également un symptôme d’impureté pour toutes les autres affections, quels que soient leurs teintes et les aspects dérivés de ces teintes.
צָרַ֨עַת נוֹשֶׁ֤נֶת הִוא֙ בְּע֣וֹר בְּשָׂר֔וֹ וְטִמְּא֖וֹ הַכֹּהֵ֑ן לֹ֣א יַסְגִּרֶ֔נּוּ כִּ֥י טָמֵ֖א הֽוּא׃
c'est une lèpre invétérée dans la peau du corps et le pontife le déclarera impur Il ne le séquestrera point car il est impur
C’est une lèpre (tsara‘ath) ancienne. C’est une ancienne affection située sous la « chair vive ». Cette blessure paraît saine à la surface, mais elle est pleine de pus en dessous. Le kohen ne doit pas dire : « Du moment que de la “chair vive” l’a recouverte, je vais la déclarer pure. »
וְאִם־פָּר֨וֹחַ תִּפְרַ֤ח הַצָּרַ֨עַת֙ בָּע֔וֹר וְכִסְּתָ֣ה הַצָּרַ֗עַת אֵ֚ת כָּל־ע֣וֹר הַנֶּ֔גַע מֵֽרֹאשׁ֖וֹ וְעַד־רַגְלָ֑יו לְכָל־מַרְאֵ֖ה עֵינֵ֥י הַכֹּהֵֽן׃
Que si la lèpre va se développant sur la peau et qu'elle couvre toute la peau affectée depuis la tête jusqu'aux pieds partout où atteint le regard du pontife,
Depuis sa tête. De l’homme, « jusqu’à ses pieds ».
Pour toute la vision des yeux du pontife. À l’exclusion d’un kohen dont l’acuité visuelle est réduite.
וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֨ה כִסְּתָ֤ה הַצָּרַ֨עַת֙ אֶת־כָּל־בְּשָׂר֔וֹ וְטִהַ֖ר אֶת־הַנָּ֑גַע כֻּלּ֛וֹ הָפַ֥ךְ לָבָ֖ן טָה֥וֹר הֽוּא׃
celui ci constatera que la lèpre a gagné tout le corps et il déclarera cette plaie pure elle a complètement blanchi la peau elle est pure
וּבְי֨וֹם הֵֽרָא֥וֹת בּ֛וֹ בָּשָׂ֥ר חַ֖י יִטְמָֽא׃
Mais du moment qu'il s'y manifeste une chair vive elle est impure
Et au jour où s’y montrera de la chair vive. S’il se développe de la « chair vive ». On a déjà expliqué (verset 10) que la mi‘hya (« chair vive ») est un symptôme d’impureté. Le texte le répète ici pour nous indiquer ceci : Lorsque l’affection se manifeste sur l’une des vingt-quatre extrémités des membres, on ne la déclare pas impure en tant que « chair vive ». Cette affection, en effet, ne se présente pas entièrement comme un tout puisqu’elle déborde le long du membre, de part et d’autre. Il arrive que l’extrémité du membre en question, en s’épaississant et grossissant, finisse par présenter une surface épaisse et plane dans laquelle apparaît la « chair vive ». Le texte vient ici nous apprendre qu’elle est impure.
Et au jour. Que vient nous apprendre ici le texte ? Qu’il y a un jour où l’on examine, et un jour où l’on n’examine pas. D’où la règle instituée par les Sages : On laisse au jeune marié [sur lequel a pris naissance une affection] tous les sept jours qui suivent le mariage avant d’examiner s’il y a un cas de tsara‘ath sur lui-même, sur son vêtement ou sur sa maison. De même pendant les fêtes de pèlerinage, on laisse passer toute la durée de la fête (Mo‘éd qatan 7b, Bekhoroth 34b).
וְרָאָ֧ה הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הַבָּשָׂ֥ר הַחַ֖י וְטִמְּא֑וֹ הַבָּשָׂ֥ר הַחַ֛י טָמֵ֥א ה֖וּא צָרַ֥עַת הֽוּא׃
Quand le pontife observera cette chair vive il la déclarera impure la chair vive est impure il y a lèpre
C’est une lèpre (tsara‘ath) [litt. : il est une lèpre]. « Il » se rattache à bassar (chair). Le mot bassar est du genre masculin.
א֣וֹ כִ֥י יָשׁ֛וּב הַבָּשָׂ֥ר הַחַ֖י וְנֶהְפַּ֣ךְ לְלָבָ֑ן וּבָ֖א אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
Toutefois si cette chair vive redevient blanche on se présentera au pontife
וְרָאָ֨הוּ֙ הַכֹּהֵ֔ן וְהִנֵּ֛ה נֶהְפַּ֥ךְ הַנֶּ֖גַע לְלָבָ֑ן וְטִהַ֧ר הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הַנֶּ֖גַע טָה֥וֹר הֽוּא׃
le pontife constatera que la plaie a tourné au blanc et il déclarera cette plaie pure elle est pure
וּבָשָׂ֕ר כִּֽי־יִהְיֶ֥ה בֽוֹ־בְעֹר֖וֹ שְׁחִ֑ין וְנִרְפָּֽא׃
S'il s'est formé sur un corps à la peau un ulcère et qu'il se soit guéri,
Un ulcère (che‘hin). Le mot che‘hin comporte une connotation de chaleur (‘Houlin 8a). La peau s’est enflammée par suite d’un mal qui lui est venu d’une affection, et non par le feu.
Elle sera guérie. L’ulcère se guérit et à sa place vient une autre affection.
וְהָיָ֞ה בִּמְק֤וֹם הַשְּׁחִין֙ שְׂאֵ֣ת לְבָנָ֔ה א֥וֹ בַהֶ֖רֶת לְבָנָ֣ה אֲדַמְדָּ֑מֶת וְנִרְאָ֖ה אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
mais qu'au siège de cet ulcère il survienne une tumeur blanche ou une tache blanche vermeille on se fera visiter par le pontife
Ou une tache blanche tirant sur le rouge. L’affection n’est pas d’un blanc uniforme, mais d’un ton composé, formé de deux teintes : blanche et rouge.
וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה מַרְאֶ֨הָ֙ שָׁפָ֣ל מִן־הָע֔וֹר וּשְׂעָרָ֖הּ הָפַ֣ךְ לָבָ֑ן וְטִמְּא֧וֹ הַכֹּהֵ֛ן נֶֽגַע־צָרַ֥עַת הִ֖וא בַּשְּׁחִ֥ין פָּרָֽחָה׃
Si le pontife observe qu'elle paraît plus basse que la peau et que le poil y est devenu blanc le pontife déclarera l'homme impur c'est une plaie de lèpre qui s'est développée sur l'ulcère
Son apparence est plus basse. Non pas qu’elle soit réellement plus profonde, mais sa blancheur lui confère une apparence plus basse et plus profonde, tout comme un lieu ensoleillé paraît plus profond que l’ombre qui l’environne.
וְאִ֣ם ׀ יִרְאֶ֣נָּה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה אֵֽין־בָּהּ֙ שֵׂעָ֣ר לָבָ֔ן וּשְׁפָלָ֥ה אֵינֶ֛נָּה מִן־הָע֖וֹר וְהִ֣יא כֵהָ֑ה וְהִסְגִּיר֥וֹ הַכֹּהֵ֖ן שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
Si le pontife constate qu'elle ne renferme pas de poil blanc qu'elle n'est pas plus basse que la peau et qu'elle est terne il séquestrera l'homme durant sept jours
וְאִם־פָּשֹׂ֥ה תִפְשֶׂ֖ה בָּע֑וֹר וְטִמֵּ֧א הַכֹּהֵ֛ן אֹת֖וֹ נֶ֥גַע הִֽוא׃
Si alors elle s'est étendue sur la peau le pontife le déclarera impur c'est une plaie
Elle est une affection. Cette tumeur ou cette tache.
וְאִם־תַּחְתֶּ֜יהָ תַּֽעֲמֹ֤ד הַבַּהֶ֨רֶת֙ לֹ֣א פָשָׂ֔תָה צָרֶ֥בֶת הַשְּׁחִ֖ין הִ֑וא וְטִֽהֲר֖וֹ הַכֹּהֵֽן׃
Mais la tache demeure t elle où elle était sans accroissement c'est la cicatrice de l'ulcère et le pontife le déclarera pur
À sa place [litt. : sous elle]. À sa place.
La cicatrice (tsarèvèth) de l’ulcère. Comme le rend le Targoum Onqelos. Ce n’est que la marque de l’inflammation qui se reconnaît dans la chair. Le mot tsarèvèth signifie toujours une contraction de la peau lorsqu’elle s’est ridée sous l’effet de la chaleur, comme dans : « s’y brûleront (wenitsrevou) tous les visages » (Ye‘hezqèl 21, 3). En français médiéval : « retreire ».
La cicatrice. En français médiéval : « retreiment ».
א֣וֹ בָשָׂ֔ר כִּֽי־יִהְיֶ֥ה בְעֹר֖וֹ מִכְוַת־אֵ֑שׁ וְֽהָיְתָ֞ה מִֽחְיַ֣ת הַמִּכְוָ֗ה בַּהֶ֛רֶת לְבָנָ֥ה אֲדַמְדֶּ֖מֶת א֥וֹ לְבָנָֽה׃
Pareillement s'il existe une brûlure à la peau d'une personne et que cette brûlure en se guérissant forme une tache blanche vermeille ou blanche,
La guérison de la brûlure (mikhwa). En français : « sainement ». Lorsque la brûlure se transforme en une tache d’un ton composé ou d’un blanc brillant. Les symptômes de la brûlure (mikhwa) et ceux de l’ulcère (che‘hin) sont les mêmes. Et pourquoi le texte opère-t-il une distinction entre les deux ? C’est pour nous dire qu’il ne peuvent se cumuler entre eux, de sorte que s’il se crée un ulcère de la moitié de la grosseur d’un pois et une brûlure de la moitié de la grosseur d’un pois, on ne considère pas ces deux moitiés comme concourant à la dimension d’un pois entier, [quantité minimum requise pour l’impureté] (‘Houlin 8a).
וְרָאָ֣ה אֹתָ֣הּ הַכֹּהֵ֡ן וְהִנֵּ֣ה נֶהְפַּךְ֩ שֵׂעָ֨ר לָבָ֜ן בַּבַּהֶ֗רֶת וּמַרְאֶ֨הָ֙ עָמֹ֣ק מִן־הָע֔וֹר צָרַ֣עַת הִ֔וא בַּמִּכְוָ֖ה פָּרָ֑חָה וְטִמֵּ֤א אֹתוֹ֙ הַכֹּהֵ֔ן נֶ֥גַע צָרַ֖עַת הִֽוא׃
si le pontife en l'examinant constate que le poil à l'endroit de la tache est devenu blanc et qu'elle paraît plus profonde que la peau c'est une lèpre qui s'est développée sur la brûlure le pontife le déclarera impur c'est une plaie de lèpre
וְאִ֣ם ׀ יִרְאֶ֣נָּה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה אֵֽין־בַּבַּהֶ֨רֶת֙ שֵׂעָ֣ר לָבָ֔ן וּשְׁפָלָ֥ה אֵינֶ֛נָּה מִן־הָע֖וֹר וְהִ֣וא כֵהָ֑ה וְהִסְגִּיר֥וֹ הַכֹּהֵ֖ן שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
Si le pontife observe que la tache n'a pas de poil blanc qu'elle n'est pas plus basse que la peau et qu'elle est terne il séquestrera l'homme durant sept jours,
וְרָאָ֥הוּ הַכֹּהֵ֖ן בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֑י אִם־פָּשֹׂ֤ה תִפְשֶׂה֙ בָּע֔וֹר וְטִמֵּ֤א הַכֹּהֵן֙ אֹת֔וֹ נֶ֥גַע צָרַ֖עַת הִֽוא׃
puis il l'examinera le septième jour Si elle s'est étendue sur la peau le pontife le déclarera impur c'est une plaie de lèpre
וְאִם־תַּחְתֶּיהָ֩ תַֽעֲמֹ֨ד הַבַּהֶ֜רֶת לֹֽא־פָשְׂתָ֤ה בָעוֹר֙ וְהִ֣וא כֵהָ֔ה שְׂאֵ֥ת הַמִּכְוָ֖ה הִ֑וא וְטִֽהֲרוֹ֙ הַכֹּהֵ֔ן כִּֽי־צָרֶ֥בֶת הַמִּכְוָ֖ה הִֽוא׃
Mais si la tache est restée stationnaire sans s'étendre sur la peau et est demeurée terne ce n'est que la tumeur de la brûlure le pontife le déclarera pur car c'est la cicatrice de la brûlure
וְאִישׁ֙ א֣וֹ אִשָּׁ֔ה כִּֽי־יִהְיֶ֥ה ב֖וֹ נָ֑גַע בְּרֹ֖אשׁ א֥וֹ בְזָקָֽן׃
Quand un homme ou une femme aura une plaie à la tête ou au menton,
Dans la tête ou dans la barbe. Le texte opère ici une distinction entre une affection qui se développe en un endroit pileux et une affection qui se développe en un endroit où il y a de la peau. Pour celle-ci, le symptôme d’impureté est constitué par du poil blanc, pour celle-là par du poil jaune.
וְרָאָ֨ה הַכֹּהֵ֜ן אֶת־הַנֶּ֗גַע וְהִנֵּ֤ה מַרְאֵ֨הוּ֙ עָמֹ֣ק מִן־הָע֔וֹר וּב֛וֹ שֵׂעָ֥ר צָהֹ֖ב דָּ֑ק וְטִמֵּ֨א אֹת֤וֹ הַכֹּהֵן֙ נֶ֣תֶק ה֔וּא צָרַ֧עַת הָרֹ֛אשׁ א֥וֹ הַזָּקָ֖ן הֽוּא׃
si le pontife observe que cette plaie paraît plus profonde que la peau et qu'il s'y trouve du poil jaune ténu le pontife déclarera la personne impure c'est une teigne c'est la lèpre de la tête ou du menton
Et il y a en elle du poil jaune. Le poil noir qui s’y trouvait précédemment a tourné au jaune.
C’est une teigne (nèthèq). Tel est le nom de l’affection qui se développe en un endroit pileux (Torath kohanim).
וְכִֽי־יִרְאֶ֨ה הַכֹּהֵ֜ן אֶת־נֶ֣גַע הַנֶּ֗תֶק וְהִנֵּ֤ה אֵין־מַרְאֵ֨הוּ֙ עָמֹ֣ק מִן־הָע֔וֹר וְשֵׂעָ֥ר שָׁחֹ֖ר אֵ֣ין בּ֑וֹ וְהִסְגִּ֧יר הַכֹּהֵ֛ן אֶת־נֶ֥גַע הַנֶּ֖תֶק שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
Mais si le pontife observe que cette plaie teigneuse ne paraît pas plus profonde que la peau sans toutefois qu'il y ait du poil noir il séquestrera la plaie teigneuse durant sept jours
Et il n’y a pas en elle de poil noir. Si, en revanche, il y a du poil noir, il est en état de pureté et il n’y a pas lieu à enfermement. Du poil noir est en effet symptôme de pureté, comme il est écrit : « et que du poil noir y a poussé […], il est pur » (verset 37).
וְרָאָ֨ה הַכֹּהֵ֣ן אֶת־הַנֶּגַע֮ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִי֒ וְהִנֵּה֙ לֹֽא־פָשָׂ֣ה הַנֶּ֔תֶק וְלֹא־הָ֥יָה ב֖וֹ שֵׂעָ֣ר צָהֹ֑ב וּמַרְאֵ֣ה הַנֶּ֔תֶק אֵ֥ין עָמֹ֖ק מִן־הָעֽוֹר׃
Et il visitera la plaie au septième jour si la teigne n'a pas fait de progrès si elle ne renferme pas de poil jaune et que la teigne ne semble pas plus profonde que la peau,
Et voici que la teigne n’a pas progressé…. Si, en revanche, elle a progressé ou si du poil jaune a poussé à l’intérieur, il est impur.
וְהִ֨תְגַּלָּ֔ח וְאֶת־הַנֶּ֖תֶק לֹ֣א יְגַלֵּ֑חַ וְהִסְגִּ֨יר הַכֹּהֵ֧ן אֶת־הַנֶּ֛תֶק שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים שֵׁנִֽית׃
la personne se rasera mais elle ne rasera point la partie teigneuse et le pontife séquestrera cette plaie pour sept jours une seconde fois
Il se rasera. Le pourtour de la teigne.
Et la teigne il ne rasera pas. Il laissera intacts les deux poils venant toucher le tour de la teigne afin que l’on puisse reconnaître si la teigne s’est étendue [sur la partie tondue], car si elle s’étend, elle passera sur les poils en direction de la partie tondue.
וְרָאָה֩ הַכֹּהֵ֨ן אֶת־הַנֶּ֜תֶק בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֗י וְ֠הִנֵּה לֹֽא־פָשָׂ֤ה הַנֶּ֨תֶק֙ בָּע֔וֹר וּמַרְאֵ֕הוּ אֵינֶ֥נּוּ עָמֹ֖ק מִן־הָע֑וֹר וְטִהַ֤ר אֹתוֹ֙ הַכֹּהֵ֔ן וְכִבֶּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָהֵֽר׃
Puis le pontife visitera la teigne au septième jour si elle ne s'est pas étendue sur la peau et qu'elle ne paraisse pas plus profonde que celle ci le pontife déclarera pur l'individu qui lavera ses vêtements et sera pur
וְאִם־פָּשֹׂ֥ה יִפְשֶׂ֛ה הַנֶּ֖תֶק בָּע֑וֹר אַֽחֲרֵ֖י טָֽהֳרָתֽוֹ׃
Mais si la teigne vient à s'étendre sur la peau après cette déclaration de pureté,
Après sa purification. Il n’est ici question que d’une « progression » après qu’il a été libéré [de son isolement]. D’où sait-on qu’il en est de même lorsque la teigne a progressé à la fin de la première et à la fin de la seconde semaines ? De ce qu’il est écrit : « progresser, progressera », [ce qui veut dire : dans tous les cas où elle s’étend].
וְרָאָ֨הוּ֙ הַכֹּהֵ֔ן וְהִנֵּ֛ה פָּשָׂ֥ה הַנֶּ֖תֶק בָּע֑וֹר לֹֽא־יְבַקֵּ֧ר הַכֹּהֵ֛ן לַשֵּׂעָ֥ר הַצָּהֹ֖ב טָמֵ֥א הֽוּא׃
le pontife constatera que la teigne s'est étendue sur la peau il n'a pas à s'enquérir du poil jaune la personne est impure
וְאִם־בְּעֵינָיו֩ עָמַ֨ד הַנֶּ֜תֶק וְשֵׂעָ֨ר שָׁחֹ֧ר צָֽמַח־בּ֛וֹ נִרְפָּ֥א הַנֶּ֖תֶק טָה֣וֹר ה֑וּא וְטִֽהֲר֖וֹ הַכֹּהֵֽן׃
Que si la teigne lui montre encore le même aspect et qu'il y soit venu du poil noir c'est la guérison de la teigne elle est pure le pontife la déclarera pure
Et du poil noir. D’où sait-on qu’il en est de même du poil vert ou rouge, dès lors qu’il n’est pas jaune ? De ce qu’il est écrit : « et du poil ». Le mot « jaune » (tsahov) s’applique à tout objet en or (zahouv). En français médiéval : « orable ».
Il est pur, le pontife le déclarera pur. Mais celui qui est impur et que le kohen déclarera en état de pureté n’est pas pur (Mo‘éd qatan 7b).
וְאִישׁ֙ אֽוֹ־אִשָּׁ֔ה כִּֽי־יִהְיֶ֥ה בְעוֹר־בְּשָׂרָ֖ם בֶּֽהָרֹ֑ת בֶּֽהָרֹ֖ת לְבָנֹֽת׃
Si un homme ou une femme a la peau du corps parsemée de taches blanches,
Des taches. Des bigarrures.
וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֧ה בְעוֹר־בְּשָׂרָ֛ם בֶּֽהָרֹ֖ת כֵּה֣וֹת לְבָנֹ֑ת בֹּ֥הַק ה֛וּא פָּרַ֥ח בָּע֖וֹר טָה֥וֹר הֽוּא׃
et que le pontife examinant constate sur leur peau des taches d'un blanc obscur c'est un exanthème qui s'est développé sur la peau Il est pur
Des taches faibles, blanches. Dont la blancheur n’est pas vive mais obscure.
Un vitiligo (bohaq). Une sorte de blancheur qui apparaîtrait sur la peau d’un homme roux – en français : « rouge » – entre les bigarrures de sa rousseur est appelée bohaq. Comme un homme dont le corps est couvert de petites taches grosses comme des lentilles et dont la peau entre ces lentilles brille d’un blanc soutenu.
וְאִ֕ישׁ כִּ֥י יִמָּרֵ֖ט רֹאשׁ֑וֹ קֵרֵ֥חַ ה֖וּא טָה֥וֹר הֽוּא׃
Si la tête d'un homme se dégarnit de cheveux celui là n'est que chauve il est pur
Il est chauve, il est pur. Il est pur de l’impureté engendrée par la teigne (nèthèq), en ce sens qu’il ne peut être traité d’après les symptômes présentés par les parties pileuses comme la tête et la barbe, mais d’après ceux qui s’observent sur la peau, à savoir une apparition de poil blanc, une poussée de « chair vive » (mi‘hya) ou une « progression » (pichyon).
וְאִם֙ מִפְּאַ֣ת פָּנָ֔יו יִמָּרֵ֖ט רֹאשׁ֑וֹ גִּבֵּ֥חַ ה֖וּא טָה֥וֹר הֽוּא׃
Sa tète se dégarnit elle du côté de sa face il est demi chauve il est encore pur
Et si depuis le coin de son visage. [La calvitie de] la partie tombante du crâne vers la face s’appelle gaba‘hath (« dégarnissement »), y compris [celle des] côtés de part et d’autre, et celle du crâne vers l’arrière s’appelle qara‘hath (« calvitie »).
וְכִֽי־יִהְיֶ֤ה בַקָּרַ֨חַת֙ א֣וֹ בַגַּבַּ֔חַת נֶ֖גַע לָבָ֣ן אֲדַמְדָּ֑ם צָרַ֤עַת פֹּרַ֨חַת֙ הִ֔וא בְּקָֽרַחְתּ֖וֹ א֥וֹ בְגַבַּחְתּֽוֹ׃
Mais s'Il survient sur le derrière ou le devant de cette tête chauve une plaie blanche vermeille c'est une lèpre qui se développe sur la calvitie postérieure ou antérieure
Une affection blanche tirant sur le rouge. D’un ton mélangé. D’où sait-on qu’il en est de même quand l’affection se présente sous d’autres teintes ? De ce qu’il est écrit : « comme l’apparence de la tsara‘ath de la peau de la chair » (verset 43).
וְרָאָ֨ה אֹת֜וֹ הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה שְׂאֵת־הַנֶּ֨גַע֙ לְבָנָ֣ה אֲדַמְדֶּ֔מֶת בְּקָֽרַחְתּ֖וֹ א֣וֹ בְגַבַּחְתּ֑וֹ כְּמַרְאֵ֥ה צָרַ֖עַת ע֥וֹר בָּשָֽׂר׃
Si le pontife en l'inspectant observe que la tumeur de la plaie sur le derrière ou le devant de la tête est blanche vermeille comme l'aspect de la lèpre sur la peau du corps,
Comme l’apparence de la lèpre (tsara‘ath) de la peau de la chair. Comme la couleur de la tsara‘ath dont il est question à propos d’une affection qui se développe sur la peau du corps : « Un homme, lorsqu’il y aura dans la peau de sa chair… » (13, 2). Et que dit-on à ce sujet dans le verset ? Qu’il est déclaré impur quand l’affection présente quatre aspects différents de teinte blanche et qu’il doit en conséquence observer un isolement de deux semaines. Il en va différemment pour une tsara‘ath provenant d’un ulcère ou d’une brûlure, où l’isolement n’est que d’une semaine, ainsi que pour une teigne sur une partie chevelue puisque ceux-ci ne rendent pas impur par les quatre teintes de blanc.
אִישׁ־צָר֥וּעַ ה֖וּא טָמֵ֣א ה֑וּא טַמֵּ֧א יְטַמְּאֶ֛נּוּ הַכֹּהֵ֖ן בְּרֹאשׁ֥וֹ נִגְעֽוֹ׃
c'est un individu lépreux il est impur le pontife doit le déclarer impur sa tête est le siège de la plaie
Dans sa tête est son affection. Il n’est ici question que de la tsara‘ath émanant d’une teigne (nèthèq). D’où sait-on que les règles qui vont suivre s’appliquent à tous les cas d’affections « lépreuses » ? De ce qu’il est écrit : « déclaré impur, le kohen le déclarera impur », pour inclure tous les cas. Et pour tous les cas il est spécifié : « ses vêtements seront déchirés… » (verset 45).
וְהַצָּר֜וּעַ אֲשֶׁר־בּ֣וֹ הַנֶּ֗גַע בְּגָדָ֞יו יִֽהְי֤וּ פְרֻמִים֙ וְרֹאשׁוֹ֙ יִֽהְיֶ֣ה פָר֔וּעַ וְעַל־שָׂפָ֖ם יַעְטֶ֑ה וְטָמֵ֥א ׀ טָמֵ֖א יִקְרָֽא׃
Or le lépreux chez qui l'affection est constatée doit avoir les vêtements déchirés la tête découverte s'envelopper jusqu'à la moustache et crier impur! Impur!
Déchirés. Lacérés.
Echevelée. Il laissera pousser ses cheveux en désordre.
Et il se couvrira le dessus de la lèvre. Comme une personne en deuil.
Le dessus de la lèvre. La moustache. En français médiéval : « gernon ».
Et il appellera : Impur ! Impur !. Il proclamera qu’il est impur et l’on s’en écartera (Mo‘éd qatan 5a).
כָּל־יְמֵ֞י אֲשֶׁ֨ר הַנֶּ֥גַע בּ֛וֹ יִטְמָ֖א טָמֵ֣א ה֑וּא בָּדָ֣ד יֵשֵׁ֔ב מִח֥וּץ לַֽמַּחֲנֶ֖ה מֽוֹשָׁבֽוֹ׃
Tant qu'il gardera cette plaie il sera impur parce qu'elle est impure il demeurera Isolé sa résidence sera hors du camp
Solitaire il demeurera. Les autres personnes impures ne doivent pas résider avec lui. Nos maîtres ont enseigné : Quelle différence sépare-t-elle le tsarou‘a des autres personnes atteintes par une impureté pour qu’il lui faille demeurer dans l’isolement ? C’est parce qu’il a « séparé » par la médisance le mari de sa femme, et l’homme de son prochain. Aussi devra-t-il être « séparé » lui aussi (‘Arkhin 16b).
Hors du camp. Hors des trois camps (Pessa‘him 67a).
וְהַבֶּ֕גֶד כִּֽי־יִהְיֶ֥ה ב֖וֹ נֶ֣גַע צָרָ֑עַת בְּבֶ֣גֶד צֶ֔מֶר א֖וֹ בְּבֶ֥גֶד פִּשְׁתִּֽים׃
Si une altération lépreuse a lieu dans une étoffe étoffe de laine ou étoffe de lin,
א֤וֹ בִֽשְׁתִי֙ א֣וֹ בְעֵ֔רֶב לַפִּשְׁתִּ֖ים וְלַצָּ֑מֶר א֣וֹ בְע֔וֹר א֖וֹ בְּכָל־מְלֶ֥אכֶת עֽוֹר׃
ou seulement dans la chaîne ou dans la trame du lin ou de la laine ou dans une peau ou dans quelque ouvrage en peau
Du lin et de la laine [littéralement : pour le lin ou pour la laine]. De lin ou de laine.
Ou dans une peau. Il s’agit d’une peau qui n’a pas été travaillée.
Ou dans tout ouvrage en peau. Il s’agit d’une peau qui a été travaillée.
וְהָיָ֨ה הַנֶּ֜גַע יְרַקְרַ֣ק ׀ א֣וֹ אֲדַמְדָּ֗ם בַּבֶּגֶד֩ א֨וֹ בָע֜וֹר אֽוֹ־בַשְּׁתִ֤י אֽוֹ־בָעֵ֨רֶב֙ א֣וֹ בְכָל־כְּלִי־ע֔וֹר נֶ֥גַע צָרַ֖עַת ה֑וּא וְהָרְאָ֖ה אֶת־הַכֹּהֵֽן׃
si la partie attaquée est d'un vert ou d'un rouge foncé dans l'étoffe ou dans la peau dans la chaîne ou dans la trame ou dans l'objet quelconque fait de peau c'est une plaie de lèpre et elle sera montrée au pontife
Verdâtre. Le plus vert des verts.
Rougeâtre. Le plus rouge des rouges.
וְרָאָ֥ה הַכֹּהֵ֖ן אֶת־הַנָּ֑גַע וְהִסְגִּ֥יר אֶת־הַנֶּ֖גַע שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
Le pontife examinera la plaie et la fera enfermer durant sept jours
וְרָאָ֨ה אֶת־הַנֶּ֜גַע בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֗י כִּֽי־פָשָׂ֤ה הַנֶּ֨גַע֙ בַּ֠בֶּגֶד אֽוֹ־בַשְּׁתִ֤י אֽוֹ־בָעֵ֨רֶב֙ א֣וֹ בָע֔וֹר לְכֹ֛ל אֲשֶׁר־יֵֽעָשֶׂ֥ה הָע֖וֹר לִמְלָאכָ֑ה צָרַ֧עַת מַמְאֶ֛רֶת הַנֶּ֖גַע טָמֵ֥א הֽוּא׃
S'il constate en visitant la plaie au septième jour qu'elle a grandi dans l'étoffe ou dans la chaîne ou la trame ou dans la peau à quelque ouvrage que cette peau ait été employée c'est une lèpre corrosive que cette plaie elle est impure
Une lèpre corrosive (tsara‘ath maméreth). Même connotation que dans : « une épine qui pique (mamir) » (Ye‘hezqèl 38, 24), En français : « pointant ». Selon le Midrach, cela signifie : « Mets-lui sur le vêtement la malédiction (meéra – V. Devarim 28, 20) pour que tu ne puisses plus en jouir ! »
וְשָׂרַ֨ף אֶת־הַבֶּ֜גֶד א֥וֹ אֶֽת־הַשְּׁתִ֣י ׀ א֣וֹ אֶת־הָעֵ֗רֶב בַּצֶּ֨מֶר֙ א֣וֹ בַפִּשְׁתִּ֔ים א֚וֹ אֶת־כָּל־כְּלִ֣י הָע֔וֹר אֲשֶׁר־יִֽהְיֶ֥ה ב֖וֹ הַנָּ֑גַע כִּֽי־צָרַ֤עַת מַמְאֶ֨רֶת֙ הִ֔וא בָּאֵ֖שׁ תִּשָּׂרֵֽף׃
On brûlera l'étoffe ou la chaîne ou la trame soit de laine soit de lin ou l'objet quelconque fait de peau qui est atteint de cette plaie car c'est une lèpre corrosive elle doit être consumée par le feu
De laine ou de lin. Soit de laine soit de lin – tel est le sens littéral. Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : J’aurais pu penser qu’il fallût apporter des flocons de laine ou des tiges de lin et les brûler avec le vêtement. Aussi est-il écrit : « [litt. : car une lèpre corrosive est-elle, dans le feu elle sera brûlée », ce qui veut dire : il ne faut pas brûler autre chose avec. Si telle est l’interprétation à donner à ce verset, que signifient les mots : « de laine ou de lin » ? C’est pour exclure les lisières (imariyoth) qui sont d’une espèce différente. Le mot imariyoth signifie « bordure », tout comme imara (Ta‘anith 11b).
וְאִם֮ יִרְאֶ֣ה הַכֹּהֵן֒ וְהִנֵּה֙ לֹֽא־פָשָׂ֣ה הַנֶּ֔גַע בַּבֶּ֕גֶד א֥וֹ בַשְּׁתִ֖י א֣וֹ בָעֵ֑רֶב א֖וֹ בְּכָל־כְּלִי־עֽוֹר׃
Mais si le pontife observe que la plaie n'a pas grandi dans l'étoffe dans la chaîne ou la trame ou dans l'objet fait de peau,
וְצִוָּה֙ הַכֹּהֵ֔ן וְכִ֨בְּס֔וּ אֵ֥ת אֲשֶׁר־בּ֖וֹ הַנָּ֑גַע וְהִסְגִּיר֥וֹ שִׁבְעַת־יָמִ֖ים שֵׁנִֽית׃
il ordonnera qu'on lave la partie altérée puis il la fera de nouveau enfermer pour sept jours
Ce dans quoi est l’affection. J’aurais pu penser qu’il fallût laver uniquement l’endroit même de l’affection. Aussi est-il écrit : « ce dans quoi est l’affection ». J’aurais pu penser que le vêtement entier exigeât d’être lavé. Aussi est-il écrit : « l’affection ». Comment procéder ? On lavera avec l’affection une partie du vêtement [qui l’entoure].
וְרָאָ֨ה הַכֹּהֵ֜ן אַֽחֲרֵ֣י ׀ הֻכַּבֵּ֣ס אֶת־הַנֶּ֗גַע וְ֠הִנֵּה לֹֽא־הָפַ֨ךְ הַנֶּ֤גַע אֶת־עֵינוֹ֙ וְהַנֶּ֣גַע לֹֽא־פָשָׂ֔ה טָמֵ֣א ה֔וּא בָּאֵ֖שׁ תִּשְׂרְפֶ֑נּוּ פְּחֶ֣תֶת הִ֔וא בְּקָֽרַחְתּ֖וֹ א֥וֹ בְגַבַּחְתּֽוֹ׃
Si le pontife observe que cette plaie après avoir été lavée n'a pas changé d'aspect et qu'elle ne s'est pas agrandie elle est impure tu la consumeras par le feu il y a érosion sur l'envers ou sur l'endroit de l'étoffe
Après que l’affection a été lavée. Infinitif passif [: Le lavage étant terminé].
L’affection n’a pas tourné son aspect. Sa teinte ne s’est pas affaiblie.
Et que l’affection n’a pas progressé. Nous comprenons qu’il est impur si la teinte ne s’est pas altérée et si l’affection ne s’est pas étendue. Il va sans dire qu’il en est de même si elle ne s’est pas altérée mais s’est étendue. Je n’aurais su, en revanche, ce qu’il en est si elle s’est altérée sans toutefois s’étendre. Aussi est-il écrit : « il fera enfermer l’affection » (verset 50), dans tous les cas. Telle est l’opinion de Rabi Yehouda. Quant aux autres Sages, ils enseignent… ce qui est indiqué dans Torath kohanim. Si j’y fais allusion ici, [au verset 55], c’est pour rétablir [le verset 50] dans son contexte.
C’est une érosion (pe‘hèthèth). Un creux, comme dans : « dans l’un des fossés (pe‘hathim) » (II Chemouel 17, 9). C’est-à-dire qu’elle est enfoncée, que c’est une affection dont les aspects semblent plus profonds.
Dans sa calvitie (qara‘hath) ou dans son dégarnissement (gaba‘hath). Sur son arrière ou sur son endroit, comme le rend le Targoum Onqelos.
Calvitie. Des vêtements effilochés. Le Midrach avait besoin de ces deux mots pour effectuer un raisonnement faisant appel à deux textes qui contiennent le même mot (guezéra chawa) : D’où sait-on que lorsque l’affection s’étend sur toute la surface du vêtement, celui-ci est pur ? Il est écrit « calvitie et dégarnissement » à propos de l’homme, et il est écrit « calvitie et dégarnissement » à propos des vêtements. De même que l’homme est en état de pureté lorsque l’affection recouvre le corps en entier (verset 13), de même un vêtement est-il pur dans un pareil cas. D’où l’emploi par le texte des mots « calvitie » et « dégarnissement ». Quant à l’explication et à la traduction de ces deux mots, voici le sens à leur donner : Le mot « calvitie » signifie : « vieux », et le mot « dégarnissement » signifie : « neufs », comme s’il était écrit : « à sa fin ou à son début ». Le mot « calvitie » désigne les parties postérieures, et le mot « dégarnissement » les parties antérieures, comme il est écrit : « Et si sa tête se dégarnit… » (verset 41). On trouve cette explication dans Torath kohanim.
וְאִם֮ רָאָ֣ה הַכֹּהֵן֒ וְהִנֵּה֙ כֵּהָ֣ה הַנֶּ֔גַע אַֽחֲרֵ֖י הֻכַּבֵּ֣ס אֹת֑וֹ וְקָרַ֣ע אֹת֗וֹ מִן־הַבֶּ֨גֶד֙ א֣וֹ מִן־הָע֔וֹר א֥וֹ מִן־הַשְּׁתִ֖י א֥וֹ מִן־הָעֵֽרֶב׃
Mais le pontife observe t il que la plaie a pâli après avoir été lavée il déchirera cette partie de l'étoffe ou de la peau ou de la chaîne ou de la trame
Il la déchirera. Il arrachera la partie affectée du vêtement et la brûlera.
וְאִם־תֵּֽרָאֶ֨ה ע֜וֹד בַּ֠בֶּגֶד אֽוֹ־בַשְּׁתִ֤י אֽוֹ־בָעֵ֨רֶב֙ א֣וֹ בְכָל־כְּלִי־ע֔וֹר פֹּרַ֖חַת הִ֑וא בָּאֵ֣שׁ תִּשְׂרְפֶ֔נּוּ אֵ֥ת אֲשֶׁר־בּ֖וֹ הַנָּֽגַע׃
et si la plaie reparaît dans l'étoffe dans la chaîne ou dans la trame ou dans l'objet fait de peau c'est une recrudescence tu dois le brûler cet objet où gît la plaie
C’est un fleurissement. Une chose qui recommence à pousser.
Dans le feu vous le brûlerez. Le vêtement entier.
וְהַבֶּ֡גֶד אֽוֹ־הַשְּׁתִ֨י אֽוֹ־הָעֵ֜רֶב אֽוֹ־כָל־כְּלִ֤י הָעוֹר֙ אֲשֶׁ֣ר תְּכַבֵּ֔ס וְסָ֥ר מֵהֶ֖ם הַנָּ֑גַע וְכֻבַּ֥ס שֵׁנִ֖ית וְטָהֵֽר׃
Pour l'étoffe la chaîne ou la trame ou l'objet fait de peau que tu auras lavé et d'où la plaie aura disparu il sera lavé une seconde fois et sera pur
Et dont l’affection s’est retirée. Si l’affection a complètement disparu après qu’on les a lavés dès le début en exécution des ordres du kohen (verset 59).
Il sera lavé une deuxième fois. Par immersion [dans le miqwè]. Toutes les fois que le texte emploie dans notre contexte le terme de « laver », le Targoum Onqelos le rend par « blanchiment » et par « lavage de propreté », sauf ici où il ne peut s’agir que d’une immersion, d’où l’emploi par le Targoum d’un mot – weyitstaba’ – auquel il a recours dès lors que la purification d’un vêtement doit s’opérer par immersion [dans un miqwè] (V. infra 15, 17).
זֹ֠את תּוֹרַ֨ת נֶֽגַע־צָרַ֜עַת בֶּ֥גֶד הַצֶּ֣מֶר ׀ א֣וֹ הַפִּשְׁתִּ֗ים א֤וֹ הַשְּׁתִי֙ א֣וֹ הָעֵ֔רֶב א֖וֹ כָּל־כְּלִי־ע֑וֹר לְטַֽהֲר֖וֹ א֥וֹ לְטַמְּאֽוֹ׃
Telle est la règle concernant l'altération lépreuse sur l'étoffe de laine ou de lin ou sur la chaîne ou la trame ou sur tout objet en peau qu'il s'agira de déclarer purs ou impurs "