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Vayikra (Lévitique) — chapitre 12

Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.

Verset 1

וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃

L'Éternel parla à Moïse en ces termes

Verset 2

דַּבֵּ֞ר אֶל־בְּנֵ֤י יִשְׂרָאֵל֙ לֵאמֹ֔ר אִשָּׁה֙ כִּ֣י תַזְרִ֔יעַ וְיָֽלְדָ֖ה זָכָ֑ר וְטָֽמְאָה֙ שִׁבְעַ֣ת יָמִ֔ים כִּימֵ֛י נִדַּ֥ת דְּו‍ֹתָ֖הּ תִּטְמָֽא׃

"Parle ainsi aux enfants d'Israël lorsqu'une femme ayant conçu enfantera un mâle elle sera impure durant sept jours comme lorsqu'elle est isolée à cause de sa souffrance

Rachi (4)

Une femme, lorsqu’elle concevra. Rabi Simlaï a enseigné : De même que la création de l’homme a eu lieu, dans l’œuvre de la Genèse, après celle des behémoth, des ‘hayoth (« animaux sauvages ») et des oiseaux (Beréchith 1, 26), de même la loi qui le réglemente est-elle formulée après celle relative aux ‘hayoth, aux behémoth et aux oiseaux (V. Sanhèdrin 38a).

Lorsqu’elle concevra [litt. : lorsqu’elle « ensemencera »]. Y compris le cas où elle met au monde une masse molle qui se liquéfie comme une graine de semence. Même dans ce cas, la mère est impure comme après une naissance (Nidda 27b).

Comme aux jours de l’isolement (nidda) de son flux. Toutes les règles d’impureté applicables à la femme nidda s’appliquent à celle devenue impure par accouchement, même si la matrice s’est ouverte sans effusion de sang.

De son flux (dewothah). Ce mot désigne ce qui s’écoule de son corps. Autre explication : il vient de madwè (« maladie » – V. Devarim 7, 15 ; 28, 60), car il n’est pas de femme qui ne voit jaillir un flux sanguin sans qu’il soit précédé de maux de tête et de lourdeurs de ses membres.

Verset 3

וּבַיּ֖וֹם הַשְּׁמִינִ֑י יִמּ֖וֹל בְּשַׂ֥ר עָרְלָתֽוֹ׃

Au huitième jour on circoncira l'excroissance de l'enfant

Verset 4

וּשְׁלֹשִׁ֥ים יוֹם֙ וּשְׁלֹ֣שֶׁת יָמִ֔ים תֵּשֵׁ֖ב בִּדְמֵ֣י טָֽהֳרָ֑ה בְּכָל־קֹ֣דֶשׁ לֹֽא־תִגָּ֗ע וְאֶל־הַמִּקְדָּשׁ֙ לֹ֣א תָבֹ֔א עַד־מְלֹ֖את יְמֵ֥י טָֽהֳרָֽהּ׃

Puis trente trois jours durant la femme restera dans le sang de purification elle ne touchera à rien de consacré elle n'entrera point dans le saint lieu que les jours de sa purification ne soient accomplis

Rachi (4)

Elle demeurera (téchév). Le mot téchév ne s’emploie que pour exprimer l’idée de « rester » (Meguila 21a), comme dans : « Vous êtes demeurés (watéchvou) à Qadéch de nombreux jours » (Devarim 1, 46), ou dans : « Il demeura (wayéchèv) dans les plaines de Mamré » (Beréchith 13, 18).

Dans les sangs de purification. Elle est en état de pureté même s’il y a flux sanguin (Nidda 35b). La lettre finale hé du mot tahora (« purification ») ne porte pas de mapiq, car c’est un substantif comme le mot tohar. En revanche, le mot tahorah (« de sa purification ») qui clôt le verset porte un mapiq dans son hé final car il signifie : « “sa” purification ».

Elle ne touchera. C’est une interdiction de manger, comme enseigné dans le traité Yevamoth (75a).

À tout objet de sainteté…. Y compris l’interdiction de consommer la terouma (Makoth 14b, Yevamoth 75a), car elle est tevoulath yom pour une longue durée : Elle s’est immergée à la fin des sept jours, mais le coucher du soleil qui doit la purifier n’est pas celui qui suit cette immersion. Son état va se prolonger jusqu’au crépuscule du quarantième jour, car c’est le lendemain qu’elle présentera l’offrande de kappara pour sa purification.

Verset 5

וְאִם־נְקֵבָ֣ה תֵלֵ֔ד וְטָֽמְאָ֥ה שְׁבֻעַ֖יִם כְּנִדָּתָ֑הּ וְשִׁשִּׁ֥ים יוֹם֙ וְשֵׁ֣שֶׁת יָמִ֔ים תֵּשֵׁ֖ב עַל־דְּמֵ֥י טָֽהֳרָֽה׃

Si c'est une fille qu'elle met au monde elle sera impure deux semaines comme lors de son isolement puis durant soixante six jours elle restera dans le sang de purification

Verset 6

וּבִמְלֹ֣את ׀ יְמֵ֣י טָֽהֳרָ֗הּ לְבֵן֮ א֣וֹ לְבַת֒ תָּבִ֞יא כֶּ֤בֶשׂ בֶּן־שְׁנָתוֹ֙ לְעֹלָ֔ה וּבֶן־יוֹנָ֥ה אוֹ־תֹ֖ר לְחַטָּ֑את אֶל־פֶּ֥תַח אֹֽהֶל־מוֹעֵ֖ד אֶל־הַכֹּהֵֽן׃

Quand sera accompli le temps de sa purification pour un garçon ou pour une fille elle apportera un agneau d'un an comme holocauste et une jeune colombe ou une tourterelle comme expiatoire à l'entrée de la Tente d'assignation et les remettra au pontife

Verset 7

וְהִקְרִיב֞וֹ לִפְנֵ֤י יְהוָה֙ וְכִפֶּ֣ר עָלֶ֔יהָ וְטָֽהֲרָ֖ה מִמְּקֹ֣ר דָּמֶ֑יהָ זֹ֤את תּוֹרַת֙ הַיֹּלֶ֔דֶת לַזָּכָ֖ר א֥וֹ לַנְּקֵבָֽה׃

Celui ci les offrira devant le Seigneur fera expiation pour elle et elle sera purifiée du flux de son sang Telle est la règle de la femme qui enfante qu'il s'agisse d'un garçon ou qu'il s'agisse d'une fille

Rachi (2)

Il l’approchera. Pour t’apprendre qu’elle ne peut être empêchée de consommer les offrandes que par un seul de ceux [dont il est question au verset précédent]. Et quel est-il ? Le ‘hatath, comme il est écrit :

« le kohen fera kappara sur elle, et elle sera pure » (verset 8).. La purification dépend de l’offrande qui procure kappara (Sanhèdrin 83b).

Verset 8

וְאִם־לֹ֨א תִמְצָ֣א יָדָהּ֮ דֵּ֣י שֶׂה֒ וְלָֽקְחָ֣ה שְׁתֵּֽי־תֹרִ֗ים א֤וֹ שְׁנֵי֙ בְּנֵ֣י יוֹנָ֔ה אֶחָ֥ד לְעֹלָ֖ה וְאֶחָ֣ד לְחַטָּ֑את וְכִפֶּ֥ר עָלֶ֛יהָ הַכֹּהֵ֖ן וְטָהֵֽרָה׃

Si ses moyens ne lui permettent pas d'offrir un agneau elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes colombes l'une pour holocauste l'autre pour expiatoire et le pontife fera expiation pour elle et elle sera purifiée "

Rachi (2)

Un pour holocauste (‘ola), un pour expiatoire (‘hatath). Le texte ne parle ici en premier de la ‘ola que pour la lecture du verset. En ce qui concerne la manière de présenter, en revanche, le ‘hatath précède la ‘ola, ainsi que nous l’apprenons dans le traité Zeva‘him (90a).

Et elle sera pure. Ce qui signifie que jusque-là elle est appelée « impure » (Zeva‘him 19b).

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