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Vayikra (Lévitique) — chapitre 11

Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.

Verset 1

וַיְדַבֵּ֧ר יְהוָ֛ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה וְאֶֽל־אַהֲרֹ֖ן לֵאמֹ֥ר אֲלֵהֶֽם׃

L'Éternel parla à Moïse et à Aaron en leur disant

Rachi (2)

À Mochè et à Aharon. Il a parlé à Mochè pour qu’il parle à Aharon.

En leur disant. Etait-ce pour le faire dire à El‘azar et à Ithamar, ou bien pour le faire dire à Israël ? Étant donné qu’il est écrit : « Parlez aux fils d’Israël » (verset 2), c’est que la parole a été adressée à Israël. Comment faut-il alors comprendre : « en leur disant » ? À ses fils, El‘azar et Ithamar.

Verset 2

דַּבְּר֛וּ אֶל־בְּנֵ֥י יִשְׂרָאֵ֖ל לֵאמֹ֑ר זֹ֤את הַֽחַיָּה֙ אֲשֶׁ֣ר תֹּֽאכְל֔וּ מִכָּל־הַבְּהֵמָ֖ה אֲשֶׁ֥ר עַל־הָאָֽרֶץ׃

"Parlez ainsi aux enfants d'Israël voici les animaux que vous pouvez manger entre tous les quadrupèdes qui vivent sur la terre

Rachi (4)

Parlez aux fils d’Israël. Il les a tous mis sur le même plan pour transmettre cette parole, parce qu’ils étaient tous demeurés silencieux et avaient accepté avec amour la décision divine.

Celle-ci est la bête – ‘haya (litt. : vivante). Du mot ‘hayim (« vivant »). C’est parce qu’Israël est attaché à l’Omniprésent et qu’il mérite de rester « en vie » qu’Il l’a séparé de l’impureté et lui a imposé des mitswoth. Mais Il n’a rien interdit aux nations du monde. Cela ressemble à un médecin venu examiner un malade. [Il permet à l’incurable de manger à discrétion, tandis qu’à celui qui pourra guérir, il spécifie ce qui lui est permis et ce qui lui est interdit], comme expliqué dans le Midrach de Rabi Tan‘houma.

Celle-ci est la bête. Cela nous apprend que Mochè a empoigné les animaux et les a montrés à Israël : « “Celle-ci” vous le mangerez ! “Celle-là” vous ne le mangerez pas ! » – Il a pris même de chaque espèce des animaux aquatiques et la leur a montrée : « Celle-ci vous la mangerez » (verset 9), tout comme les oiseaux : « Et “ceux-ci” vous exécrerez parmi les volatiles » (verset 13), tout comme les cheratsim : « Et “celui-ci” [est] pour vous [ce qui vous est] l’impur » (verset 29) (Torath kohanim).

Celle-ci est la bête […] parmi tout l’animal (habehéma). Cela nous apprend que la behéma est comprise dans la catégorie générale de ‘hayya (‘Houlin 70b).

Verset 3

כֹּ֣ל ׀ מַפְרֶ֣סֶת פַּרְסָ֗ה וְשֹׁסַ֤עַת שֶׁ֨סַע֙ פְּרָסֹ֔ת מַֽעֲלַ֥ת גֵּרָ֖ה בַּבְּהֵמָ֑ה אֹתָ֖הּ תֹּאכֵֽלוּ׃

tout ce qui a le pied corné et divisé en deux ongles parmi les animaux ruminants vous pouvez le manger

Rachi (7)

Fendu. Comme le rend le Targoum Onqelos : « fourchu ».

Le sabot. En français : « plante ».

Et la sole complètement divisée. Divisée d’en haut et d’en bas par deux sabots, comme le rend le Targoum Onqelos : « le sabot divisé ». Car certains animaux ont la sole fourchue en haut, sans qu’elle soit divisée et séparée entièrement, étant unie par le bas.

Faisant remonter le bol alimentaire. Il fait remonter et renvoie les aliments depuis l’estomac en les faisant revenir dans sa bouche pour les écraser et les mastiquer finement.

Le bol alimentaire (guéra). Le mot guéra désigne les aliments, et il provient de la même racine que : « l’eau versée (hanigarim) » (II Chemouel 14, 14), car l’aliment est « déversé » dans la bouche. Le Targoum Onqelos le rend par : « dissous », car les aliments fondent et s’amollissent par le déversement.

Dans l’animal. Ce mot est explétif et est destiné à l’interprétation : il permet la consommation du fœtus trouvé dans les entrailles de sa mère (Torath kohanim).

Lui vous le mangerez. Mais non une behéma impure. Celle-ci n’a-t-elle pas été déjà interdite ! Il s’agit ici d’instituer un commandement actif en plus de l’interdiction (Torath kohanim).

Verset 4

אַ֤ךְ אֶת־זֶה֙ לֹ֣א תֹֽאכְל֔וּ מִֽמַּעֲלֵי֙ הַגֵּרָ֔ה וּמִמַּפְרִסֵ֖י הַפַּרְסָ֑ה אֶֽת־הַ֠גָּמָל כִּֽי־מַעֲלֵ֨ה גֵרָ֜ה ה֗וּא וּפַרְסָה֙ אֵינֶ֣נּוּ מַפְרִ֔יס טָמֵ֥א ה֖וּא לָכֶֽם׃

Quant aux suivants qui ruminent ou qui ont le pied corné vous n'en mangerez point le chameau parce qu'il rumine mais n'a point le pied corné il sera immonde pour vous

Verset 5

וְאֶת־הַשָּׁפָ֗ן כִּֽי־מַעֲלֵ֤ה גֵרָה֙ ה֔וּא וּפַרְסָ֖ה לֹ֣א יַפְרִ֑יס טָמֵ֥א ה֖וּא לָכֶֽם׃

la gerboise parce qu'elle rumine mais n'a point le pied corné elle sera immonde pour vous

Verset 6

וְאֶת־הָֽאַרְנֶ֗בֶת כִּֽי־מַעֲלַ֤ת גֵּרָה֙ הִ֔וא וּפַרְסָ֖ה לֹ֣א הִפְרִ֑יסָה טְמֵאָ֥ה הִ֖וא לָכֶֽם׃

le lièvre parce qu'il rumine mais n'a point le pied corné il sera immonde pour vous

Verset 7

וְאֶת־הַֽ֠חֲזִיר כִּֽי־מַפְרִ֨יס פַּרְסָ֜ה ה֗וּא וְשֹׁסַ֥ע שֶׁ֨סַע֙ פַּרְסָ֔ה וְה֖וּא גֵּרָ֣ה לֹֽא־יִגָּ֑ר טָמֵ֥א ה֖וּא לָכֶֽם׃

le porc qui a bien le pied corné qui a même le sabot bifurqué mais qui ne rumine point il sera immonde pour vous

Verset 8

מִבְּשָׂרָם֙ לֹ֣א תֹאכֵ֔לוּ וּבְנִבְלָתָ֖ם לֹ֣א תִגָּ֑עוּ טְמֵאִ֥ים הֵ֖ם לָכֶֽם׃

Vous ne mangerez point de leur chair et vous ne toucherez point à leur cadavre ils sont immondes pour vous

Rachi (3)

De leur chair vous ne mangerez pas. Il n’est ici question que de ceux-là. D’où sait-on qu’il en est de même pour les autres animaux impurs qui ne portent aucune marque de pureté ? Par un raisonnement a fortiori : S’il y a interdiction pour ceux qui détiennent certaines de ces marques, à plus forte raison pour ceux qui n’en portent aucune (Torath kohanim).

De leur chair. Il y a interdiction pour leur chair, mais non pour les tendons, les nerfs, les cornes et les sabots (‘Houlin 77b).

Et à leur charogne (nevéla) vous ne toucherez pas. J’aurais pu penser que l’interdiction de toucher leur nevéla fût adressée aux yisraélim. Aussi est-il écrit : « Dis aux kohanim, fils de Aharon, tu leur diras : Qu’il ne se rende pas impur pour une âme dans ses peuples ! » (infra 21, 1). C’est aux kohanim que s’adresse l’interdiction, et non aux yisraélim. D’où un raisonnement a fortiori : Si l’impureté causée par le contact avec un mort, qui est grave, n’est interdite qu’aux kohanim, à plus forte raison en est-il de celle, légère, que cause le contact avec la nevéla d’un animal. Que signifient alors les mots : « vous ne toucherez pas » ? Pendant les fêtes de pèlerinage (Roch hachana 16b). D’où la règle selon laquelle on doit se rendre en état de pureté pour monter en pèlerinage.

Verset 9

אֶת־זֶה֙ תֹּֽאכְל֔וּ מִכֹּ֖ל אֲשֶׁ֣ר בַּמָּ֑יִם כֹּ֣ל אֲשֶׁר־לוֹ֩ סְנַפִּ֨יר וְקַשְׂקֶ֜שֶׂת בַּמַּ֗יִם בַּיַּמִּ֛ים וּבַנְּחָלִ֖ים אֹתָ֥ם תֹּאכֵֽלוּ׃

Voici ce que vous pouvez manger des divers animaux aquatiques tout ce qui dans les eaux mers ou rivières est pourvu de nageoires et d'écailles vous pouvez en manger

Rachi (2)

Nageoire. Celles qui leur servent pour nager (‘Houlin 59a).

Ecaille (qasqèsseth). Ce sont des squames qui leur sont fixées, comme dans : « Il était vêtu d’une cotte de mailles (qasqassim) » (I Chemouel 17, 5).

Verset 10

וְכֹל֩ אֲשֶׁ֨ר אֵֽין־ל֜וֹ סְנַפִּ֣יר וְקַשְׂקֶ֗שֶׂת בַּיַּמִּים֙ וּבַנְּחָלִ֔ים מִכֹּל֙ שֶׁ֣רֶץ הַמַּ֔יִם וּמִכֹּ֛ל נֶ֥פֶשׁ הַֽחַיָּ֖ה אֲשֶׁ֣ר בַּמָּ֑יִם שֶׁ֥קֶץ הֵ֖ם לָכֶֽם׃

Mais tout ce qui n'est pas pourvu de nageoires et d'écailles dans les mers ou les rivières soit ce qui pullule dans l'eau soit les animaux qui l'habitent ils vous sont abominables,

Rachi (1)

Vermine (chèrets). Le mot chèrets désigne toujours une créature inférieure qui rampe et qui évolue à même le sol.

Verset 11

וְשֶׁ֖קֶץ יִֽהְי֣וּ לָכֶ֑ם מִבְּשָׂרָם֙ לֹ֣א תֹאכֵ֔לוּ וְאֶת־נִבְלָתָ֖ם תְּשַׁקֵּֽצוּ׃

abominables ils resteront pour vous ne mangez point de leur chair et ayez leurs cadavres en abomination

Rachi (3)

Et ils seront pour vous exécration. Cette répétition vient interdire les mélanges, s’ils contiennent de quoi communiquer leur goût.

De leur chair. Les écailles et les os ne sont pas prohibés.

Et leur charogne (nevéla) vous exécrerez. Y compris les moucherons restés dans un tamis (‘Houlin 67a). En français : « moscherons ».

Verset 12

כֹּ֣ל אֲשֶׁ֥ר אֵֽין־ל֛וֹ סְנַפִּ֥יר וְקַשְׂקֶ֖שֶׂת בַּמָּ֑יִם שֶׁ֥קֶץ ה֖וּא לָכֶֽם׃

Tout ce qui dans les eaux est privé de nageoires et d'écailles vous sera une abomination

Rachi (1)

Tout ce qui n’a pas. Que vient nous apprendre ici le texte ? J’aurais pu penser que seul fût permis le poisson qui conserve ses signes de pureté une fois sur la terre ferme. D’où aurais-je su qu’il l’est aussi s’il les a laissés dans l’eau ? De ce qu’il est écrit : « tout ce qui n’a pas nageoire et écaille dans l’eau ». S’il en a eu dans l’eau, il est permis, même s’il les a perdues en la quittant.

Verset 13

וְאֶת־אֵ֨לֶּה֙ תְּשַׁקְּצ֣וּ מִן־הָע֔וֹף לֹ֥א יֵאָֽכְל֖וּ שֶׁ֣קֶץ הֵ֑ם אֶת־הַנֶּ֨שֶׁר֙ וְאֶת־הַפֶּ֔רֶס וְאֵ֖ת הָֽעָזְנִיָּֽה׃

Et voici parmi les oiseaux ceux que vous repousserez on ne les mangera point ils sont abominables l'aigle l'orfraie la vallérie

Rachi (1)

Ils ne seront pas mangés. Pour rendre coupables ceux qui en donnent à manger aux jeunes enfants (Yevamoth 114a). Car c’est ainsi qu’il faut le comprendre : Est-ce qu’ils « ne seront pas mangés » par toi-même ? Ou bien s’agit-il d’en interdire toute jouissance ? Il est écrit : « Et ceci est dont vous ne mangerez pas » (Devarim 14, 12). Seule la consommation est interdite, mais la jouissance est permise. Il est écrit à propos de chaque oiseau : leminah [selon son espèce – suffixe possessif féminin] (versets 14, 19), lemino [selon son espèce – suffixe possessif masculin] (verset 15 ou leminéhou [selon ses espèces – suffixe possessif pluriel] (verset 16). Il existe pour chaque race des spécimens qui ne se ressemblent ni dans leur aspect ni dans leur nom, mais qui appartiennent à la même espèce.

Verset 14

וְאֶ֨ת־הַדָּאָ֔ה וְאֶת־הָֽאַיָּ֖ה לְמִינָֽהּ׃

le faucon et le vautour selon ses espèces

Verset 15

אֵ֥ת כָּל־עֹרֵ֖ב לְמִינֽוֹ׃

tous les corbeaux selon leurs espèces

Verset 16

וְאֵת֙ בַּ֣ת הַֽיַּעֲנָ֔ה וְאֶת־הַתַּחְמָ֖ס וְאֶת־הַשָּׁ֑חַף וְאֶת־הַנֵּ֖ץ לְמִינֵֽהוּ׃

l'autruche l'hirondelle la mouette l'épervier selon ses espèces

Rachi (1)

L’épervier. En français médiéval : « esparvier ».

Verset 17

וְאֶת־הַכּ֥וֹס וְאֶת־הַשָּׁלָ֖ךְ וְאֶת־הַיַּנְשֽׁוּף׃

le hibou le cormoran la hulotte

Rachi (2)

Le cormoran. Nos maîtres ont expliqué que c’est un oiseau qui capture les poissons dans la mer, et c’est ainsi que traduit le Targoum Onqelos : « le ravisseur ».

La chouette et le hibou. Ce sont, en français médiéval, les « chouettes », qui crient la nuit et qui possèdent des mâchoires comme celles des hommes. Il existe une autre espèce appelée en français médiéval : « javan ».

Verset 18

וְאֶת־הַתִּנְשֶׁ֥מֶת וְאֶת־הַקָּאָ֖ת וְאֶת־הָֽרָחָֽם׃

le porphyrion le pélican le percnoptère

Rachi (1)

La taupe (tinchèmeth). En français médiéval : « chalve soriz ». Elle ressemble à une souris et elle vole pendant la nuit. Le tinchèmeth (« taupe ») cité parmi les cheratsim (verset 30) lui ressemble. Il ne possède pas d’yeux, et on l’appelle en français médiéval : « talpe ».

Verset 19

וְאֵת֙ הַֽחֲסִידָ֔ה הָֽאֲנָפָ֖ה לְמִינָ֑הּ וְאֶת־הַדּֽוּכִיפַ֖ת וְאֶת־הָֽעֲטַלֵּֽף׃

la cigogne le héron selon ses espèces le tétras et la chauve souris

Rachi (3)

La cigogne (‘hassida). C’est la daya blanche, en français médiéval : « cegoine ». Et pourquoi s’appelle-t-elle ‘hassida (« bienfaitrice ») ? Parce qu’elle agit avec bonté (‘hassidouth) envers ses semblables pour la nourriture.

Le héron. C’est la daya colérique. Il me semble que c’est ce que l’on appelle en français : « héron ».

La huppe (doukhifath). C’est un coq sauvage dont la crête est double (‘Houlin 63a). En français médiéval : « herupe ». Et pourquoi s’appelle-t-elle doukhifath ? Parce que sa crête (hodou) est attachée (kafouth). On l’appelle aussi « perceuse de montagnes », à cause de son histoire, comme expliqué par nos maîtres dans le traité Guitin (68b).

Verset 20

כֹּ֚ל שֶׁ֣רֶץ הָע֔וֹף הַֽהֹלֵ֖ךְ עַל־אַרְבַּ֑ע שֶׁ֥קֶץ ה֖וּא לָכֶֽם׃

Tout insecte ailé qui marche sur quatre pieds vous sera une abomination

Rachi (1)

Vermine (chèrèts) de la gent volante. Ce sont des créatures minuscules qui rampent sur la terre, comme les mouches, les frelons, les moustiques et les sauterelles.

Verset 21

אַ֤ךְ אֶת־זֶה֙ תֹּֽאכְל֔וּ מִכֹּל֙ שֶׁ֣רֶץ הָע֔וֹף הַֽהֹלֵ֖ךְ עַל־אַרְבַּ֑ע אֲשֶׁר־לא (ל֤וֹ) כְרָעַ֨יִם֙ מִמַּ֣עַל לְרַגְלָ֔יו לְנַתֵּ֥ר בָּהֵ֖ן עַל־הָאָֽרֶץ׃

Toutefois vous pourrez manger parmi les insectes ailés marchant sur quatre pieds celui qui a au dessus de ses pieds des articulations au moyen desquelles il saute sur la terre

Rachi (2)

Sur quatre. Sur quatre pattes.

Au-dessus de ses pattes. Il possède comme deux pattes près du cou, en plus des quatre autres. Lorsqu’il veut s’envoler et sauter depuis le sol, il s’appuie sur ces deux pattes-là et s’envole. Il y en a beaucoup, comme ceux que l’on appelle en français médiéval : « langoste », mais nous ne les connaissons pas bien, car il est indiqué à leur sujet quatre signes de pureté : quatre pattes, quatre ailes, les articulations, qui sont les pattes décrites ici, et des ailes couvrant la majeure partie du corps (‘Houlin 59a). On rencontre chez nous tous ces signes, mais certains ont la tête allongée et d’autres n’ont pas de queue. Il faut aussi qu’ils portent le nom de ‘hagav (‘Houlin 65b), et en cela nous ne savons pas les distinguer les uns des autres.

Verset 22

אֶת־אֵ֤לֶּה מֵהֶם֙ תֹּאכֵ֔לוּ אֶת־הָֽאַרְבֶּ֣ה לְמִינ֔וֹ וְאֶת־הַסָּלְעָ֖ם לְמִינֵ֑הוּ וְאֶת־הַֽחַרְגֹּ֣ל לְמִינֵ֔הוּ וְאֶת־הֶֽחָגָ֖ב לְמִינֵֽהוּ׃

Vous pouvez donc manger les suivants l'arbé selon ses espèces le solam selon les siennes le hargol selon ses espèces et le hagab selon les siennes

Verset 23

וְכֹל֙ שֶׁ֣רֶץ הָע֔וֹף אֲשֶׁר־ל֖וֹ אַרְבַּ֣ע רַגְלָ֑יִם שֶׁ֥קֶץ ה֖וּא לָכֶֽם׃

Mais tout autre insecte ailé qui a quatre pieds sera pour vous chose abominable

Rachi (1)

Et toute vermine (chèrèts) de la gent volante…. Cela nous apprend que s’il en a cinq, il est pur (Torath kohanim).

Verset 24

וּלְאֵ֖לֶּה תִּטַּמָּ֑אוּ כָּל־הַנֹּגֵ֥עַ בְּנִבְלָתָ֖ם יִטְמָ֥א עַד־הָעָֽרֶב׃

Ceux qui suivent vous rendront impurs quiconque touchera à leur cadavre sera souillé jusqu'au soir,

Rachi (2)

Et par ceux-ci. Ceux qui sont désignés plus loin dans le présent contexte (Torath kohanim).

Vous serez impurs. Signifiant qu’il y a impureté par contact.

Verset 25

וְכָל־הַנֹּשֵׂ֖א מִנִּבְלָתָ֑ם יְכַבֵּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָמֵ֥א עַד־הָעָֽרֶב׃

et qui transportera quoi que ce soit de leur cadavre lavera ses vêtements et restera souillé jusqu'au soir

Rachi (1)

Et quiconque porte de leur charogne (nevéla). Toutes les fois que le texte parle d’impureté « par port », elle est plus sévère que celle « par contact », car elle exige en plus le lavage des vêtements (V. Rachi sous infra 11, 40).

Verset 26

לְֽכָל־הַבְּהֵמָ֡ה אֲשֶׁ֣ר הִוא֩ מַפְרֶ֨סֶת פַּרְסָ֜ה וְשֶׁ֣סַע ׀ אֵינֶ֣נָּה שֹׁסַ֗עַת וְגֵרָה֙ אֵינֶ֣נָּה מַֽעֲלָ֔ה טְמֵאִ֥ים הֵ֖ם לָכֶ֑ם כָּל־הַנֹּגֵ֥עַ בָּהֶ֖ם יִטְמָֽא׃

tout quadrupède qui a l'ongle divisé mais non fourché ou qui ne rumine point ceux là sont impurs pour vous quiconque y touchera sera souillé

Rachi (1)

Le sabot fendu et la sole non divisée. Comme le chameau, dont le sabot est fourchu en haut, mais uni en bas. On t’apprend ici que la nevéla d’un animal impur rend impur, et l’on expliquera à la fin du présent contexte qu’il en va de même d’un animal pur (verset 39).

Verset 27

וְכֹ֣ל ׀ הוֹלֵ֣ךְ עַל־כַּפָּ֗יו בְּכָל־הַֽחַיָּה֙ הַֽהֹלֶ֣כֶת עַל־אַרְבַּ֔ע טְמֵאִ֥ים הֵ֖ם לָכֶ֑ם כָּל־הַנֹּגֵ֥עַ בְּנִבְלָתָ֖ם יִטְמָ֥א עַד־הָעָֽרֶב׃

Tous ceux d'entre les animaux quadrupèdes qui marchent à l'aide de pattes sont impurs pour vous quiconque touche à leur cadavre sera souillé jusqu'au soir,

Rachi (2)

Sur ses paumes. Comme le chien, l’ours et le chat.

Ils sont impurs pour vous. « Par contact ».

Verset 28

וְהַנֹּשֵׂא֙ אֶת־נִבְלָתָ֔ם יְכַבֵּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָמֵ֣א עַד־הָעָ֑רֶב טְמֵאִ֥ים הֵ֖מָּה לָכֶֽם׃

et qui transportera leur cadavre doit laver ses vêtements et rester souillé jusqu'au soir Ils sont impurs pour vous

Verset 29

וְזֶ֤ה לָכֶם֙ הַטָּמֵ֔א בַּשֶּׁ֖רֶץ הַשֹּׁרֵ֣ץ עַל־הָאָ֑רֶץ הַחֹ֥לֶד וְהָֽעַכְבָּ֖ר וְהַצָּ֥ב לְמִינֵֽהוּ׃

Voici ceux que vous tiendrez pour impurs parmi les reptiles qui se traînent sur la terre la taupe le rat le lézard selon ses espèces

Rachi (3)

Et ceci est pour vous ce qui est l’impur. Toutes ces impuretés sont étrangères à l’interdiction de manger, mais ce sont des impuretés véritables, qui rendent impur « par contact » empêchent ainsi de consommer la terouma et les offrandes, et d’entrer dans le sanctuaire.

La loutre. En français médiéval : « mostoile ».

Et le crapaud. En français médiéval : « froit ». Il ressemble à la grenouille.

Verset 30

וְהָֽאֲנָקָ֥ה וְהַכֹּ֖חַ וְהַלְּטָאָ֑ה וְהַחֹ֖מֶט וְהַתִּנְשָֽׁמֶת׃

le hérisson le crocodile la salamandre la limace et le caméléon

Rachi (4)

Le hérisson. En français médiéval : « heriçon ».

Le lézard. En français médiéval : « leizerde ».

La limace. En français : « limace ».

La taupe. En français médiéval : « talpe ».

Verset 31

אֵ֛לֶּה הַטְּמֵאִ֥ים לָכֶ֖ם בְּכָל־הַשָּׁ֑רֶץ כָּל־הַנֹּגֵ֧עַ בָּהֶ֛ם בְּמֹתָ֖ם יִטְמָ֥א עַד־הָעָֽרֶב׃

Ceux là sont impurs pour vous entre tous les reptiles quiconque les touchera après leur mort sera souillé jusqu'au soir

Verset 32

וְכֹ֣ל אֲשֶׁר־יִפֹּל־עָלָיו֩ מֵהֶ֨ם ׀ בְּמֹתָ֜ם יִטְמָ֗א מִכָּל־כְּלִי־עֵץ֙ א֣וֹ בֶ֤גֶד אוֹ־עוֹר֙ א֣וֹ שָׂ֔ק כָּל־כְּלִ֕י אֲשֶׁר־יֵֽעָשֶׂ֥ה מְלָאכָ֖ה בָּהֶ֑ם בַּמַּ֧יִם יוּבָ֛א וְטָמֵ֥א עַד־הָעֶ֖רֶב וְטָהֵֽר׃

Tout objet sur lequel il en tomberait quelque chose après leur mort deviendrait impur soit ustensile de bois soit vêtement peau ou sac tout objet destiné à un usage quelconque II doit être passé dans l'eau restera souillé jusqu'au soir et alors deviendra pur

Rachi (3)

Sera amené dans l’eau. Même après son immersion, il demeure impur quant à la terouma.

Jusqu’au soir. Après quoi…

Et il sera pur. Au coucher du soleil.

Verset 33

וְכָ֨ל־כְּלִי־חֶ֔רֶשׂ אֲשֶׁר־יִפֹּ֥ל מֵהֶ֖ם אֶל־תּוֹכ֑וֹ כֹּ֣ל אֲשֶׁ֧ר בְּתוֹכ֛וֹ יִטְמָ֖א וְאֹת֥וֹ תִשְׁבֹּֽרוּ׃

Que s'il en tombe quelque chose dans l'intérieur d'un vase d'argile tout son contenu sera souillé et le vaisseau vous le briserez

Rachi (3)

Vers le milieu duquel. Un récipient en terre cuite ne devient impur que de son intérieur (‘Houlin 25a).

Tout ce qui est dans son milieu. Le récipient rend impur à son tour ce qui est à l’intérieur.

Et lui vous le briserez. Ce qui nous apprend qu’il ne redevient pas pur par immersion dans un miqwè (Torath kohanim).

Verset 34

מִכָּל־הָאֹ֜כֶל אֲשֶׁ֣ר יֵֽאָכֵ֗ל אֲשֶׁ֨ר יָב֥וֹא עָלָ֛יו מַ֖יִם יִטְמָ֑א וְכָל־מַשְׁקֶה֙ אֲשֶׁ֣ר יִשָּׁתֶ֔ה בְּכָל־כְּלִ֖י יִטְמָֽא׃

Tout aliment dont on se nourrit une fois que l'eau l'aura touché sera susceptible de souillure toute liqueur potable sera susceptible de souillure dans un vase quelconque

Rachi (1)

De tout le manger qui sera mangé,. Ces mots font suite au verset précédent : « tout ce qui est dans son milieu sera impur, […] de tout le manger qui sera mangé, sur lequel viendra de l’eau… » et qui se trouvera à l’intérieur d’un récipient en terre cuite impur sera impur. De même « toute boisson qui sera bue, dans tout ustensile » et qui se trouvera à l’intérieur d’un récipient en terre cuite impur « sera impure » (Pessa‘him 20b). Nous apprenons ici beaucoup de choses. Nous apprenons en premier lieu qu’un aliment est susceptible et en mesure de devenir impur seulement après qu’il a été mouillé une fois par de l’eau. Il pourra alors devenir impur à tout moment, même à l’état sec. Le vin, l’huile et tout ce que l’on appelle « liquide » rendent, à l’égal de l’eau, les plantes susceptibles de devenir impures, car c’est ainsi que l’on doit expliquer le verset : « sur lequel viendra de l’eau » ou « toute boisson qui sera bue, dans tout ustensile » rendra l’aliment impur. Nos maîtres nous ont enseigné à partir de ce verset, en deuxième lieu, qu’une impureté « dérivée » (tolda) ne rend pas impurs les récipients. Car voici ce que nous avons appris (Pessa‘him 20a et b) : J’aurais pu penser que tous les ustensiles fussent susceptibles de devenir impurs par l’intérieur d’un récipient en terre cuite avec lequel ils entrent en contact. Aussi est-il écrit : « tout ce qui est dans son milieu sera impur, […] de tout aliment… », ce qui veut dire que les aliments et les boissons peuvent devenir impurs par l’intérieur du récipient en terre cuite, mais que tous les ustensiles ne sont pas susceptibles de devenir impurs par l’intérieur d’un récipient en terre cuite. Car le chèrets est source d’une impureté « primaire » (av hatouma), et l’ustensile devenu impur à cause de lui est d’une impureté « dérivée » (tolda), de sorte qu’il ne peut rendre impurs à son tour les récipients qu’il contient. Nous apprenons en troisième lieu (Pessa‘him 20a) que lorsqu’un chèrets est tombé à l’intérieur d’un four contenant du pain, sans être entré en contact avec le pain, le four est du premier degré d’impureté et le pain du second. On ne considère pas, dans un tel cas, le four comme étant rempli d’impureté, de sorte que celle du pain serait du premier degré, car alors aucun ustensile ne serait écarté de la faculté de devenir impur par l’intérieur du récipient en terre cuite, l’impureté elle-même l’ayant touché du dehors. Nous apprenons en quatrième lieu (‘Houlin 118b), à propos du contact avec l’eau, que celui-ci ne rend les plantes susceptibles de devenir impures que si elle est tombée après qu’elles ont été détachées du sol. Car si l’on disait qu’elles en sont susceptibles étant encore attachées à la terre, il n’y en aurait jamais aucune à n’avoir pas été mouillée par de l’eau. Que signifieraient alors les mots : « sur lequel viendra de l’eau » ? Et nous apprenons en cinquième lieu (Yoma 80a) qu’un aliment n’en rend d’autres impurs que s’il a le volume d’un « œuf », comme il est écrit : « qui sera mangé », à savoir un aliment consommable en d’un coup. Et les Sages ont estimé que le gosier ne peut pas contenir plus qu’un œuf de poule.

Verset 35

וְ֠כֹל אֲשֶׁר־יִפֹּ֨ל מִנִּבְלָתָ֥ם ׀ עָלָיו֮ יִטְמָא֒ תַּנּ֧וּר וְכִירַ֛יִם יֻתָּ֖ץ טְמֵאִ֣ים הֵ֑ם וּטְמֵאִ֖ים יִֽהְי֥וּ לָכֶֽם׃

Tout objet sur lequel il sera tombé quelque chose de leur cadavre sera souillé fût ce un four ou un fourneau il sera mis en pièces Ils sont impurs impurs ils resteront pour vous

Rachi (3)

Un four ou un fourneau. Ce sont des ustensiles mobiles et en terre cuite, et ils possèdent une cavité sur l’ouverture de laquelle on place la marmite. Et les deux s’ouvrent par le haut.

Sera brisé. Car un récipient en terre cuite ne redevient pas pur par immersion dans un miqwè.

Et ils vous seront impurs. Pour que tu ne dises pas que tu es tenu de les mettre en pièces. Voilà pourquoi il est écrit : « et ils vous seront impurs » : si l’on veut les conserver dans leur impureté, on en a le droit.

Verset 36

אַ֣ךְ מַעְיָ֥ן וּב֛וֹר מִקְוֵה־מַ֖יִם יִֽהְיֶ֣ה טָה֑וֹר וְנֹגֵ֥עַ בְּנִבְלָתָ֖ם יִטְמָֽא׃

Toutefois une source ou une citerne contenant une masse d'eau restera pure mais ce qui touchera au cadavre sera souillé

Rachi (2)

Toutefois une fontaine, et un puits, un rassemblement d’eau. Étant rattachés au sol, ils ne peuvent pas devenir impurs. Et sache, en outre, que « sera pur » de son impureté celui qui s’y immerge.

Et qui touche à leur charogne (nevéla) sera impur. Même s’il se trouve dans la fontaine ou dans le puits et qu’il touche à leur impureté, il sera impur (Pessa‘him 16a). On ne doit pas ici procéder par un raisonnement a fortiori qui consisterait à dire : S’il libère ce qui est impur de son impureté, à plus forte raison empêche-t-il ce qui est pur de devenir impur. D’où les mots : « et qui touche à leur nevéla sera impur ».

Verset 37

וְכִ֤י יִפֹּל֙ מִנִּבְלָתָ֔ם עַל־כָּל־זֶ֥רַע זֵר֖וּעַ אֲשֶׁ֣ר יִזָּרֵ֑עַ טָה֖וֹר הֽוּא׃

S'il tombe de leur cadavre sur une semence végétale quelconque que l'on sème elle restera pure

Rachi (2)

Sur toute semence de semaille (zérou‘a). Une semence de toutes espèces de graines. Le mot zérou‘a est un substantif, comme dans : « ils nous ont donné des semences » (zérou‘im) » (Daniel 1, 12).

Elle est pure. Le texte t’apprend ici qu’elle n’est propre et apte à être appelée « aliment » susceptible de devenir impur que si elle a été mouillée par de l’eau.

Verset 38

וְכִ֤י יֻתַּן־מַ֨יִם֙ עַל־זֶ֔רַע וְנָפַ֥ל מִנִּבְלָתָ֖ם עָלָ֑יו טָמֵ֥א ה֖וּא לָכֶֽם׃

Mais si de l'eau a été jetée sur un végétal et qu'il y tombe quelque chose de leur cadavre il sera souillé pour vous

Rachi (3)

Et lorsqu’il sera donné de l’eau sur une semence. Après qu’elle aura été détachée du sol. Car si l’on disait qu’elles sont susceptibles de devenir impures y étant encore attachées, aucune plante n’en serait non susceptible.

De l’eau sur une semence. Que ce soit de l’eau ou un autre liquide, qu’ils aient été jetés sur la plante ou que la plante soit tombée sur eux, le tout étant expliqué dans Torath kohanim.

Et qu’il tombe de leur charogne (nevéla) sur elle. Même après que l’eau a séché (Baba Metsi‘a 22a et b). Car la Tora n’attache d’importance qu’à sa qualité d’« aliment ». Dès que la faculté de devenir impure lui a été conférée, elle ne la quitte plus.

Verset 39

וְכִ֤י יָמוּת֙ מִן־הַבְּהֵמָ֔ה אֲשֶׁר־הִ֥יא לָכֶ֖ם לְאָכְלָ֑ה הַנֹּגֵ֥עַ בְּנִבְלָתָ֖הּ יִטְמָ֥א עַד־הָעָֽרֶב׃

Si l'un des animaux que vous pouvez manger vient à mourir celui qui touchera à son cadavre sera souillé jusqu'au soir

Rachi (1)

À sa charogne (nevéla). Et non s’il touche à ses os ou à ses tendons, à ses cornes ou à ses sabots ou à sa peau (‘Houlin 118a).

Verset 40

וְהָֽאֹכֵל֙ מִנִּבְלָתָ֔הּ יְכַבֵּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָמֵ֣א עַד־הָעָ֑רֶב וְהַנֹּשֵׂא֙ אֶת־נִבְלָתָ֔הּ יְכַבֵּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָמֵ֥א עַד־הָעָֽרֶב׃

Celui qui mangera de cette chair morte lavera ses vêtements et restera souillé jusqu'au soir celui qui la transportera lavera ses vêtements et restera souillé jusqu'au soir

Rachi (3)

Et celui qui porte sa charogne (nevéla). L’impureté contractée « par port » est plus grave que l’impureté « par contact », car celui qui « transporte » rend impurs les vêtements, tandis que celui qui « touche » ne rend pas impurs les vêtements puisqu’il n’est pas écrit à son sujet : « il lavera ses vêtements ».

Et celui qui mange de sa charogne. J’aurais pu penser que le manger à lui seul rendît impur. Mais lorsqu’il est écrit à propos de la nevéla d’un oiseau pur : « Une nevéla ou une teréfa, il ne les mangera pas pour s’en rendre impur » (infra 22, 8), c’est donc celle-ci qui rend les vêtements impurs par la consommation, mais la nevéla d’un animal ne rend pas les vêtements impurs par la consommation sans qu’il y ait « transport », comme par exemple lorsqu’on en fait avaler une à quelqu’un en l’enfonçant dans la gorge. Dans ce cas, que veut dire : « et celui qui mange » ? Cela sert à fixer la mesure pour celui qui « transporte » ou qui « touche », qui est celle de la consommation, à savoir le volume d’une olive (Nidda 42b).

Et il sera impur jusqu’au soir. Même après s’être immergé, il devra attendre le coucher du soleil.

Verset 41

וְכָל־הַשֶּׁ֖רֶץ הַשֹּׁרֵ֣ץ עַל־הָאָ֑רֶץ שֶׁ֥קֶץ ה֖וּא לֹ֥א יֵֽאָכֵֽל׃

Tout reptile qui se traîne sur le sol est chose abominable on n'en doit pas manger

Rachi (2)

Qui rampe sur la terre. À l’exclusion des insectes qui se forment dans les petits pois et les fèves, et des mites dans les lentilles, car ils ne rampent pas sur le sol mais à l’intérieur de l’aliment. Cependant, dès l’instant où ils sortent à l’air libre et se mettent à ramper, ils deviennent interdits (‘Houlin 67b).

Elle ne sera pas mangée. Pour rendre coupable celui qui donne à manger à l’égal de celui qui consomme. Ne sont appelés « chèrèts » que les animaux inférieurs aux pattes courtes, qui semblent ne se déplacer que par reptation.

Verset 42

כֹּל֩ הוֹלֵ֨ךְ עַל־גָּח֜וֹן וְכֹ֣ל ׀ הוֹלֵ֣ךְ עַל־אַרְבַּ֗ע עַ֚ד כָּל־מַרְבֵּ֣ה רַגְלַ֔יִם לְכָל־הַשֶּׁ֖רֶץ הַשֹּׁרֵ֣ץ עַל־הָאָ֑רֶץ לֹ֥א תֹֽאכְל֖וּם כִּי־שֶׁ֥קֶץ הֵֽם׃

Tout ce qui se traîne sur le ventre ou se meut soit sur quatre pieds soit sur un plus grand nombre de pieds parmi les reptiles quelconques rampant sur le sol vous n'en mangerez point car ce sont choses abominables

Rachi (5)

Qui marche sur le ventre (ga‘hon). Il s’agit du serpent. Le mot ga‘hon signifie « accroupi » : Il avance accroupi et comme tombé sur le ventre.

Qui marche. Ce qui inclut les lombrics et ce qui leur ressemble.

Et tout ce qui marche sur quatre. C’est le scorpion.

Tout. Ce qui inclut l’escarbot – en français : « escarbot » – et ce qui lui ressemble.

Qui a beaucoup de pattes. C’est le mille-pattes, un chèrèts qui possède des pattes de la tête à la queue, de-ci et de-là, en français médiéval : « centpieds ».

Verset 43

אַל־תְּשַׁקְּצוּ֙ אֶת־נַפְשֹׁ֣תֵיכֶ֔ם בְּכָל־הַשֶּׁ֖רֶץ הַשֹּׁרֵ֑ץ וְלֹ֤א תִֽטַּמְּאוּ֙ בָּהֶ֔ם וְנִטְמֵתֶ֖ם בָּֽם׃

Ne vous rendez point vous mêmes abominables par toutes ces créatures rampantes ne vous souillez point par elles vous en contracteriez la souillure

Rachi (2)

Ne rendez pas exécrables. En les mangeant (Me‘ila 16b). Car il est écrit : « vos âmes », et l’abomination de « l’âme » ne résulte pas du « toucher ». Et de même : « et ne vous rendez pas impurs », en les mangeant.

Vous seriez impurs par eux. Si vous vous rendez impurs par eux sur terre, je vous traiterai, moi aussi, comme impurs dans le monde à venir et dans le séjour dans l’au-delà (Yoma 39a).

Verset 44

כִּ֣י אֲנִ֣י יְהוָה֮ אֱלֹֽהֵיכֶם֒ וְהִתְקַדִּשְׁתֶּם֙ וִֽהְיִיתֶ֣ם קְדֹשִׁ֔ים כִּ֥י קָד֖וֹשׁ אָ֑נִי וְלֹ֤א תְטַמְּאוּ֙ אֶת־נַפְשֹׁ֣תֵיכֶ֔ם בְּכָל־הַשֶּׁ֖רֶץ הָֽרֹמֵ֥שׂ עַל־הָאָֽרֶץ׃

Car je suis l'Éternel votre Dieu vous devez donc vous sanctifier et rester saints parce que je suis saint et ne point contaminer vos personnes par tous ces reptiles qui se meuvent sur la terre

Rachi (3)

Car je suis Hachem votre Éloqim. De même que je suis saint, puisque je suis « Hachem votre Éloqim », de même « vous sanctifierez-vous » : Rendez-vous saints ici-bas !

Vous serez saints. Car je vous sanctifierai là-haut et dans le monde à venir.

Et vous ne rendrez pas impures…. Ce verset institue de nombreuses défenses [relatives aux animaux interdits], dont chacune rend passible de malqouth. C’est ce que spécifie la Guemara (Makoth 16a) : pour avoir mangé un poutitha (sorte de ver volant d’origine aquatique), on sera passible de quatre fois malqouth, pour une fourmi de cinq fois, pour un frelon de six fois.

Verset 45

כִּ֣י ׀ אֲנִ֣י יְהוָ֗ה הַֽמַּעֲלֶ֤ה אֶתְכֶם֙ מֵאֶ֣רֶץ מִצְרַ֔יִם לִֽהְיֹ֥ת לָכֶ֖ם לֵֽאלֹהִ֑ים וִֽהְיִיתֶ֣ם קְדֹשִׁ֔ים כִּ֥י קָד֖וֹשׁ אָֽנִי׃

Car je suis l'Éternel qui vous ai tirés du pays d'Egypte pour être votre Dieu et vous serez saints parce que je suis saint

Rachi (1)

Car je suis Hachem, qui vous fais monter. C’est à la condition que vous acceptiez mes mitswoth que je vous ai fait monter. Autre explication : « Car je suis Hachem, qui vous fais monter ». Il est écrit partout ailleurs : « qui vous ai fait sortir » (Chemoth 12, 17 ; 20, 2 ; 29, 46 ; Wayiqra 19, 36 ; 25, 38 ; 25, 42 ; 25, 55 ; 26, 13 ; 26, 45 ; etc.), et ici : « qui vous fais monter ». On a enseigné à l’école de Rabi Yichma’el : Si je n’avais fait monter Israël d’Egypte que pour lui épargner d’avoir à se rendre impur par des cheratsim à l’instar des autres peuples, cela aurait été suffisant pour lui et cela lui aurait été une « élévation ». C’est ce que veut dire le mot : « faire monter » (Baba Metsi‘a 61b).

Verset 46

זֹ֣את תּוֹרַ֤ת הַבְּהֵמָה֙ וְהָע֔וֹף וְכֹל֙ נֶ֣פֶשׁ הַֽחַיָּ֔ה הָֽרֹמֶ֖שֶׂת בַּמָּ֑יִם וּלְכָל־נֶ֖פֶשׁ הַשֹּׁרֶ֥צֶת עַל־הָאָֽרֶץ׃

Telle est la doctrine relative aux quadrupèdes aux volatiles à tous les êtres animés qui se meuvent dans les eaux et à tous ceux qui rampent sur la terre

Verset 47

לְהַבְדִּ֕יל בֵּ֥ין הַטָּמֵ֖א וּבֵ֣ין הַטָּהֹ֑ר וּבֵ֤ין הַֽחַיָּה֙ הַֽנֶּאֱכֶ֔לֶת וּבֵין֙ הַֽחַיָּ֔ה אֲשֶׁ֖ר לֹ֥א תֵֽאָכֵֽל׃

afin qu'on distingue l'impur d'avec le pur et l'animal qui peut être mangé de celui qu'on ne doit pas manger "

Rachi (3)

Pour séparer. Non seulement par l’étude, mais pour qu’on les sache, qu’on les reconnaisse, et que l’on y soit expérimenté.

Entre l’impur et entre le pur. Fallait-il évoquer la différence qui sépare un âne d’une vache ? Tout cela n’a-t-il pas déjà été expliqué ?! Ce dont il s’agit, c’est de la différence qui sépare ce qui est impur pour toi de ce qui est pur pour toi, de celle qui sépare l’animal dont la moitié de la trachée-artère a été tranchée lors de la che‘hita, [et qui est interdit], de la bête dont la majeure partie de la trachée-artère a été tranchée lors de la che‘hita, [et qui est permis].

Et entre la bête (‘hayya) qui est mangée. Fallait-il évoquer la différence qui sépare un cerf d’un âne sauvage ? Tout cela n’a-t-il pas déjà été expliqué ?! Ce dont il s’agit, c’est de la différence qui sépare l’animal sur lequel se sont déclarés des signes d’animal défendu, et dont la consommation est néanmoins permise, de l’animal sur lequel se sont déclarés des signes d’animal défendu, et dont la consommation est interdite.

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