"Tu ne dois pas voir le bœuf ou la brebis de ton frère égarés et te dérober à eux tu es tenu de les ramener à ton frère
Rachi (2)
Et te cacheras. En fermant les yeux comme si on ne l’avait pas vu.
Tu ne verras pas […] et te cacheras. Tu ne le verras pas pour te dérober à eux, tel est le sens littéral. Et nos maîtres ont enseigné : Dans certains cas tu pourras te dérober, etc. (Baba Metsi‘a 30a).
Que si ton frère n'est pas à ta portée ou si tu ne connais pas le propriétaire tu recueilleras l'animal dans ta maison et il restera chez toi jusqu'à ce que ton frère le réclame alors tu le lui rendras
Rachi (2)
Jusqu’à ce que le cherche ton frère. Te serait-il venu à l’idée qu’il dût restituer avant qu’on le réclame ? Cela signifie, en fait : Interroge-le [pour bien t’assurer] que ce n’est pas un imposteur !
Tu le lui rendras. Comme il faut qu’il y ait restitution, on doit éviter que l’animal ait mangé chez toi pour le montant de sa propre valeur et que tu exiges son remboursement par son propriétaire. D’où l’on apprend la règle : tout ce qui travaille et se fait nourrir travaillera et se fera nourrir, tandis que ce qui ne travaille pas et se fait nourrir sera vendu (Baba Metsi‘a 28b).
Et tu agiras de même à l'égard de son âne de même encore à l'égard de son manteau de même enfin à l'égard de toute chose perdue par ton frère et que tu aurais trouvée tu n'as pas le droit de t'abstenir
Rachi (1)
Tu ne pourras pas te cacher. En fermant tes yeux comme si tu ne l’avais pas vu.
Tu ne dois pas voir l'âne ou le bœuf de ton frère s'abattre sur la voie publique et te dérober à eux tu es tenu de les relever avec lui
Rachi (2)
Relever, tu relèveras. Il s’agit du fardeau : On doit recharger le fardeau qui est tombé de sur lui (Baba Metsi‘a 32a).
Avec lui. Avec son maître. Mais s’il est allé s’asseoir en disant : « C’est à toi qu’incombe la mitswa ! Recharge-le si tu veux ! », on est dispensé de le faire (ibid.).
Une femme ne doit pas porter le costume d'un homme ni un homme s'habiller d'un vêtement de femme car l'Éternel ton Dieu a en horreur quiconque agit ainsi
Rachi (3)
Il n’y aura pas un ustensile d’homme sur une femme. De façon qu’elle ait l’air d’un homme et qu’elle se mêle aux hommes, car cela ne peut conduire qu’à la débauche.
Et un homme ne revêtira pas un manteau de femme. Pour se mêler aux femmes et s’asseoir avec elles. Autre explication : On ne doit pas se raser les poils du pubis ni ceux des aisselles (Nazir 59a).
Car c’est une abomination. La Tora n’interdit que les habits qui mènent à l’abomination.
Si tu rencontres en ton chemin un nid d'oiseaux sur quelque arbre ou à terre de jeunes oiseaux ou des œufs sur lesquels soit posée la mère tu ne prendras pas la mère avec sa couvée
Rachi (2)
Quand tu rencontreras. A l’exclusion de ce qui s’y trouve normalement.
Tu ne prendras pas la mère. Quand elle est encore au-dessus de ses petits (‘Houlin 140b).
tu es tenu de laisser envoler la mère sauf à t'emparer des petits de la sorte tu seras heureux et tu verras se prolonger tes jours
Rachi (1)
Afin qu’il te soit fait du bien. Si la Tora te promet qu’il te « sera fait du bien et que tu prolongeras tes jours » pour une mitswa facile et qui ne t’en coûte rien, il en sera ainsi à plus forte raison pour la récompense des mitswoth difficiles (‘Houlin 142a).
Quand tu bâtiras une maison neuve tu établiras un appui autour du toit pour éviter que ta maison soit cause d'une mort si quelqu'un venait à en tomber
Rachi (3)
Quand tu construiras une maison neuve. Si tu observes la mitswa de « renvoyer la mère », un jour viendra où tu construiras une maison neuve et où tu observeras la mitswa du « parapet ». Car toute mitswa crée [l’occasion d’en observer] une autre. Et tu en viendras à un vignoble (verset 9), à un champ (verset 10) et à de beaux vêtements (verset 11). Voilà pourquoi ces versets se font immédiatement suite.
Un parapet. Une balustrade autour du toit (Mo‘éd qatan 11a). Le Targoum Onqelos rend ce mot par un terme signifiant : « écrin », comme un écrin protégeant son contenu.
Lorsque tombera celui qui en tombe. Son destin était de tomber, mais évite néanmoins d’être la cause de sa mort, car ce sont les gens méritants qui confèrent des mérites et les coupables qui sont les instruments des punitions (Chabath 32a).
N'ensemence pas ton vignoble de graines hétérogènes si tu ne veux frapper d'interdit la production entière le grain que tu auras semé et le produit du vignoble
Rachi (3)
Hybrides. Du blé, de l’orge et des pépins de raisins semés dans le même geste (Berakhoth 22a).
De peur que soit sanctifiée. Comme le rend le Targoum Onqelos : « Que devienne impure ». Tout ce dont on doit se tenir à l’écart, soit à cause de sa primauté comme ce qui est consacré, soit à cause de sa dévalorisation comme ce qui est interdit, on lui applique l’idée de « sanctification », comme dans : « Ne me touche pas, car je t’ai fait saint » (Yecha’ya 65, 5).
La plénitude. Il s’agit de la plénitude et de la multiplication créées par la semence.
Verset 10
לֹֽא־תַחֲרֹ֥שׁ בְּשׁוֹר־וּבַֽחֲמֹ֖ר יַחְדָּֽו׃
Ne laboure pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble,
Rachi (1)
Tu ne laboureras pas avec un bovin et un âne. Il en va de même pour toutes les espèces existantes qui sont différentes. Et il en va de même si on les mène harnachés par paires pour transporter quelque fardeau (Baba Metsi‘a 8b).
Ne t'habille pas d'une étoffe mixte mélangée de laine et de lin
Rachi (1)
Une étoffe mixte (cha‘atnéz). Dans le sens de « mélange ». Et nos maîtres ont expliqué : chou‘a (« sérancé »), tavvouï (« filé ») et nouz (« tressé ») (Yevamoth 5b, Nidda 61b).
invente contre elle des prétextes d'accusation et répand sur son compte un bruit calomnieux en disant "Cette femme je l'ai épousée et en m'approchant d'elle je ne l'ai point trouvée vierge",
Rachi (2)
Il mettra contre elle des accusations. Tout péché crée [l’occasion d’en commettre] un autre : Puisqu’il a transgressé l’interdiction de haïr (Wayiqra 19, 17), un jour viendra où il médira d’elle.
Cette femme-ci. D’où l’on apprend que l’on ne peut parler [en justice] qu’en présence de son adversaire (Sifri).
et maintenant il invente des prétextes d'accusation disant "Je n'ai pas trouvé chez ta fille le signe de la virginité " Or voici la preuve de la virginité de ma fille!" Et ils déploieront le drap devant les anciens de la ville
Rachi (1)
Ils déploieront le linge. Cette expression est une image : Il leur faut rendre l’affaire aussi blanche qu’un linge (Sifri).
et ils le condamneront à payer cent sicles d'argent qu'ils remettront au père de la jeune femme parce qu'il a émis un bruit calomnieux sur une vierge d'Israël de plus elle restera sa femme il ne pourra la répudier de sa vie
on la conduira à l'entrée de la maison de son père et les gens de sa ville la lapideront jusqu'à ce que mort s'ensuive pour avoir commis une infamie en Israël en se prostituant dans la maison paternelle Et tu extirperas ainsi le mal du milieu de toi
Rachi (3)
Vers l’entrée de la maison de son père. Voyez les mauvaises herbes que vous avez laissé pousser ! (Ketouvoth 45a).
Pour prostituer la maison de son père. Comme : « “dans” la maison de son père ».
Les hommes de sa ville la lapideront. En présence de tous les hommes de sa ville (Sifri).
Si un homme est surpris ayant commerce avec une femme mariée ils mourront tous deux également l'homme qui a eu commerce avec la femme ainsi que cette dernière Et tu feras disparaître ce mal en Israël
Rachi (2)
Ils mourront également les deux. A l’exclusion des rapports contre-nature, lesquels ne procurent pas de plaisir à la femme.
Egalement. Y compris ceux qui auraient ensuite des rapports avec l’un des deux. Autre explication : Y compris l’enfant. Si elle est enceinte on n’attend pas qu’elle accouche (‘Arkhin 7a).
Si une fille vierge est fiancée à quelqu'un, et qu'un homme, la rencontrant dans la ville, cohabite avec elle,
Rachi (1)
Et qu’un homme la trouve dans la ville. C’est pourquoi il couche avec elle : la brèche attire le voleur. Si elle était restée chez elle, il ne lui serait rien arrivé (Sifri).
vous les conduirez tous deux à la porte de cette même ville et les ferez mourir par lapidation la jeune fille par la raison qu'elle n'a pas crié à l'aide étant en pleine ville et l'homme par la raison qu'il a abusé de la femme d'autrui Et tu extirperas le mal du milieu de toi
Mais si c'est dans les champs que l'individu a rencontré la jeune fiancée s'il lui a fait violence en cohabitant avec elle cet homme qui a cohabité avec elle mourra seul
et à la jeune fille tu ne feras rien elle n'a rien commis qui mérite la mort Car comme si un homme se jetait sur un autre et le tuait traîtreusement ainsi s'est passée la chose
Rachi (1)
Car c’est comme si un homme se lève. Voici ce que cela veut dire au sens simple : Elle a été forcée, il l’a attaquée avec violence, à l’instar d’un homme qui se dresse contre un autre pour le tuer. Et nos maîtres en ont déduit que cet exemple, qui semble venir donner un enseignement, reçoit ici son propre éclairage (Pessa‘him 25b, Sanhèdrin 73a).
l'homme qui a eu commerce avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante sicles d'argent et elle deviendra sa femme parce qu'il l'a violée il ne pourra la répudier de sa vie
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