"Quand tu t'avanceras contre tes ennemis pour leur livrer bataille et que tu verras cavalerie et chariots de guerre une armée supérieure à la tienne n'en sois pas effrayé car tu as avec toi l'Éternel ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Egypte
Rachi (4)
Quand tu sortiras pour la guerre. Le texte relatif au départ à la guerre fait immédiatement suite à celui qui le précède pour t’apprendre qu’un infirme n’a pas à partir à la guerre. Autre explication : Pour te montrer que si tu rends une justice équitable, tu seras assuré de la victoire en cas de guerre. C’est ce qu’a dit David : « J’ai agi en justice et en équité, afin que tu ne m’abandonnes pas à mes oppresseurs » (Tehilim 119, 121).
Sur tes ennemis. Considère-les comme des ennemis ! N’aie pas pitié d’eux, car ils n’auront pas pitié de toi.
Cheval et char. Ils sont tous, à mes yeux, comme s’ils étaient un seul cheval. C’est ainsi qu’il est écrit : « Tu frapperas Midyan comme un seul homme » (Choftim 6, 16), ou bien : « Car est venu le cheval de Pharaon… » (Chemoth 15, 19).
Un peuple plus nombreux que toi. C’est à tes yeux qu’il est plus nombreux, mais il ne l’est pas aux miens.
Il leur dira "Ecoute Israël! Vous allez en ce moment livrer bataille à vos ennemis que votre courage ne mollisse point soyez sans crainte ne vous laissez ni déconcerter ni terrifier par eux
Rachi (7)
Ecoute, Israël. Même si vous n’avez pas d’autre mérite que d’avoir récité le chema’ Yisrael, vous vous êtes rendus dignes de Son secours (Sota 42a).
Sur vos ennemis. Ce ne sont pas vos frères, et ils n’auront pas pitié de vous si vous tombez entre leurs mains. Ce n’est pas comme la guerre qui a opposé Yehouda à Israël, à propos de laquelle il est écrit : « Les hommes que l’on avait désignés par leurs noms se sont levés, ils se sont saisis des prisonniers, et ils ont vêtu avec leur butin ceux d’entre eux qui étaient nus. Ils les ont habillés, chaussés, nourris, leur ont donné à boire, les ont frottés d’huile, ont conduit leurs traînards sur des ânes et les ont amenés à Yeri‘ho, la ville des palmiers, chez leurs frères, et sont rentrés à Chomron » (II Divrei Hayamim 28, 15). Mais c’est contre vos ennemis que vous marchez : il faut donc que vous soyez implacables au combat.
Que ne mollisse pas votre cœur, ne craignez pas, et ne vous précipitez pas, et ne soyez pas épouvantés. Ces quatre injonctions correspondent aux quatre sortes de comportements des rois des nations du monde : Ils joignent leurs boucliers pour les heurter les uns contre les autres, dans le but de produire un vacarme destiné à créer une panique chez leurs adversaires et à leur faire prendre la fuite. Ils font piaffer leurs chevaux et les incitent à hennir afin de faire résonner le vacarme produit par le mouvement de leurs sabots. Ils hurlent eux-mêmes à pleine voix. Ils sonnent de la trompette et d’autres instruments bruyants (Sota 42b).
Que ne mollisse pas votre cœur. A cause des hennissements des chevaux.
Ne craignez pas. Le fracas des boucliers.
Et ne vous précipitez pas. Au vacarme des trompettes.
Et ne soyez pas épouvantés. Au son des hurlements.
Car c'est l'Éternel votre Dieu qui marche avec vous afin de combattre pour vous contre vos ennemis et de vous procurer la victoire "
Rachi (2)
Car Hachem, votre Eloqim. [Vos ennemis] viennent armés de la force des hommes, mais vous, vous venez armés de la force de Hachem (Sota 42b). Les Philistins sont venus armés de la force de Golyath, et qu’en est-il advenu ? Il est tombé et eux avec lui.
Qui marche avec vous. C’est le camp de l’arche sainte.
Ensuite les préposés parleront au peuple en ces termes "Si quelqu'un a bâti une maison neuve et n'en a pas encore pris possession qu'il parte et s'en retourne à sa maison car il pourrait mourir dans la bataille et un autre en prendrait possession
Rachi (2)
Et qui ne l’a pas inaugurée. Qui n’y a pas habité. L’idée d’inauguration correspond à celle de commencement.
Et qu’un autre homme ne l’inaugure. Ce qui serait une cause de tristesse.
Si quelqu'un a planté une vigne et n'en a pas encore acquis la jouissance qu'il parte et s'en retourne chez lui car il pourrait mourir dans la bataille et un autre acquerrait cette jouissance
Rachi (1)
Et ne l’a pas rendu profane. En la rachetant la quatrième année. Car les fruits doivent être consommés à Jérusalem ou être rendus profanes [par rachat] contre de l’argent qui sera consommé à Jérusalem.
Et si quelqu'un a promis mariage à une femme et ne l'a pas encore épousée qu'il parte et s'en retourne chez lui car il pourrait mourir dans la bataille et un autre homme l'épouserait "
Rachi (1)
De peur qu’il ne meure dans la guerre. Qu’il retourne [chez lui] de peur qu’il ne meure. Car s’il n’écoute pas ce qu’a dit le kohen, il mérite de mourir.
Les préposés adresseront de nouveau la parole au peuple et diront "S'il est un homme qui ait peur et dont le cœur soit lâche qu'il se retire et retourne chez lui pour que le cœur de ses frères ne défaille point comme le sien!"
Rachi (2)
Continueront les policiers. Pourquoi le texte parle-t-il de « continuation » ? Ils ajouteront cela à ce qu’a dit le kohen. Car le kohen proclame et se fait entendre depuis : « Ecoute Israël… » (verset 3) jusqu’à : « … pour vous sauver » (verset 4), il énonce également les trois versets (5, 6 et 7) commençant par : « Qui est l’homme… », le policier les faisant entendre. Tandis qu’ici c’est le policier qui énonce et qui fait entendre (Sota 43a).
Qui a peur et dont le cœur est mou. Rabi ‘Aqiva prend ce verset dans son sens littéral : C’est celui qui ne peut supporter les servitudes militaires ni voir une épée nue. Rabi Yossi haguelili a enseigné : C’est celui qui a peur des péchés inscrits à son passif. C’est pourquoi la Tora lui propose la possibilité d’attribuer sa défection à un retour dans une maison, dans un vignoble ou chez une femme, cela afin de dissimuler les causes de leur retour à ceux qui rentrent à cause de leurs péchés. Il ne faut pas que l’on puisse deviner qu’ils sont des pécheurs. Aussi celui qui le voit rentrer chez lui se dira-t-il : « Peut-être a-t-il construit une maison, ou a-t-il planté un vignoble, ou s’est-il fiancé ! » (Sota 44a).
Alors les préposés ayant fini de parler au peuple on placera des officiers de légions à la tête de l'armée
Rachi (1)
Les dirigeants des armées. Chargés d’installer, à l’avant et à l’arrière, des sentinelles, armées de haches de fer, et habilitées à estropier tout candidat à la désertion (Sota 44a). Les sentinelles sont des hommes apostés aux extrémités du champ de bataille, chargés de relever ceux qui tombent et à leur prodiguer des encouragements : « Retournez au combat ! Ne prenez pas la fuite ! Car la fuite est le commencement de la défaite. »
Quand tu marcheras sur une ville pour l'attaquer tu l'inviteras d'abord à la paix
Rachi (1)
Quand tu approcheras d’une ville. Le texte parle ici d’une guerre facultative, ainsi qu’il sera explicité au verset 15 : « Ainsi feras-tu à toutes les villes qui sont très éloignées… »
Alors si elle te répond dans le sens de la paix et t'ouvre ses portes tout ce qu'elle renferme d'habitants te devront tribut et te serviront
Rachi (2)
Tout le peuple qui s’y est trouvé. Même si tu y trouves des personnes appartenant aux sept peuples que je t’ai ordonné de détruire, tu as le droit de leur laisser la vie sauve (Sifri).
Pour un tribut, ils te serviront. [A condition] qu’ils acceptent tribut et servage.
Mais si elle ne compose pas avec toi et veut te faire la guerre tu assiégeras cette ville
Rachi (2)
Et si elle ne fait pas la paix avec toi, elle fera la guerre avec toi. La Tora t’annonce que si elle ne fait pas la paix avec toi, elle finira par entrer en guerre avec toi si tu t’en retires et t’en vas.
Tu l’assiégeras. Tu pourras même l’affamer, la faire souffrir de la soif et la faire mourir de maladies.
Et l'Éternel ton Dieu la livrera en ton pouvoir et tu feras périr tous ses habitants mâles par le tranchant de l'épée
Rachi (1)
Hachem, ton Eloqim, la donnera en ta main. Si tu te conformes à tout ce qui est stipulé dans le présent contexte, Hachem finira par la livrer en ta main.
II n'y aura que les femmes les enfants le bétail et tout ce qui se trouvera dans la ville en fait de butin que tu pourras capturer et tu profiteras de la dépouille de tes ennemis que l'Éternel ton Dieu t'aura livrée
Rachi (1)
Et les jeunes enfants. Y compris les jeunes enfants mâles. Comment comprendre alors : « … tu frapperas tous ses mâles à la pointe de l’épée » (verset 13) ? Il s’agit là des adultes.
Car tu dois les vouer à l'extermination le Héthéen et l'Amorréen le Cananéen et le Phérézéen le Hévéen et le Jébuséen comme te l'a commandé l'Éternel ton Dieu,
afin qu'ils ne vous apprennent pas à imiter toutes les abominations commises par eux en l'honneur de leurs dieux et à devenir coupables envers l'Éternel votre Dieu
Rachi (1)
Afin qu’ils ne vous enseignent pas. Si en revanche ils se repentent et se convertissent, tu es autorisé à les accueillir.
Si tu es arrêté longtemps au siège d'une ville que tu attaques pour t'en rendre maître tu ne dois cependant pas en détruire les arbres en portant sur eux la cognée ce sont eux qui te nourrissent tu ne dois pas les abattre Oui l'arbre du champ c'est l'homme même tu l'épargneras dans les travaux du siège
Rachi (3)
Des jours. [Au moins] deux.
Nombreux. [Au moins] trois. D’où l’on a appris que l’on ne doit pas entreprendre le siège des villes des païens moins de trois jours avant chabath (Chabath 19a). Et cela nous apprend que les ouvertures de paix doivent durer deux ou trois jours. C’est ainsi qu’il est écrit : « David demeura deux jours à Tsiglag » (II Chemouel 1, 1). Le texte parle ici d’une guerre facultative (Sifri).
Car (ki) l’homme est-il un arbre du champ. Le mot ki s’entend ici dans le sens d’une hypothèse (« peut-être ») (Roch hachana 3a) : Et s’il était un homme, l’arbre des champs, pour se laisser enfermer dans la ville assiégée devant toi et souffrir de la faim et de la soif comme les habitants de la ville ? [Si ce n’est pas le cas], pourquoi le détruirais-tu ?
Seulement l'arbre que tu sauras n'être pas un arbre fruitier celui là tu peux le sacrifier et l'abattre pour l'employer à des travaux de siège contre la ville qui est en guerre avec toi jusqu'à ce qu'elle succombe
Rachi (1)
Jusqu’à sa soumission. Expression comportant une connotation de « domination » : jusqu’à ce qu’elle se courbe devant toi.
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