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Chemoth (Exode) — chapitre 30

Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.

Verset 1

וְעָשִׂ֥יתָ מִזְבֵּ֖חַ מִקְטַ֣ר קְטֹ֑רֶת עֲצֵ֥י שִׁטִּ֖ים תַּֽעֲשֶׂ֥ה אֹתֽוֹ׃

"Tu feras aussi un autel pour la combustion des parfums c'est en bois de chittîm que tu le feras

Rachi (2)

Qui fume l’encens. Pour faire monter l’émanation de la fumée de l’encens.

Qui fume l’encens. Pour faire monter l’émanation de la fumée de l’encens.

Verset 2

אַמָּ֨ה אָרְכּ֜וֹ וְאַמָּ֤ה רָחְבּוֹ֙ רָב֣וּעַ יִֽהְיֶ֔ה וְאַמָּתַ֖יִם קֹֽמָת֑וֹ מִמֶּ֖נּוּ קַרְנֹתָֽיו׃

Une coudée sera sa longueur une coudée sa largeur il sera carré et deux coudées sa hauteur ses cornes feront corps avec lui

Verset 3

וְצִפִּיתָ֨ אֹת֜וֹ זָהָ֣ב טָה֗וֹר אֶת־גַּגּ֧וֹ וְאֶת־קִֽירֹתָ֛יו סָבִ֖יב וְאֶת־קַרְנֹתָ֑יו וְעָשִׂ֥יתָ לּ֛וֹ זֵ֥ר זָהָ֖ב סָבִֽיב׃

Tu le recouvriras d'or pur savoir sa plateforme ses parois tout autour et ses cornes et tu l'entoureras d'une bordure d'or

Rachi (4)

Son toit. Cet autel-là était pourvu d’un toit, tandis que celui des holocaustes n’en avait pas. Mais on en remplissait la cavité intérieure de terre lors de chaque étape.

Une corniche d’or. Symbole de la couronne du sacerdoce (Yoma 72b).

Son toit. Cet autel-là était pourvu d’un toit, tandis que celui des holocaustes n’en avait pas. Mais on en remplissait la cavité intérieure de terre lors de chaque étape.

Une corniche d’or. Symbole de la couronne du sacerdoce (Yoma 72b).

Verset 4

וּשְׁתֵּי֩ טַבְּעֹ֨ת זָהָ֜ב תַּֽעֲשֶׂה־לּ֣וֹ ׀ מִתַּ֣חַת לְזֵר֗וֹ עַ֚ל שְׁתֵּ֣י צַלְעֹתָ֔יו תַּֽעֲשֶׂ֖ה עַל־שְׁנֵ֣י צִדָּ֑יו וְהָיָה֙ לְבָתִּ֣ים לְבַדִּ֔ים לָשֵׂ֥את אֹת֖וֹ בָּהֵֽמָּה׃

Tu y adapteras deux anneaux d'or au dessous de la bordure à ses deux parois les plaçant de part et d'autre ils donneront passage à des barres qui serviront à le porter

Rachi (6)

Ses côtés (tsal‘othaw). Le mot tsèla’ possède ici le sens d’angle, ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Etant donné qu’il est écrit ensuite : « sur ses deux faces », cela signifie : les deux angles qui sont sur deux côtés.

Ce sera. La confection de ces anneaux sera…

Des réceptacles pour les barres. L’anneau servira de réceptacle pour recevoir la barre.

Ses côtés (tsal‘othaw). Le mot tsèla’ possède ici le sens d’angle, ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Etant donné qu’il est écrit ensuite : « sur ses deux faces », cela signifie : les deux angles qui sont sur deux côtés.

Ce sera. La confection de ces anneaux sera…

Des réceptacles pour les barres. L’anneau servira de réceptacle pour recevoir la barre.

Verset 5

וְעָשִׂ֥יתָ אֶת־הַבַּדִּ֖ים עֲצֵ֣י שִׁטִּ֑ים וְצִפִּיתָ֥ אֹתָ֖ם זָהָֽב׃

Tu feras ces barres de bois de chittîm et tu les recouvriras d'or

Verset 6

וְנָֽתַתָּ֤ה אֹתוֹ֙ לִפְנֵ֣י הַפָּרֹ֔כֶת אֲשֶׁ֖ר עַל־אֲרֹ֣ן הָֽעֵדֻ֑ת לִפְנֵ֣י הַכַּפֹּ֗רֶת אֲשֶׁר֙ עַל־הָ֣עֵדֻ֔ת אֲשֶׁ֛ר אִוָּעֵ֥ד לְךָ֖ שָֽׁמָּה׃

Tu placeras cet autel devant le voile qui abrite l'arche du Statut en face du propitiatoire qui couvre ce Statut et où je communiquerai avec toi

Rachi (2)

Devant le propitiatoire. Peut-être diras-tu : légèrement décalé par rapport à l’arche, vers le nord ou vers le sud. Aussi est-il écrit : « devant le propitiatoire », exactement en face de l’arche, mais en dehors du voile.

Devant le propitiatoire. Peut-être diras-tu : légèrement décalé par rapport à l’arche, vers le nord ou vers le sud. Aussi est-il écrit : « devant le propitiatoire », exactement en face de l’arche, mais en dehors du voile.

Verset 7

וְהִקְטִ֥יר עָלָ֛יו אַֽהֲרֹ֖ן קְטֹ֣רֶת סַמִּ֑ים בַּבֹּ֣קֶר בַּבֹּ֗קֶר בְּהֵֽיטִיב֛וֹ אֶת־הַנֵּרֹ֖ת יַקְטִירֶֽנָּה׃

C'est sur cet autel qu'Aaron fera l'encensement aromatique Chaque matin lorsqu'il accommodera les lampes il fera cet encensement,

Rachi (4)

Quand il nettoiera (behétivo). Le mot hétiv signifie ici : nettoyer les coupelles de la menora, en enlevant la cendre laissée par les mèches qui ont brûlé pendant la nuit. Et on les nettoyait chaque matin.

Les lumières (néroth). En français médiéval : « luces ». Tel est le sens qu’il convient de donner au mot néroth toutes les fois qu’il est employé à propos de la menora, sauf lorsqu’il est question de « faire monter », auquel cas il s’agit de l’allumage.

Quand il nettoiera (behétivo). Le mot hétiv signifie ici : nettoyer les coupelles de la menora, en enlevant la cendre laissée par les mèches qui ont brûlé pendant la nuit. Et on les nettoyait chaque matin.

Les lumières (néroth). En français médiéval : « luces ». Tel est le sens qu’il convient de donner au mot néroth toutes les fois qu’il est employé à propos de la menora, sauf lorsqu’il est question de « faire monter », auquel cas il s’agit de l’allumage.

Verset 8

וּבְהַֽעֲלֹ֨ת אַֽהֲרֹ֧ן אֶת־הַנֵּרֹ֛ת בֵּ֥ין הָֽעַרְבַּ֖יִם יַקְטִירֶ֑נָּה קְטֹ֧רֶת תָּמִ֛יד לִפְנֵ֥י יְהוָ֖ה לְדֹרֹֽתֵיכֶֽם׃

et lorsque Aaron allumera les lampes vers le soir il le fera encore encensement quotidien devant l'Éternel dans toutes vos générations

Rachi (4)

Et lorsqu’il fera monter. Lorsqu’il les allumera pour en faire monter la flamme.

Il le fera fumer. Il fera fumer chaque matin une moitié de l’encens, et une moitié vers le soir (Kerithoth 6b).

Et lorsqu’il fera monter. Lorsqu’il les allumera pour en faire monter la flamme.

Il le fera fumer. Il fera fumer chaque matin une moitié de l’encens, et une moitié vers le soir (Kerithoth 6b).

Verset 9

לֹֽא־תַעֲל֥וּ עָלָ֛יו קְטֹ֥רֶת זָרָ֖ה וְעֹלָ֣ה וּמִנְחָ֑ה וְנֵ֕סֶךְ לֹ֥א תִסְּכ֖וּ עָלָֽיו׃

Vous n'y offrirez point un parfum profané ni holocauste ni oblation et vous n'y répandrez aucune libation

Rachi (6)

Vous ne ferez pas monter sur lui. Sur cet autel.

Un encens profane. Aucun encens provenant d’offrandes volontaires. Ils lui sont tous « profanes », sauf celui-ci.

Et un holocauste et une oblation. Ni holocauste ni oblation. L’holocauste consiste à offrir un animal ou un oiseau, l’oblation à offrir du pain.

Vous ne ferez pas monter sur lui. Sur cet autel.

Un encens profane. Aucun encens provenant d’offrandes volontaires. Ils lui sont tous « profanes », sauf celui-ci.

Et un holocauste et une oblation. Ni holocauste ni oblation. L’holocauste consiste à offrir un animal ou un oiseau, l’oblation à offrir du pain.

Verset 10

וְכִפֶּ֤ר אַֽהֲרֹן֙ עַל־קַרְנֹתָ֔יו אַחַ֖ת בַּשָּׁנָ֑ה מִדַּ֞ם חַטַּ֣את הַכִּפֻּרִ֗ים אַחַ֤ת בַּשָּׁנָה֙ יְכַפֵּ֤ר עָלָיו֙ לְדֹרֹ֣תֵיכֶ֔ם קֹֽדֶשׁ־קָֽדָשִׁ֥ים ה֖וּא לַֽיהוָֽה׃

Aaron en purifiera les cornes une fois l'année c'est avec le sang des victimes expiatoires une seule fois l'année qu'on le purifiera dans vos générations Il sera éminemment saint devant l'Éternel "

Rachi (8)

Aharon fera propitiation. En mettant du sang.

Une fois dans l’année. Le jour des pardons. C’est ce qui est écrit : « Il sortira vers l’autel qui [est] devant Hachem, il fera propitiation sur lui… » (Wayiqra 16, 18).

L’expiatoire des pardons. C’est le taureau et le bouc du jour des pardons, qui font expiation pour l’impureté du sanctuaire et de ses offrandes saintes (Chevou‘oth 2a).

Un saint des saints. C’est pour ces objets-là que l’autel est consacré, et non pour un autre service.

Aharon fera propitiation. En mettant du sang.

Une fois dans l’année. Le jour des pardons. C’est ce qui est écrit : « Il sortira vers l’autel qui [est] devant Hachem, il fera propitiation sur lui… » (Wayiqra 16, 18).

L’expiatoire des pardons. C’est le taureau et le bouc du jour des pardons, qui font expiation pour l’impureté du sanctuaire et de ses offrandes saintes (Chevou‘oth 2a).

Un saint des saints. C’est pour ces objets-là que l’autel est consacré, et non pour un autre service.

Verset 11

וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃

L'Éternel parla à Moïse en ces termes

Verset 12

כִּ֣י תִשָּׂ֞א אֶת־רֹ֥אשׁ בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵל֮ לִפְקֻֽדֵיהֶם֒ וְנָ֨תְנ֜וּ אִ֣ישׁ כֹּ֧פֶר נַפְשׁ֛וֹ לַֽיהוָ֖ה בִּפְקֹ֣ד אֹתָ֑ם וְלֹֽא־יִהְיֶ֥ה בָהֶ֛ם נֶ֖גֶף בִּפְקֹ֥ד אֹתָֽם׃

"Quand tu feras le dénombrement général des enfants d'Israël chacun d'eux paiera au Seigneur le rachat de sa personne lors du dénombrement afin qu'il n'y ait point de mortalité parmi eux à cause de cette opération

Rachi (4)

Quand tu élèveras. Le verbe nasso a ici le sens de : « recevoir », ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Quand tu voudras « recevoir » le total de leur compte, pour savoir combien ils sont, ne les dénombre pas « par tête », mais chacun donnera un demi-chèqel. Tu compteras les cheqalim, et ainsi sauras-tu leur nombre.

Et il n’y aura pas en eux de frappe quand on les dénombrera. Car un recensement est assujetti au « mauvais œil », et la peste vient à éclater, comme nous le verrons à l’époque de David (II Chemouel 24, 10 à 15).

Quand tu élèveras. Le verbe nasso a ici le sens de : « recevoir », ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Quand tu voudras « recevoir » le total de leur compte, pour savoir combien ils sont, ne les dénombre pas « par tête », mais chacun donnera un demi-chèqel. Tu compteras les cheqalim, et ainsi sauras-tu leur nombre.

Et il n’y aura pas en eux de frappe quand on les dénombrera. Car un recensement est assujetti au « mauvais œil », et la peste vient à éclater, comme nous le verrons à l’époque de David (II Chemouel 24, 10 à 15).

Verset 13

זֶ֣ה ׀ יִתְּנ֗וּ כָּל־הָֽעֹבֵר֙ עַל־הַפְּקֻדִ֔ים מַֽחֲצִ֥ית הַשֶּׁ֖קֶל בְּשֶׁ֣קֶל הַקֹּ֑דֶשׁ עֶשְׂרִ֤ים גֵּרָה֙ הַשֶּׁ֔קֶל מַֽחֲצִ֣ית הַשֶּׁ֔קֶל תְּרוּמָ֖ה לַֽיהוָֽה׃

Ce tribut présenté par tous ceux qui seront compris dans le dénombrement sera d'un demi sicle selon le poids du sanctuaire ce dernier est de vingt ghéra la moitié sera l'offrande réservée au Seigneur

Rachi (12)

Ceci donneront-ils. Il lui a montré comme la forme d’une monnaie de feu, d’un poids d’un demi-chèqel, et Il lui a dit : « Comme “ceci” donneront-ils ! » (Chemoth raba).

Passe pour le dénombrement. Ceux qui procèdent à un dénombrement ont pour habitude de faire passer les recensés l’un après l’autre, comme dans : « tout ce qui “passera” sous la houlette » (Wayiqra 27, 32), ou dans : « le petit bétail “passera” par [les mains de] celui qui [le] compte » (Yirmeya 33, 13).

Un demi-chèqel selon le chèqel du sanctuaire. Selon le poids que je t’ai prescrit de peser pour les cheqalim du sanctuaire, comme ceux dont il est question à propos des estimations pour le sanctuaire et des champs patrimoniaux (Wayiqra 27).

Vingt guéra par chèqel. Le texte t’indique maintenant combien il représente.

Guéra. Le mot guéra a le même sens que ma‘a (« menue monnaie ») en araméen. Il en est de même dans : « Quiconque sera laissé dans ta maison viendra se prosterner pour une menue pièce (agoura) d’argent et un morceau de pain » (I Chemouel 2, 36).

Vingt guéra par chèqel. Le chèqel complet vaut quatre zouz. Et le zouz valait initialement cinq ma‘a. Mais on a ajouté un sixième à sa valeur, laquelle a atteint six ma‘a d’argent (Bekhoroth 50a). C’est la moitié de ce chèqel-là dont je t’ai dit qu’ils l’apporteront en « offrande prélevée à Hachem ».

Ceci donneront-ils. Il lui a montré comme la forme d’une monnaie de feu, d’un poids d’un demi-chèqel, et Il lui a dit : « Comme “ceci” donneront-ils ! » (Chemoth raba).

Passe pour le dénombrement. Ceux qui procèdent à un dénombrement ont pour habitude de faire passer les recensés l’un après l’autre, comme dans : « tout ce qui “passera” sous la houlette » (Wayiqra 27, 32), ou dans : « le petit bétail “passera” par [les mains de] celui qui [le] compte » (Yirmeya 33, 13).

Un demi-chèqel selon le chèqel du sanctuaire. Selon le poids que je t’ai prescrit de peser pour les cheqalim du sanctuaire, comme ceux dont il est question à propos des estimations pour le sanctuaire et des champs patrimoniaux (Wayiqra 27).

Vingt guéra par chèqel. Le texte t’indique maintenant combien il représente.

Guéra. Le mot guéra a le même sens que ma‘a (« menue monnaie ») en araméen. Il en est de même dans : « Quiconque sera laissé dans ta maison viendra se prosterner pour une menue pièce (agoura) d’argent et un morceau de pain » (I Chemouel 2, 36).

Vingt guéra par chèqel. Le chèqel complet vaut quatre zouz. Et le zouz valait initialement cinq ma‘a. Mais on a ajouté un sixième à sa valeur, laquelle a atteint six ma‘a d’argent (Bekhoroth 50a). C’est la moitié de ce chèqel-là dont je t’ai dit qu’ils l’apporteront en « offrande prélevée à Hachem ».

Verset 14

כֹּ֗ל הָֽעֹבֵר֙ עַל־הַפְּקֻדִ֔ים מִבֶּ֛ן עֶשְׂרִ֥ים שָׁנָ֖ה וָמָ֑עְלָה יִתֵּ֖ן תְּרוּמַ֥ת יְהוָֽה׃

Quiconque fera partie du dénombrement depuis l'âge de vingt ans et au delà doit acquitter l'impôt de l'Éternel

Rachi (2)

Depuis l’âge de vingt ans et au-dessus. On t’apprend ici qu’à moins de vingt ans l’on n’est pas incorporable dans l’armée et que l’on ne compte pas parmi les « hommes ».

Depuis l’âge de vingt ans et au-dessus. On t’apprend ici qu’à moins de vingt ans l’on n’est pas incorporable dans l’armée et que l’on ne compte pas parmi les « hommes ».

Verset 15

הֶֽעָשִׁ֣יר לֹֽא־יַרְבֶּ֗ה וְהַדַּל֙ לֹ֣א יַמְעִ֔יט מִֽמַּחֲצִ֖ית הַשָּׁ֑קֶל לָתֵת֙ אֶת־תְּרוּמַ֣ת יְהוָ֔ה לְכַפֵּ֖ר עַל־נַפְשֹֽׁתֵיכֶֽם׃

Le riche ne donnera pas plus le pauvre ne donnera pas moins que la moitié du sicle pour acquitter l'impôt de l'Éternel à l'effet de racheter vos personnes

Rachi (2)

Pour le pardon de vos âmes. Pour que vous ne soyez pas frappés pour avoir été dénombrés. Autre explication de : « pour le pardon de vos âmes » – le texte fait ici allusion à trois « prélèvements » (Meguila 29b), l’expression : « offrande prélevée de Hachem » y figurant à trois reprises (versets 13, 14 et 15). Le premier de ces prélèvements concerne les socles. Il s’applique au recensement qui a eu lieu au début des offrandes pour le tabernacle, lorsque chacun a donné un demi-chèqel, soit un total de cent kikar, comme il est écrit : « Et l’argent produit du recensement de l’assemblée fut de cent kikar » (infra 38, 25), et de cet argent on a fait des socles, comme il est écrit : « Il y eut cent kikar d’argent pour fondre les socles du sanctuaire et les socles du voile, cent socles pour cent kikar, un kikar par socle » (infra 38, 27). Le deuxième s’applique aussi à un recensement, celui qui a eu lieu après l’édification du tabernacle et dont il est question au début du livre de Bamidbar, « au premier du deuxième mois dans la deuxième année » (Bamidbar 1, 1). Chacun a alors donné un demi-chèqel, destiné à l’achat, d’année en année, des sacrifices offerts par toute la communauté. Les pauvres et les riches y ont pris la même part. C’est au sujet de ce prélèvement-là qu’il est écrit : « pour le pardon de vos âmes », car les sacrifices étaient offerts en expiation. Le troisième s’applique à l’édification du tabernacle, comme il est écrit : « Tous ceux qui offraient une offrande prélevée d’argent et de cuivre… » (infra 35, 24). Ce troisième prélèvement n’était pas le même pour tous, mais chacun a offert selon la générosité de son cœur.

Pour le pardon de vos âmes. Pour que vous ne soyez pas frappés pour avoir été dénombrés. Autre explication de : « pour le pardon de vos âmes » – le texte fait ici allusion à trois « prélèvements » (Meguila 29b), l’expression : « offrande prélevée de Hachem » y figurant à trois reprises (versets 13, 14 et 15). Le premier de ces prélèvements concerne les socles. Il s’applique au recensement qui a eu lieu au début des offrandes pour le tabernacle, lorsque chacun a donné un demi-chèqel, soit un total de cent kikar, comme il est écrit : « Et l’argent produit du recensement de l’assemblée fut de cent kikar » (infra 38, 25), et de cet argent on a fait des socles, comme il est écrit : « Il y eut cent kikar d’argent pour fondre les socles du sanctuaire et les socles du voile, cent socles pour cent kikar, un kikar par socle » (infra 38, 27). Le deuxième s’applique aussi à un recensement, celui qui a eu lieu après l’édification du tabernacle et dont il est question au début du livre de Bamidbar, « au premier du deuxième mois dans la deuxième année » (Bamidbar 1, 1). Chacun a alors donné un demi-chèqel, destiné à l’achat, d’année en année, des sacrifices offerts par toute la communauté. Les pauvres et les riches y ont pris la même part. C’est au sujet de ce prélèvement-là qu’il est écrit : « pour le pardon de vos âmes », car les sacrifices étaient offerts en expiation. Le troisième s’applique à l’édification du tabernacle, comme il est écrit : « Tous ceux qui offraient une offrande prélevée d’argent et de cuivre… » (infra 35, 24). Ce troisième prélèvement n’était pas le même pour tous, mais chacun a offert selon la générosité de son cœur.

Verset 16

וְלָֽקַחְתָּ֞ אֶת־כֶּ֣סֶף הַכִּפֻּרִ֗ים מֵאֵת֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל וְנָֽתַתָּ֣ אֹת֔וֹ עַל־עֲבֹדַ֖ת אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד וְהָיָה֩ לִבְנֵ֨י יִשְׂרָאֵ֤ל לְזִכָּרוֹן֙ לִפְנֵ֣י יְהוָ֔ה לְכַפֵּ֖ר עַל־נַפְשֹֽׁתֵיכֶֽם׃

Tu recevras des enfants d'Israël le produit de cette rançon et tu l'appliqueras au service de la Tente d'assignation et il servira de recommandation aux enfants d'Israël devant le Seigneur pour qu'il épargne vos personnes "

Rachi (4)

Tu le donneras pour le service de la tente d’assignation. On apprend ainsi que l’ordre de les dénombrer a été donné quand on a commencé d’apporter les offrandes destinées à la construction du tabernacle, après l’épisode du veau d’or, car l’épidémie s’attaquait à eux, comme il est écrit : « Hachem frappa le peuple » (infra 32, 35). Cela ressemble à un troupeau aimé de son maître, sur lequel s’est développée une épidémie. Lorsqu’elle a fini par cesser, il dit au berger : « Compte s’il te plaît mon troupeau, et sache combien il en reste ! » Cela lui montre qu’il l’aime. Et il est impossible que ce recensement-ci soit le même que celui dont il est question dans le livre de Bamidbar. Il est écrit, en effet, à propos de ce recensement-là : « au premier du deuxième mois… » (Bamidbar 1, 1). Or, le tabernacle a été édifié le premier jour du premier mois, comme il est écrit : « Le jour du premier mois, le premier jour du mois, tu dresseras le tabernacle… » (infra 40, 2). Et c’est avec le produit en cheqalim de ce recensement qu’ont été fabriqués les socles, comme il est écrit : « Il y eut cent kikar d’argent pour fondre les socles du sanctuaire » (infra 38, 27). D’où nous apprenons qu’il y a eu deux recensements : le premier au début de leurs offrandes, après le jour de Yom Kippour, la première année, et le second pendant la deuxième année, au mois de iyar, après que le tabernacle a été édifié. Sans doute allégueras-tu qu’il n’est pas plausible que ces deux recensements aient pu donner des résultats rigoureusement identiques, à savoir six cent trois mille cinq cent cinquante (603 550), tel étant le résultat donné ici (infra 38, 26) ainsi que dans Bamidbar : « Tous les dénombrés furent six cent mille et trois mille et cinq cents et cinquante » (1, 46). Or, ces recensements ont eu lieu dans deux années différentes, et il est impossible qu’il n’y ait pas eu, lors du premier, des hommes âgés de dix-neuf ans, et donc non dénombrés, qui auront atteint l’âge de vingt ans lors du second ! Réponse à cette question : En ce qui concerne l’âge des hommes, ils ont été recensés pendant la même année, mais cela a fait deux années en comptant par rapport à la sortie d’Egypte. Car on compte les années depuis la sortie d’Egypte à partir du mois de nissan, comme enseigné dans le traité Roch hachana (2b), et donc le tabernacle a été construit la première année et érigé la deuxième, celle qui a commencé le 1er nissan. En revanche, l’âge des gens est déterminé selon le compte des années du monde, qui commencent en tichri. Les deux recensements ont eu lieu, par conséquent, pendant la même année : le premier en tichri, après le jour de Yom Kippour où Hachem s’est réconcilié avec Israël, lui a pardonné et lui a ordonné de construire le tabernacle. Quant au second, il a eu lieu le 1er iyar.

Pour le service de la tente d’assignation. Ce sont les socles qui ont été fabriqués avec cet argent.

Tu le donneras pour le service de la tente d’assignation. On apprend ainsi que l’ordre de les dénombrer a été donné quand on a commencé d’apporter les offrandes destinées à la construction du tabernacle, après l’épisode du veau d’or, car l’épidémie s’attaquait à eux, comme il est écrit : « Hachem frappa le peuple » (infra 32, 35). Cela ressemble à un troupeau aimé de son maître, sur lequel s’est développée une épidémie. Lorsqu’elle a fini par cesser, il dit au berger : « Compte s’il te plaît mon troupeau, et sache combien il en reste ! » Cela lui montre qu’il l’aime. Et il est impossible que ce recensement-ci soit le même que celui dont il est question dans le livre de Bamidbar. Il est écrit, en effet, à propos de ce recensement-là : « au premier du deuxième mois… » (Bamidbar 1, 1). Or, le tabernacle a été édifié le premier jour du premier mois, comme il est écrit : « Le jour du premier mois, le premier jour du mois, tu dresseras le tabernacle… » (infra 40, 2). Et c’est avec le produit en cheqalim de ce recensement qu’ont été fabriqués les socles, comme il est écrit : « Il y eut cent kikar d’argent pour fondre les socles du sanctuaire » (infra 38, 27). D’où nous apprenons qu’il y a eu deux recensements : le premier au début de leurs offrandes, après le jour de Yom Kippour, la première année, et le second pendant la deuxième année, au mois de iyar, après que le tabernacle a été édifié. Sans doute allégueras-tu qu’il n’est pas plausible que ces deux recensements aient pu donner des résultats rigoureusement identiques, à savoir six cent trois mille cinq cent cinquante (603 550), tel étant le résultat donné ici (infra 38, 26) ainsi que dans Bamidbar : « Tous les dénombrés furent six cent mille et trois mille et cinq cents et cinquante » (1, 46). Or, ces recensements ont eu lieu dans deux années différentes, et il est impossible qu’il n’y ait pas eu, lors du premier, des hommes âgés de dix-neuf ans, et donc non dénombrés, qui auront atteint l’âge de vingt ans lors du second ! Réponse à cette question : En ce qui concerne l’âge des hommes, ils ont été recensés pendant la même année, mais cela a fait deux années en comptant par rapport à la sortie d’Egypte. Car on compte les années depuis la sortie d’Egypte à partir du mois de nissan, comme enseigné dans le traité Roch hachana (2b), et donc le tabernacle a été construit la première année et érigé la deuxième, celle qui a commencé le 1er nissan. En revanche, l’âge des gens est déterminé selon le compte des années du monde, qui commencent en tichri. Les deux recensements ont eu lieu, par conséquent, pendant la même année : le premier en tichri, après le jour de Yom Kippour où Hachem s’est réconcilié avec Israël, lui a pardonné et lui a ordonné de construire le tabernacle. Quant au second, il a eu lieu le 1er iyar.

Pour le service de la tente d’assignation. Ce sont les socles qui ont été fabriqués avec cet argent.

Verset 17

וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃

L'Éternel parla ainsi à Moïse

Verset 18

וְעָשִׂ֜יתָ כִּיּ֥וֹר נְחֹ֛שֶׁת וְכַנּ֥וֹ נְחֹ֖שֶׁת לְרָחְצָ֑ה וְנָֽתַתָּ֣ אֹת֗וֹ בֵּֽין־אֹ֤הֶל מוֹעֵד֙ וּבֵ֣ין הַמִּזְבֵּ֔חַ וְנָֽתַתָּ֥ שָׁ֖מָּה מָֽיִם׃

"Tu feras une cuve de cuivre avec son support en cuivre pour les ablutions tu la placeras entre la Tente d'assignation et l'autel et tu y mettras de l'eau

Rachi (8)

Une cuve. Une sorte de grande cuve, pourvue de robinets qui répandaient l’eau par leurs ouvertures.

Et son support. Comme le rend le Targoum Onqelos : un « piédestal » aménagé pour accueillir la cuve.

Pour se laver. Ce mot se rapporte à la cuve.

Et entre l’autel. L’autel des holocaustes, dont il est écrit qu’il se trouve « devant l’entrée du tabernacle de la tente d’assignation » (infra 40, 6). La cuve était légèrement décalée, et elle était placée face à l’intervalle qui séparait l’autel du tabernacle, sans être toutefois située entre eux, comme il est écrit : « Et il plaça l’autel de l’holocauste à l’entrée du tabernacle de la tente d’assignation » (infra 40, 29), ce qui veut bien dire que c’était l’autel, et non la cuve, qui était devant la tente d’assignation. Comment cela ? Légèrement décalée vers le sud, comme cela nous est enseigné dans le traité Zeva‘him (59a).

Une cuve. Une sorte de grande cuve, pourvue de robinets qui répandaient l’eau par leurs ouvertures.

Et son support. Comme le rend le Targoum Onqelos : un « piédestal » aménagé pour accueillir la cuve.

Pour se laver. Ce mot se rapporte à la cuve.

Et entre l’autel. L’autel des holocaustes, dont il est écrit qu’il se trouve « devant l’entrée du tabernacle de la tente d’assignation » (infra 40, 6). La cuve était légèrement décalée, et elle était placée face à l’intervalle qui séparait l’autel du tabernacle, sans être toutefois située entre eux, comme il est écrit : « Et il plaça l’autel de l’holocauste à l’entrée du tabernacle de la tente d’assignation » (infra 40, 29), ce qui veut bien dire que c’était l’autel, et non la cuve, qui était devant la tente d’assignation. Comment cela ? Légèrement décalée vers le sud, comme cela nous est enseigné dans le traité Zeva‘him (59a).

Verset 19

וְרָֽחֲצ֛וּ אַֽהֲרֹ֥ן וּבָנָ֖יו מִמֶּ֑נּוּ אֶת־יְדֵיהֶ֖ם וְאֶת־רַגְלֵיהֶֽם׃

Aaron et ses fils y laveront leurs mains et leurs pieds

Rachi (2)

Leurs mains et leurs pieds. Simultanément, comme cela nous est enseigné dans le traité Zeva‘him (19b) : « Comment procédait-on pour sanctifier [laver] ses mains et ses pieds ? On plaçait sa main droite sur son pied droit, et sa main gauche sur son pied gauche, et on les lavait. »

Leurs mains et leurs pieds. Simultanément, comme cela nous est enseigné dans le traité Zeva‘him (19b) : « Comment procédait-on pour sanctifier [laver] ses mains et ses pieds ? On plaçait sa main droite sur son pied droit, et sa main gauche sur son pied gauche, et on les lavait. »

Verset 20

בְּבֹאָ֞ם אֶל־אֹ֧הֶל מוֹעֵ֛ד יִרְחֲצוּ־מַ֖יִם וְלֹ֣א יָמֻ֑תוּ א֣וֹ בְגִשְׁתָּ֤ם אֶל־הַמִּזְבֵּ֨חַ֙ לְשָׁרֵ֔ת לְהַקְטִ֥יר אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָֽה׃

Pour entrer dans la Tente d'assignation ils devront se laver de cette eau afin de ne pas mourir de même lorsqu'ils approcheront de l'autel pour leurs fonctions pour la combustion d'un sacrifice en l'honneur de l'Éternel,

Rachi (6)

A leur venue vers la tente d’assignation. Pour offrir l’encens du matin et celui du soir, ou pour asperger le sang du bœuf offert par le kohen qui a reçu l’onction, et les boucs expiatoires pour l’idolâtrie (Torath kohanim parachath Chemini et Zeva‘him 19b).

Et ils ne mourront pas. Si donc ils ne se lavent pas, ils mourront (Sanhèdrin 83a et b), car la Tora pose des principes, et d’une négation tu peux déduire une affirmation.

De l’autel. Celui situé à l’extérieur, par lequel on n’a pas à entrer dans la tente d’assignation, mais seulement dans le parvis.

A leur venue vers la tente d’assignation. Pour offrir l’encens du matin et celui du soir, ou pour asperger le sang du bœuf offert par le kohen qui a reçu l’onction, et les boucs expiatoires pour l’idolâtrie (Torath kohanim parachath Chemini et Zeva‘him 19b).

Et ils ne mourront pas. Si donc ils ne se lavent pas, ils mourront (Sanhèdrin 83a et b), car la Tora pose des principes, et d’une négation tu peux déduire une affirmation.

De l’autel. Celui situé à l’extérieur, par lequel on n’a pas à entrer dans la tente d’assignation, mais seulement dans le parvis.

Verset 21

וְרָֽחֲצ֛וּ יְדֵיהֶ֥ם וְרַגְלֵיהֶ֖ם וְלֹ֣א יָמֻ֑תוּ וְהָֽיְתָ֨ה לָהֶ֧ם חָק־עוֹלָ֛ם ל֥וֹ וּלְזַרְע֖וֹ לְדֹֽרֹתָֽם׃

ils se laveront les mains et les pieds pour ne pas mourir Ce sera une règle constante pour lui et pour sa postérité dans toutes leurs générations "

Rachi (2)

Et ils ne mourront pas. Cette répétition a pour but de rendre passible de la peine de mort celui qui effectue le service sur l’autel extérieur sans s’être lavé les mains et les pieds. Car la précédente allusion à la peine de mort (verset 20) ne s’appliquait qu’à celui qui entre à l’intérieur du sanctuaire.

Et ils ne mourront pas. Cette répétition a pour but de rendre passible de la peine de mort celui qui effectue le service sur l’autel extérieur sans s’être lavé les mains et les pieds. Car la précédente allusion à la peine de mort (verset 20) ne s’appliquait qu’à celui qui entre à l’intérieur du sanctuaire.

Verset 22

וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃

L'Éternel parla ainsi à Moïse "

Verset 23

וְאַתָּ֣ה קַח־לְךָ֮ בְּשָׂמִ֣ים רֹאשׁ֒ מָר־דְּרוֹר֙ חֲמֵ֣שׁ מֵא֔וֹת וְקִנְּמָן־בֶּ֥שֶׂם מַֽחֲצִית֖וֹ חֲמִשִּׁ֣ים וּמָאתָ֑יִם וּקְנֵה־בֹ֖שֶׂם חֲמִשִּׁ֥ים וּמָאתָֽיִם׃

Tu prendras aussi des aromates de premier choix myrrhe franche cinq cents sicles cinnamone odorant la moitié soit deux cent cinquante jonc aromatique deux cent cinquante,

Rachi (10)

Des aromates de premier choix (littéralement : « de tête »). Excellents.

Du cinnamome aromatique. Etant donné que le cinnamome est une écorce d’arbre, il y en a du bon, dont l’odeur et le goût sont agréables, et il y en a qui n’est que du bois. D’où la nécessité de préciser : cinnamome « aromatique », c’est-à-dire du meilleur.

Sa moitié : cinquante et deux cents. La moitié de ce qu’on en apportera sera de deux cent cinquante, soit un total de cinq cents, autant que de myrrhe. Dans ce cas, pourquoi parler ici de : « moitié » ? Il s’agit d’une loi correspondant à la volonté pure du texte, qui veut qu’on l’apporte en deux moitiés, et ce de manière à en avoir davantage en deux pesées, car on ne pèse pas chaque fois exactement, mais toujours un peu plus, comme enseigné au traité Kerithoth (5a).

Et du jonc aromatique. Du jonc qui a du parfum. Car il existe des joncs dépourvus de parfum, d’où la nécessité de préciser : « aromatique ».

Deux cent cinquante. C’est l’indication du poids total.

Des aromates de premier choix (littéralement : « de tête »). Excellents.

Du cinnamome aromatique. Etant donné que le cinnamome est une écorce d’arbre, il y en a du bon, dont l’odeur et le goût sont agréables, et il y en a qui n’est que du bois. D’où la nécessité de préciser : cinnamome « aromatique », c’est-à-dire du meilleur.

Sa moitié : cinquante et deux cents. La moitié de ce qu’on en apportera sera de deux cent cinquante, soit un total de cinq cents, autant que de myrrhe. Dans ce cas, pourquoi parler ici de : « moitié » ? Il s’agit d’une loi correspondant à la volonté pure du texte, qui veut qu’on l’apporte en deux moitiés, et ce de manière à en avoir davantage en deux pesées, car on ne pèse pas chaque fois exactement, mais toujours un peu plus, comme enseigné au traité Kerithoth (5a).

Et du jonc aromatique. Du jonc qui a du parfum. Car il existe des joncs dépourvus de parfum, d’où la nécessité de préciser : « aromatique ».

Deux cent cinquante. C’est l’indication du poids total.

Verset 24

וְקִדָּ֕ה חֲמֵ֥שׁ מֵא֖וֹת בְּשֶׁ֣קֶל הַקֹּ֑דֶשׁ וְשֶׁ֥מֶן זַ֖יִת הִֽין׃

enfin casse cinq cents sicles au poids du sanctuaire puis de l'huile d'olive un hîn

Rachi (4)

Et de la casse. C’est le nom de la racine d’une plante, appelée qetsi‘a dans le langage des Sages (Ma‘asroth 2, 7).

Un hin. Soit douze log. Les Sages d’Israël sont en désaccord : Rabi Méir enseigne qu’on y faisait bouillir les racines. Rabi Yehouda lui a objecté : « Mais même pour en frotter les racines, la quantité n’y suffirait pas ! » (Horayoth 11b). Mais on commençait par les faire tremper dans de l’eau afin qu’elles n’absorbent pas d’huile. Puis on y répandait l’huile jusqu’à ce qu’elle en eût recueilli le parfum, après quoi on essuyait l’huile de sur les racines (Voir Horayoth 11b, Kerithoth 5a – Yerouchalmi Cheqalim 6, 1).

Et de la casse. C’est le nom de la racine d’une plante, appelée qetsi‘a dans le langage des Sages (Ma‘asroth 2, 7).

Un hin. Soit douze log. Les Sages d’Israël sont en désaccord : Rabi Méir enseigne qu’on y faisait bouillir les racines. Rabi Yehouda lui a objecté : « Mais même pour en frotter les racines, la quantité n’y suffirait pas ! » (Horayoth 11b). Mais on commençait par les faire tremper dans de l’eau afin qu’elles n’absorbent pas d’huile. Puis on y répandait l’huile jusqu’à ce qu’elle en eût recueilli le parfum, après quoi on essuyait l’huile de sur les racines (Voir Horayoth 11b, Kerithoth 5a – Yerouchalmi Cheqalim 6, 1).

Verset 25

וְעָשִׂ֣יתָ אֹת֗וֹ שֶׁ֚מֶן מִשְׁחַת־קֹ֔דֶשׁ רֹ֥קַח מִרְקַ֖חַת מַֽעֲשֵׂ֣ה רֹקֵ֑חַ שֶׁ֥מֶן מִשְׁחַת־קֹ֖דֶשׁ יִֽהְיֶֽה׃

Tu en composeras une huile pour l'onction sainte manipulant ces aromates à l'instar du parfumeur ce sera l'huile de l'onction sainte

Rachi (6)

Une composition (roqa‘h) aromatique (merqa‘hath). Le mot roqa‘h est un substantif, ainsi qu’en témoigne l’accent tonique, lequel est sur l’avant-dernière syllabe. Il en est donc comme dans : rèqa‘h (« aromatique » – Chir hachirim 8, 2), règa’ (« instant » – infra 33, 5), et non comme dans : roga’ (« qui agite » – Yecha’ya 51, 15), ou dans : roqa’ (« qui déploie » – Yecha’ya 42, 5), où l’accent tonique est sur la dernière syllabe. Et tout ce qui est mélangé avec autre chose, au point de s’imprégner de son odeur ou de son goût, s’appelle merqa‘hath.

Une composition aromatique. C’est une composition obtenue par savoir-faire et par mélange.

Un ouvrage de parfumeur (roqèa‘h). Le mot roqèa‘h désigne l’artiste en la matière.

Une composition (roqa‘h) aromatique (merqa‘hath). Le mot roqa‘h est un substantif, ainsi qu’en témoigne l’accent tonique, lequel est sur l’avant-dernière syllabe. Il en est donc comme dans : rèqa‘h (« aromatique » – Chir hachirim 8, 2), règa’ (« instant » – infra 33, 5), et non comme dans : roga’ (« qui agite » – Yecha’ya 51, 15), ou dans : roqa’ (« qui déploie » – Yecha’ya 42, 5), où l’accent tonique est sur la dernière syllabe. Et tout ce qui est mélangé avec autre chose, au point de s’imprégner de son odeur ou de son goût, s’appelle merqa‘hath.

Une composition aromatique. C’est une composition obtenue par savoir-faire et par mélange.

Un ouvrage de parfumeur (roqèa‘h). Le mot roqèa‘h désigne l’artiste en la matière.

Verset 26

וּמָֽשַׁחְתָּ֥ ב֖וֹ אֶת־אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד וְאֵ֖ת אֲר֥וֹן הָֽעֵדֻֽת׃

Tu en oindras la Tente d'assignation puis l'arche du Statut

Rachi (2)

Tu en oindras. Toutes les onctions se faisaient sous la forme d’un khi grec, à l’exception de celles des rois qui étaient en forme de couronne (Horayoth12a).

Tu en oindras. Toutes les onctions se faisaient sous la forme d’un khi grec, à l’exception de celles des rois qui étaient en forme de couronne (Horayoth12a).

Verset 27

וְאֶת־הַשֻּׁלְחָן֙ וְאֶת־כָּל־כֵּלָ֔יו וְאֶת־הַמְּנֹרָ֖ה וְאֶת־כֵּלֶ֑יהָ וְאֵ֖ת מִזְבַּ֥ח הַקְּטֹֽרֶת׃

la table avec tous ses accessoires le candélabre avec les siens l'autel du parfum

Verset 28

וְאֶת־מִזְבַּ֥ח הָֽעֹלָ֖ה וְאֶת־כָּל־כֵּלָ֑יו וְאֶת־הַכִּיֹּ֖ר וְאֶת־כַּנּֽוֹ׃

l'autel aux holocaustes avec tous ses ustensiles et la cuve avec son support

Verset 29

וְקִדַּשְׁתָּ֣ אֹתָ֔ם וְהָי֖וּ קֹ֣דֶשׁ קָֽדָשִׁ֑ים כָּל־הַנֹּגֵ֥עַ בָּהֶ֖ם יִקְדָּֽשׁ׃

Tu les sanctifieras ainsi et ils deviendront éminemment saints tout ce qui y touchera deviendra saint

Rachi (2)

Tu les consacreras. Cette onction les consacre, pour les rendre porteurs d’une « sainteté majeure ». Et en quoi leur sainteté consiste-t-elle ? « Tout ce qui y touche sera saint. » Tout ce qui peut être entreposé dans un ustensile sacré, dès qu’il y a pénétré, acquiert une sainteté personnelle. C’est ainsi qu’il deviendra inapte au service sacré s’il est sorti du sanctuaire, où s’il passe la nuit sans avoir été placé sur l’autel, ou s’il est entré en contact avec un tevoul yom (homme en état d’impureté qui s’est immergé le même jour dans le bain rituel, mais qui ne retrouvera son état de pureté qu’au coucher du soleil). Et il ne peut être racheté pour être employé à une utilisation profane. En revanche, ce qui ne peut pas être entreposé dans un ustensile sacré, on ne peut pas le rendre saint (Zeva‘him 87a). C’est ce que nous enseigne la michna (V. Zeva‘him 83b) à propos de l’autel. De ce qu’il est écrit : « tout ce qui touche à l’autel sera saint » (supra 29, 37), je déduis que cela s’applique à ce qui peut être offert sur l’autel comme à ce qui ne le peut l’être. Aussi est-il écrit : « des agneaux » (supra 29, 38) : de même que les agneaux peuvent être présentés sur l’autel, de même s’agit-il de toute chose qui peut l’être. Toutes les fois que le texte parle d’une « onction » à propos du tabernacle, des kohanim ou des rois, le Targoum Onqelos emploie le mot ribouï (« investiture dans une dignité »), car ils n’ont besoin de leur onction que pour marquer leur dignité. C’est le Roi qui en a ainsi décidé, en ordonnant que ce soit là leur manière d’inaugurer leur haute fonction. Dans les autres cas d’onction, en revanche, comme lorsqu’il s’agit de galettes de matsoth ointes d’huile (supra 29, 2) ou de personnes qui s’enduisent d’huile (‘Amos 6, 6), le mot araméen est le même qu’en hébreu.

Tu les consacreras. Cette onction les consacre, pour les rendre porteurs d’une « sainteté majeure ». Et en quoi leur sainteté consiste-t-elle ? « Tout ce qui y touche sera saint. » Tout ce qui peut être entreposé dans un ustensile sacré, dès qu’il y a pénétré, acquiert une sainteté personnelle. C’est ainsi qu’il deviendra inapte au service sacré s’il est sorti du sanctuaire, où s’il passe la nuit sans avoir été placé sur l’autel, ou s’il est entré en contact avec un tevoul yom (homme en état d’impureté qui s’est immergé le même jour dans le bain rituel, mais qui ne retrouvera son état de pureté qu’au coucher du soleil). Et il ne peut être racheté pour être employé à une utilisation profane. En revanche, ce qui ne peut pas être entreposé dans un ustensile sacré, on ne peut pas le rendre saint (Zeva‘him 87a). C’est ce que nous enseigne la michna (V. Zeva‘him 83b) à propos de l’autel. De ce qu’il est écrit : « tout ce qui touche à l’autel sera saint » (supra 29, 37), je déduis que cela s’applique à ce qui peut être offert sur l’autel comme à ce qui ne le peut l’être. Aussi est-il écrit : « des agneaux » (supra 29, 38) : de même que les agneaux peuvent être présentés sur l’autel, de même s’agit-il de toute chose qui peut l’être. Toutes les fois que le texte parle d’une « onction » à propos du tabernacle, des kohanim ou des rois, le Targoum Onqelos emploie le mot ribouï (« investiture dans une dignité »), car ils n’ont besoin de leur onction que pour marquer leur dignité. C’est le Roi qui en a ainsi décidé, en ordonnant que ce soit là leur manière d’inaugurer leur haute fonction. Dans les autres cas d’onction, en revanche, comme lorsqu’il s’agit de galettes de matsoth ointes d’huile (supra 29, 2) ou de personnes qui s’enduisent d’huile (‘Amos 6, 6), le mot araméen est le même qu’en hébreu.

Verset 30

וְאֶת־אַֽהֲרֹ֥ן וְאֶת־בָּנָ֖יו תִּמְשָׁ֑ח וְקִדַּשְׁתָּ֥ אֹתָ֖ם לְכַהֵ֥ן לִֽי׃

Tu en oindras aussi Aaron et ses fils et tu les consacreras à mon ministère

Verset 31

וְאֶל־בְּנֵ֥י יִשְׂרָאֵ֖ל תְּדַבֵּ֣ר לֵאמֹ֑ר שֶׁ֠מֶן מִשְׁחַת־קֹ֨דֶשׁ יִֽהְיֶ֥ה זֶ֛ה לִ֖י לְדֹרֹֽתֵיכֶֽם׃

Quant aux enfants d'Israël tu leur parleras ainsi Ceci sera l'huile d'onction sainte en mon honneur dans vos générations

Rachi (4)

Pour vos générations. D’où l’enseignement de nos maîtres : Cette huile se conservera entièrement pour les temps à venir (Horayoth 11b).

Ceci (zè). La guematria [valeur numérique des lettres] du mot zè est douze, correspondant à douze log (Kerithoth 5b).

Pour vos générations. D’où l’enseignement de nos maîtres : Cette huile se conservera entièrement pour les temps à venir (Horayoth 11b).

Ceci (zè). La guematria [valeur numérique des lettres] du mot zè est douze, correspondant à douze log (Kerithoth 5b).

Verset 32

עַל־בְּשַׂ֤ר אָדָם֙ לֹ֣א יִיסָ֔ךְ וּ֨בְמַתְכֻּנְתּ֔וֹ לֹ֥א תַֽעֲשׂ֖וּ כָּמֹ֑הוּ קֹ֣דֶשׁ ה֔וּא קֹ֖דֶשׁ יִֽהְיֶ֥ה לָכֶֽם׃

Elle ne doit point couler sur le corps du premier venu et vous n'en composerez point une pareille dans les mêmes proportions c'est une chose sainte elle doit être sacrée pour vous

Rachi (8)

Elle ne sera pas versée (lo yissakh). Le mot yissakh est écrit avec deux yod. Il est donc au mode passif, comme dans yitav (« qu’il te soit fait du bien » – Devarim 6, 18).

On n’en versera pas sur la chair d’un homme. De cette huile même.

Et dans sa formule vous n’en ferez pas comme elle. Vous n’en ferez pas d’autre comme elle en respectant la même composition et en mêlant les mêmes quantités d’épices avec un hin d’huile. Mais il est permis de mélanger des quantités différentes d’épices, en plus ou en moins, avec un hin d’huile. Quant à l’huile qui aura été confectionnée selon cette formule-là, ce n’est pas celui qui s’en versera qui sera passible de châtiment, mais celui qui l’aura composée (Kerithoth 5a).

Et dans sa formule (ouvemathkounto). Le mot mathkounto exprime l’idée de quantité, comme dans : « Et la quantité (mathkoneth) de briques… » (supra 5, 8). C’est le même mot qui est employé pour l’encens (verset 37).

Elle ne sera pas versée (lo yissakh). Le mot yissakh est écrit avec deux yod. Il est donc au mode passif, comme dans yitav (« qu’il te soit fait du bien » – Devarim 6, 18).

On n’en versera pas sur la chair d’un homme. De cette huile même.

Et dans sa formule vous n’en ferez pas comme elle. Vous n’en ferez pas d’autre comme elle en respectant la même composition et en mêlant les mêmes quantités d’épices avec un hin d’huile. Mais il est permis de mélanger des quantités différentes d’épices, en plus ou en moins, avec un hin d’huile. Quant à l’huile qui aura été confectionnée selon cette formule-là, ce n’est pas celui qui s’en versera qui sera passible de châtiment, mais celui qui l’aura composée (Kerithoth 5a).

Et dans sa formule (ouvemathkounto). Le mot mathkounto exprime l’idée de quantité, comme dans : « Et la quantité (mathkoneth) de briques… » (supra 5, 8). C’est le même mot qui est employé pour l’encens (verset 37).

Verset 33

אִ֚ישׁ אֲשֶׁ֣ר יִרְקַ֣ח כָּמֹ֔הוּ וַֽאֲשֶׁ֥ר יִתֵּ֛ן מִמֶּ֖נּוּ עַל־זָ֑ר וְנִכְרַ֖ת מֵֽעַמָּֽיו׃

Celui qui en imitera la composition ou qui en appliquera sur un profane sera retranché de son peuple "

Rachi (4)

Et qui en donnera. De celle qui a été faite par Mochè (Kerithoth 5a).

Sur un profane. Qui n’en aura pas besoin pour le sacerdoce ou pour la royauté.

Et qui en donnera. De celle qui a été faite par Mochè (Kerithoth 5a).

Sur un profane. Qui n’en aura pas besoin pour le sacerdoce ou pour la royauté.

Verset 34

וַיֹּאמֶר֩ יְהוָ֨ה אֶל־מֹשֶׁ֜ה קַח־לְךָ֣ סַמִּ֗ים נָטָ֤ף ׀ וּשְׁחֵ֨לֶת֙ וְחֶלְבְּנָ֔ה סַמִּ֖ים וּלְבֹנָ֣ה זַכָּ֑ה בַּ֥ד בְּבַ֖ד יִֽהְיֶֽה׃

L'Éternel dit à Moïse "Choisis des ingrédients du storax de l'ongle aromatique du galbanum divers ingrédients et de l'encens pur le tout à poids égal

Rachi (12)

Du storax (nataf). Il s’agit du baume (tsari). Et comme ce n’est qu’une résine qui « coule goutte à goutte » (hanotef) des baumiers (Kerithoth 6a), on l’appelle nataf, et en français : « gomme ». Quant au tsari, on l’appelle : « theriake ».

Et de l’ongle aromatique (tsiporèn). C’est la racine d’une plante aromatique, lisse et brillante comme l’ongle (Kerithoth 6a). Dans la langue de la michna on l’appelle tsiporèn (« ongle »), et le Targoum Onqelos la rend par toufra (« ongle »).

Et du galbanum. C’est une essence qui dégage une mauvaise odeur et que l’on appelle : « galbana ». Le texte l’a inclus dans la composition de l’encens afin de nous apprendre à ne pas tenir pour indigne de nous, dans nos réunions de jeûnes et de prières, la présence de pécheurs d’Israël, lesquels doivent au contraire être comptés comme étant des nôtres (Kerithoth 6b).

Des épices. D’autres essences.

Et de l’oliban pur. D’où l’enseignement suivant de nos maîtres : Onze variétés d’essences ont été prescrites à Mochè au Sinaï. En effet, le minimum du pluriel de : « épices » est deux, plus les trois espèces constituées par « le storax, l’ongle aromatique et le galbanum », cela fait cinq. La répétition dans le même verset du mot : « épices », cela fait dix. Et : « de l’oliban », cela fait onze. En voici la liste : le baume, l’ongle aromatique, le galbanum, l’oliban, la myrrhe, la casse, le spic à nard et le safran. Le spic et le nard ne forment qu’une seule espèce, car le nard ressemble au spic. Le costus, l’écorce aromatique et le cinnamome, cela fait onze. La soude de vesce n’était pas brûlée comme encens, mais elle servait à polir et à blanchir l’ongle aromatique afin de l’embellir (Kerithoth 6b).

Ce sera poids (bad) à poids. Les quatre espèces énumérées ici seront à poids égaux, le poids de l’une sera le même que celui de l’autre. C’est ce que l’on nous apprend : « Le baume, l’ongle aromatique, le galbanum et l’oliban, leur poids est de soixante-dix manè chacun. » (Kerithoth 6a). Le mot bad me semble avoir le sens de : « seul » : ils seront « seul à seul », l’un égal à l’autre.

Du storax (nataf). Il s’agit du baume (tsari). Et comme ce n’est qu’une résine qui « coule goutte à goutte » (hanotef) des baumiers (Kerithoth 6a), on l’appelle nataf, et en français : « gomme ». Quant au tsari, on l’appelle : « theriake ».

Et de l’ongle aromatique (tsiporèn). C’est la racine d’une plante aromatique, lisse et brillante comme l’ongle (Kerithoth 6a). Dans la langue de la michna on l’appelle tsiporèn (« ongle »), et le Targoum Onqelos la rend par toufra (« ongle »).

Et du galbanum. C’est une essence qui dégage une mauvaise odeur et que l’on appelle : « galbana ». Le texte l’a inclus dans la composition de l’encens afin de nous apprendre à ne pas tenir pour indigne de nous, dans nos réunions de jeûnes et de prières, la présence de pécheurs d’Israël, lesquels doivent au contraire être comptés comme étant des nôtres (Kerithoth 6b).

Des épices. D’autres essences.

Et de l’oliban pur. D’où l’enseignement suivant de nos maîtres : Onze variétés d’essences ont été prescrites à Mochè au Sinaï. En effet, le minimum du pluriel de : « épices » est deux, plus les trois espèces constituées par « le storax, l’ongle aromatique et le galbanum », cela fait cinq. La répétition dans le même verset du mot : « épices », cela fait dix. Et : « de l’oliban », cela fait onze. En voici la liste : le baume, l’ongle aromatique, le galbanum, l’oliban, la myrrhe, la casse, le spic à nard et le safran. Le spic et le nard ne forment qu’une seule espèce, car le nard ressemble au spic. Le costus, l’écorce aromatique et le cinnamome, cela fait onze. La soude de vesce n’était pas brûlée comme encens, mais elle servait à polir et à blanchir l’ongle aromatique afin de l’embellir (Kerithoth 6b).

Ce sera poids (bad) à poids. Les quatre espèces énumérées ici seront à poids égaux, le poids de l’une sera le même que celui de l’autre. C’est ce que l’on nous apprend : « Le baume, l’ongle aromatique, le galbanum et l’oliban, leur poids est de soixante-dix manè chacun. » (Kerithoth 6a). Le mot bad me semble avoir le sens de : « seul » : ils seront « seul à seul », l’un égal à l’autre.

Verset 35

וְעָשִׂ֤יתָ אֹתָהּ֙ קְטֹ֔רֶת רֹ֖קַח מַֽעֲשֵׂ֣ה רוֹקֵ֑חַ מְמֻלָּ֖ח טָה֥וֹר קֹֽדֶשׁ׃

Tu en composeras un parfum manipulé selon l'art du parfumeur mixtionné ce sera une chose pure et sainte

Rachi (4)

Mélangé (memoula‘h). Ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Il fallait soigneusement mélanger l’une à l’autre les poudres obtenues par pilage. Le mot memoula‘h possède, à mon avis, la même signification que dans : « les matelots (hamala‘him) eurent peur » (Yona 1, 5), ou dans : « tes marins (malla‘hayikh) et tes pilotes » (Ye‘hezqel 27, 27). On les appelle ainsi parce qu’ils « retournent » les eaux avec les rames quand ils font avancer le bateau. C’est comme celui qui retourne à la cuiller des œufs battus pour les mélanger avec de l’eau. Tout ce que l’on veut très bien mélanger, on le « retourne » avec le doigt ou une cuiller.

Mélangé, pur, chose sainte. Il sera « mélangé », il sera « pur », il sera « chose sainte ».

Mélangé (memoula‘h). Ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Il fallait soigneusement mélanger l’une à l’autre les poudres obtenues par pilage. Le mot memoula‘h possède, à mon avis, la même signification que dans : « les matelots (hamala‘him) eurent peur » (Yona 1, 5), ou dans : « tes marins (malla‘hayikh) et tes pilotes » (Ye‘hezqel 27, 27). On les appelle ainsi parce qu’ils « retournent » les eaux avec les rames quand ils font avancer le bateau. C’est comme celui qui retourne à la cuiller des œufs battus pour les mélanger avec de l’eau. Tout ce que l’on veut très bien mélanger, on le « retourne » avec le doigt ou une cuiller.

Mélangé, pur, chose sainte. Il sera « mélangé », il sera « pur », il sera « chose sainte ».

Verset 36

וְשָֽׁחַקְתָּ֣ מִמֶּנָּה֮ הָדֵק֒ וְנָֽתַתָּ֨ה מִמֶּ֜נָּה לִפְנֵ֤י הָֽעֵדֻת֙ בְּאֹ֣הֶל מוֹעֵ֔ד אֲשֶׁ֛ר אִוָּעֵ֥ד לְךָ֖ שָׁ֑מָּה קֹ֥דֶשׁ קָֽדָשִׁ֖ים תִּֽהְיֶ֥ה לָכֶֽם׃

Tu le réduiras en poudre fine et tu en poseras devant le Statut dans la Tente d'assignation où je communiquerai avec toi ce sera pour vous une chose éminemment sainte

Rachi (4)

Tu en donneras…. Il s’agit de l’encens que l’on faisait brûler chaque jour sur l’autel intérieur qui se trouvait dans la tente d’assignation.

Là où je te rencontrerai. Toutes les rencontres que je te fixerai, je le ferai à cet endroit-là.

Tu en donneras…. Il s’agit de l’encens que l’on faisait brûler chaque jour sur l’autel intérieur qui se trouvait dans la tente d’assignation.

Là où je te rencontrerai. Toutes les rencontres que je te fixerai, je le ferai à cet endroit-là.

Verset 37

וְהַקְּטֹ֨רֶת֙ אֲשֶׁ֣ר תַּֽעֲשֶׂ֔ה בְּמַ֨תְכֻּנְתָּ֔הּ לֹ֥א תַֽעֲשׂ֖וּ לָכֶ֑ם קֹ֛דֶשׁ תִּֽהְיֶ֥ה לְךָ֖ לַֽיהוָֽה׃

Ce parfum que tu composeras vous n'en ferez point un semblable pour votre usage ce sera pour toi une chose sacrée réservée au Seigneur

Rachi (4)

Dans sa formule. Selon la quantité des épices qui le composent.

Il te sera chose sainte pour Hachem. En ce que tu n’en feras qu’à mon intention.

Dans sa formule. Selon la quantité des épices qui le composent.

Il te sera chose sainte pour Hachem. En ce que tu n’en feras qu’à mon intention.

Verset 38

אִ֛ישׁ אֲשֶׁר־יַֽעֲשֶׂ֥ה כָמ֖וֹהָ לְהָרִ֣יחַ בָּ֑הּ וְנִכְרַ֖ת מֵֽעַמָּֽיו׃

Quiconque en fera un pareil pour en aspirer l'odeur sera retranché de son peuple "

Rachi (2)

Pour en sentir. Mais tu peux en faire selon sa formule avec tes épices s’il s’agit de le vendre pour les besoins de la communauté (Kerithoth 5a).

Pour en sentir. Mais tu peux en faire selon sa formule avec tes épices s’il s’agit de le vendre pour les besoins de la communauté (Kerithoth 5a).

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