Israël partit avec tout ce qui lui appartenait et arriva à Beer Shava où il immola des victimes au Dieu de son père Isaac
Rachi (2)
A Beér Chèva’. Le hé placé en suffixe dans Beéra chava’ équivaut à la préposition lamèd (« en direction de ») (Yevamoth 13b).
Au Eloqim de son père Yits‘haq. On est tenu d’honorer son père plus que son grand-père (Beréchith raba 94, 5). C’est pourquoi le texte rattache ici son acte à Yits‘haq, et non à Avraham.
Jacob repartit de Beer Shava Les fils d'Israël firent monter leur père leurs enfants et leurs femmes dans les voitures envoyées par Pharaon pour l’amener
Ils prirent leurs troupeaux et les biens qu’ils avaient acquis dans le pays de Canaan et vinrent en Égypte Jacob et avec lui toute sa famille
Rachi (1)
Qu’ils avaient acquis au pays de Kena‘an. En revanche, ce qu’il avait acquis à Padan Aram, il l’avait donné à ‘Essaw comme prix du rachat de sa part dans le caveau de Makhpéla. Il s’était alors dit : « Les biens dont je suis devenu propriétaire hors d’Erets Israël ne me conviennent pas. » C’est ainsi qu’il est écrit : « dans ma sépulture, que je me suis creusée (karithi) » (infra 50, 5). Il a empilé de l’or et de l’argent en tas (keri) et a dit à ‘Essaw : « Prends tout cela ! » (Midrach tan‘houma).
Suivent les noms des enfants d'Israël venus en Égypte Jacob et ses fils l'aîné de Jacob Ruben
Rachi (1)
Qui vinrent (habaïm) en Egypte. Le texte parle du moment précis de leur venue. Aussi emploie-t-il le présent. Il ne faut donc pas s’étonner qu’il n’ait pas dit : baou (« ils sont venus »).
et les fils de Siméon Yemouël Yamin Ohad Yakhin Çohar puis Chaoul fils de la Cananéenne
Rachi (1)
Fils de la Kena‘anith. Il s’agit du fils de Dina, laquelle avait été violée par un Kena‘ani. Lorsque ses frères eurent tué Chekhem, Dina n’avait consenti à partir que sous la promesse faite par Chim‘on de l’épouser (et de reconnaître pour sien l’enfant conçu à la suite de son viol) (voir Beréchith raba 80, 11).
Ceux là sont les fils de Lia qui les enfanta à Jacob sur le territoire araméen puis Dina sa fille total de ses fils et de ses filles trente trois
Rachi (2)
Ceux-là sont les fils de Léa... et Dina sa fille (à lui). Les fils sont rattachés à Léa, et la fille à Ya‘aqov. Cela t’apprend que si le mari « sème » en premier, l’enfant est une fille. Si c’est la femme, l’enfant est un garçon (Nidda 31a).
Trente-trois. En comptant bien, on n’en trouve que trente-deux. Yokhèvèd est née « entre les remparts » au moment où ils entraient dans la ville-frontière, ainsi qu’il est écrit : « qu’elle avait engendrée à Léwi en Egypte » (Bamidbar 26, 59). C’est l’engendrement qui a eu lieu en Egypte, pas la conception (Baba Batra 123a).
Les fils de Rachel épouse de Jacob Joseph et Benjamin
Rachi (1)
Les fils de Ra‘hel, femme de Ya’aqov. Tandis qu’à propos des autres fils, il n’est pas écrit : « femme de... ». C’est que Ra‘hel était le « fondement de son foyer » (Beréchith raba 73, 1. Voir Rachi supra 31, 4).
Toutes les personnes de la famille de Jacob et issues de lui qui vinrent en Égypte outre les épouses des fils de Jacob furent en tout soixante six personnes
Rachi (1)
Toutes les âmes. Qui ont quitté le pays de Kena‘an pour venir en Egypte. Le verbe habaa (« venir ») est ici au présent, pas au passé, comme dans : « le soir elle arrive (vaa) » (Esther 2, 14), ou dans : « et voici Ra‘hel sa fille vient (baa) » (supra 29, 6. Voir Rachi ibid.). Aussi l’accent tonique est-il mis sur la dernière syllabe. Lorsqu’ils se sont mis en route pour aller en Egypte, ils n’étaient que soixante-six. En revanche, au verset 27, le mot baa est au passé, et l’accent est donc mis sur l’avant-dernière syllabe. En effet, lorsqu’ils sont arrivés à destination, ils étaient soixante-dix, ayant trouvé sur place Yossef et ses deux fils, et Yokhèvèd étant née « entre les remparts ». Quant à l’opinion selon laquelle une sœur jumelle est née avec chacun des fils de Ya‘aqov (voir Rachi supra 35, 17 et 37, 35), force nous est de dire qu’elles sont mortes avant leur arrivée en Egypte, puisqu’elles ne sont pas comptées ici. J’ai trouvé ceci dans Wayiqra raba (4, 6) : Lorsque ‘Essaw a quitté Kena‘an, sa famille ne comptait que six personnes (lui-même et ses cinq fils), que le texte appelle « les gens (nafchoth, au pluriel, littéralement : « les âmes ») de sa maison » (supra 36, 6). Ils adoraient en effet des divinités multiples. La famille de Ya‘aqov, en revanche, en comptait soixante-dix, et la Tora les appelle « personnes (nèfèch, au singulier, littéralement : « l’âme ») », parce qu’elles n’adoraient qu’un seul Dieu.
Puis les fils de Joseph qui lui naquirent en Égypte deux personnes total des individus de la maison de Jacob qui se trouvèrent réunis en Égypte soixante dix
Jacob avait envoyé Juda en avant vers Joseph pour qu'il lui préparât l'entrée de Gessen Lorsqu'ils y furent arrivés,
Rachi (2)
Pour guider devant lui. Traduction du Targoum : Pour préparer les lieux et montrer comment s’y installer.
Pour guider. Avant son arrivée. Le midrach interprète le verbe lehoroth dans le sens de « donner un enseignement » : pour lui préparer un centre d’études d’où sortira l’enseignement (Beréchith raba 95, 3).
Joseph fit atteler son char et alla au devant d'Israël son père à Gessen A sa vue il se précipita à son cou et pleura longtemps dans ses bras
Rachi (3)
Yossef attela son char. C’est lui-même qui a attelé les chevaux à son char, dans son zèle à vouloir honorer son père (Mekhilta Bechala‘h 1, Beréchith raba 55, 8).
Il lui apparut. Yossef apparut devant son père.
Il pleura encore (‘od) à son cou. C’est-à-dire abondamment, comme dans : « car Il ne place pas sur l’homme encore (‘od) » (Iyov 34, 23), c’est-à-dire beaucoup, et Il ne porte pas sur lui des accusations en plus de ses fautes. De même ici : Yossef a pleuré beaucoup et d’abondance, plus que d’habitude. Quant à Ya‘aqov, il n’est pas tombé au cou de Yossef et ne l’a pas embrassé. Nos maîtres ont enseigné qu’il était alors en train de réciter le chema’.
Et Israël dit à Joseph "Je puis mourir à présent puisque j'ai vu ta face puisque tu vis encore!"
Rachi (1)
Que je meure à présent (hapa‘am). Le sens simple correspond à la traduction du Targoum : puisque je suis consolé. Explication du midrach (Midrach tan‘houma Wayigach 9) : Je redoutais de mourir deux fois, dans ce monde-ci et dans la monde à venir. La chekhina s’était en effet retirée de moi, et je craignais que le Saint béni soit-Il me rende responsable de ta mort. Du moment que tu es en vie, je ne mourrai qu’une seule fois (pa‘am a‘hath).
Joseph dit à ses frères à la famille de son père"Je vais remonter pour en faire part à Pharaon je lui dirai ‘Mes frères et toute la famille de mon père qui habitent le pays de Canaan sont venus auprès de moi
Rachi (1)
Je lui dirai : mes frères.... Je lui dirai aussi : « et les hommes sont bergers de troupeaux... ». (verset suivant).
vous répondrez ‘Tes serviteurs se sont adonnés au bétail depuis leur jeunesse jusqu'à présent et nous et nos pères ’ C'est afin que vous demeuriez dans la province de Gessen car les Égyptiens ont en horreur tout pasteur de menu bétail "
Rachi (2)
Afin que vous demeuriez dans le pays de Gochèn. Qui vous est nécessaire, car c’est une région de pâturage. Lorsque vous lui direz que vous n’êtes pas experts à un autre travail, il vous éloignera de lui et vous y fera demeurer.
Car tout berger de moutons est une abomination pour les Egyptiens. Le mouton est pour eux une divinité.
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