Joseph fut donc emmené en Égypte Putiphar officier de Pharaon chef des gardes égyptien l'acheta aux ismaélites qui l'avaient conduit dans ce pays
Rachi (1)
Et Yossef fut descendu. Le texte revient au sujet précédent, qu’il avait interrompu pour rapprocher le déclin de Yehouda et la vente de Yossef, t’enseignant ainsi que c’est à cause de Yossef que Yehouda a été abaissé dans sa dignité. Il entend également comparer l’histoire de la femme de Potifar avec celle de Tamar : de même que les motifs de celle-ci étaient purs, de même les motifs de celle-là. Car les astres lui avaient annoncé qu’elle allait, avec Yossef, donner naissance à des fils. Ce qu’elle ne savait pas, c’est si ce devait être elle ou sa fille (Beréchith raba 85, 2. Voir Rachi infra 41, 45).
Du moment où il l'eut mis à la tête de sa maison et de toutes ses affaires le Seigneur bénit la maison de l'Égyptien à cause de Joseph et la bénédiction divine s'étendit sur tous ses biens à la ville et aux champs
Alors il abandonna tous ses intérêts aux mains de Joseph et il ne s'occupa plus avec lui de rien sinon du pain qu'il mangeait Or Joseph était beau de taille et beau de visage
Rachi (3)
Et il ne s’occupa plus avec lui de rien. Il ne faisait attention à rien.
Sinon du pain. A savoir sa femme. Le texte s’exprime toutefois avec délicatesse (Beréchith raba 86, 6).
Et Yossef était beau de taille. Lorsqu’il s’est vu le maître, il s’est mis à manger, à boire et à se soigner les cheveux. Le Saint béni soit-Il a alors dit : « Ton père est en deuil, et toi tu te soignes les cheveux ! Je vais lancer un « ours » à tes trousses ! » (Midrach tan‘houma 8). Et aussitôt :
Il arriva après ces faits que la femme de son maître jeta les yeux sur Joseph Elle lui dit "Viens reposer près de moi "
Rachi (1)
Ce fut, après (a‘har) ces choses-là. Toutes les fois que le texte emploie a‘har (« après » – au lieu de a‘haré), il s’agit d’événements survenus aussitôt (Beréchith raba 44, 5).
Il s'y refusa en disant à la femme de son maître "Vois mon maître ne me demande compte de rien dans sa maison et toutes ses affaires il les a remises en mes mains
il n'est pas plus grand que moi dans cette maison et il ne m'a rien défendu sinon toi parce que tu es son épouse et comment puis je commettre un si grand méfait et offenser le Seigneur?"
Rachi (1)
Et pécherai-je contre Eloqim. La débauche a été interdite aux Noa‘hides (Sanhèdrin 57a).
Mais il arriva à une de ces occasions comme il était venu dans la maison pour faire sa besogne et qu'aucun des gens de la maison ne s'y trouvait,
Rachi (2)
Ce fut, ce jour-là. C’est-à-dire : Lorsqu’il arriva un jour particulier, un jour de liesse, un jour de fête païenne où ils allaient tous adorer leurs idoles, elle s’est dit : « Aucun jour n’est plus propice que celui-ci pour me rapprocher de Yossef ». Elle a prétexté qu’elle était malade pour ne pas y aller (Sota 36b).
Pour faire son travail. Rav et Chemouel sont en désaccord. L'un dit : pour faire son travail, au sens littéral. Quant à l'autre, il enseigne : pour satisfaire ses « besoins » [c’est-à-dire : pour avoir des rapports avec elle]. Mais l’image de son père lui est apparue, comme il est enseigné dans le traité Sota (ibid.).
elle appela les gens de sa maison et leur dit "Voyez! On nous a amené un Hébreu pour nous insulter! II m'a abordée pour coucher avec moi et j'ai appelé à grands cris
Rachi (2)
Voyez ! Il nous a amené. Expression elliptique : « il nous a amené », sans précision quant à celui qui l’a amené. Elle parle ici de son mari.
Hébreu. ‘Ivri : « venu de l’autre côté » (‘évèr) du fleuve, en même temps que « des fils de ‘Evèr ».
Elle lui fit le même récit disant "L'esclave hébreu que tu nous a amené est venu près de moi pour m'insulter
Rachi (1)
Est venu vers moi. Le serviteur hébreu que tu nous as amené est venu vers moi pour se moquer de moi, [et non : « Le serviteur hébreu que tu nous as amené pour se moquer de moi est venu vers moi »].
Lorsque le maître entendit le récit que lui faisait son épouse disant "Voilà ce que m'a fait ton esclave" sa colère s'enflamma
Rachi (1)
Lorsque le seigneur entendit. Elle lui fait ce récit pendant qu’ils ont un rapport (Beréchith raba 87, 9). C’est pourquoi elle lui dit : « c’est selon ces choses-là que m’a fait ton serviteur... ». – à savoir la même chose.
Le Seigneur fut avec Joseph lui attira de la bienveillance et le rendit agréable aux yeux du gouverneur de la Rotonde
Rachi (1)
Il attira vers lui de la bonté. Il était bien vu de tous ceux qui le voyaient. Le mot ‘hèssèd (« grâce ») a ici le même sens que dans la michna : « une fiancée belle et gracieuse (‘hassouda) » (Ketouvoth 17a).
Le gouverneur de la Rotonde ne vérifiait rien de ce qui passait par sa main parce que le Seigneur était avec lui et ce qu'il entreprenait le Seigneur le faisait réussir
Rachi (1)
En ce que Hachem était avec lui – «. Parce que » Hachem était avec lui.
Lisez le Houmash avec Rachi dans Koulam
La paracha de la semaine, verset par verset, avec le commentaire de Rachi en français — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam