Le Seigneur lui apparut et dit "Ne descends pas en Egypte fixe ta demeure dans le pays que je te désignerai
Rachi (1)
Ne descends pas en Egypte. Etant donné qu’il avait l’intention de descendre en Egypte (Beréchith raba 64, 3), comme l’avait fait son père au moment de la famine, Hachem lui dit : « Ne descends pas en Egypte, car tu es une offrande entièrement consacrée à Dieu, et les pays hors celui d’Israël ne sont pas dignes de toi ».
Arrête toi dans ce pays ci je serai avec toi et je te bénirai car à toi et à ta postérité je donnerai toutes ces provinces accomplissant ainsi le serment que j'ai fait à ton père Abraham
Rachi (1)
Toutes ces terres. Haél (« celles-là ») est une forme abrégée de haélè.
Je multiplierai ta race comme les astres du ciel je lui donnerai toutes ces provinces et en ta race s'estimeront bénies toutes les nations du monde
Rachi (1)
Seront bénies par ta descendance. Un homme dira à son fils : « Que ta descendance soit comme la descendance de Yits‘haq », et c’est le sens à donner à cette expression toutes les fois qu’on la rencontre dans le texte. En voici l’exemple-type : « En toi Israël bénira en disant : Eloqim te fasse devenir comme Efrayim et Menachè » (infra 48, 20). De même en ce qui concerne la malédiction, où nous trouvons une tournure identique : « et cette femme [soupçonnée d’infidélité] deviendra un sujet d’imprécation parmi son peuple » (Bamidbar 5, 27), car celui qui maudira son ennemi dira : « Sois comme une telle ! ». De même : « et vous laisserez votre nom comme une malédiction » (Yecha’ya 65, 15), ou encore celui qui jure en disant : « que je sois comme un tel si j’ai fait ceci ou cela ! » (Sifri Bamidbar 6).
En récompense de ce qu'Abraham a écouté ma voix et suivi mon observance exécutant mes préceptes mes lois et mes doctrines "
Rachi (5)
Avraham a écouté ma voix. Lorsque je l’ai mis à l’épreuve.
Il a gardé mon observance (littéralement : « il a gardé ma garde »). Il s’agit des défenses d’origine rabbinique destinées à nous éloigner du risque de transgression des interdictions de la Tora. Il en est ainsi des unions interdites alors qu’elles ne sont qu’à un deuxième degré de parenté, ainsi que les prescriptions rabbiniques concernant le repos du chabath (voir Yevamoth 21a).
Mes mitswoth. Des commandements qui se seraient imposés même s’ils n’avaient pas été écrits, comme l’interdiction du vol et du meurtre (voir Yoma 67b).
Mes statuts (‘houqothaï). Il s’agit de commandements au respect desquels nous serions tentés de nous soustraire, soit sous l’influence de notre penchant au mal, soit sous celle des nations du monde. Exemples : l’interdiction de manger du porc ou celle de porter des étoffes faites d’un mélange de laine et de lin (cha’atnéz). Ces commandements n’ont pas de raison connue, mais ils représentent un ordre du roi et Ses instructions à ses serviteurs.
Et mes lois. Au pluriel. Y compris la loi orale telle qu’elle a été donnée à Mochè au Sinaï (Yoma 28b).
Les habitants du lieu s'enquérant au sujet de sa femme il dit "Elle est ma sœur" car il n'osait dire ma femme "les gens du lieu pourraient me tuer à cause de Rébecca car elle est d'une grande beauté "
Rachi (1)
Au sujet de sa femme. La préposition le (leichto) équivaut à ‘al (« au sujet de »), comme dans : « dis de moi (li) : il est mon frère » (supra 20, 13).
Or il y demeurait depuis longtemps lorsque Abimélec roi des Philistins regardant par la fenêtre vit Isaac caresser Rébecca sa femme
Rachi (2)
Se prolongeaient. Yits‘haq se dit : « Je n’ai plus, désormais, à m’inquiéter, puisqu’ils ne l’ont pas violée jusqu’à présent » (Beréchith raba 64, 5), de sorte qu’il a cessé d’être sur ses gardes.
Avimèlekh regarda. Il l’a vu avoir un rapport avec sa femme.
Abimélec manda Isaac et dit "Assurément c'est ta femme comment donc as tu pu dire Elle est ma sœur!" Isaac lui répondit "Parce que je me disais Je pourrais périr à cause d'elle "
Isaac sema dans ce pays là et recueillit cette même année au centuple tant le Seigneur le bénissait
Rachi (4)
Dans cette terre-là. Bien qu’il ne fût pas de la même qualité [et donc aussi fertile] qu’Erets Israël lui-même, que le pays des sept nations (Ketouvoth 112a).
Cette année-là. Bien que ce ne fût pas une année normale, puisque caractérisée par la disette.
Dans cette terre-là... cette année-là. Pourquoi cette double insistance, [à savoir : ce pays-« là », cette année « là » ? Pour souligner que le pays était dur et que l’année était dure (Beréchith raba 64, 6).
Cent mesures. On avait estimé combien la terre pouvait produire, et elle a produit cent fois plus. Et nos rabbins ont enseigné que cette estimation était nécessaire pour l’évaluation des dîmes à prélever.
Il avait des possessions en menu bétail des possessions en gros bétail des cultures considérables et les Philistins le jalousèrent
Rachi (1)
Et beaucoup de serviteurs. Un ouvrage considérable. En français médiéval : « ovreine » Le mot ‘avoda (« ouvrage ») signifie : « un seul travail », et le mot ‘avoudda (tel qu’il est employé ici) signifie : « un ouvrage considérable ».
Tous les puits qu'avaient creusés les serviteurs de son père du temps de son père Abraham les Philistins les comblèrent en les remplissant de terre
Rachi (1)
Les Plichtim les bouchèrent (sitmoum). Parce qu’ils disaient : « Ces puits sont notre malheur, car ils risquent de nous attirer des envahisseurs ! »(Tossefta Sota 10, 6) . Le Targoum le traduit aussi par « boucher ». Et dans le langage du Talmud : « boucher (metamtém) le cœur » (Pessa‘him 42a).
Isaac se remit à creuser les puits qu'on avait creusés du temps d'Abraham son père et que les Philistins avaient comblés après la mort d'Abraham II leur imposa les mêmes noms que leur avait imposés son père
Rachi (1)
Creusa à nouveau. Les puits que les Plichtim avaient comblés, Yits‘haq les creusa à nouveau avant de quitter Guerar.
Il délogea de là et creusa un autre puits qu'on ne lui disputa point il le nomma Rehoboth disant "Pour le coup le Seigneur nous a élargis et nous prospérerons dans la contrée "
Rachi (1)
Nous fructifierons dans le pays. Comme le traduit le Targoum : « nous deviendrons nombreux dans le pays ».
L'Éternel se révéla à lui cette même nuit en disant "Je suis le Dieu d'Abraham ton père sois sans crainte car je suis avec toi je te bénirai et je multiplierai ta race pour l'amour d'Abraham mon serviteur "
Or Abimélec alla chez lui de Gherar avec Ahouzzath son confident et Pikol son général d'armée
Rachi (2)
Avec un groupe de ses amis (méré‘éhou). C’est ainsi que le traduit le Targoum, la lettre mem servant de préposition (« parmi ») à ré‘éhou (« ses amis »). Selon d’autres interprétations, le mem fait partie du substantif méra’, comme dans : « les trente compagnons (meré‘im) » (Choftim 14, 11) de Chimchon (Samson). Ainsi, le mot a‘houzath (« groupe ») serait à l’état construit. Mais il n’est pas d’usage d’employer l’expression, à propos d’un roi, de « groupe [au singulier] de ses amis », car cela impliquerait qu’il serait venu en compagnie de tout son groupe d’amis, et donc qu’il n’en aurait eu qu’un seul. Aussi vaut-il mieux s’en tenir à la première explication. Quant au taw de a‘houzath, il n’y a pas lieu de s’en étonner, même si le mot n’est pas à l’état construit, car on trouve dans le texte des exemples similaires, comme dans : « donne-nous une aide (‘ezrath) contre l’ennemi » (Tehilim 60, 13), ou dans : « ivre (chekhourath), mais pas de vin » (Yecha’ya 51, 21).
Un groupe. Le mot a‘houzath désigne un assemblage, un groupe, où les gens se tiennent (nèè‘hazin) ensemble.
Ils répondirent "Nous avons bien vu que le Seigneur était avec toi et nous avons dit ‘Oh! qu'il y ait un engagement réciproque entre nous et toi!’ Nous voudrions conclure ce pacte avec toi,
Rachi (2)
Nous avons bien vu (littéralement : « voir nous avons vu »). Nous l’avons vu chez ton père et nous l’avons vu chez toi (Beréchith raba 64, 10).
Qu’il y ait donc un serment entre nous.... Que le serment qui nous liait depuis l’époque de ton père, soit aussi maintenant « entre nous et entre toi ».
que tu t'abstiendras de nous nuire de même que nous ne t'avons pas touché que nous en avons toujours bien usé avec toi et que nous t'avons renvoyé en paix Maintenant sois béni de Dieu!"
Rachi (2)
Nous ne t’avons pas touché. Lorsque nous t’avons dit : « va-t’en de chez nous ».
Ésaü âgé de quarante ans prit pour femmes Judith fille de Beéri le Héthéen et Bâsemath fille d'Élôn le Héthéen
Rachi (1)
Agé de quarante ans. ‘Essaw est comparé à un porc, ainsi qu’il est écrit : « que le porc de la forêt la mutile » (Tehilim 80, 14). Cet animal, lorsqu’il est couché, étend ses pattes pour montrer ses sabots, comme pour dire : « Voyez, je suis pur, [puisque j’ai le sabot fendu] ! ». Il en va de même des princes de ‘Essaw : ils volent et pillent, tout en se donnant des airs de gens honnêtes. Pendant toutes ces quarante années, ‘Essaw enlevait des femmes à leurs maris et leur faisait violence, et lorsqu’il eut atteint cet âge, il dit : « Mon père a pris femme à l’âge de quarante ans. Je vais faire de même ! » (Beréchith raba 65, 1).
Elles furent une amère affliction pour Isaac et pour Rébecca
Rachi (2)
Une amertume d’esprit. Le mot morath a le sens de « rébellion », comme dans : « vous avez été rebelles (mamrim) » (Devarim 9, 24). Toutes leurs actions étaient cause de courroux et de chagrin...
... Pour Yits‘haq et pour Rivqa. Parce qu’elles pratiquaient l’idolâtrie (Beréchith raba 65, 4).
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