וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
אֱמֹ֨ר אֶל־אֶלְעָזָ֜ר בֶּן־אַֽהֲרֹ֣ן הַכֹּהֵ֗ן וְיָרֵ֤ם אֶת־הַמַּחְתֹּת֙ מִבֵּ֣ין הַשְּׂרֵפָ֔ה וְאֶת־הָאֵ֖שׁ זְרֵה־הָ֑לְאָה כִּ֖י קָדֵֽשׁוּ׃
"Dis à Eléazar fils d'Aaron le pontife de retirer les encensoirs du milieu de l'embrasement et d'en disperser le feu au loin car ils sont devenus saints
Et le feu. Contenu dans les encensoirs.
Qu’il le disperse au loin. À terre, de sur les encensoirs.
Car ils sont sanctifiés. Les encensoirs. Il est devenu interdit d’en tirer profit, car ils sont devenus des ustensiles servant au service.
אֵ֡ת מַחְתּוֹת֩ הַֽחַטָּאִ֨ים הָאֵ֜לֶּה בְּנַפְשֹׁתָ֗ם וְעָשׂ֨וּ אֹתָ֜ם רִקֻּעֵ֤י פַחִים֙ צִפּ֣וּי לַמִּזְבֵּ֔חַ כִּֽי־הִקְרִיבֻ֥ם לִפְנֵֽי־יְהוָ֖ה וַיִּקְדָּ֑שׁוּ וְיִֽהְי֥וּ לְא֖וֹת לִבְנֵ֥י יִשְׂרָאֵֽל׃
Les encensoirs de ces hommes coupables de leur propre mort on les transformera en plaques minces dont on revêtira l'autel parce qu'ils ont été présentés devant le Seigneur et sont devenus saints et ils serviront d'enseignement aux enfants d'Israël "
De ces pécheurs-là avec leurs âmes. Qui sont devenus pécheurs dans leur âme, car ils se sont révoltés contre le Saint béni soit-Il.
Des plaques. Aplaties.
Aplaties. Des feuilles de métal aplaties. En français médiéval : « tenves ».
Placage pour l’autel. Pour l’autel de cuivre.
Ils seront comme un signe. Comme un souvenir, dont on dira : « Il proviennent de ceux qui se sont révoltés contre le sacerdoce et qui ont été incinérés. »
וַיִּקַּ֞ח אֶלְעָזָ֣ר הַכֹּהֵ֗ן אֵ֚ת מַחְתּ֣וֹת הַנְּחֹ֔שֶׁת אֲשֶׁ֥ר הִקְרִ֖יבוּ הַשְּׂרֻפִ֑ים וַֽיְרַקְּע֖וּם צִפּ֥וּי לַמִּזְבֵּֽחַ׃
Et le pontife Eléazar prit les encensoirs d'airain qu'avaient apportés ceux qui furent brûlés et on les lamina pour en revêtir l'autel
Ils les laminèrent. En français médiéval : « estendirent ».
זִכָּר֞וֹן לִבְנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל לְ֠מַעַן אֲשֶׁ֨ר לֹֽא־יִקְרַ֜ב אִ֣ישׁ זָ֗ר אֲ֠שֶׁר לֹ֣א מִזֶּ֤רַע אַֽהֲרֹן֙ ה֔וּא לְהַקְטִ֥יר קְטֹ֖רֶת לִפְנֵ֣י יְהוָ֑ה וְלֹֽא־יִהְיֶ֤ה כְקֹ֨רַח֙ וְכַ֣עֲדָת֔וֹ כַּֽאֲשֶׁ֨ר דִּבֶּ֧ר יְהוָ֛ה בְּיַד־מֹשֶׁ֖ה לֽוֹ׃
signe commémoratif pour les enfants d'Israël afin que nul profane étranger à la race d'Aaron ne s'ingérât de faire fumer l'encens devant l'Éternel et ne subît le sort de Coré et de sa faction tel que l'Éternel le lui avait annoncé par l'organe de Moïse
Et il n’y aura pas comme Qora‘h. Afin qu’il ne subisse pas le sort de Qora‘h.
Comme a parlé (dibèr) Hachem par la main de Mochè, à lui (lo). Le mot lo (« lui ») veut dire ici : « à son sujet ». Il avait annoncé à Mochè, « au sujet » de Aharon, que ses fils et lui allaient devenir des kohanim. C’est pourquoi « aucun homme profane n’approchera, qui ne soit pas de la descendance de Aharon… » De même, toutes les fois que le verbe dabèr est accompagné de li (« à moi »), lo (« à lui »), ou lahem (« à eux »), cela équivaut à ‘al (« sur » ou « au sujet de ») [et non à « à »]. Quant au Midrach, il rapporte ce lo à Qora‘h (« au sujet de Qora‘h ») (Midrach Tan‘houma). Et pourquoi : « par la main de Mochè » et non : « à Mochè » ? En allusion au fait que ceux qui se rebellent contre le sacerdoce sont frappés par la lèpre, tout comme l’a été la « main » de Mochè, comme il est écrit : « il la sortit, et voici que sa “main” était lépreuse comme la neige. » (Chemoth 4, 6). C’est pour la même raison que [le roi] ‘Ouziya a été frappé par la lèpre (II Divrei Hayamim 26, 19).
וַיִּלֹּ֜נוּ כָּל־עֲדַ֤ת בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵל֙ מִֽמָּחֳרָ֔ת עַל־מֹשֶׁ֥ה וְעַֽל־אַהֲרֹ֖ן לֵאמֹ֑ר אַתֶּ֥ם הֲמִתֶּ֖ם אֶת־עַ֥ם יְהוָֽה׃
Toute la communauté des enfants d'Israël murmura le lendemain contre Moïse et Aaron en disant "C'est vous qui avez tué le peuple de l'Éternel!"
וַיְהִ֗י בְּהִקָּהֵ֤ל הָֽעֵדָה֙ עַל־מֹשֶׁ֣ה וְעַֽל־אַהֲרֹ֔ן וַיִּפְנוּ֙ אֶל־אֹ֣הֶל מוֹעֵ֔ד וְהִנֵּ֥ה כִסָּ֖הוּ הֶֽעָנָ֑ן וַיֵּרָ֖א כְּב֥וֹד יְהוָֽה׃
Or comme la communauté s'attroupait contre Moïse et contre Aaron ils se tournèrent vers la tente d'assignation et voici que la nuée la couvrait et la gloire du Seigneur apparut
וַיָּבֹ֤א מֹשֶׁה֙ וְאַֽהֲרֹ֔ן אֶל־פְּנֵ֖י אֹ֥הֶל מוֹעֵֽד׃
Moïse et Aaron s'avancèrent jusque devant la tente d'assignation
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
Et l'Éternel parla à Moïse disant
הֵרֹ֗מּוּ מִתּוֹךְ֙ הָֽעֵדָ֣ה הַזֹּ֔את וַֽאֲכַלֶּ֥ה אֹתָ֖ם כְּרָ֑גַע וַֽיִּפְּל֖וּ עַל־פְּנֵיהֶֽם׃
"Eloignez vous du milieu de cette communauté je veux l'anéantir à l'instant!" Et ils se jetèrent sur leur face
וַיֹּ֨אמֶר מֹשֶׁ֜ה אֶֽל־אַהֲרֹ֗ן קַ֣ח אֶת־הַ֠מַּחְתָּה וְתֶן־עָלֶ֨יהָ אֵ֜שׁ מֵעַ֤ל הַמִּזְבֵּ֨חַ֙ וְשִׂ֣ים קְטֹ֔רֶת וְהוֹלֵ֧ךְ מְהֵרָ֛ה אֶל־הָֽעֵדָ֖ה וְכַפֵּ֣ר עֲלֵיהֶ֑ם כִּֽי־יָצָ֥א הַקֶּ֛צֶף מִלִּפְנֵ֥י יְהוָ֖ה הֵחֵ֥ל הַנָּֽגֶף׃
Et Moïse dit à Aaron "Saisis l'encensoir mets y du feu de l'autel pose le parfum et porte le sur le champ au milieu de la communauté pour effacer leur faute car le Seigneur a laissé éclater sa colère déjà le fléau commence!"
Et fais propitiation (kappara) sur eux. L’ange de la mort lui avait confié ce secret lorsqu’il était monté au ciel : l’encens arrête la « plaie », comme enseigné dans le traité Chabath (89a).
וַיִּקַּ֨ח אַֽהֲרֹ֜ן כַּֽאֲשֶׁ֣ר ׀ דִּבֶּ֣ר מֹשֶׁ֗ה וַיָּ֨רָץ֙ אֶל־תּ֣וֹךְ הַקָּהָ֔ל וְהִנֵּ֛ה הֵחֵ֥ל הַנֶּ֖גֶף בָּעָ֑ם וַיִּתֵּן֙ אֶֽת־הַקְּטֹ֔רֶת וַיְכַפֵּ֖ר עַל־הָעָֽם׃
Aaron prit l'encensoir comme l'avait dit Moïse et s'élança au milieu de l'assemblée où déjà le fléau avait commencé à sévir et il posa le parfum et il fit expiation sur le peuple
וַיַּֽעֲמֹ֥ד בֵּֽין־הַמֵּתִ֖ים וּבֵ֣ין הַֽחַיִּ֑ים וַתֵּֽעָצַ֖ר הַמַּגֵּפָֽה׃
Il s'interposa ainsi entre les morts et les vivants et la mortalité s'arrêta
Il se tint entre les morts…. Il empoigna l’ange et le retint de force. L’ange lui dit : « Laisse-moi exécuter ma mission ! » [Aharon] rétorqua : « Mochè m’a ordonné de te retenir. » L’ange lui répliqua : « Je suis l’envoyé de Hachem, et toi tu n’es que celui de Mochè ! » Aharon fit remarquer : « Mochè ne dit jamais rien de lui-même, mais il s’exprime toujours sur l’ordre du Tout-Puissant. Et si tu ne me crois pas, le Saint béni soit-Il et Mochè se trouvent à l’entrée du tabernacle. Viens avec moi et demande-leur ! » C’est ce que veulent dire les mots : « Aharon retourna vers Mochè » (verset 15) (Midrach Tan‘houma). Autre explication : Pourquoi avec de l’encens ? Parce qu’Israël en jasaient et le suspectaient en disant : « C’est un poison mortel ! C’est lui qui a fait mourir Nadav et Avihou, c’est à cause de lui qu’ont été incinérés les deux cent cinquante hommes ! » Le Saint béni soit-Il leur a alors dit : « Vous verrez qu’il met fin à l’épidémie et que c’est [en réalité] le péché qui tue. » (Mekhilta).
וַיִּֽהְי֗וּ הַמֵּתִים֙ בַּמַּגֵּפָ֔ה אַרְבָּעָ֥ה עָשָׂ֛ר אֶ֖לֶף וּשְׁבַ֣ע מֵא֑וֹת מִלְּבַ֥ד הַמֵּתִ֖ים עַל־דְּבַר־קֹֽרַח׃
Les victimes de cette mortalité furent au nombre de quatorze mille sept cents outre ceux qui avaient péri à cause de Coré
וַיָּ֤שָׁב אַֽהֲרֹן֙ אֶל־מֹשֶׁ֔ה אֶל־פֶּ֖תַח אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד וְהַמַּגֵּפָ֖ה נֶֽעֱצָֽרָה׃
Aaron retourna auprès de Moïse à l'entrée de la tente d'assignation lorsque la mortalité eut cessé
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
דַּבֵּ֣ר ׀ אֶל־בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל וְקַ֣ח מֵֽאִתָּ֡ם מַטֶּ֣ה מַטֶּה֩ לְבֵ֨ית אָ֜ב מֵאֵ֤ת כָּל־נְשִֽׂיאֵהֶם֙ לְבֵ֣ית אֲבֹתָ֔ם שְׁנֵ֥ים עָשָׂ֖ר מַטּ֑וֹת אִ֣ישׁ אֶת־שְׁמ֔וֹ תִּכְתֹּ֖ב עַל־מַטֵּֽהוּ׃
"Annonce aux enfants d'Israël que tu dois recevoir d'eux une verge respectivement par famille paternelle de la part de tous leurs chefs de familles paternelles ensemble douze verges le nom de chacun tu l'écriras sur sa verge
וְאֵת֙ שֵׁ֣ם אַֽהֲרֹ֔ן תִּכְתֹּ֖ב עַל־מַטֵּ֣ה לֵוִ֑י כִּ֚י מַטֶּ֣ה אֶחָ֔ד לְרֹ֖אשׁ בֵּ֥ית אֲבוֹתָֽם׃
Et le nom d'Aaron tu l'écriras sur la verge de Lévi car il faut une seule verge par chef de famille paternelle
Car il faut un bâton unique. Même si je les ai divisés en deux familles, celle du sacerdoce d’une part et celle des lewiim d’autre part, ils ne forment qu’une seule tribu.
וְהִנַּחְתָּ֖ם בְּאֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד לִפְנֵי֙ הָֽעֵד֔וּת אֲשֶׁ֛ר אִוָּעֵ֥ד לָכֶ֖ם שָֽׁמָּה׃
Tu les déposeras dans la tente d'assignation devant le statut où je vous donne habituellement rendez vous
וְהָיָ֗ה הָאִ֛ישׁ אֲשֶׁ֥ר אֶבְחַר־בּ֖וֹ מַטֵּ֣הוּ יִפְרָ֑ח וַֽהֲשִׁכֹּתִ֣י מֵֽעָלַ֗י אֶת־תְּלֻנּוֹת֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל אֲשֶׁ֛ר הֵ֥ם מַלִּינִ֖ם עֲלֵיכֶֽם׃
Or l'homme que j'aurai élu sa verge fleurira et ainsi mettrai je fin à ces murmures contre moi que les enfants d'Israël profèrent à cause de vous "
Je ferai cesser (wahachikothi). Comme dans : « Les eaux s’apaisèrent (wayachokou) » (Beréchith 8, 1), ou dans : « Et la colère de roi s’apaisa (chekhakha) » (Esther 7, 10).
וַיְדַבֵּ֨ר מֹשֶׁ֜ה אֶל־בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל וַיִּתְּנ֣וּ אֵלָ֣יו ׀ כָּֽל־נְשִֽׂיאֵיהֶ֡ם מַטֶּה֩ לְנָשִׂ֨יא אֶחָ֜ד מַטֶּ֨ה לְנָשִׂ֤יא אֶחָד֙ לְבֵ֣ית אֲבֹתָ֔ם שְׁנֵ֥ים עָשָׂ֖ר מַטּ֑וֹת וּמַטֵּ֥ה אַֽהֲרֹ֖ן בְּת֥וֹךְ מַטּוֹתָֽם׃
Moïse parla aux enfants d'Israël et tous leurs phylarques lui remirent chacun une verge selon leurs familles paternelles ensemble douze verges et la verge d'Aaron fut jointe aux leurs
Au milieu de leurs bâtons. Il l’a placé au milieu, afin que l’on ne dise pas que s’il a fleuri, c’est parce qu’il l’avait mis du côté de la chekhina (Midrach Tan‘houma).
וַיַּנַּ֥ח מֹשֶׁ֛ה אֶת־הַמַּטֹּ֖ת לִפְנֵ֣י יְהוָ֑ה בְּאֹ֖הֶל הָֽעֵדֻֽת׃
Moïse déposa ces verges devant le Seigneur dans la tente du statut
וַיְהִ֣י מִֽמָּחֳרָ֗ת וַיָּבֹ֤א מֹשֶׁה֙ אֶל־אֹ֣הֶל הָֽעֵד֔וּת וְהִנֵּ֛ה פָּרַ֥ח מַטֵּֽה־אַהֲרֹ֖ן לְבֵ֣ית לֵוִ֑י וַיֹּ֤צֵֽא פֶ֨רַח֙ וַיָּ֣צֵֽץ צִ֔יץ וַיִּגְמֹ֖ל שְׁקֵדִֽים׃
Or le lendemain Moïse entra dans la tente du statut et voici qu'avait fleuri la verge d'Aaron déposée pour la famille de Lévi il y avait germé des boutons éclos des fleurs mûri des amandes
Une fleur sortit. À prendre au sens littéral.
Un bourgeon. C’est l’ébauche du fruit lorsque tombe la fleur.
Il mûrit (wayigmol) des amandes. Lorsque le fruit fut reconnaissable, on constata que c’était des amandes. Le mot wayigmol est le même que dans : « L’enfant grandit, il fut sevré (wayigamal) » (Beréchith 21, 8), et il s’applique également au fruit de l’arbre, comme dans : « La fleur devient un raisin vert qui mûrit (gomel) » (Yecha’yah 18, 5). Et pourquoi des amandes ? Elles sont, de tous les fruits, celui qui fleurit en premier. Aussi vite vient la punition infligée à celui qui se rebelle contre le sacerdoce, ainsi que nous le trouvons chez ‘Ouziya : « La lèpre éclata sur son front… » (II Divrei Hayamim 26, 19). Et le Targoum Onqelos traduit ces mots par une expression désignant une sorte de grappe d’amandes pressées l’une contre l’autre.
וַיֹּצֵ֨א מֹשֶׁ֤ה אֶת־כָּל־הַמַּטֹּת֙ מִלִּפְנֵ֣י יְהוָ֔ה אֶֽל־כָּל־בְּנֵ֖י יִשְׂרָאֵ֑ל וַיִּרְא֥וּ וַיִּקְח֖וּ אִ֥ישׁ מַטֵּֽהוּ׃
Moïse retira toutes les verges de devant le Seigneur et les exposa devant les enfants d'Israël ils les regardèrent et reprirent chacun la sienne
וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֜ה אֶל־מֹשֶׁ֗ה הָשֵׁ֞ב אֶת־מַטֵּ֤ה אַֽהֲרֹן֙ לִפְנֵ֣י הָֽעֵד֔וּת לְמִשְׁמֶ֥רֶת לְא֖וֹת לִבְנֵי־מֶ֑רִי וּתְכַ֧ל תְּלוּנֹּתָ֛ם מֵֽעָלַ֖י וְלֹ֥א יָמֻֽתוּ׃
Et l'Éternel dit à Moïse "Replace la verge d'Aaron devant le statut comme signe durable à l'encontre des rebelles tu feras cesser par là leurs murmures contre moi et ils ne mourront point "
Leur récrimination (telounotham) cessera. Le mot telounotham est un substantif verbal, au féminin singulier, équivalent à telounatham, en français: « murmure ». Il existe une différence entre telounotham et telounatham. Telounatham signifie une récrimination unique, tandis que telounotham, tout en étant au singulier, s’applique à un ensemble de récriminations.
Comme une garde, comme un signe. Pour qu’ils se souviennent que j’ai choisi Aharon comme kohen et qu’ils ne récriminent plus contre le sacerdoce.
וַיַּ֖עַשׂ מֹשֶׁ֑ה כַּֽאֲשֶׁ֨ר צִוָּ֧ה יְהוָ֛ה אֹת֖וֹ כֵּ֥ן עָשָֽׂה׃
Moïse obéit comme l'Éternel lui avait ordonné ainsi fit il
וַיֹּֽאמְרוּ֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל אֶל־מֹשֶׁ֖ה לֵאמֹ֑ר הֵ֥ן גָּוַ֛עְנוּ אָבַ֖דְנוּ כֻּלָּ֥נוּ אָבָֽדְנוּ׃
Les enfants d'Israël parlèrent ainsi à Moïse "Certes c'est fait de nous nous sommes perdus tous perdus!
כֹּ֣ל הַקָּרֵ֧ב ׀ הַקָּרֵ֛ב אֶל־מִשְׁכַּ֥ן יְהוָ֖ה יָמ֑וּת הַאִ֥ם תַּ֖מְנוּ לִגְוֹֽעַ׃
Quiconque s'approche tant soit peu de la résidence du Seigneur est frappé de mort sommes nous donc tous destinés à périr?"
Quiconque s’approche, s’approche…. Nous ne ferons jamais assez attention. Nous avons tous le droit d’entrer dans le parvis de la tente d’assignation, mais si quelqu’un, s’approchant plus que les autres, pénètre dans la tente d’assignation elle-même, il mourra.
Est-ce que notre fin est d’expirer. Peut-être sommes-nous promis à la mort.