L'Éternel dit à Aaron "Toi et tes fils et la famille de ton père vous serez responsables des délits du sanctuaire toi et tes fils vous serez responsables des atteintes à votre sacerdoce
Rachi (5)
Hachem dit à Aharon. Il le dit à Mochè pour qu’il le transmette à Aharon, pour l’inciter à veiller à ce qu’Israël n’entre pas dans le sanctuaire (Sifri).
Toi et tes fils et la maison de ton père. Il s’agit des enfants de Qehath, le père de ‘Amram.
Vous porterez le crime du sanctuaire. C’est vous que je tiens pour punissables pour les profanes qui auront péché relativement aux objets consacrés qui vous sont confiés, à savoir la tente, l’arche, la table et les ustensiles sacrés. Vous devez être là pour avertir tout profane qui viendrait y toucher.
Et toi et tes fils. Les kohanim.
Vous porterez le crime de votre pontificat. Lequel n’est pas confié aux lewiim. Vous avertirez les lewiim de ne pas s’approcher de vous par mégarde pendant votre service.
Et cependant tes frères la tribu de Lévi tribu de ton père admets les auprès de toi qu'ils s'associent à toi et te servent tandis qu'avec tes fils tu seras devant la tente du statut
Rachi (3)
Et aussi tes frères. Les enfants de Guérchon et ceux de Merari.
Ils t’accompagneront. Ils se joindront à vous pour avertir eux aussi les profanes afin qu’ils ne s’approchent pas d’eux.
Ils te serviront. Il s’agit de la garde des portes et de la désignation des trésoriers et des administrateurs (Sifri).
Ils garderont ton observance et celle de toute la tente toutefois qu'ils n'approchent point des vases sacrés ni de l'autel sous peine de mort pour eux comme pour vous
Mais ils te seront attachés pour veiller à la garde de la tente d'assignation en tout ce qui concerne la tente et empêcher qu'un profane ne s'approche de vous
Rachi (1)
Et un profane ne s’approchera pas de vous. C’est à vous que j’en adresse l’avertissement.
Car moi même j'ai choisi vos frères les Lévites entre les enfants d'Israël ils sont à vous octroyés en don pour l'Éternel pour faire le service de la tente d'assignation
Rachi (1)
Un don, donnés à Hachem. J’aurais pu penser que c’est pour votre service privé. Aussi est-il écrit : « à Hachem » : pour remplir les fonctions de trésoriers et d’administrateurs, comme expliqué plus haut (Sifri).
Et toi et tes fils avec toi vous veillerez à votre ministère que vous avez à exercer pour toutes les choses de l'autel et dans l'enceinte du voile C'est comme fonction privilégiée que je vous donne le sacerdoce et le profane qui y participerait serait frappé de mort "
L'Éternel parla encore ainsi à Aaron "Moi même aussi je te confie le soin de mes offrandes prélevées sur toutes les choses saintes des enfants d'Israël je les assigne par prérogative à toi et à tes fils comme revenu perpétuel
Rachi (3)
Et moi, voici (hinné), je t’ai donné. Avec joie (Sifri). Le mot hinné (« voici ») exprime la joie, comme dans : « … et aussi voici (hinné) qu’il sort à ta rencontre, il te verra, se réjouira dans son cœur » (Chemoth 4, 14). Cela ressemble à un roi qui aura donné un terrain à son ami sans dresser ni sceller un acte et sans faire enregistrer cette donation au tribunal. Arrive quelqu’un qui élève une contestation. Le roi dit alors [à l’ami] : « N’importe qui peut élever une contestation contre toi. Je vais établir un document écrit et signé et le faire enregistrer au tribunal. » Ici également, Qora‘h s’étant présenté pour élever une contestation contre Aharon, est venue l’écriture pour lui attribuer les vingt-quatre redevances sacerdotales par une perpétuelle « alliance de sel » (verset 19) (‘Houlin 133b). Voilà pourquoi les deux paragraphes se font immédiatement suite.
La garde mes offrandes élevées. Car il faut que tu les conserves en état de pureté.
Voici ce qui t'appartiendra entre les saintetés éminentes sauf ce qui doit être brûlé toutes les offrandes soit oblations soit expiatoires ou délictifs quelconques dont on me fera hommage appartiendront comme saintetés éminentes à toi et à tes fils
Rachi (4)
Du feu. Après la combustion des ichim.
Toutes leurs offrandes. Comme les sacrifices de chelamim de la communauté.
Toutes leurs oblations (mena‘hoth), leurs expiatoires (‘hataoth), leurs offrandes pour délit (achamoth). À prendre au sens littéral.
Qu’ils me rapporteront. Ce qu’on a volé à un converti (voir supra 5, 8 – Sifri).
C'est en très saint lieu que tu les consommeras tout mâle peut en manger ce sera pour toi une chose sainte
Rachi (1)
Dans le saint des saints vous les mangerez …. Cela nous apprend que les qodchei qodachim ne peuvent être consommés que dans le parvis et par les membres mâles des familles de kohanim (Sifri).
Ce qui est encore à toi c'est le prélèvement de leurs offrandes et de toutes les offrandes balancées par les enfants d'Israël je te les attribue ainsi qu'à tes fils et à tes filles comme droit perpétuel tout membre pur de ta famille peut en manger
Rachi (3)
L’offrande élevée de leurs dons. Ce qui est prélevé sur les sacrifices de remerciement, sur les chelamim et sur le bélier du nazir (supra 6, 14).
Pour toutes leurs offrandes tournoyées. Car celles-là comportent un « tournoiement ».
Tout pur. Et non ceux qui sont impurs (Sifri). Autre explication : y compris sa femme (voir Rachi sous Wayiqra 22, 11).
Tout premier fruit des entrailles d'une créature quelconque lequel doit être offert au Seigneur homme ou bête sera à toi Seulement tu devras libérer le premier né de l'homme et le premier né d'un animal impur tu le libéreras aussi
Mais le premier né de la vache ni celui de la brebis ni celui de la chèvre tu ne peux les libérer ils sont saints Tu répandras leur sang sur l'autel tu y feras fumer leur graisse combustion d'odeur agréable à l'Éternel,
et leur chair sera pour toi comme la poitrine balancée et comme la cuisse droite elle t'appartiendra
Rachi (2)
Comme la poitrine du balancement (tenoufa) et comme la cuisse droite. Des chelamim, lesquels peuvent être consommés par les kohanim, par leurs femmes, leurs enfants et leurs serviteurs pendant deux jours et la nuit [qui les sépare]. De même le premier-né [d’un animal] est-il consommé pendant deux jours et la nuit [qui les sépare] (Zeva‘him 56b).
Elle sera à toi. Rabi ‘Aqiva est venu et a enseigné : Le texte répète ici : « elle sera » afin qu’on ne l’assimile pas à la poitrine et à la cuisse de l’offrande de remerciement, qui ne peuvent être consommés que pendant un jour et la nuit [suivante] (Sifri).
Tous les prélèvements que les Israélites ont à faire sur les choses saintes en l'honneur de l'Éternel je te les accorde ainsi qu'à tes fils et à tes filles comme revenu perpétuel C'est une alliance de sel inaltérable établie de par l'Éternel à ton profit et au profit de ta postérité "
Rachi (3)
Tous les prélèvements des saintetés. Le texte aime tant ce paragraphe qu’il en donne un résumé général au début (verset 8) et un autre à la fin, les détails étant spécifiés au milieu (Sifri).
Une alliance de sel à jamais. Il a conclu une alliance avec Aharon symbolisée par une substance saine et durable et qui favorise la bonne santé des autres (Sifri).
Une alliance de sel. Comme une alliance contractée avec le sel, qui ne se décompose jamais.
Dieu dit encore à Aaron "Tu ne posséderas point sur leur territoire et aucun lot ne sera le tien parmi eux c'est moi qui suis ton lot et ta possession au milieu des enfants d'Israël
Rachi (1)
Et il n’y aura pas de part pour toi au milieu d’eux. Pas même à titre de butin (Sifri).
Quant aux enfants de Lévi je leur donne pour héritage toute dîme en Israël en échange du service dont ils sont chargés du service de la tente d'assignation
Que le Lévite lui fasse son office dans la tente d'assignation et alors eux mêmes porteront leur faute statut perpétuel Mais parmi les enfants d'Israël ils ne recevront point de patrimoine
Rachi (1)
Et eux. Les lewiim porteront les responsabilités d’Israël, car il leur incombe d’avertir les profanes afin qu’ils ne s’approchent pas d’eux.
Car la dîme que les enfants d'Israël prélèveront pour le Seigneur comme tribut je la donne aux Lévites comme patrimoine c'est pourquoi je leur déclare qu'ils n'auront point de patrimoine entre les enfants d'Israël "
Rachi (1)
Qu’ils prélèveront pour Hachem comme prélèvement. Le texte l’appelle terouma jusqu’à ce qu’en soit prélevée la terouma sur le ma‘assér (Sifri).
"Parle aussi aux Lévites et dis leur Lorsque vous aurez reçu des enfants d'Israël la dîme que je vous donne de leur part pour votre héritage vous prélèverez là dessus comme impôt de l'Éternel la dîme de la dîme
Cet impôt sera considéré par vous comme le blé prélevé de la grange et comme la liqueur prélevée du pressoir
Rachi (4)
Votre prélèvement sera considéré pour vous comme la céréale provenant de la grange. La terouma sur votre ma‘assér est interdite aux profanes et aux personnes impures. Ceux-ci sont passibles de la peine de mort [s’ils en consomment], et ils sont tenus d’en payer un cinquième comme pour la « grande » terouma, laquelle est appelée : « prémices de céréale provenant de la grange ».
Et comme la plénitude provenant du pressoir. Comme la terouma du moût et de l’huile, prélevée dès les pressoirs.
Plénitude. Expression désignant la maturité du blé qui « se remplit ».
Pressoir (yèqèv). C’est le bassin placé devant le pressoir dans lequel s’écoule le vin. Le mot yèqèv désigne toujours une cavité dans la terre, comme dans : « … jusqu’aux pressoirs (yiqvé) du roi » (Zekhariya 14, 10), où le mot yiqvè désigne l’océan, cavité creusée par le Roi du monde.
C'est ainsi que vous prélèverez vous aussi le tribut de l'Éternel sur toutes les dîmes que vous percevrez des enfants d'Israël et vous remettrez ce tribut de l'Éternel au pontife Aaron
Rachi (1)
Ainsi prélèverez-vous, vous aussi. De même que les yisraélim prélèvent de leurs granges et de leurs pressoirs, de même « prélèverez-vous, vous aussi » de votre ma‘assér, lequel est votre patrimoine.
Sur toutes vos donations vous réserverez entière cette part de l'Éternel prélevant sur le meilleur ce qu'on en doit consacrer
Rachi (1)
De tous vos dons, vous prélèverez tout le prélèvement de Hachem. Le texte parle ici de la « grande » terouma. Si le Léwi a devancé le kohen devant un tas de blé non encore vanné et qu’il a reçu ses ma‘asroth avant que le kohen ait perçu la « grande » terouma de ce tas, le Léwi a l’obligation de commencer de prélever de son ma‘assér tout d’abord un cinquantième à titre de « grande » terouma, et ensuite la terouma sur le ma‘assér (Berakhoth 47a).
Dis leur encore Quand vous en aurez prélevé le meilleur le reste équivaudra pour vous Lévites au produit de la grange à celui du pressoir
Rachi (3)
Quand vous prélèverez son suif. Après que vous en aurez prélevé la terouma sur le ma‘assér.
Il sera considéré. Le reste, pour les lewiim, comme entièrement profane.
Comme la récolte de la grange. Pour le yisrael. Que l’on ne dise pas : Étant donné que le texte l’appelle terouma, comme il est écrit : « car le ma‘assér des fils d’Israël qu’ils prélèveront pour Hachem [comme] prélèvement (terouma)… » (verset 24), j’aurais pu penser qu’elle fût totalement interdite. Aussi est-il écrit : « il sera considéré pour les lewiim comme la récolte de la grange. » De même que ce qui appartient au yisrael est profane, de même ce qui appartient au Léwi est-il profane (Sifri).
Vous n'aurez sur ce point aucun péché à votre charge dès que vous aurez prélevé cette meilleure part mais pour les saintetés des enfants d'Israël n'y portez pas atteinte si vous ne voulez encourir la mort "
Rachi (2)
Et vous ne porterez pas sur lui de péché…. Si en revanche vous ne prélevez pas, vous serez chargés d’un péché (Yevamoth 89b).
Et vous ne mourrez pas. Si en revanche vous profanez, vous mourrez (Bekhoroth 26b).
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