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Hayom Yom — mois de Tichri

Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Tichri, en français, jour par jour. Tous les mois.

1 Tichri

La bénédiction, lors de l'allumage des bougies (Sidour p.127) est "Chel Yom Hazikaron" (du jour du souvenir) et "Chehé'héyanou".

(Cet enseignement se transmet, dans la famille du Rabbi, d'une génération à l'autre. Il fut érigé en principe par le Rabbi Rachab.)

. Dans le Kaddich, on ne répète deux fois le mot "Lééla" que pendant la prière de la Néïla.

. On dit "Ledavid... Haarets Oumloa" (Sidour p.276) avant Aleïnou.

. Dans le Kiddouch du jour, on dit "Tikeou" et "Ki 'Hoq" (Sidour p.269), mais non "Elé Moadeï" et "Atkinou".

. Pendant le Tachli'h (Sidour p.295), on secoue les coins du Talith Katan.

. Le "Yehi Ratson" récité sur la pomme (Sidour p.277) est dit après la bénédiction et avant de la manger.

. On mange de la tête d'agneau, mais on ne dit le "Yehi Ratson" que pour la pomme.

2 Tichri

La prière "Lekel Ore'h Din" est dite à Moussaf.

. A Min'ha, on ne dit pas "Hodou" (Sidour p.124), mais l'on dit "Pata'h Elyahou".

Dans le Sidour de l'Admour Hazaken, à la "porte du Chema", dans le discours introduit par «pour_comprendre_la_différence» (page 74A), il est dit qu'avant de sonner du Choffar, on récite le "Ana Bekoa'h". Il faut interpréter cette précision de la manière suivante:

Cette prière reprend, de façon générale, l'intention profonde des versets dont les initiales constituent une seconde désignation du Nom Divin "Mab".

Certains pensent mentalement à cette intention profonde du Ana Bekoa'h, mais ils n'en prononcent pas les lettres ou les mots.

Celui qui agit de la sorte doit, auparavant, étudier profondément ces concepts dans les écrits du Ari Zal, jusqu'à les connaître parfaitement. C'est ensuite seulement qu'il peut être exaucé et agréé.

(Le nom "Mab" est une expression mystique du Nom Divin, constituée de quarante deux lettres.

Par ailleurs, le 2 Tichri est l'anniversaire du décès de la Rabbanit Cheïna, fille de Rabbi Yossef Its'hak et épouse de Rabbi Mena'hem Mendel Hacohen Horenstein. Puisse D.ieu venger leur sang.)

3 Tichri

On commence la prière du vendredi soir par "Mizmor Ledavid" (Sidour p.131) et non par "Le'hou Neranena" (Sidour p.128). C'est le cas chaque fois que le Chabbat est à l'issue d'un Yom Tov.

. Haftara: "Chouva... Yekachlou Bam" "Mi Kel Kamo'ha... Mimeï Kedem".

Le lundi de la Parachat Ki Tétsé, 6 Elloul 5564 (1804), le Tséma'h Tsédek fut reçu par l'Admour Hazaken, qui lui dit:

Il expliqua que la Techouva doit être , jusqu'à ce que le niveau de la Divinité, Qui transcende les mondes, soit "ton D.ieu". Elokim, D.ieu, a la même valeur numérique que "Hateva", ainsi qu'il est dit: "Au commencement, Elokim créa le ciel et la terre".

Tous les disciples furent émerveillés par cette explication. Le Tsaddik Rabbi Mechoulam Zoussia d'Anipoli indiqua qu'il ne pouvait atteindre une Techouva aussi élevée. Il préférait donc la découper en plusieurs parties, car le mot Techouva est constitué des initiales de:

. "Tav": "Tamim", "tu seras intègre avec l'Eternel ton D.ieu".

. "Chin": "Chiviti", "je place l'Eternel toujours face à moi".

. "Vav": "Veahavta", "tu aimeras ton prochain comme toi-même".

. "Beith": "Be'hol Dera'he'ha", "en toutes tes voies, connais-Le".

. "Hé": "Hatsna Le'het", "sois humble devant l'Eternel ton D.ieu".”

Lorsque mon père (le Rabbi Rachab) me raconta tout cela, il conclut: le mot Techouva est composé de cinq lettres et chacune d'entre elles est un chemin, une méthode pour faire Techouva. Il expliqua précisément ces cinq façons. Toutes prennent une existence effective grâce à une prière fervente.”

(Ces cinq méthodes de Techouva sont exposées pendant les cinq jours suivants.)

4 Tichri

Avinou Malkenou.

. Seli'hot.

Voici un résumé du commentaire de mon père (le Rabbi Rachab) sur la première méthode de Techouva: Tav, "Tamim", "tu seras intègre avec l'Eternel ton D.ieu".

Cette Techouva découle de la sincérité. L'intégrité et la sincérité reçoivent différentes formes. Lorsqu'il s'agit de la Techouva, la plus élevée est l'intégrité du coeur, le sérieux. C'est ainsi qu'il est dit, à propos d'Avraham: «Tu_as_trouvé_son_coeur_fidèle_devant_Toi».

5 Tichri

Voici un résumé de la deuxième méthode de Techouva: Chin, "Chiviti", "je place l'Eternel toujours face à moi".

Avaya, l'Eternel, est le nom qui fait allusion à la création de l'univers et des créatures. Car l'existence, dans sa généralité, fut conférée à partir du néant. Cette forme de Techouva découle d'une conscience de chaque instant de la manière dont le monde et ce qui s'y trouve est conduit à l'existence.

6 Tichri

Voici un résumé de la troisième méthode de Techouva: Vav, "Veahavta", "tu aimeras ton prochain comme toi-même".

L'Admour Hazaken enseigne que ce sentiment est l'instrument qui permet d'éprouver l'amour de D.ieu. Ceci justifie l'affirmation suivante de nos Sages: «celui_qui_est_aimé_des_créatures_est_aimé_de_D.ieu». Cette Techouva découle de la bonté du coeur.

(Cette date est l'anniversaire du décès, en 5725 (1964), de la Rabbanit 'Hanna, mère du Rabbi Chlita, qui quitta ce monde le Chabbat 6 Tichri, au moment de la prière de Min'ha.)

7 Tichri

Voici un résumé de la quatrième méthode de Techouva: Beith, "Be'hol Dera'he'ha", en toutes tes voies connais-Le.

Celui qui observe, de tout son coeur et par toute son attention, ce qui survient à lui-même et à son entourage peut percevoir la Divinité à l'évidence et de manière tangible.

L'Admour Haemtsahi enseignait que telle est précisément la qualité des commerçants, que ne possèdent pas ceux qui se consacrent à l'étude toute la journée. Ils peuvent percevoir la révélation divine de manière effective.

Cette Techouva découle de la perception de la Divine Providence.

8 Tichri

Voici un résumé de la cinquième méthode de Techouva: Hé, "Hatsna Le'het", "sois humble devant l'Eternel ton D.ieu".

Il faut à tout prix éviter les manifestations ostentatoires. Nos Sages disent: «on_doit_toujours_être_rusé_dans_la_piété». Cette ruse consiste à ne rien laisser transparaître de cette piété.

On sait que beaucoup des premiers 'Hassidim cachaient ce qu'ils étaient réellement. Lorsqu'ils étaient découverts, ils en souffraient sincèrement. Cette Techouva découle de la discrétion.

9 Tichri

. Pour les Kaparot, on lit trois fois le passage "Bneï Adam... Oulechalom" (Sidour p.296). A chaque fois, on fait tourner trois fois l'animal au dessus de sa tête. Au total, celui-ci est donc tourné neuf fois.

. Jusqu'à la fin de Tichri, on ne dit pas le Ta'hanoun.

. Malkout (flagellation): celui qui l'administre et celui qui la reçoit récitent tous deux trois fois la formule "Vehou Ra'houm".

A la veille de Yom Kippour, le service de D.ieu a pour but de regretter le passé. Pendant Yom Kippour, on doit prendre des résolutions pour le futur.

10 Tichri

Le soir de Yom Kippour, on commence la prière par "Hachem Mele'h Taguel".

. Le verset "Or Zaroua" (Sidour p.296) est récité une seule fois, à voix haute.

. "Al Daat Hakhal" est dit trois fois, à voix basse.

. On ne répète pas le passage "Ki Hiné Ka'homer".

. Le Chema Israël du coucher est dit comme durant le Chabbat ou les fêtes.

. Le passage "Avinou Malkeïnou Ze'hor Ra'hame'ha" est intercalé dans chaque prière du jour.

. A Roch Hachana et à Yom Kippour, on dit les treize Attributs divins de miséricorde (Sidour p.183) lorsque l'on sort les Sifreï Torah de l'Arche sainte, même si c'est un Chabbat.

. Les Tehilim du jour sont récités après Moussaf.

. A Min'ha, la Haftara est : «Vayehi_Dvar..._Oubehama_Rabba» Vayehi Dvar .... Oubehema Rabba. Mi Kel Kamo'ha etc..

. A Min'ha, on dit également "Ledavid Hachem Ori".

. On ouvre l'Arche sainte à Achreï, pour la Neïla. Elle reste ouverte jusqu'à la fin de cette prière.

. Dans le Kadich de la Neïla, on dit "Leeïla Ouleeïla".

. Puis, on dit "Eïn Kelokenou" et "Aleïnou".

. La bénédiction des Cohanim n'est pas prononcée.

. On dit "Hayom Yepané" (le jour s'achèvera) même s'il fait déjà sombre.

. On ne dit pas la bénédiction "Cheassa Li Kol Tsorki" (Sidour p.8) avant le lendemain.

. A Yom Kippour, on jeûne pendant vingt six heures.

(La valeur du Nom Divin Avaya est vingt six.)

11 Tichri

A l'issue de Yom Kippour 5596 (1795), à Lyozna, l'Admour Hazaken prononça un discours 'hassidique. (A l'époque, ceux-ci étaient très courts.) Il portait sur le verset .

Nos Sages expliquent: "nous invoquons Son Essence mais non Ses Attributs".

Le Pardess Rimonim explique que "nous L'invoquons" fait allusion aux Lumières célestes qui pénètrent les réceptacles des dix Sefirot du monde spirituel d'Atsilout.

Le Rabbi, le Baal Chem Tov, enseigna que l'expression "nous L'invoquons" s'adresse à la Divinité qui s'investit dans les réceptacles des dix Sefirot d'Atsilout.

Le sens simple de ces explications est le suivant:

L'Essence de D.ieu se révèle en chaque Juif ordinaire, de la manière la plus évidente. Sa foi intense lui en confère la perception. C'est ainsi qu'il faut comprendre les expressions "proche de Lui" et "en tout, nous L'invoquons", qui désignent l'essence de l'âme et l'Essence de D.ieu.

Une prière dite avec une foi sincère permet de lier l'essence de l'âme à l'Essence de D.ieu. Ainsi, l'Essence divine peut être "Celui qui guérit les malades" et "Celui qui bénit les années".

12 Tichri

Une alliance a été conclue, en fonction de laquelle l'assurance est donnée que tout effort, tout travail mené intelligemment et amicalement ne restent jamais sans résultat.

13 Tichri

. En ce jour, le Rabbi Maharach, quitta ce monde, en 5643 (1882). Il fut enterré à Loubavitch.

. Le début de la lettre 22 (du Tanya) et sa conclusion n'ont pas été imprimés dans Igueret Hakodech. Ils figurent dans le recueil Hatamim, volume 2.

(Cette lettre fait l'objet de l'étude du Tanya de ce jour.)

14 Tichri

On fait un Erouv Tavchilin (Sidour p. 249).

. On n'utilise pas plus de deux Aravot (saule). Par contre, on peut ajouter des Hadassim (myrte).

. On s'efforce, dans la mesure du possible, d'attacher le Loulav, à l'intérieur de la Soukka, pendant la veille de la fête.

. Sur le Loulav, on place deux attaches et l'on s'efforce de les recouvrir avec les Hadassim et les Aravot. Ceci s'applique également à l'attache supérieure, qui sera, au moins en partie, recouverte de cette manière.

. Outre celles-ci, on ajoute trois autres attaches, qui permettent de lier les Hadassim et les Aravot au Loulav. (Il y a donc en tout cinq attaches.)

. Ces trois dernières attaches doivent tenir sur un seul Tefa'h (dix centimètres environ).

15 Tichri

Lorsque l'on prête ses quatre espèces à quelqu'un pour qu'il en prononce la bénédiction, on doit lui préciser verbalement qu'il s'agit "d'un cadeau qui devra être rendu", en particulier le premier jour. Ceci est dans l'intérêt du prêteur et de l'emprunteur.

. Mon père (le Rabbi Rachab) indiqua que l'on doit commencer à réciter la bénédiction "Chehé'héyanou" en tenant le Loulav dans une main et l'Etrog dans l'autre (à la fin de la bénédiction, on les rejoint).

. Les versets "Ki Amarti" etc... (Sidour p.326) ne sont récités qu'à Hochaana Rabba.

. Pendant le jour, on dit également la bénédiction "Lechev Bassouka" (Sidour p.251) après le Kidouch et non après le Motsi.

Le comportement à adopter au moment de la bénédiction des Cohanim (voir plus haut, deuxième jour de Chavouot) fut établi parce que l'Admour Hazaken plaçait le Tséma'h Tsédek sous son Talith, avant son mariage, durant cette bénédiction.

16 Tichri

Dans le Kiddouch du soir, on dit d'abord "Chehé'héyanou" puis "Lechev Bassouka".

. A Min'ha, on ne dit pas "Hodou" (Sidour p.124) mais on dit "Pata'h Elyahou" (Sidour p.125).

Le Tséma'h Tsédek raconta:

“En 5569 (1808), nous entendîmes de mon grand-père (l'Admour Hazaken), pour la sixième fois, le discours "Oucheavtem Maïm", le premier introduit par ce verset dans le Likouteï Torah. L'expérience évoqua l'expression talmudique (Yerouchalmi Souka, chapitre 5, Hala'ha 1), "de là-bas, on puisait l'inspiration divine)".

C'est pendant Sim'hat Beith Hachoéva (les réjouissances qui se déroulaient lorsque l'on puisait l'eau dans le Temple) que Yona reçut le dévoilement prophétique. Nous reçûmes cette révélation sans limite. Cette limite interviendra avec la venue du Machia'h, car "la fin est liée au début".”

(C'est précisément le second jour de Soukkot que l'on commençait à puiser l'eau dans le Temple.)

17 Tichri

On dit, dans "Le'ha Dodi", "Gam Besim'ha Oubetsahola" (Sidour p.132)

. On dit "Chalom Aleï'hem", "Echet 'Haïl", "Mizmor Ledavid", "Da Hi Seoudata" (Sidour p.144-146) et "Veyiten Le'ha" (Sidour p.235) à voix basse.

. A Moussaf, on dit le paragraphe "Oumin'hatam Veniskehem" (Sidour p.260) après les versets décrivant le sacrifice de chaque jour.

. Pendant le Chabbat, on ne récite pas les Hochaanot (Sidour p.326).

Les épreuves permettent de révéler la Ye'hida, l'essence de l'âme, qui est caractérisée de la manière suivante: .

Par son intermédiaire, on peut lier son âme à D.ieu. En conséquence, «elle_supporte_ton_joug», permet d'accomplir la Torah et les Mitsvot avec abnégation. Dès lors, elle est . Ainsi, la Ye'hida se révèle pleinement.

Grâce à ce dévoilement, la Ye'hida de l'âme animale se transforme en Divinité. On en tire la fermeté nécessaire à l'accomplissement de la Torah et des Mitsvot, un enthousiasme intérieur et un sentiment de grand plaisir, d'intense réalisation dans le service divin.

Pour celui qui parvient à ce stade, tous les attraits du monde deviennent semblables. Le "oui" et le "non" s'équivalent totalement, car il aura perdu le goût et le plaisir pour les objets matériels.

18 Tichri

On dit à la fois "Om Ani 'Ho'hma" et "Adon Hamochia" (Sidour p.327) mais on ne tourne qu'une seule fois.

. On ajoute le mot "Hochaana" au début et à la fin de chaque phrase qui est dite à voix haute par l'officiant. Pour les autres phrases, on ne dit qu'une seule fois Hochaana.

. Nous avons coutume de commencer à dire ces phrases à voix haute à partir du Same'h ou du Aïn.

. On s'efforce de faire un tour complet, que l'on termine avec le mot commençant par un Tav.

19 Tichri

Il est écrit que, tout au long de l'année, lorsqu'on lit, dans le Chemoné Essré, les mots (Sidour p.54), il faut penser au blé pour la Matsa et à l'Etrog.

Dans une autre source, on cite également le vin pour le Kiddouch. Ainsi, "les fruits de la terre" seront naturellement "pour le bien".

20 Tichri

Pendant que l'on agite les quatre espèces (Sidour p.240), on doit toucher l'endroit que l'on frappe en disant "Achamnou".

Mon père (le Rabbi Rachab) dit, dans une réunion 'hassidique, que cette pratique doit être comparée au principe selon lequel l'amertume que l'on éprouve avant la prière, lorsque l'on prend conscience de ses fautes, est indispensable pour pouvoir, par la suite, mettre ses sentiments en éveil pendant la prière.

21 Tichri

Dans le Tikoun de la nuit de Hochaana Rabba, la Paracha Bera'ha est également récitée une seule fois (comme celles qui la précèdent).

A certains, mon père (le Rabbi Rachab) demanda de la lire, à Hochaana Rabba, avec le commentaire de Rachi, mais cette instruction n'est pas applicable à tous. A la veille de Sim'hat Torah, on récite cette Paracha en répétant deux fois chaque verset et une fois son Targoum.

. Avant le Hallel, on ôte les deux attaches qui se trouvent sur le Loulav. Seules restent alors les trois attaches qui lient les trois espèces ensemble.

. On fait un Erouv Tavchilin (Sidour p.249).

. A Hochaana Rabba, on trempe le morceau de pain du Motsi dans du miel, mais non à Chemini Atséret et à Sim'hat Torah.

22 Tichri

On récite le Kiddouch, on mange et l'on boit dans la Soukka, la nuit et le jour (suivant).

. On fait des Hakafot le soir de Chemini Atséret.

. Haftara: "Vayehi Ke'halot... Oulisraël Amo".

. On ne dit pas le "Yehi Ratson" en quittant la Soukka.

Chemini Atséret et Roch Hachana s'équivalent dans de nombreuses intentions mystiques, dans les unifications qu'ils réalisent dans les mondes supérieurs. Mais, à Roch Hachana, il y a un mouvement d'élévation alors qu'à Chemini Atséret, il s'agit d'une révélation.

A Roch Hachana, on sert D.ieu par la supplication, par l'humilité et par une profonde amertume. A Chemini Atséret, on est joyeux.

(C'est pour cela que ces deux fêtes sont célébrées le même jour de la semaine.)

23 Tichri

On ne lit pas la Torah pendant la nuit.

. La bénédiction des Cohanim est dite à Cha'harit.

. Nous n'avons pas la coutume d'étendre un même Talith sur la tête des "'Hatan Torah" ou des "'Hatan Berechit".

. Celui qui est appelé à la Torah dit également "'Hazak, 'Hazak Venit'hazek" (au même titre que tous les présents).

Durant Sim'hat Torah 5540 (1779), l'Admour Hazaken dit:

«Elle_est_un_arbre_de_vie_pour_ceux_qui_se_tiennent_fermement_à_elle». Ceci fait allusion à ceux qui possèdent des capacités intellectuelles et étudient la Torah.

. Ceci s'applique à ceux qui servent D.ieu en se consacrant à la Torah.

Ces derniers sont heureux et, comme le dit le Zohar (3è partie, 53B), . Par leur service de D.ieu, ils dévoilent le niveau spirituel qui peut être appelé "de sa tête", c'est-à-dire l'aspect profond de l'Essence de D.ieu.

Ceci peut être comparé à la qualité du pied, qui soutient la tête.

24 Tichri

On bénit le Roch 'Hodech Mar'hechvan.

. On lit tous les Tehilim, le matin.

. C'est un jour de Farbrenguen.

. Haftara: "Ko Amar... Veyadir".

De façon générale, une réunion 'hassidique publique, en particulier si elle a lieu pendant le Chabbat ou à l'issue de ce jour, est un des fondements des pratiques 'hassidiques et de la 'Hassidout. C'est un moyen d'accès et une introduction à la Mitsva fondamentale d'Ahavat Israël, d'aimer son prochain.

Dans la grande majorité de ces réunions 'hassidiques, ceux qui parlent engagent les participants à améliorer leur comportement et leurs pratiques, à garder scrupuleusement le temps de l'étude et à lier l'objet de cette étude avec son application pratique.

L'idée générale et la méthode pratique pour faire de telles remontrances est expliquée dans le discours 'hassidique commençant par (qui se trouve dans le trentième fascicule des discours 'hassidiques de Rabbi Yossef Its'hak). Il serait bon que chaque 'Hassid l'étudie et l'introduise profondément en son coeur.

Néanmoins, les remontrances faites au moment d'une réunion 'hassidique ne portent que sur des sujets qui ne vexeront pas ceux à qui elles s'adressent. De fait, il en a systématiquement été ainsi. Les remontrances ont toujours été formulées avec un grand amour et une profonde affection.

25 Tichri

Dix mélodies (dont certaines ne sont qu'un simple refrain) sont attribués à l'Admour Hazaken, qui les composa lui-même.

Celles qui sont attribuées à l'Admour Haemtsahi ont été composés de son temps et chantées devant lui, mais il n'en est pas lui-même l'auteur. Il avait, près de lui, des jeunes gens qui possédaient des dons musicaux. Ceux-ci étaient connus sous le nom de "chorale de l'Admour Haemtsahi". Ils se répartissaient en deux groupes, des vocalistes et des musiciens, jouant de différents instruments.

26 Tichri

Le commentaire du verset est mentionné par l'Admour Hazaken (Chaar Hayi'houd Vehaémouna, chapitre 1, Igueret Hakodech 25) au nom du Baal Chem Tov, bien qu'il figure dans le Midrach Tehilim, comme le dit également le Likouteï Torah dans le discours commençant par "Ki Bayom Hazé Yi'haper".

La raison en est la suivante: c'est le second jour de la création que fut prononcée la parole "que soit l'espace" qui se trouve dans le ciel. Associer cette citation au Baal Chem Tov est donc un souvenir éternel du fait que c'est le lundi (deuxième jour de la semaine) 18 Elloul que le Baal Chem Tov naquit.

27 Tichri

La Torah et les Mitsvot régissent la vie de l'homme, du jour de sa naissance à la fin de sa vie. Elles le placent dans un rayon de lumière, lui confèrent une intelligence saine, lui font acquérir de bons traits de caractère et des comportements judicieux, non seulement envers D.ieu mais aussi envers son prochain.

Car celui qui est guidé par la Torah et par les enseignements de nos Sages connaît une vie heureuse, matériellement et spirituellement.

28 Tichri

“ Si vous marchez dans Mes décrets... Je vous donnerai vos pluies en leur temps. ” L'étude de la Torah et l'accomplissement des Mitsvot sont l'anneau de mariage par lequel l'Eternel sanctifia Israël et s'engagea à subvenir à ses besoins.

29 Tichri

Nous disons la bénédiction de l'arc-en-ciel (Sidour p.87) et ne suivons pas ceux qui émettent un doute à ce sujet.

L'un des habitants de Meziboch se disputa avec quelqu'un. Une fois, alors qu'il se trouvait dans la synagogue du Baal Chem Tov, il cria qu'il voulait déchirer son antagoniste comme un poisson. Le Baal Chem Tov demanda à ses disciples de se donner la main et de s'approcher de lui avec les yeux fermés.

Le Baal Chem Tov posa ses saintes mains sur les épaules des deux disciples qui étaient près de lui. Tout à coup, ses élèves se mirent à hurler d'horreur: ils virent l'homme en train de déchirer son ennemi comme un poisson.

Cet incident établit clairement que chaque potentiel a un effet concret. Ceci peut se traduire matériellement ou rester spirituel et n'être perçu que par les sens les plus élevés et raffinés.

30 Tichri

Dans le Hallel, on répète "Hodou Lachem Ki Tov Ki Leolam 'Hassdo" (Sidour p.243) après chacun des trois versets, "Yomar Na" etc. On en fait de même lorsque l'on prie seul. Les versets "Avraham Zaken" et "Zevadia Yichmereni" sont récités trois fois.

(C'est pendant cette semaine qu'eut lieu la naissance d'Avraham et le verset "Avraham Zaken" est lu dans 'Haye Sarah, une Sidra qui est lue pendant le mois de 'Hechvan.)

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