Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques
compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Elloul,
en français, jour par jour. Tous les mois.
1 Elloul
L'Admour Hazaken dit au Tséma'h Tsédek, alors qu'il était âgé de neuf ans:
«J'ai entendu de mon maître (le Maguid), qui lui-même le reçut du sien (le Baal Chem Tov), qui le tenait à son tour de son maître bien connu (A'hya de Chilo) l'enseignement suivant:
A partir du second jour de Roch 'Hodech Elloul et jusqu'à Yom Kippour, on doit dire, chaque jour, pendant le courant de la journée, trois Psaumes.
A Yom Kippour, on en récite trente six: neuf avant le Kol Nidreï, neuf avant d'aller se coucher, neuf après le Moussaf et neuf après la Neïla.
Celui qui n'a pas commencé à les dire durant le second jour de Roch 'Hodech pourra le faire dès qu'il aura connaissance de cet oubli et compléter ce qui n'a pas été lu.
2 Elloul
Les enfants d'Israël sont appelés une "terre de convoitise", car ils possèdent de nombreux biens précieux, l'amour de D.ieu, Sa crainte, de bons sentiments. Ces traits de caractère peuvent être révélés par quiconque le désire.
Il est clair que, sur toute la surface de la terre, il y a des sources d'eaux vives. Ce qui les différencie est uniquement leur proximité ou leur éloignement par rapport à la surface du sol. Tout dépend donc de celui qui creuse, de sa patience et de sa persévérance.
La volonté est une force profonde qui s'impose à toutes les autres et les oblige à agir selon ses instructions. En conséquence, servir D.ieu consiste à mettre en éveil la volonté afin qu'elle agisse sur sa propre personne et sur celle des autres.
3 Elloul
Celui qui a foi en la Divine Providence sait que «les pas de l'homme sont préparés par D.ieu». Telle âme doit purifier et améliorer un certain objet dans un endroit particulier.
Depuis des siècles, parfois même depuis la création du monde, l'objet qui souhaite sa purification et son élévation attend la venue de l'âme qui pourra la réaliser.
De la même façon, l'âme attend, depuis sa création, le moment de descendre ici-bas afin d'assumer la mission de purification et d'élévation qui lui est confiée.
4 Elloul
Voici de quelle manière est récitée la bénédiction sur la Torah (pour celui qui est appelé à sa lecture):
On touche, de son Talith, le début et la fin du passage qui va être lu. On embrasse le Talith à l'endroit qui a touché le Sefer Torah. On referme le Sefer Torah. On tourne légèrement la tête vers la droite et l'on dit la bénédiction. Puis, on ouvre le Sefer Torah et l'on en commence la lecture.
* * *
Pour décrire la qualité du genre humain, il est fait usage de quatre termes:
- "Adam" caractérise l'élévation morale et intellectuelle.
- "Ich" désigne les qualités de coeur et l'émotion.
- "Enoch" fait allusion à celui qui est faible, par son intellect, par ses sentiments, ou même par les deux à la fois.
- "Guever" est celui qui surmonte sa faiblesse pour franchir les barrières et les obstacles, afin d'obtenir l'élévation intellectuelle ou sentimentale.
Ainsi, "Guever" transforme "Enoch" pour l'élever au statut de "Ich" ou de "Adam".
Dans la mesure où "Enoch" peut devenir "Ich" ou "Adam", il est clair que celui qui connaît l'état de "Enoch" possède d'ores et déjà toutes les qualités de "Ich" et de "Adam".
5 Elloul
Notre coutume, pour mettre le grand Talith, est la suivante:
On le dépose, plié, sur l'épaule droite. On examine les Tsitsits. Durant cet examen, on dit le paragraphe "Bare'hi Nafchi". Puis, on retire le Talith de l'épaule et on le déplie. On en embrasse le coin supérieur et on le jette vers l'arrière, par derrière son visage.
C'est ensuite que l'on commence à dire la bénédiction "Lehithatef Betsitsit". On la termine après avoir roulé les deux coins droits du Talith autour de son cou, par dessus l'épaule gauche.
(Voir à ce propos le Cheherit Yehouda Ora'h 'Haïm, paragraphe 1, Divreï Ne'hemia Ora'h 'Haïm, paragraphe 9.)
6 Elloul
Le Tséma'h Tsédek raconta:
Le Baal Chem Tov aimait beaucoup la clarté. Il disait: «"Or", la lumière, a la même valeur numérique, que "Raz", le secret: celui qui connaît le secret de chaque chose a le pouvoir d'éclairer.»
7 Elloul
L'Admour Hazaken demanda d'écrire "Petsoua Daka" (Devarim 23, 2) avec, pour dernière lettre, un Alef et non un Hé.
A Prague, il y a un Sefer Torah qui, d'après la tradition locale, a été examiné et rectifié par Ezra le Scribe. Il n'est lu qu'à Sim'hat Torah et on l'enroule toujours sur la section du Chema Israël. Lorsque j'étais à Prague, en 5668 (1908), je l'ai vu et "Daka" y était écrit avec un Alef.
De même, lorsque je me suis rendu à Worms, en 5667 (1907), j'ai vu un Sefer Torah qui, d'après la tradition de cette communauté, a été écrit par Rabbi Meïr de Rotenbourg. "Daka" y était également écrit avec un Alef.
On consultera à ce propos le Cheherit Yehouda (Yoré Dea, paragraphe 16) et le Divreï Ne'hemia (Yoré Dea, paragraphe 22). Le Michnat Avraham (section 32) cite différents ouvrages traitant de ce sujet.
8 Elloul
Le Tséma'h Tsédek indiqua trois choses qui assurèrent sa réussite en 5603 (1843), lors de la convention rabbinique de Petersbourg. L'une d'entre elles était le mérite des trente deux mille heures qu'il consacra à l'étude des commentaires de l'Admour Hazaken pendant trente ans, de 5564 à 5594 (1804 à 1834).
(En 5564 (1864), il se fixa, en effet, un temps pour apprendre les discours de l'Admour Hazaken. En 5594 (1834), il commença à les publier.)
(Il est à noter que tout juste cent ans (5603-5703) se sont écoulés entre cette convention rabbinique et la rédaction du Hayom Yom.)
9 Elloul
Mon grand-père (le Rabbi Maharach) définit en ces termes la profonde réflexion, nécessaire pour aborder un concept ardu:
«Lorsque l'on est personnellement concerné par un sujet, on le comprend parfaitement. Une preuve issue de la Torah permet de l'établir. Elle concerne les femmes et les argumentations ingénieuses qu'elles sont capables de développer sur leur propre compte. Celles-ci sont discutées par des Tanaïm, des Amoraïm, des Gaonim, des Sages qui sont tous d'une intelligence exceptionnelle.
Or, la Torah est une Torah de Vérité et la femme n'est pas en mesure de concevoir des raisonnements aussi ingénieux. Mais, en réalité, lorsqu'ils sont plus personnellement impliqués, ceux qui ont une perception limitée peuvent également développer les explications les plus profondes.
10 Elloul
Les plus grands parmi les 'Hassidim âgés de l'Admour Hazaken disaient que le terme "Ye'hidout", désignant l'entrevue que le Rabbi accorde à un disciple, signifie: clair, fixé, uni.
La source de ces trois interprétations figure dans les paroles de nos Sages: Chekalim chap. 6 Michna 2, Yebamot 62A, Berechit Rabbah chap.20.
Ainsi, la Ye'hidout permet de clarifier sa propre situation, de se fixer un moyen de servir D.ieu en "s'éloignant du mal" et en se forgeant de bons sentiments, de s'unir et de se consacrer totalement, d'offrir sa propre personne, avec tous ses désirs.
11 Elloul
Pendant le Chabbat Tetsé 5603 (1843), attablé pour le Kiddouch du jour, le Tséma'h Tsédek dit:
«Ce monde est celui du mensonge. C'est la raison pour laquelle même le bien y est altéré par le mal. Il faut donc le purifier "du bas vers le haut" mais également "du haut vers le bas".
Le monde futur est celui de la vérité. Aussi, les propos de la Torah dont l'énoncé semble être négatif, expriment aussi des qualités positives, lorsqu'on les considère telles qu'ils sont étudiés dans le Gan Eden.»
Puis, il commença à chanter et, d'un signe de la main, demanda qu'on l'accompagne. Ses fils se mirent également à chanter et tous les 'Hassidim les suivirent. Le chant embrasa et enflamma les coeurs.
Lorsqu'il cessa de chanter, le Tséma'h Tsédek dit: "Dans ce monde, on interprète le passage de la Guemara (Sanhedrin 99b) "celui qui étudie la Torah Liprakim (parfois)" comme désignant celui qui l'étudie de temps à autre. Dans le Gan Eden, ces mots désignent celui qui se consacre à cette étude et que la Torah pénètre et saisit: les mots de la Torah imprègnent chaque aspect de sa personnalité.»
(On notera que ce Chabbat marque le centenaire de la date à laquelle le Tséma'h Tsédek donna cette explication.)
12 Elloul
La longue série de discours 'hassidiques dénommée "Bechaa Chehidkinou" 5672 (1912) a été prononcée par mon père (le Rabbi Rachab) à partir du premier jour de Chavouot 5672 (1912), à Loubavitch et jusqu'au Chabbat Parchat Vayera 5676 (1915) à Rostov, où elle se conclut avec le discours commençant par "VaHachem Amar".
Cette série comprend 144 discours. Il en existe, en manuscrit, un second tome qui n'a pas été récité oralement et n'a pas été divisé en discours.
(Par la suite, ce dernier fut publié par les éditions Kehot, à New York.)
13 Elloul
Le 'Hassid, Rabbi Hendel raconta:
«Tous les 'Hassidim savaient que la première entrevue avec le Rabbi était la circoncision, le moment de se défaire de sa propre grossièreté. En tout état de cause, on se défaisait toujours du "prépuce" du coeur.»
(Voir, à propos de Rabbi Hendel, le 16 Tévet.)
14 Elloul
L'un des enseignements de mon père (le Rabbi Rachab):
«Il faut se préserver au plus haut point de l'attaque offensive. Non que nous n'ayons les moyens d'en sortir vainqueurs ou par manque de courage, mais parce que nous devons consacrer toutes nos forces à renforcer notre propre structure, l'édifice de la Torah et des Mitsvot que l'on accomplit dans la sainteté et la pureté.
C'est sur cette mission que nous devons nous concentrer pleinement, avec un don de soi effectif, et non uniquement potentiel.»
15 Elloul
La Yechiva Tom'heï Temimim fut fondée le dimanche 15 Elloul 5657 (1897).
L'étude du Talmud et de la 'Hassidout y débuta le mercredi 18 Elloul 5657 (1897).
Pendant la soirée de Sim'hat Torah 5659 (1898), après les Hakafot, mon père (le Rabbi Rachab), proclama: «La Yechiva s'appelle Tom'heï Temimim et les élèves qui y étudient et basent leur comportement sur son esprit s'appellent les Temimim, "ceux qui sont intègres"».
16 Elloul
L'Admour Hazaken commenta l'expression "celui qui sauve un seul Juif est considéré comme s'il avait sauvé le monde entier" (Sanhedrin 37A). Il en donna l'explication suivante:
«Il faut considérer un Juif tel qu'il se trouve dans la Pensée Originelle d'Adam Kadmon. A ce stade, figure chaque âme juive, avec toutes ses descendances jusqu'à la venue du Machia'h, le juste libérateur. Lorsque l'on rend service à une personne, on fait du bien à toutes ces âmes, jusqu'à la fin de toutes les générations.»
17 Elloul
L'Admour Hazaken était lui-même le lecteur de la Torah. Une fois, il n'était pas à Lyozna, pendant le Chabbat Parchat Tavo et l'Admour Haemtsahi, qui était encore un jeune garçon n'ayant pas l'âge de la Bar Mitsva, entendit la lecture de la Torah de quelqu'un d'autre.
L'angoisse que provoquèrent en lui les malédictions lui firent mal au coeur, au point que l'Admour Hazaken se demanda si son fils pourrait jeûner à Yom Kippour.
On demanda à l'Admour Haemtsahi:
«N'entendez-vous pas la lecture de cette Paracha chaque année?»
Il répondit:
«Lorsque mon père lit, nul n'entend les malédictions.»
18 Elloul
. Pour la sixième montée à la Torah, le lecteur dit lui-même la bénédiction, sans avoir été nominativement appelé.
. En ce jour, naquit le Baal Chem Tov, en 5458 (1698).
. En cette même date, son maître (A'hya de Chilo) se dévoila à lui en 5484 (1724).
. Le Baal Chem Tov se dévoila lui-même, à cette date, en 5494 (1734).
. En ce jour, naquit l'Admour Hazaken, en 5505 (1745).
Voici le contenu du discours que fit le Baal Chem Tov, pendant le Chabbat Parchat Tavo, 18 Elloul 5652 (1892), après la réception du Chabbat:
«Et ce sera lorsque tu arriveras dans le pays que l'Eternel ton D.ieu te donnera en héritage, tu en hériteras et tu t'y installeras.»
«Et ce sera lorsque tu arriveras dans le pays». Erets, pays, est de la même étymologie que Meroutsa, empressement, et Ratson, volonté, comme l'explique le Midrach.
Lorsque tu parviendras à la volonté qui est un don d'en-haut et constitue l'héritage de chaque Juif, ton effort sera alors «tu t'y installeras». Tu intérioriseras ce que tu auras obtenu en le faisant descendre ici-bas, de façon définitive.
«Tu prendras... et tu placeras dans un panier», tu introduiras les Lumières célestes dans leurs réceptacles.
«Et tu iras vers l'endroit qu'a choisi l'Eternel ton D.ieu». Un Juif doit savoir que, lorsqu'il se rend d'un endroit vers un autre, il ne le fait pas délibérément, mais est conduit d'en-haut. Le but de ce déplacement est
«pour y faire résider le Nom de D.ieu», pour faire connaître la Divinité dans l'endroit où il se trouve.»
Après la prière d'Arvit, le Baal Chem Tov répéta encore une fois cette explication et ajouta:
«Et ce sera lorsque tu arriveras», pour parvenir à ce niveau de volonté, il faut que «tu ailles vers l'endroit» afin d'y «faire résider le Nom de D.ieu». Tu feras don de toi même pour faire connaître la Divinité dans cet endroit.
Comment faire connaître la Divinité? Avec une bénédiction et un verset des Tehilim.»
19 Elloul
L'Admour Hazaken, alors qu'il était encore à Vitebsk, donna une explication du verset (Devarim 19, 9-10) «vous vous trouvez tous ensemble devant l'Eternel». Il traduisit "Etse'ha", ton bois, par "ton conseil". Ainsi, Hotev Etse'ha, ton coupeur de bois, signifie également ton coupeur de conseils. Il dit:
«On doit casser les "nombreuses pensées du coeur de l'homme".
Puis, commentant l'expression "puiseur d'eau", il expliqua qu'il faut déverser les eaux desquelles découlent tous les plaisirs.»
20 Elloul
Celui qui est bas et grossier ne perçoit pas sa propre bassesse et sa propre grossièreté.
21 Elloul
Notre premier père, Avraham, par l'effort qu'il réalisa, avec abnégation, pour faire connaître la Divinité, le D.ieu unique, à l'ensemble de l'humanité, eut le mérite de pouvoir transmettre en héritage à sa descendance, jusqu'à la fin de toutes les générations, la foi pure en D.ieu et en Sa Torah.
Chaque Juif et chaque Juive a donc le pouvoir d'offrir sa vie pour la sainte Torah.
22 Elloul
La doctrine 'hassidique exige qu'avant de faire un reproche à quelqu'un, on se "coupe les ongles", afin de ne pas le griffer.
Car les forces du mal sont liées aux ongles et chaque coup de griffe en est partie intégrante. Après s'être coupé les ongles, on se lave les mains. Ainsi, comme l'explique la 'Hassidout, on peut dévoiler l'intellect dans les sentiments.
23 Elloul
Rabbi Moché, fils de l'Admour Hazaken, lorsqu'il étudiait (il avait alors entre 8 et 11 ans) le passage qui décrit les qualités des Sages, dans la Guemara Guitin (67A), eut un doute sur le sens des paroles de Rabbi Chimeon Bar Yo'haï qui y sont rapportées: «apprenez mes Midot». Deux interprétations du terme "Midot" sont, en effet, envisageables. Il peut signifier "enseignements" (c'est ainsi que l'interprète Rachi) ou "traits de caractère".
Sur ces entrefaites, l'Admour Hazaken entra et dit, en chantant, comme à son habitude:
«La Torah qui nous a été donnée est toute pétrie de bons sentiments. Même les punitions qu'elle inflige sont profondément bonté et bienfaits. Ces deux interprétations sont exactes et interdépendantes. On ne peut avoir de bons sentiments sans la Torah. On ne peut avoir la Torah sans posséder de bons sentiments.»
La même histoire se répéta avec le Tséma'h Tsédek, lorsqu'il avait entre 8 et 11 ans.
24 Elloul
Auparavant, le court proverbe que l'on entendait constituait un enseignement. Chaque événement dont on était le témoin délivrait une leçon et fournissait une règle de comportement.
25 Elloul
. On lit tous les Tehilim, le matin.
. Jour de Farbrenguen.
. On dit les Seli'hot peu après minuit. Mais, les autres jours, on les dit au lever du jour.
(En effet, on dit dans les premières Seli'hot "à l'issue de notre repos" et l'on ne peut réciter les treize attributs de Miséricorde avant minuit.)
. Lorsque Nitsavim et Vayele'h sont séparées, on lit, pendant le Chabbat Nitsavim, pour le Chevii comme pour le Maftir, le passage commençant par «Vois, J'ai donné devant toi».
L'Admour Hazaken raconta:
«Lorsque j'étais à Mezeritch, j'entendis de mon maître, le Maguid, du nom de son propre maître, le Baal Chem Tov, que le septième mois, qui est le premier mois de l'année (Tichri) est béni par D.ieu Lui-même, au cours du Chabbat Mevare'him, c'est-à-dire le dernier Chabbat du mois d'Elloul. Et c'est par cette force que les Juifs peuvent bénir les onze (autres) mois de l'année.
Il est écrit que «vous êtes présents aujourd'hui». Ce verset fait allusion à Roch Hachana, jour du jugement, ainsi qu'il est dit (Job 2, 1) «et ce sera le jour», le Targoum précisant «le jour du grand jugement». "Vous êtes présents" signifie que vous vous tenez fermement debouts et sortez triomphants du jugement.
Durant ce Chabbat qui précède Roch Hachana, le dernier du mois d'Elloul, on lit la Paracha commençant par «vous êtes présents aujourd'hui». Car celle-ci est la bénédiction divine, accordée pendant le Chabbat qui bénit le septième mois. Ce dernier est rassasié et rassasie Israël de tout le bien pour toute l'année à venir.
(D.ieu transmit, en effet, la force aux Juifs de proclamer le nouveau mois lors de la sortie d'Egypte. Or, proclamation et bénédiction sont liées.
Tichri est le septième mois de l'année des fêtes, qui commence en Nissan et le premier mois calendaire. Il est béni par D.ieu Lui-même. C'est la raison pour laquelle la bénédiction du mois n'est pas récitée à la synagogue, comme c'est le cas pour les autres mois.
C'est précisément le début de la Parchat Nitsavim qui précise les termes de cette bénédiction. De plus, Cheva, sept, se lit avec une ponctuation différente, Sova, satiété.)
26 Elloul
Pour cachériser la viande que l'on désire consommer, il faut en retirer le sang interdit. Pour cela, on la trempe, on la sale et on la rince.
Dans le service de D.ieu, cela signifie qu'il faut se "tremper" dans les paroles du Rabbi, se "saler" par une entrevue avec le Rabbi et se "rincer" avec une mélodie 'hassidique.
27 Elloul
L'un des saints enseignements de l'Admour Hazaken:
«Israël est une nation unique sur la terre». Le peuple d'Israël, même en ce monde matériel, reste lié à l'Unité Divine. D.ieu transforme le spirituel en matériel et les Juifs font de ce matériel du spirituel.
(Voir, à ce propos, le 27 Tévet et le 29 Adar Cheni.)
28 Elloul
«C'est la bénédiction de D.ieu qui enrichit». Cette affirmation est exacte, dans sa formulation générale, mais elle est particulièrement vraie pour celui qui consacre son temps aux besoins communautaires, à la Tsédaka et au renforcement du Judaïsme.
On dit que «D.ieu ne reste pas en dette». Pour chaque bonne action qu'un Juif réalise, Il lui accorde la meilleure récompense, "enfants, santé et prospérité matérielle".
29 Elloul
Les Seli'hot sont dits au lever du jour et l'on reste debout pour le paragraphe "vayomer david".
. On fait Hatarat Nedarim (pour se délier de ses voeux) en présence de dix personnes (Sidour p.269).
. On constitue un Erouv Tavchilin (Sidour p.249).
. C'est à cette date que naquit le Tséma'h Tsédek, en 5549 (1789).
Voici un proverbe de l'Admour Hazaken:
«On n'a pas idée à quel point le corps juif est précieux pour D.ieu.».
Le Hayom Yom du jour dans Koulam
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