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Hayom Yom — mois de Av

Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Av, en français, jour par jour. Tous les mois.

1 Av

La qualité du Machia'h sera son humilité. Bien qu'il possèdera la plus haute élévation, qu'il enseignera la Torah aux Patriarches et à Moché notre maître, il n'en aura pas moins une très profonde humilité et une immense soumission. Il l'enseignera également aux gens simples.

(Ce jour est la Hilloula d'Aharon, dont le comportement était basé sur le principe «aime les créatures et rapproche-les de la Torah».)

2 Av

Voici un enseignement concernant chacun: un garçon doit commencer à mettre les Tefilin deux mois avant sa Bar Mitsva, d'abord sans bénédiction, puis, au bout de quelques semaines, en la récitant.

(Cette date est, en effet, deux mois avant Roch Hachana, création et anniversaire d'Adam.

Il convient, en outre, de noter que le Rabbi Chlita de Loubavitch demande qu'un garçon mette, dès le premier jour, à la fois les Tefilin de Rachi et celles de Rabbénou Tam.)

3 Av

Voici l'une des explications de mon père (le Rabbi Rachab):

Lorsque le Machia'h viendra, très prochainement, on regrettera les jours de l'exil. On éprouvera du chagrin de n'avoir pu servir D.ieu comme il convient. On ressentira profondément le malheur que représente ce manque d'effort. Ces jours de l'exil doivent être consacrés à se préparer à la venue prochaine du Machia'h.

(Le passage de Tanya étudié ce jour dit: si nous ne recommencions pas à commettre des fautes, nous serions libérés immédiatement.)

4 Av

Même au prix du plus grand effort, on ne peut gagner un centime de plus que ce qui a été décrété par D.ieu pour chacun. On doit agir dans la mesure du besoin, mais il faut cependant se rappeler que tout ce travail n'est qu'accessoire. L'essentiel reste la bénédiction divine.

Et celle-ci est accordée à celui qui observe les Commandements divins, prie avec la communauté, respecte scrupuleusement le Chabbat, observe méticuleusement la Cacherout et confie l'éducation de ses enfants à des maîtres dignes de confiance.

5 Av

«Eloigne-toi du mal et fais le bien. Recherche la paix et poursuis-la» (Tehilim 34, 15).

Le Baal Chem Tov expliqua:

«Chaque objet matériel dont l'utilisation est permise comporte à la fois du bien et du mal. L'élément matériel est le mal et la Vitalité divine qui le vivifie est le bien.

Celui qui fait usage de l'objet doit "s'éloigner du mal", ne pas désirer le plaisir physique qu'il procure, et "faire le bien", souhaiter être renforcé et béni par la Vitalité divine qui habite cet objet.

«Demande la paix et poursuis-la». Celui qui s'éloigne du mal et fait le bien doit, en outre, rechercher et "poursuivre" le moyen d'instaurer la paix entre la matière et la force divine qui lui confère la vie.»

6 Av

L'Admour Hazaken, lorsqu'il revint de (son arrestation à) Petersbourg, prononça un discours 'hassidique devant l'Admour Haemtsahi. Celui-ci tenait en quelques lignes:

«Elevez vos mains dans le Sacré et bénissez l'Eternel. Que l'Eternel te bénisse de Tsion, Lui qui fait les cieux et la terre» (Tehilim 134-2,3)»

«Elevez vos mains dans le Sacré» souligne la nécessité d'élever les manifestations sentimentales vers l'intellect et d'illuminer ces sentiments par la compréhension.

«Et bénissez l'Eternel»: on peut ainsi révéler Son Nom Supérieur, le Tétragramme. Dès lors,

«que l'Eternel te bénisse de Tsion», on met en évidence ce Nom dans l'essence de l'âme,

«qui fait les cieux et la terre», car c'est de cette manière que les mondes peuvent se maintenir.

7 Av

La lettre introduite par les mots "Pote'hin Bibra'ha" fut écrite dix ans avant celle qui commence par "Katonti".

(La lettre "Pote'hin Bibra'ha" constitue l'étude du Tanya de ce jour. Elle introduit, en effet, la quatrième partie du Tanya, Igueret Hakodech, dont elle est la première lettre. La seconde "Katonti" fut écrite par l'Admour Hazaken après son retour de la captivité de Petersbourg, en 5559-1799.)

8 Av

Les "Chech Ze'hirot" (six souvenirs - Sidour p.86) sont récités chaque jour, y compris le Chabbat, le Yom Tov, à Roch Hachana et à Yom Kippour.

Voici l'un des proverbes de mon grand-père (le Rabbi Maharach):

«De quelle utilité peuvent être la 'Hassidout et la piété lorsque manque la qualité essentielle, Ahavat Israël, l'amour du prochain, bien plus, lorsque ce manque est au point de causer de la peine à autrui, ce qu'à D.ieu ne plaise?»

(C'est en ce jour que les ennemis d'Israël pénétrèrent dans le Sanctuaire. Celui-ci put ensuite être détruit, à cause de la "haine gratuite".)

9 Av

. A Min'ha: Chema Israël, Chir Chel Yom (Sidour p.76), Eïn Kelokenou (Sidour p.89) et tous les passages à étudier le matin.

. Ensuite: Min'ha, selon l'ordre habituel (Sidour p.96).

. On ne dit pas la bénédiction "Cheassa Li Kol Tsorki" (Sidour p.8) (Qui a satisfait tous mes besoins) jusqu'au lendemain matin.

Mon père (le Rabbi Rachab) étudiait chaque année, à Tichea Beav, le Midrach Ei'ha Rabba et le passage de Rabbi Yohanan, dans le chapitre Hanizakin de la Guemara (Guitin 55b et suivantes, qui décrit la destruction du Temple).

Le matin, après les Kinot, qu'il lisait intégralement, il récitait Ei'ha. Il était appelé à la Torah pour dire la Haftara, parfois à la fois à Cha'harit et à Min'ha.

10 Av

Voici un extrait d'un récit de mon grand-père (le Rabbi Maharach):

. A l'origine, la lettre "Katonti" se terminait par les mots "un esprit humble". Par la suite, notre grand maître, (l'Admour Hazaken) récita à trois reprises, à Lyozna, le discours 'hassidique introduit par le verset «comme les eaux reflètent le visage», qu'il expliqua selon le commentaire de Rachi et non suivant la traduction d'Onkelos. Alors, il ajouta à cette lettre les mots «et peut-être, grâce à tout cela, D.ieu le placera dans le coeur de leurs frères, comme les eaux reflètent le visage». Par ces mots, il implanta de bons sentiments chez les 'Hassidim.

. Si l'Admour Hazaken n'avait pas inséré dans cette lettre les mots "avec l'attribut de vérité de Yaacov", il aurait attiré cinquante mille 'Hassidim de plus. Mais le Rabbi exigeait la vérité.

11 Av

L'Admour Hazaken partit pour Mezeritch, en compagnie de son frère, Rabbi Yehouda Leïb, en 5524 (1764). Mais, Rabbi Yehouda Leïb n'avait pas obtenu l'accord de son épouse et il s'en retourna donc, au milieu du chemin.

L'Admour Hazaken arriva à Mezeritch et y resta, la première fois, jusqu'à la fin de Pessa'h 5525 (1765). Pendant deux semaines, il ne savait pas s'il devait y demeurer ou non. Le premier discours 'hassidique qu'il y entendit fut introduit par les mots «consolez, consolez Mon peuple».

Il n'a pas été possible de déterminer s'il s'agit du premier discours qu'il entendit après son arrivée ou bien après que ces deux semaines soient passées et qu'il ait décidé de rester et de se lier au Maguid.

(Le verset sur lequel ce discours est basé introduit la Haftara de cette semaine.)

12 Av

L'Admour Hazaken rapporta un enseignement du Maguid de Mezeritch, qui le tenait du Baal Chem Tov:

«Tu aimeras ton prochain comme toi-même» est un commentaire et une explication de «Tu aimeras l'Eternel ton D.ieu». Lorsque l'on aime un Juif, on aime D.ieu. Car chaque Juif porte en lui une parcelle de Divinité. Ainsi, lorsque l'on aime un Juif, lorsque l'on aime la partie profonde de son être, on aime l'Eternel.

13 Av

. Lorsqu'on lit les Dix Commandements, on se tient debout, le visage tourné vers le Sefer Torah.

«Et tu en parleras lorsque tu seras assis dans ta maison».

Nos Sages expliquent que ce verset fait référence aux paroles de la Torah. Différents niveaux existent cependant dans l'étude. Ils sont tous mentionnés ici:

. «Lorsque tu seras assis dans ta maison» fait allusion à l'âme qui se trouve dans le "Palais des âmes", avant de descendre en ce monde inférieur, et qui s'y consacre à l'étude de la Torah.

. «Lorsque tu marcheras sur le chemin» désigne le moment de la descente de l'âme d'un monde vers l'autre, d'un niveau vers le suivant, jusqu'à parvenir ici-bas, en ce monde matériel, afin de s'introduire dans un corps physique. Là, l'âme "marche sur le chemin" du monde, jusqu'à atteindre un âge avancé, puis,

. «Lorsque tu te coucheras» arrive pour elle le moment de quitter ce monde. Alors, c'est encore la Torah qui la protège, comme l'explique le sixième chapitre d'Avot. Enfin,

. «Lorsque tu te lèveras» ainsi qu'il est dit «tu revivras...».

(L'étude de la Torah se poursuivra après la résurrection des morts.)

14 Av

. A Min'ha, on ne dit pas le Ta'hanoun.

Le 14 Mena'hem Av 5701 (1941) a marqué la cinquantième année depuis que mon père (le Rabbi Rachab) m'a demandé de commencer à noter les histoires qu'il me racontait.

Lorsque le Tséma'h Tsédek commença à rédiger des commentaires talmudiques et 'hassidiques et de la 'Hassidout, l'Admour Hazaken lui dit:

«Acquiers-toi un ami», "Oukné" (acquiers) se lit également "Vekané" (et la plume), «et la plume sera pour toi un ami».

Une fois, mon père (le Rabbi Rachab) citant l'Admour Hazaken, dit: «et la plume sera pour toi un ami». Il expliqua: c'est de la plume du coeur qu'il s'agit ici. Chaque chose que l'on apprend doit constituer une expérience émotionnelle.

15 Av

. On ne dit pas le Ta'hanoun.

Mon père (le Rabbi Rachab) nota:

«La supériorité du 15 Av par rapport aux autres 15 du mois est la suivante: de manière générale, cette date marque la pleine lune, c'est-à-dire le plus haut dévoilement. Néanmoins, cet astre ne fait que recevoir la lumière.

Par contre, durant le 15 Av, cette lumière se révèle de manière fixe car l'ascension est à la mesure de la grande chute de Tichea Beav.

C'est le sens de l'expression «la force du soleil est affaiblie» (à partir du 15 Av, par rapport à son intensité pendant l'été). Les idolâtres basent leur calendrier sur le soleil, symbole du mal, qui, à partir du 15, est affaibli. Il en fut ainsi à l'époque du Temple, lorsque toutes les nations étaient soumises au roi Chlomo.

Combien plus en sera-t-il ainsi dans le monde futur, lorsque les nations «seront attirées vers Lui», parvenant à une soumission totale, lorsque «Je retirerai l'esprit d'impureté de la terre». Un avant goût de tout ceci peut être perçu pendant le 15 Av, lorsqu'est affaiblie la force du soleil.

16 Av

Les voyages du Baal Chem Tov, juste après qu'il se soit révélé, avaient trois objets: libérer les prisonniers, renforcer la Torah et la piété, dévoiler la partie cachée de la Torah.

L'Admour Haemtsahi donnait, à ce propos, l'explication suivante:

«La partie révélée de la Torah est appelée "eau". Or, on va vers l'eau. La partie cachée de la Torah est dénommée "feu". Et, l'on craint le feu.

C'est la raison pour laquelle le maître doit aller vers le disciple et lui dire: N'aie pas peur. "L'Eternel ton D.ieu est un Feu dévorant".»

(Il n'y a donc pas lieu de craindre le feu de la partie profonde de la Torah car celui-ci est d'origine divine.)

17 Av

Le Tséma'h Tsédek expliqua la relation entre la partie cachée de la Torah et le feu: c'est elle qui vivifie l'aspect révélé de la Torah.

Lorsque l'on apprend une Hala'ha en ayant conscience qu'après cent vingt ans, on étudiera cette même Hala'ha dans le Gan Eden, on se sent pénétré d'une petite flamme.

18 Av

L'Admour Haemtsahi dit, au nom de l'Admour Hazaken:

«Ahavat Israël doit pénétrer jusqu'à l'essence même de l'existence.».

19 Av

Ceux qui prient avec quatre paires de Tefilin doivent adopter la manière d'agir suivante:

. On met, sur le bras et sur la tête, celles de "Rachi" avant "Eizehou Mekoman" (Sidour p.23). On prie en les portant jusqu'à "A'h Tsaddikim" (Sidour p.85).

. On enlève la "tête" de Rachi et l'on met, sans bénédiction, celle de "Chimoucha Rabba". On dit le Chema jusqu'à Emet et les Tehilim correspondant à ce jour, selon la répartition mensuelle. Ceux qui étaient méticuleux dans l'accomplissement des Mitsvot les étudiaient avec les commentaires de Rachi et des Metsoudot.

. Puis, on met les Tefilin de Rabbénou Tam, sans bénédiction. On dit le Chema jusqu'à Emet, puis Kadech (Sidour p.85) et les Ze'hirot qui sont imprimés dans le Sidour (p.86). On étudie ensuite un chapitre de Michna, chacun selon sa compréhension.

. Enfin, on enlève la "tête" de Rabbénou Tam et l'on met celle de Rabad, sans bénédiction. On dit le Chema jusqu'à Emet. On étudie un passage de 'Houmach avec le commentaire de Rachi extrait de la Paracha de la semaine, le dimanche jusqu'au Cheni, le lundi jusqu'au Chelichi et ainsi de suite.

(Il convient de noter que le Rabbi Chlita de Loubavitch demande que l'on porte les Tefilin de Rabbénou Tam, dès l'âge de la Bar Mitsva.)

20 Av

Les Tefilin, par exemple, ont une place précise sur la tête et le bras. Lorsqu'on les porte, on sent le poids de celle de la tête, l'étreinte de celle du bras. Il doit donc en être de même pour l'amour et la crainte de D.ieu. Le Rambam écrit (Yessodeï Hatorah 2, 1):

«Ce D.ieu honorable et redoutable, il est une Mitsva de L'aimer et de Le craindre, ainsi qu'il est dit "tu aimeras l'Eternel ton D.ieu" et "l'Eternel ton D.ieu, tu Le craindras".

Ces Mitsvot doivent donc être mises en pratique au point de provoquer une sensation physique. La chair du corps doit les ressentir. Lorsque l'on rencontre un ami fidèle, on en conçoit du plaisir et l'on oublie ses ennuis. Bien plus, on est pénétré d'une vitalité nouvelle, on devient optimiste et l'on a un bon moral.

Il en va de même pour la crainte de D.ieu. Elle doit avoir pour effet d'être saisi d'un grand effroi. En l'éprouvant, on se souviendra de ses mauvaises pensées, de ses mauvaises paroles et de ses mauvaises actions. On en concevra une douleur évidente, par peur de la punition, par crainte de D.ieu. Parfois, ce sentiment peut aussi être provoqué par la honte que l'on éprouve devant D.ieu ou par la peur que suscite Sa majesté transcendante.»

(C'est à cette date que quitta ce monde, en 5704-1944, Rabbi Lévi Its'hak Schneerson, père du Rabbi Chlita, qui fut emprisonné et exilé pour avoir diffusé le Judaïsme. Il perdit la vie en exil, le vingtième jour du mois de Av.)

21 Av

S'engager activement sur les voies 'hassidiques, implique, même lorsque l'on se trouve au marché, absorbé par ses affaires, de penser à ce que l'on peut faire pour la 'Hassidout et pour le bien-être des 'Hassidim.

Lorsque l'on rencontre, dans une foire, une relation d'affaires, on persuadera cette personne de prendre part aux cours publics de 'Hassidout ou aux réunions 'hassidiques.

Suivre résolument les voies 'hassidiques est une obligation personnelle incombant à chacun, quel que soit son niveau de connaissances de la 'Hassidout.

22 Av

Mon père (le Rabbi Rachab) dit:

«Avant de se laver la bouche, le matin, on ne peut réciter les bénédictions du matin, à l'exception des jours de jeûne.

(On notera qu'à cette période, certains s'engagent à respecter quarante jeûnes, qui correspondent aux quarante jours séparant le 20 Av de Roch Hachana. Quarante jours est par ailleurs la période nécessaire à la conception définitive du foetus.)

23 Av

Pendant l'hiver 5652 (1892), lorsque mon père (le Rabbi Rachab) m'enseigna, dans le Tanya, que «la deuxième âme d'Israël est une parcelle d'en haut ici-bas», il souligna que "d'en haut" et "ici-bas" sont deux termes de sens opposé. "En haut" désigne le spirituel le plus élevé, et "ici-bas" le matériel le plus bas.

Il indiqua que telle était précisément la grandeur de cette seconde âme: bien que possédant la plus haute spiritualité, elle affecte la matière, dans sa dimension la plus profonde.

24 Av

Une tradition, qu'un Rabbi transmet à son successeur, établit que:

«A l'époque de la controverse bien connue (entre les 'Hassidim et leurs opposants), les 'Hassidim firent part à l'Admour Hazaken des grandes souffrances que leur faisaient endurer les Juifs simples parmi les opposants.»

Le Rabbi répondit:

«Mon grand-père (c'est ainsi que l'Admour Hazaken appelait le Baal Chem Tov) aimait beaucoup les Juifs simples. Pendant les premiers jours que je passai à Mezeritch, le Maguid expliqua:

«Mon maître, le Baal Chem Tov, avait coutume de dire:

«Aimer un Juif c'est aimer D.ieu. "Vous êtes des fils pour l'Eternel votre D.ieu": lorsque l'on aime le Père, on aime Ses enfants.».

25 Av

Mon père (le Rabbi Rachab) écrit dans l'une de ses lettres:

«J'ai entendu, du nom de nos ancêtres, nos saints maîtres, qu'à l'occasion de la naissance d'une fille, il convient également de souhaiter "puisse ses parents la conduire à la Torah, au mariage et aux bonnes actions". Ceci est basé sur l'affirmation suivante de nos Sages (Bera'hot 17A): "Quel est le mérite des femmes? Il consiste à conduire leur fils à l'école, à envoyer leur mari à la maison d'étude et à attendre leur retour".»

(Ce jour est celui de la naissance de 'Hanna, la fille du Rabbi Rachab. La Guemara décrit ici de quelle manière les femmes peuvent prendre part à l'étude de la Torah.)

26 Av

Extrait d'un discours de mon père (le Rabbi Rachab):

«Il y a également une obligation de raconter verbalement la sortie d'Egypte 'hassidique. On doit relater des histoires 'hassidiques et les ressentir jusqu'au plus profond de soi-même. On doit savoir que chaque récit délivre un enseignement pour la vie.

Chaque histoire doit susciter un trait de caractère positif, un profond enthousiasme pour accomplir une Mitsva de la meilleure façon, pour éprouver le plaisir inhérent aux enseignements 'hassidiques.

27 Av

. On bénit le Roch 'Hodech Elloul.

. On lit tous les Tehilim, le matin.

. C'est un jour de Farbrenguen.

Elloul est le mois du bilan. Dans le monde matériel, un commerçant doit, pour que son affaire soit bien gérée et fournisse un profit confortable, établir, de temps à autre, un bilan et combler les manques. Il en va de même dans le domaine spirituel, pour ce qui concerne le service de D.ieu. Tout au long de l'année, les Juifs se consacrent à la Torah, aux Mitsvot, à forger des traits de caractère positifs. Puis, en Elloul, un bilan est établi et chacun, selon ses capacités, que l'on se consacre à l'étude ou que l'on ait une activité commerciale, dresse, en son âme, un compte fidèle de tout ce qui est arrivé pendant l'année.

On doit avoir conscience de ses qualités et les renforcer, connaître ses défauts et les réparer. Grâce à une aussi bonne préparation, on mérite une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

28 Av

Il est, en général, deux approches de la guérison, pour ce qui concerne les maladies physiques:

. On peut traiter le membre du corps ou la faculté qui est malade, faible et déficient.

. On peut renforcer les membres du corps et les facultés qui sont saines afin qu'ils l'emportent sur celui qui est malade et parviennent à le guérir.

Le pendant de ces deux approches, pour les maladies de l'âme, correspondent aux deux formes suivantes du service de D.ieu:

. La Techouva

. Les bonnes actions.

29 Av

On doit fournir un effort par ses forces propres. Lorsque l'on prend quelqu'un par la main et qu'on le guide, on peut le conduire vers un stade plus élevé. Mais, lorsqu'il avance par ses forces personnelles, le résultat obtenu est plus précieux.

30 Av

. On commence à dire "Ledavid Ori" (Sidour p.81).

. On a coutume, dans la maison du Rabbi, de s'entraîner à sonner du Choffar pendant ce jour. On commence à le sonner effectivement après la prière du second jour de Roch 'Hodech.

L'Admour Hazaken disait, dans un premier temps, de courts discours 'hassidiques. Par exemple, celui qui est introduit par les mots "Ze'her Rav Touve'ha" (le souvenir de Ta grande Bonté) et son commentaire, qui est dans le Sidour, a été prononcé en six fois, avec un développement un peu plus large que ce qui est imprimé.

(Il s'agit ici du Sidour de l'Admour Hazaken, commenté d'après la 'Hassidout.)

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