Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques
compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Sivan,
en français, jour par jour. Tous les mois.
1 Sivan
Jusqu'au 12 Sivan compris, on ne dit pas Ta'hanoun.
«Jette un javelot dans les airs, il retombera sur sa pointe».
Nos ancêtres, nos saints maîtres, ont légué un héritage sans limite aux premiers 'Hassidim, afin que les fils de leurs fils et de leurs filles, en chaque génération, quels que soient le pays et l'entourage où ils se trouvent, puissent posséder cette "pointe", c'est-à-dire dévoiler au profond de leur coeur leur source première.
Parfois, cette pointe est cachée par de nombreux vêtements. Celui qui désire la vie doit alors retirer ces voiles, se fixer un temps pour étudier la 'Hassidout et baser son comportement sur les coutumes de la communauté 'hassidique.
2 Sivan
. Le paragraphe "Ana Bekoa'h" dit lors de la réception du Chabbat est récité à voix basse (Sidour p.131).
. Le paragraphe "Oufross Aleïnou" dit lors de la réception du Chabbat est récité debout (Sidour p.138).
En 5589 (1829), le Chabbat Parchat Bamidbar était le 5 Sivan. Avant l'allumage des bougies du Chabbat, le Tséma'h Tsédek dit le discours 'hassidique introduit par le verset «comptez les têtes des enfants d'Israël... suivant la maison de leur père».
Se référant au commentaire d'Ibn Ezra, il indiqua que le mot "Seou", comptez, devait être interprété comme "élevez", tout comme dans la Parchat Ki Tissa.
Son explication fut donc la suivante:
L'illumination qu'acquiert, par son effort, la partie de l'âme qui se trouve dans le corps, confère l'élévation à "la tête", à l'essence de l'âme qui se trouve là-haut.
Puis, il expliqua, sur la base de cette interprétation, différents versets et passages du Zohar et du Midrach.
Pendant le Chabbat, à midi, le Rabbi prononça le discours «tu Me seras lié à jamais» et son commentaire, qui sont imprimés dans le Likouteï Torah.
Le lendemain, premier jour de Chavouot, il dit le discours «Et vous compterez pour vous» et son commentaire, qui sont imprimés dans le Likouteï Torah.
Durant le second jour de la fête, au cours du repas, le Rabbi prononça le discours «d'où trouver la sagesse?», qui est le second commentaire sur la Mitsva du compte de l'Omer, qui est imprimé dans le Likouteï Torah.
3 Sivan
Mon père (le Rabbi Rachab) n'était pas satisfait lorsque l'on se coupait les cheveux, pendant les trois jours précédant Chavouot, avant la veille de la fête.
Celui qui étudie profondément le commentaire des Tossafot commençant par "Torah" (Traité Chabbat 89a) comprend que Chavouot est un moment propice, là haut.
En ce jour, D.ieu confond l'accusateur du peuple juif, comme Il le fait lorsque l'on sonne du Choffar, à Roch Hachana ou durant le jour sacré de Yom Kippour.
4 Sivan
Chavouot est un temps propice pour faire tout ce qui est en son possible afin d'améliorer son étude de la Torah et son service de D.ieu, pénétré de Sa crainte, afin de faire Techouva sur tout ce qui touche à cette étude, sans subir l'intervention d'aucun accusateur, comme lorsque l'on sonne du Choffar à Roch Hachana ou durant le jour sacré de Yom Kippour.
5 Sivan
A la veille de Chavouot 5557 (1797), l'Admour Hazaken donna l'explication suivante:
«"Vous vous sanctifierez aujourd'hui et demain", ceci vient d'en haut. Par contre, "vous laverez vos vêtements" doit être effectué par chacun.»
Ce fut là tout le discours. Le Tséma'h Tsédek expliqua:
«Le Précepte "Vous vous sanctifierez" fut édicté par D.ieu à Moché et, dans chaque génération, il y a un équivalent de Moché, qui peut sanctifier l'aujourd'hui et le demain. Mais, pour cela, il faut tout d'abord "laver vos vêtements", ceux de la pensée, de la parole et de l'action: ceci dépend de chacun.»
6 Sivan
. Lorsqu'on lit les Dix Commandements, on se tient debout, face au Sefer Torah.
. On ne dit pas "Akdamout" (Sidour p.400).
Le décès du Baal Chem Tov se produisit le mercredi, premier jour de Chavouot 5520 (1760) et il fut enterré à Mezibogh.
L'Admour Hazaken dit, à ce propos, le mercredi 20 Kislev 5559 (1799), à Petersbourg:
«Pendant ce mercredi, quatrième jour de la création, furent repris les luminaires.»
(Les luminaires furent alors suspendus, Nitlou. Toutefois, le mot Nitlou orthographié avec un Teth à la place du Tav signifie repris.)
7 Sivan
Le comportement à adopter pendant la bénédiction des Cohanim (Sidour p.268) est le suivant:
Lorsque les Cohanim disent "Yevare'he'ha", celui qui est béni a la tête au milieu. Lorsqu'ils disent "Hachem", il penche la tête à droite, qui est la gauche du Cohen le bénissant. "Veyichmere'ha", sa tête est au milieu. "Yaer", il l'incline à gauche, qui est la droite du Cohen le bénissant. Et ainsi de suite jusqu'à "Chalom": sa tête est alors au milieu.
On dit le "Ribono Chel Olam" pendant que les Cohanim chantent. Par contre, lorsqu'ils prononcent les mots de la bénédiction, il faut écouter.
Pendant que les Cohanim chantent "Vayassem", on lit de "Ribono Chel Olam" à "Tsaddik". Lorsqu'ils chantent le mot "Le'ha", on lit de "Veim" à "Elicha". Avant "Chalom", on lit de "Oukechem" jusqu'à "Letova".
Lorsque les Cohanim disent le mot "Chalom", on dira "Vetichmereni Oute'honeni Vetirtseni".
"Adir Bamarom" est récité après avoir répondu Amen, en ayant encore le Talit sur le visage.
8 Sivan
Ce monde matériel est un mélange, un lieu de rencontre où D.ieu, si l'on peut ainsi s'exprimer, entre en relation avec l'homme, élu d'entre toutes les créatures.
Mais c'est aussi un jardin de noyers (la noix "Egoz" a la même valeur numérique que 'Het, le péché). D.ieu accorde le libre arbitre à l'homme qui peut lui-même choisir son chemin dans la vie.
9 Sivan
Le monde a besoin d'air pur. L'atmosphère peut être purifiée uniquement par les mots de la Torah. Ils sont une protection pour tout, en général et pour chacun, en particulier.
L'ensemble des six Ordres de la Michna doit être appris par coeur et servir à marcher dans la rue. La Michna que l'on récite où que l'on se trouve, quel que soit le lieu, permet d'illuminer le lien entre Israël et D.ieu. Michna est composé des mêmes lettres que Nechama, l'âme.
Il est très difficile de trouver les termes permettant d'exprimer le grand profit, la protection générale et particulière qui peuvent être tirés, avec l'aide de D.ieu, de la récitation systématique de la Michna. Les mots manquent pour décrire le grand plaisir que l'on peut ainsi procurer au Créateur du monde, béni soit-Il.
(Voir à ce propos le 11 Tévet.)
10 Sivan
L'Admour Hazaken répondit à quelqu'un qu'il recevait:
«Les Juifs sont appelés des chandelles. Une chandelle comprend un verre, une mèche, de l'huile et du feu. Il faut, néanmoins, allumer le feu, car c'est alors qu'elle éclaire.
Tu possèdes une bonne chandelle, mais il te manque ce qui permet de l'allumer. En frappant fort sur la pierre de l'âme animale, on suscite une étincelle, qui allume le feu divin.»
11 Sivan
Extrait d'un discours de mon père (le Rabbi Rachab):
«Dans le service de D.ieu basé sur la 'Hassidout, on retrouve tous les niveaux qui existent. Celui du mort n'a nullement besoin d'être défini. Mais, D.ieu merci, la résurrection des morts existe également dans sa dimension spirituelle.
Un mort est froid. Et rien n'est plus froid que la logique humaine, que l'intellect naturel. Mais, lorsque cette intelligence perçoit un concept divin, lorsque les sentiments s'enflamment en concevant ce plaisir intellectuel, alors, il s'agit d'une véritable résurrection des morts.
12 Sivan
Dans la bénédiction "Chehakol", on dit "Nihya" (avec un Kamats) et non "Nihyé" (avec un Ségol).
Mon père (le Rabbi Rachab) écrit dans l'une de ses lettres:
«Aime la critique car elle te fera atteindre la grandeur véritable».
13 Sivan
Le Tséma'h Tsédek composa de nombreuses mélodies. Il étudiait la Torah à voix haute et en chantant. Parfois, il s'interrompait au milieu de son étude ou de sa rédaction de discours 'hassidiques ou de responsa, pour chanter une mélodie.
Mon grand-père (le Rabbi Maharach) raconta qu'en fonction de la mélodie que chantait le Tséma'h Tsédek, il pouvait savoir ce qu'était alors son occupation.
(Ce jour est celui de l'anniversaire du mariage de Rabbi Lévi Its'hak et de la Rabbanit 'Hanna, parents du Rabbi Chlita de Loubavitch, en 5660-1900.)
14 Sivan
Lorsqu'on met le Talit Katan, le matin, en ayant les mains propres (après les avoir lavées) et en un endroit où il est permis de réciter une bénédiction, on dit "Al Mitsvat Tsitsit", car notre Talit Katan n'a pas les dimensions nécessaires pour que l'on s'y enveloppe.
(On ne peut donc dire la bénédiction "Leïtatef Betsitsit" en mettant le Talit Katan.)
Si l'on ne peut dire une bénédiction avant la prière et que l'on ne met pas de Talit Gadol, on touchera ses quatres Tsitsit et l'on fera la bénédiction avant la prière.
(Celui qui porte le grand Talit ne dit donc pas de bénédiction pour le petit. Les quatre coins des Tsitsit correspondent aux quatre campements des anges: Mi'haël, Gavriel, etc. (avec leurs bannières). Il est dit dans Bamidbar Rabba qu'en voyant les bannières des anges, les Juifs désirèrent en posséder. Le 'Houmach étudié ce jour décrit précisément les quatre bannières des camps voyageant ensemble.)
15 Sivan
Au début, l'Admour Hazaken prononçait des discours très courts, qui enflammaient le coeur de ceux qui les écoutaient. Ils étaient appelés "Dera'him" (chemins).
Puis, ils devinrent un peu plus longs et furent appelés "Iguerot" (missives).
Ensuite, ils se transformèrent en "Torot" (enseignements). Ceux-ci furent à l'origine des commentaires qui constituent le Likouteï Torah et le Torah Or.
Par la suite, ils furent encore plus longs et s'appelèrent "Ketavim" (écrits). Ceux-ci comportèrent une analyse logique relativement plus développée.
16 Sivan
Les premier Sages, qui étaient comparables aux anges, puisse leur mérite nous protéger, avaient déjà affirmé que la guérison de l'âme est comparable à celle du corps.
La première étape, qui est cruciale, consiste à circonscrire l'endroit de la maladie: vient-elle du fait que le corps est grossier et corrompu, ou bien y a-t-il une déficience des forces de l'âme, une attirance pour le mal, de l'orgueil ou un mensonge? Ou encore la source de la maladie est-elle l'habitude, le mauvais pli qui découle d'une éducation inadéquate ou d'un entourage négatif?
Tant que n'est pas clairement établi l'endroit de la maladie et la raison de l'affection, il est impossible d'envisager la guérison. Il faut prescrire un comportement judicieux dans tous les domaines, dans ce qu'on accomplit et dans ce dont on s'abstient, "fais le bien" par l'accomplissement des Mitsvot, la fixation de temps pour l'étude, l'acquisition de traits de caractère positifs et également "éloigne-toi du mal".
Cependant, le plus important est que le patient prenne conscience de deux éléments:
. Il doit savoir qu'il est malade et éprouver un profond désir de guérir.
. Il doit être informé qu'il peut guérir, doit s'emplir d'espoir et s'en remettre totalement à D.ieu, Qui le guérira de sa maladie.
17 Sivan
Se restreindre pour ne pas tirer pleinement profit de ce monde matériel n'est qu'une bonne préparation au service de D.ieu. Ce service lui-même a pour objet de transformer la matière en un réceptacle pour la Divinité.
18 Sivan
A notre époque du "talon du Machia'h", il est du devoir de chaque Juif de rechercher le bien de son prochain, qu'il soit vieux ou jeune, de le conduire à la Techouva, afin qu'il ne se sépare pas, ce qu'à D.ieu ne plaise, de la communauté d'Israël, qui aura très bientôt le privilège de connaître la délivrance complète.
19 Sivan
Au mois de Mar'hechvan 5613 (1852), le Tséma'h Tsédek fixa, en plus des études qu'il menait par ailleurs, un cours de deux heures et demie par jour avec mon grand-père (le Rabbi Maharach).
En hiver, ce cours commençait à dix heures du soir et, en été, à quatre heures du matin. Il se poursuivit pendant deux ans et porta sur la Kabbala avec les commentaires de la 'Hassidout. Par la suite, jusqu'en Elloul 5616 (1856), lorsque ce cours cessa, ils étudièrent les ouvrages d'éthique suivants: les écrits de Rabbi Saadia Gaon, le Guide des Egarés, le livre des Principes, le Kouzari et d'autres, avec les commentaires de la 'Hassidout..
20 Sivan
L'un des proverbes de mon grand-père (le Rabbi Maharach):
«La structure de l'intellect et des sentiments d'un 'Hassid dépend de la première entrevue qu'il a eu auprès de son Rabbi.
La première entrevue dépend du caractère du 'Hassid. C'est en fonction de celui-ci que le Rabbi lui prescrira le moyen de servir D.ieu qui lui convient.
(Voir, sur le même sujet, le 18 Tamouz et le 13 Elloul.)
21 Sivan
L'Admour Hazaken explique, dans le chapitre 3 du Tanya, que les trois attributs de l'intellect, 'Ho'hma, Bina et Daat, de même que les sept attributs de l'émotion sont les dérivés des dix Sefirot supérieures.
Ceci est vrai pour les trois parties de l'âme, le Nefech, le Roua'h et la Nechamah qui s'introduisent dans le corps de l'homme.
En revanche, le pouvoir d'offrir sa vie pour D.ieu, le fait que «un Juif ne veut ni ne peut se séparer de la Divinité», découle de l'Essence divine, qui transcende les Sefirot, dont la première est celle de 'Ho'hma.
(Voir, à ce propos, le 25 Tamouz.)
22 Sivan
Lorsque l'on dit "Vehavyénou Lechalom" (dans les bénédictions du Chema de la prière du matin) (Sidour p. 44-45), on réunit les deux Tsitsit de devant, puis on adjoint le Tsitsit arrière gauche et ensuite le Tsitsit arrière droit. On les tient tous entre l'annulaire et l'auriculaire de la main gauche.
On embrasse les Tsitsit six fois, en disant les mots:
Dans une réponse qu'il lui apporta lors d'une entrevue qu'il lui accorda, mon grand-père (le Rabbi Maharach) dit à mon père (le Rabbi Rachab), durant l'hiver 5635 (1875):
«Le penchant vers le mal est appelé âme animale, non pas nécessairement parce qu'il est un animal brut. Il peut parfois être le renard, la bête la plus rusée. Une grande sagesse est alors nécessaire pour comprendre ses manigances. D'autres fois, il prend l'apparence d'un Juste, intègre, modeste et animé de bons sentiments.
Chacun possède une âme animale qui est à la mesure de sa nature propre. Chez l'un, s'éveillera soudain une grande envie d'étudier la 'Hassidout ou de méditer profondément à ses concepts, alors qu'en fait il n'y a là qu'un conseil du mauvais penchant, qu'un stratagème de l'âme animale pour empêcher la ferveur pendant la prière, par exemple.
Apprends ce principe général et retiens-le en permanence: lorsqu'il s'agit de venir en aide ou de conduire au service de D.ieu, tout obstacle qui se dresse, même pour la cause la plus noble, n'est qu'une manigance de l'âme animale.»
Mon père (le Rabbi Rachab) conclut:
«Jusqu'alors, je ne savais pas que pouvait exister une pieuse âme animale, et encore moins, une âme animale 'hassidique.»
24 Sivan
«Vous me demandez comment il est possible de s'attacher à moi puisque je ne vous connais pas personnellement:
L'attachement véritable résulte de l'étude de la Torah. Lorsque vous étudiez mes discours 'hassidiques, lisez le texte de mes causeries, vous associez à ceux qui me sont chers, les 'Hassidim et les élèves de la Yechiva, dans leur étude et dans leurs Farbrenguens, lorsque vous accomplissez ma demande de lire des Tehilim et de fixer des moments pour l'étude, vous vous attachez effectivement à moi.»
(Lorsque fut écrite la lettre de laquelle ce passage est extrait, Rabbi Yossef Its'hak n'avait pas encore institué l'étude quotidienne du 'Houmach, avec le commentaire de Rachi, et du Tanya. C'est la raison pour laquelle il n'en parle pas.)
25 Sivan
«Lorsqu'un homme éprouve un souci en son coeur, il en parlera» (Michlé 12, 29). Nos Sages donnent deux interprétations de ce verset:
. "Yassi'hena" (avec un Same'h): il l'écartera de son esprit.
. "Yassi'hena" (avec un Sin): il en parlera aux autres.
Le Tséma'h Tsédek expliqua:
«Aux autres par le corps, mais qui sont unifiés à lui par l'esprit, car ils compatissent à son problème».
26 Sivan
«Et ils descendirent vivants en enfer» (Bamidbar 16, 30): même en enfer, ils pensent qu'ils sont vivants.
La bénédiction que constitue le verset "ils descendirent vivants en enfer" est semblable à celle d'un autre verset, "les enfants de Kora'h ne moururent pas" (Bamidbar 26, 11). Une place leur fut ménagée (dans le purgatoire des âmes) et ils firent Techouva.
Car la Techouva n'est possible que lorsqu'on est encore vivant. Là était donc la bénédiction: même en enfer, ils restèrent vivants et purent donc y faire Techouva.
27 Sivan
Il est écrit: «Et l'Eternel te bénira en tout ce que tu feras». Un homme doit uniquement constituer un réceptacle, par lequel D.ieu lui enverra sa subsistance. Il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour le purifier de toute trace d'impureté et de manque de loyauté.
Ce réceptacle sera donc basé sur les Lois de la Torah. Il méritera ainsi la double bénédiction divine: il connaîtra la prospérité matérielle et sa richesse sera judicieusement utilisée.
(Ainsi, la bénédiction n'aura pas pour but de payer des frais médicaux, comme le Rabbi l'explique par ailleurs.)
28 Sivan
Le Tséma'h Tsédek relata une fois à son fils, le Rabbi Maharach, un événement de sa vie. Il conclut:
«Lorsque l'on aide un Juif à gagner sa vie, fut-ce même soixante dix kopeks (une très petite somme, en Russie) sur la vente d'un petit veau, on se voit ouvrir les portes des palais célestes les plus hauts.»
De nombreuses années plus tard, mon grand-père (le Rabbi Maharach) raconta tout ceci à mon père (le Rabbi Rachab) et ajouta:
«Il faudrait connaître le chemin conduisant à ces palais. Mais, en fait, cela importe peu. L'essentiel doit être d'aider son prochain de tout son coeur, avec sensibilité. On doit prendre plaisir à lui faire du bien.»
(C'est à cette date que le Rabbi Chlita de Loubavitch parvint aux Etats Unis, en 5701 (1941), en compagnie de son épouse, la Rabbanit 'Haya Mouchka.
L'événement de la vie du Tséma'h Tsédek dont il est ici question, est le suivant. Alors qu'il se rendait à la synagogue, quelqu'un lui demanda un prêt afin de pouvoir faire du commerce au marché. Le Rabbi lui demanda de venir le voir après la prière. Mais, il s'avisa qu'il avait un besoin immédiat de cet argent. Il se rendit donc chez lui, prit la somme et la lui donna. L'Admour Hazaken lui apparut alors pour le féliciter de ce geste. Il en fut satisfait car, depuis bien longtemps, il n'avait pas eu une telle vision.)
29 Sivan
Le service de D.ieu décrit par la 'Hassidout à pour effet de s'habituer à reconnaître la Providence divine, à prendre conscience que D.ieu renouvelle le monde et les créatures à chaque instant. C'est de cette manière, et de celle-là uniquement, que les êtres reçoivent leur existence et leur force.
(On notera qu'en ce jour, les éclaireurs envoyés par Moché se rendirent en Terre Sainte.)
30 Sivan
La lecture de la Paracha, deux fois chaque verset et une fois le Targoum, se fait verset par verset. On lit également la Haftara ou les deux Haftarot, si c'est Chabbat Roch 'Hodech ou si on lit des Parachyot jointes.
(Bien évidemment, ceci ne concerne que celui qui lit seul cette Paracha. Au moment de la lecture de la Torah, en revanche, pendant le Chabbat, on ne lit que la Haftara spécifique de ce Chabbat.)
L'Admour Hazaken répondit à un jeune homme particulièrement doué, qu'il reçut pour la première fois, en 5555 (1795), à Lyozna:
«Le spirituel et le matériel sont, par essence, opposés. Ce qui constitue une qualité dans le domaine matériel est un défaut, dans le spirituel.
Dans le domaine matériel, le plus grand est celui qui se contente de ce qu'il possède. Celui qui possède cette qualité et s'emploie au service de D.ieu parviendra à la plus haute élévation.
Dans le domaine spirituel, par contre, se satisfaire de son niveau est un grand défaut et conduit, D.ieu nous en garde, au déclin.»
Le Hayom Yom du jour dans Koulam
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