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Hayom Yom — mois de Kislev

Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Kislev, en français, jour par jour. Tous les mois.

1 Kislev

Il y eut des périodes pendant lesquelles Rabbi Yikoutyael Liepler, un 'Hassid de l'Admour Hazaken, dit les prières de Cha'harit, de Min'ha et de Maariv l'une à la suite de l'autre, sans aucune interruption.

(Le passage du 'Houmach étudié en ce jour décrit la prière d'Its'hak et l'on sait qu'il instaura la prière de Min'ha.

Par ailleurs, c'est à cette date que le Rabbi recouvra la santé, en 5738 (1977).)

2 Kislev

Mon grand-père (le Rabbi Maharach) expliqua dans un discours 'hassidique pour quelle raison Rabbi Eléazar donnait une pièce à un pauvre avant de prier.

En effet, la prière doit être vivante. Or, lorsque l'on donne de la Tsédaka à un pauvre avant la prière, on lui apporte la vie et l'on peut soi-même en tirer une vitalité accrue, pendant cette prière.

Prononçant ces mots, il fit un geste de la main tournée vers le haut pour signifier un accroissement au delà de toute imagination.

Souvent, avant la prière, mon père (le Rabbi Rachab) recherchait un pauvre afin de lui donner à manger.

(C'est à cette date que les livres et les manuscrits de Rabbi Yossef Its'hak furent effectivement restitués à la bibliothèque de l'association des 'Hassidim 'Habad, en 5748 (1988).

Le même jour, était organisé la première conférence internationale des émissaires du Rabbi Chlita de Loubavitch.)

3 Kislev

Voici l'une des différences entre le comportement du Baal Chem Tov et celui du Maguid:

Le Baal Chem Tov voyageait beaucoup tandis que le Maguid restait chez lui.

De plus, à l'époque du Maguid, la 'Hassidout était déjà largement répandue, y compris dans les endroits lointains, grâce aux voyages des disciples du Baal Chem Tov. De nombreux jeunes gens ne possédant qu'un niveau moyen s'étaient déjà attachés à la 'Hassidout et se rendaient à Mezeritch.

4 Kislev

Les ablutions des mains de la fin du repas consistent à se rincer l'extrémité des doigts et à les passer, pendant qu'ils sont encore humides, sur les lèvres.

5 Kislev

«Une échelle était fixée dans la terre» (Béréchit 28, 12).

La prière est l'échelle qui relie l'âme à la Divinité. Bien qu'elle soit "fixée dans la terre", puisque le début de la prière est une simple reconnaissance de la Grandeur Divine, "son extrémité parvient jusqu'au ciel", car elle aboutit à la soumission totale. On peut obtenir ce niveau grâce à la réflexion et à la méditation pendant dans la partie de la prière qui est comprise entre Barou'h Chéamar et Ichtaba'h, pendant les bénédictions du Chema Israël et le Chema Israël lui-même.

6 Kislev

Mon père (le Rabbi Rachab) dit:

«Le Chema Israël récité avant de se coucher est, en miniature, comparable à la confession qui précède la mort. Mais, dans ce dernier cas, on quitte le "marché" de façon définitive et la transaction "pour l'accomplir aujourd'hui" parvient à son terme.

A l'inverse, lorsqu'on dit le Chema Israël, chaque nuit, on se trouve encore à l'intérieur du "marché" et l'on peut donc agir et accomplir à l'intérieur.»

7 Kislev

Il est trois écoles de pensée:

. Une école prône l'annulation de la matière, mettant en évidence à quel point toutes les choses physiques et grossières sont corrompues et abjectes. C'est la doctrine du Moussar (éthique).

. Une école décrit l'élévation de l'esprit et de la morale, leur intervention dans les sentiments et dans la compréhension, la manière de s'en approcher. C'est la doctrine de la 'Hakira (philosophie).

. Une école montre la prédominance de l'esprit sur la matière. Elle souligne la valeur du matériel qui est transformé et du spirituel qui le pénètre, de sorte qu'ils s'unifient pour ne former qu'une seule entité, dont on ne peut distinguer le début et la fin. Car «le début est lié à la fin et la fin au début». Un D.ieu Unique créa l'un et l'autre, avec une finalité commune, révéler la Lumière de la Sainteté Divine. Tous deux ensemble contribuent à obtenir une même perfection: celle que le Créateur désira. C'est la doctrine de la 'Hassidout.

8 Kislev

On se doit de méditer à la grandeur des bienfaits de D.ieu.

Aussi infime qu'il soit, l'homme a la possibilité de causer la satisfaction du Grand parmi les grands, de Qui il est dit que «l'on ne peut saisir Sa Grandeur».

A cette idée, on doit toujours être stimulé et servir D.ieu avec un coeur et une âme enthousiastes.

9 Kislev

. Date de la naissance de l'Admour Haemtsahi, en 5534 (1773). Il quitta ce monde en 5588 (1827) et fut enterré à Nyegyn.

Le 9 Kislev 5554 (1793), l'Admour Hazaken prononça un discours 'hassidique qui est une partie du chapitre 53 du Sefer Chel Beïnonim (Tanya) et traite du premier Temple.

Le lendemain, il commenta une seconde fois la 'Hassidout et dit la fin de ce même chapitre. En effet, c'est à partir des discours prononcés entre Roch Hachana 5550 (1789) et le 10 Kislev 5554 (1793), dans lesquels fut inclus un recueil de conseils donnés pendant les années précédentes, que furent mis en ordre les cinquante trois chapitres du Sefer Chel Beïnonim.

(Voir, à ce propos, le 6 Adar Cheni.)

10 Kislev

. En ce jour, l'Admour Haemtsahi fut libéré en 5587 (1826) de son incarcération dans la ville de Vitebsk. Pendant le précédent 'Hol Hamoëd Soukkot, on sut que l'Admour Haemtsahi avait fait l'objet d'une dénonciation.

Le dimanche de la Parachat Noa'h, 28 Tichri, il quitta Loubavitch, escorté par des officiers. A midi, il arriva à Dobromisl, où il prononça le discours 'hassidique commençant par "Mayim Rabbim".

Le lundi, il quitta cette ville et partit pour Lyozna, où il récita le discours commençant par "Richafeïha Richpeï". Le mardi, il se rendit à Vitebsk et y resta emprisonné jusqu'au dimanche de la Parachat Vaychla'h, 10 Kislev.

11 Kislev

Voici quelques unes des notes de mon père (le Rabbi Rachab) sur le Sidour "Seder Hatefila" (avec des commentaires de la 'Hassidout):

1ère partie: discours commençant par "Barou'h Cheamar" (39D): il est écrit: "par contre, le niveau de Radlo". le Rabbi corrigea: «maintenant, on peut comprendre ce qu'est Radlo».

2ème partie: dans le discours commençant par "Ed Hagual" (304 D) «pour nos Sages et la Hala'ha est tranchée comme Rabbi Yehouda: qu'il fit la bénédiction»: le Rabbi corrigea «pour nos Sages, s'il fit la bénédiction».

Au même endroit: «c'est l'avis de Rabbi Yehouda et ainsi est la vérité». Le Rabbi raya d'un trait de plume ces derniers mots.

Au même endroit: (305A) «le Tohou de Nekoudim». Le Rabbi corrigea «le Tohou d'Akoudim».

12 Kislev

La bénédiction "Barou'h Chepatrani" (Sidour p.70) (récitée par le père lors de la Bar Mitsva de son fils) est dite sans citer le nom de D.ieu et Sa royauté. On peut également la dire le lundi, le jeudi ou pendant Roch 'Hodech et non uniquement pendant le Chabbat.

Nous respectons une tradition qui est attribuée au Baal Chem Tov: lorsque l'on entend un mot peu flatteur sur le compte d'un Juif, même si on ne le connaît pas, on doit en concevoir une intense douleur. Car, en tout état de cause, quelqu'un est dans l'erreur. Si ce que l'on raconte sur cette personne est vrai, celle-ci n'est pas bonne. Si cela est faux, c'est celui qui raconte qui n'est pas bon.

13 Kislev

Mon père (le Rabbi Rachab) dit:

«La 'Hassidout change l'existence et dévoile l'essence. L'essence de l'être juif ne peut être mesurée ou évaluée. Car elle est partie intégrante de l'Essence divine et «celui qui la détient en partie est considéré comme s'il la possédait en totalité». Tout comme l'essence est illimitée, une partie de celle-ci l'est également.

Ceci peut être comparé au Tsitsit placé sur le coin du vêtement et qui est fait de la même matière que ce coin. C'est donc l'Essence de D.ieu, à l'origine de l'âme juive, qui lui confère le caractère de créature. Et la 'Hassidout dévoile l'essence de cette âme.»

14 Kislev

On fait le Birkat Hamazon après le repas (Sidour p.88-94) en tenant un verre de vin, même en l'absence de dix hommes ayant pris part au repas. Le verre est tenu dans la paume de la main, avec les doigts recourbés. On saisit le verre et l'on dit «messieurs, nous allons dire la bénédiction». On le conserve dans la main jusqu'à la fin de la troisième bénédiction, puis on le repose sur la table.

Dans un de ses discours, mon père (le Rabbi Rachab) donna une explication dont voici le contenu:

«On distingue celui qui est juste, celui qui est droit, celui qui est intègre et celui qui est 'Hassid:

. Un Juste, un Tsaddik est ainsi appelé parce qu'il accomplit les Mitsvot positives, les Injonctions, et permet, de cette manière, la révélation de D.ieu dans l'enchaînement des mondes.

. Un homme droit est celui qui respecte les Mitsvot négatives, les Interdits, et dévoile les lumières qui transcendent l'enchaînement des mondes.

. Un homme intègre est celui qui possède le sérieux pour trait de caractère. Il dévoile un niveau pour lequel «l'arbre et son fruit ont le même goût». Il unifie ainsi la Lumière divine qui entoure les mondes à celle qui les pénètre.

. Le titre le plus élevé est celui de 'Hassid, qui comprend trois niveaux:

- Le premier stade est atteint par celui que les choses du monde ne dérangent pas. Chacun peut et doit accéder à ce niveau.

- Parvenu au second, toutes ses actions participent du Divin. Bien qu'il ne soit pas inaccessible, ce niveau n'est cependant pas à la portée de tous.

- Le troisième stade est décrit par le Tikouneï Zohar: «qui est le 'Hassid? Celui qui agit avec bienveillance envers son Créateur», envers "son nid".

Le Tanya explique que ce dernier niveau permet "l'union du Saint béni soit-Il et de Sa Présence parmi ceux qui résident dans les mondes inférieurs. Il n'est pas uniquement le moyen d'assouvir la soif de son âme.

(On notera que ce jour est l'anniversaire du mariage du Rabbi Chlita avec la Rabbanit 'Haya Mouchka, fille de Rabbi Yossef Its'hak. Celui-ci fut célébré en 5689 (1928).)

15 Kislev

Dans Torah Or, au discours commençant par "Vayéchev", il est dit: «elle ne peut voir l'amour». Il faut lire: «elle ne peut éprouver l'amour».

L'Admour Hazaken raconta à son fils, l'Admour Haemtsahi:

«Mon grand-père (le Baal Chem Tov) disait que l'on doit faire don de soi-même pour aimer son prochain, même s'il s'agit d'un Juif que l'on n'a jamais vu.»

(Rabbi Elimele'h rapporta ces paroles de son maître, le Maguid:

«Ecoute, Mele'h, ce que l'on dit dans la Yechiva céleste: l'amour du prochain concerne le plus méchant au même titre que le Juste accompli».

Par ailleurs, Rabbi Moché Cordovéro dit:

«l'homme doit s'habituer à aimer les autres au point d'être capable d'éprouver un tel sentiment envers chacun. Il faut, en son coeur, aimer également les méchants et l'on se dira: puissent ceux-ci être des Justes et faire Techouva. Tous seront grands et agréés par D.ieu. Comme le dit l'amant fidèle de tout Israël (Moché): «puisse tout le peuple de D.ieu être fait de Prophètes».

Par ailleurs, il est dit également que lorsque Rabbi Moché Cordovéro, le Rav de Tsfat, quitta ce monde, en 5330 (1570), le Ari Zal l'accompagna à sa dernière demeure. Il attesta alors qu'il avait vu deux colonnes de lumières qui le suivaient. Or, il a été enseigné que ceci n'arrive qu'à une ou deux personnes par génération. Et il s'agit, en l'occurrence, de la génération de Rabbi Moché Cordovéro.)

16 Kislev

Un aspect fondamental de la philosophie de 'Habad est que l'intellect domine, par nature, les sentiments. Il soumet le coeur au service divin, au moyen de la réflexion, de la compréhension et d'une profonde contemplation de la grandeur du Créateur de l'univers.

17 Kislev

La 'Hassidout 'Habad ouvre les portes des sanctuaires de 'Ho'hma (l'éclair de la compréhension) et de Bina (l'analyse intellectuelle) afin que l'on connaisse intellectuellement et que l'on reconnaisse Celui qui, par Sa Parole, créa le monde.

La 'Hassidout 'Habad éveille les sentiments du coeur de tous afin que l'on éprouve l'émotion découlant de cette compréhension.

Elle est un guide permettant à chacun, en fonction de son niveau, de s'approcher du Sacré et de servir D.ieu, par son esprit et par son coeur.

18 Kislev

. A Min'ha, on ne dit pas le Ta'hanoun.

Le Tséma'h Tsédek écrivit:

«L'amour de D.ieu exprimé par la phrase «je ne désire rien d'autre que Toi» correspond au niveau qui ne permet d'éprouver aucun autre désir que celui de D.ieu.

En conséquence, "le ciel et la terre", c'est-à-dire le Gan Eden Supérieur et le Gan Eden Inférieur ne sauraient être suffisants. Car ils furent bâtis par le Youd (première lettre du Tétragramme). L'amour n'est donc éprouvé qu'envers D.ieu, c'est-à-dire envers Son Essence. C'est ainsi que s'exprimait notre maître, l'Admour Hazaken, lorsqu'il dévoilait son attachement à D.ieu:

"Je ne veux rien du tout. Je ne veux pas Ton Gan Eden. Je ne veux pas Ton monde futur. Je ne veux que Toi-même".»

«AYEZ UNE BONNE FETE»

"Soyez inscrits et scellés pour une bonne année dans l'étude de la 'Hassidout et dans ses voies."

19 Kislev

. L'officiant ne met pas de Talith, à Min'ha et à Maariv, ni dans la semaine, ni le Chabbat, ni le Yom Tov, ni à Roch Hachana.

. Jour de la Hilloula du Maguid de Mezeritch, qui quitta ce monde le mardi de la Parchat Vayéchev 5533 (1772). Il est enterré à Anipoli.

. L'Admour Hazaken fut libéré de son premier emprisonnement le 19 Kislev, le mardi de la Parchat Vayéchev 5559 (1798), juste avant le soir.

. Extrait d'une lettre de l'Admour Hazaken: en fait ceci doit être bien clair: ce jour que D.ieu a fait pour nous, le 19 Kislev, un mardi, lorsque deux fois fut dit le mot "bon", lors de la création, Hilloula de notre saint maître, dont l'âme se trouve au Gan Eden, alors que je lisais, dans le livre des Tehilim, le verset «Il a libéré mon âme dans la paix», avant même d'avoir commencé la lecture du verset suivant, j'ai été libéré, dans la paix, par le D.ieu de Paix.

* * *

. C'est un jour de Farbrenguen et de bonnes résolutions, permettant de fixer un temps d'étude de la partie révélée de la Torah et de la 'Hassidout, pour se renforcer sur les voies des 'Hassidim, avec amour du prochain.

. On a coutume de répartir l'étude du Talmud selon la procédure expliquée dans Igueret Hakodech, dans la lettre commençant par "Ho'hea'h To'hia'h". A Loubavitch, depuis l'année 5663 (1902-1903), on répartissait le Talmud, le 24 Tévet, jour de la Hilloula de l'Admour Hazaken, parce que l'on manquait de temps, le 19 Kislev.

20 Kislev

La première édition du Tanya, "livre des hommes intermédiaires", fut achevée le mardi 20 Kislev 5557 (1796) à Slovita. Elle comprenait:

. la première partie : Sefer Chel Beïnonim

. la deuxième partie: 'Hinou'h Katan et Chaar Hayi'houd Vehaémounah.

Igueret Hatechouva, dans sa première version, fut publié pour la première fois, à Zalkwi en 5559 (1799) puis, pour la première fois dans sa seconde version, à Chklov, en 5566 (1806).

Igueret Hakodech fut édité pour la première fois à Chklov en 5574 (1814).

L'édition corrigée de ces quatre parties fut imprimée à Vilna, par l'éditeur Rom, en 5660 (1900). Par la suite, elle fut maintes fois réimprimée.

21 Kislev

On doit apprendre la Michna par coeur. Chacun le fera selon ses capacités. Ainsi, on la récitera en marchant dans la rue et, de cette manière, on aura le mérite d'accueillir le Machia'h.

Les 'Hassidim doivent étudier la 'Hassidout: tous les 'Hassidim, le lundi, le jeudi et le Chabbat; les élèves de la Yechiva, une heure chaque jour.

22 Kislev

Voici l'une des pratiques instaurées par le Rabbi: chaque jour, après la prière, y compris le Chabbat, le jour de fête, à Roch Hachana et à Yom Kippour, on dira des Tehilim, tels qu'ils ont été répartis pour les jours du mois. Lorsqu'ils sont récités en présence de dix personnes, on dira le Kaddich des orphelins. Dans un mois de 29 jours, on dira, pendant le 29è jour, les Tehilim des deux jours (du 29è et du 30è).

23 Kislev

Extrait d'une causerie de mon grand-père (le Rabbi Maharach), prononcé datant d'Elloul 5635 (1875):

Les trois jours précédant le Chabbat permettent de préparer ce jour. Il est dit à son propos, dans le Zohar, que «de lui se bénissent tous les jours». L'expression "tous les jours" fait allusion aux six jours de la semaine, auxquels D.ieu a accordé une bénédiction générale, ainsi qu'il est dit «l'Eternel te bénira dans tout ce que tu feras».

La bénédiction du Chabbat se répand sur les jours qui le précèdent et sur ceux qui le suivent. La préparation de ce jour commence le mercredi. Elle est contenue dans le petit passage du "Le'hou Neranena", qui comprend trois versets.

(Voir le "Chir Chel Yom" de la prière du mercredi, auquel sont rajoutés les trois premiers versets du Psaume 95, introduisant la prière du vendredi soir).

24 Kislev

(Suite du 23 Kislev) On peut donner de ces trois versets l'explication suivante, accessible à tous, est la suivante: "Le'hou Neranena", "Venez, réjouissons-nous".

Quand vient le mercredi, on commence à réfléchir: qu'aura-t-on pour célébrer le Chabbat? La question se pose au sens le plus littéral comme dans la dimension spirituelle: avec quoi ce Chabbat sera-t-il digne de ce nom? Chacun, de fait, vit le Chabbat différemment de la semaine. En se posant cette question, on devient mélancolique et la solution est donc: "Le'hou Neranena", "venez, réjouissons-nous", ayons confiance en D.ieu.

Lorsqu'arrive le jeudi, on s'approche du Chabbat et l'on a toujours rien. Le "Neranena" n'est alors plus aussi aisé et l'on comprend qu'il faut faire quelque chose.

Aussi, on étudie la 'Hassidout dans la nuit de jeudi. Ainsi, le vendredi, on perçoit que «l'Eternel est un Grand D.ieu et un Grand Roi». Avec cela, un Juif peut faire Chabbat.

A Min'ha, on ne dit pas le Ta'hanoun.

25 Kislev

Mon père (le Rabbi Rachab) allumait les lumières de 'Hanouka entre Min'ha et Maariv. Il ne se préoccupait pas de savoir si la porte était orientée nord-sud ou est-ouest. "Hanerot Hallalou" était récité après l'allumage de toutes les lumières. Il s'asseyait à côté de celles-ci pendant une demi-heure, à l'exception du vendredi, où il n'attendait pas aussi longtemps. Il vérifiait que les lumières brûlent pendant au moins cinquante minutes.

(L'ordre est le suivant: Min'ha, lumières de 'Hanouka, bougies de Chabbat.

A la synagogue, en revanche, les lumières sont orientées est-ouest, comme dans le Temple.)

26 Kislev

C'est un jour de Farbrenguen. On commence à dire "Tal Oumatar" (Sidour p.54), dans le Chemone Essré. On allume les lumières de 'Hanouka après la Havdala (Sidour p.234) et avant de dire Veyiten Le'ha (Sidour p.235). A la synagogue, les lumières de 'Hanouka sont allumées avant la Havdala.

Durant le Chabbat qui bénit le mois, tôt le matin, les 'Hassidim se rassembleront à la synagogue pour réciter tous les Tehilim. Ensuite, ils étudieront, pendant une heure environ, un discours 'hassidique compréhensible à tous. Ensuite, ils prieront. L'heure du Farbrenguen sera fixée en fonction des conditions de l'endroit et du lieu d'habitation des 'Hassidim, afin qu'ils connaissent le succès matériel et spirituel (voir, à ce propos, le 30 Nissan).

Après avoir lu tous les Tehilim, durant le Chabbat qui bénit le mois, on récitera le Kaddich des orphelins. Si quelqu'un en a l'obligation (dans l'année du deuil, ou le jour du Yortseït), le Kaddich des orphelins sera récité après chaque livre.

(Extrait d'une Si'ha du Rabbi Chlita: «il me semble que, lorsqu'on dit le Kaddich après chaque livre, il faut d'abord réciter le "Yehi Ratson" (en tout état de cause celui qui dira le Kaddich, au moins, le récitera). Ce texte marque, en effet, la conclusion des Tehilim qui ont été récités et le Kaddich doit donc le suivre. Puis, lorsqu'on commence le livre suivant, on entame une lecture nouvelle. On en fera de même durant chaque Chabbat bénissant le mois.)

27 Kislev

Au cours de son second emprisonnement, en 5561 (1800), l'Admour Hazaken ne fut pas incarcéré et n'endura pas une dure captivité, comme ce fut le cas la première fois. Cependant, les chefs d'accusation étaient plus graves, car ils portaient sur la doctrine de la 'Hassidout et l'opposition fut intense. Il fut retenu au "Taini Soviet" et libéré durant le troisième jour de 'Hanouka.

(Note du Rabbi Chlita: selon un autre avis, il fut libéré le cinquième jour de 'Hanouka et il faut en conclure que cette libération, au sens le plus littéral, fut obtenue pendant ces deux jours à la fois.)

28 Kislev

Il était de coutume, chez le Tséma'h Tsédek, d'organiser un Farbrenguen, pendant l'un des soirs de 'Hanouka, pour toute la famille. Ses brus y participaient également et on l'appelait la "soirée des Latkès". Cette même pratique existait chez l'Admour Hazaken et l'Admour Haemtsahi.

Parmi les histoires que nos maîtres racontaient au cours de ce repas, certaines étaient répétées à chaque 'Hanouka, bien qu'elles aient été longuement discutées lors des années précédentes.

Mon père (le Rabbi Rachab) donnait "l'argent de 'Hanouka", pendant la quatrième ou la cinquième nuit de 'Hanouka.

29 Kislev

Les fautes des Juifs, à l’époque des Grecs, étaient les suivantes : se lier d’amitié avec les Grecs, étudier leur culture, transgresser le Chabbat et les fêtes, ne pas manger Cacher, ne pas respecter la pureté familiale. La punition qui en résulta fut la destruction spirituelle du Sanctuaire, la mort et la dispersion en exil. Par la Téchouva et le don de soi, vint le merveilleux salut de D.ieu, le miracle de ‘Hanouka.

NDLR : On notera la relation entre cette explication et ce jour, veille de Roch ‘Hodech, dénommé « petit Yom Kippour » qui est consacré à la Téchouva.

30 Kislev

Les fautes des Juifs, à l’époque des Grecs, étaient les suivantes : se lier d’amitié avec les Grecs, étudier leur culture, transgresser le Chabbat et les fêtes, ne pas manger Cacher, ne pas respecter la pureté familiale. La punition qui en résulta fut la destruction spirituelle du Sanctuaire, la mort et la dispersion en exil. Par la Téchouva et le don de soi, vint le merveilleux salut de D.ieu, le miracle de ‘Hanouka.

NDLR : On notera la relation entre cette explication et ce jour, veille de Roch ‘Hodech, dénommé « petit Yom Kippour » qui est consacré à la Téchouva.

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