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Hayom Yom — mois de Chevat

Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Chevat, en français, jour par jour. Tous les mois.

1 Chevat

La récitation quotidienne des Tehilim, après la prière du matin, concerne, sans distinction, les synagogues des 'Hassidim 'Habad, celles des Achkenazim et celles qui suivent le rite polonais, puisse D.ieu leur prêter longue vie.

Par amour pour chaque Juif, et eu égard à la grande importance et à la finalité profonde de cette récitation publique, qui exerce son effet littéralement sur l'ensemble du peuple juif, dans ses besoins matériels, "enfants, santé et opulence" et également spirituels, il est de notre devoir d'intervenir, par tous les moyens possibles, pour l'instaurer dans toutes les synagogues, quel qu'en soit le rite.

2 Chevat

Mon père (le Rabbi Rachab) raconta:

«Le discours commençant par le verset "Je Me suis révélé à Avraham, à Its'hak et à Yaacov" mais Mon Nom Avaya, Je ne Le leur ai pas fait connaître", qui établit que "aucun d'entre nous ne sera perdu" (il ne s'agit pas de celui qui est imprimé dans Torah Or) fut surnommé "le pieux Vaéra".»

L'Admour Hazaken avait coutume de le répéter tous les trois ans, à chaque fois dans des termes pratiquement identiques.

Le Tséma'h Tsédek dit:

«C'était, à chaque fois, une lumière nouvelle».

Mon père (le Rabbi Rachab) expliqua:

«Une lumière est toujours identique. Un luminaire, en revanche, reçoit sans cesse une dimension nouvelle.»

(Ce discours évoque l'introspection, la Techouva, l'amélioration constante. Il invite ceux qui l'étudient à intensifier leur "piété", d'où son surnom.)

3 Chevat

Le Torah Or fut imprimé pour la première fois en 5597 (1837), à Kapoust, sans ses annexes.

Le Tséma'h Tsédek, dans une lettre datée du 3 Chevat de la même année, écrivit: «Dans le livre Torah Or qui vient d'être imprimé, se trouvent des discours, prononcés pour la plupart entre 5556 (1796) et 5572 (1812). Nombre d'entre eux ont été examinés et édités par notre maître, de sainte mémoire (l'Admour Hazaken), qui donna son accord pour qu'ils soient imprimés.

Ce livre comprend deux parties. La première traite des deux (premiers) livres de la Torah, de 'Hanouka et de Pourim. On y trouve aussi des commentaires sur Chavouot, temps du don de notre Torah, dans la Paracha Yetro et quelques uns sur Pessa'h, dans la Parchat Vayakhel. La seconde partie, avec l'aide de D.ieu, portera sur les trois autres livres de la Torah, sur Chir Hachirim, les fêtes, Roch Hachana et Yom Kippour.

Le nom de l'auteur lui sied bien, Chnéor, deux lumières, tout comme Veahavta (et tu aimeras) a pour valeur numérique le double de celle du mot Or, lumière (fin de citation).»

Concrètement, seule la première partie fut imprimée. Une dénonciation conduisit les autorités à ordonner la fermeture de plusieurs imprimeries juives en Russie, y compris celle de Kapoust, où le Torah Or avait été édité. En 5608 (1848), la seconde partie fut imprimée à Jitomir, sous un autre titre, "Likouteï Torah".

(La valeur numérique du mot Or, lumière, est 207. Celle de Veahavta, et tu aimeras, 414.)

4 Chevat

Mitsraïm, l'Egypte, vient de Metsar, obstacle, limite. L'exil spirituel de l'Egypte correspond au voile et à l'occultation de l'âme divine par l'âme animale, qui la diminue et l'obscurcit. La sortie d'Egypte libère de ce voile et de cette entrave. Ainsi, l'intellect du cerveau illumine le coeur, confère des traits de caractère vertueux qui s'expriment dans l'action concrète.

5 Chevat

L'on doit réciter beaucoup de mots de la Torah, dire des Tehilim, répéter de la Michna quand et où on le peut. De cette manière, on renforce l'assise du monde, on se préserve du 'Hibout Hakever et du Kaf Hakela et l'on mérite les plus hauts dévoilements divins.

(Voir, à ce propos, le 7 Tévet. Le 'Hibout Hakever et le Kaf Hakela sont deux phases du purgatoire que l'âme traverse après avoir quitté la vie physique.)

6 Chevat

Mon père (le Rabbi Rachab) écrit qu'il entendit, au nom de l'Admour Hazaken la précision suivante: tous les Décisionnaires, jusqu'au Taz et au Cha'h compris, ont rédigé leurs ouvrages avec l'inspiration divine. Celle-ci est définie par le Korban Haéda, à la fin du troisième chapitre de Chekalim (du Talmud de Jérusalem). Elle permet la révélation des secrets de la Torah. Ce dévoilement est issu de 'Ho'hma, au stade précédant sa révélation.

(Le Taz est le Toureï Zahav, ouvrage hala'hique de Rabbi David Halevi, qui quitta ce monde en 1667. Le Cha'h est le Sifteï Cohen, recueil de Hala'ha dont l'auteur est Rabbi Chabtaï Cohen, qui quitta ce monde en 1621-1622.)

7 Chevat

Lorsque l'Admour Hazaken était âgé de neuf ans, il étudia la géométrie et l'astronomie. A l'âge de dix ans, il composa un calendrier pour quinze années. A douze ans, il eut l'occasion d'enseigner publiquement les Lois de la sanctification du nouveau mois, d'après le Rambam. Et les grands érudits qui étaient présents dans la maison d'étude en furent littéralement ébahis.

(On notera que le passage de 'Houmach étudié en ce jour évoque la sanctification du nouveau mois. Ces Lois, telles que le Rambam les expose, présente des calculs astronomiques complexes, destinés à prévoir les apparitions de la lune.)

8 Chevat

A cette époque précise, alors que par la grâce de D.ieu, nous nous trouvons au seuil de la rédemption, il nous incombe de renforcer, de toutes les manières possibles, chaque aspect de notre religion.

Les Commandements doivent être accomplis de la meilleure façon. Les coutumes doivent être scrupuleusement respectées, sans aucun compromis. Il est une obligation et un devoir pour chaque Rav, en Israël, de faire savoir à sa communauté que les souffrances et les peines courantes sont les douleurs de l'enfantement du Machia'h.

L'Eternel, notre D.ieu, nous demande de revenir vers la Torah et ses Préceptes, afin que nous ne retardions pas la venue imminente du Machia'h.

9 Chevat

Lorsque mon père (le Rabbi Rachab) conclut l'étude du Talmud pour la troisième fois, il prononça un discours de 'Hassidout expliquant le sens du Hadran (conclusion de l'étude).

Durant l'année du deuil de sa mère, mon père conclut l'ensemble de la Michna, à la fin du onzième mois et, au jour du Yortseït, tout le Talmud.

10 Chevat

Dans Torah Or, au discours commençant par "Lemaan Tihyé", à la fin du paragraphe commençant par "Omnam": au lieu de lire "il n'arrêtera pas, le jour, de voir", il faut lire "il n'arrêtera pas, le jour et la nuit, de vouloir".

Ma grand-mère (la Rabbanit Rivkah), alors qu'elle était âgée de dix huit ans, en 5611 (1851), tomba malade. Le médecin lui prescrivit de manger dès son lever, mais elle s'y refusa, ne souhaitant pas manger avant la prière. Elle priait donc dès son lever et prenait ensuite son repas.

Lorsque son beau-père, le Tséma'h Tsédek, le sut, il lui dit: «un Juif doit être plein de santé et vigoureux. La Torah dit à propos des Commandements: «on vivra avec eux». Cela signifie que l'on doit introduire la vitalité dans ces Préceptes. Pour ce faire, il faut être fort et joyeux».

Il conclut:

«Tu ne dois pas jeûner. Il vaut mieux manger pour prier que prier pour manger».

Puis, il la bénit en lui souhaitant une longue vie. (Elle naquit en 5593 (1833) et quitta ce monde le 10 Chevat 5674 (1904)).

Ces mots furent rapportés à quelqu'un par mon père, à l'occasion d'une entrevue qu'il lui accordait. Il ajouta:

«Et l'on doit faire tout ceci avec joie».

(Extrait d'une lettre de Rabbi Yossef Its'hak: «Des élèves de la Yechiva demandent si l'on peut manger avant de prier. Ils liront sûrement tout d'abord le Chema Israël, avec les Tefilin et pourront ensuite manger des gâteaux».

Le 10 Chevat est la date du Yortseït de Rabbi Yossef Its'hak, qui quitta ce monde le Chabbat Parchat Bo, 10 Chevat 5710 (1950), à 7 heures 45 du matin. Il est enterré à New York. A cette même date, le Rabbi Chlita, son gendre devint le chef de notre génération.)

11 Chevat

Le jour commence avec la récitation du Modé Ani (Sidour p.6): je te rends grâce, Roi vivant et existant, Qui m'a restitué mon âme...).

On prononce cette phrase avant même de s'être lavé les mains, alors qu'elles sont encore impures. En effet, toutes les impuretés du monde ne sauraient souiller le Modé Ani d'un Juif. Celui-ci peut avoir une lacune dans tel ou tel autre domaine. Son Modé Ani, néanmoins, reste intègre.

12 Chevat

L'intellect et l'émerveillement sont deux mondes différents, l'un froid et réfléchi, l'autre impétueux et bouillant. Et l'effort de l'homme consiste à les combiner et à les unir. Alors le bouillonnement devient attrait et l'intellect, un guide pour une vie consacrée à un service de D.ieu effectif, empli de réalisations concrètes.

13 Chevat

Le Yortseït (anniversaire) est fixé à la date de la mort, y compris la première année, même si le jour de l'enterrement est beaucoup plus tard que celui de la mort.

Lorsque mon grand-père (le Rabbi Maharach) fut âgé de sept ans, son père (le Tséma'h Tsédek) lui répondit, une fois: «Lorsque D.ieu fit l'homme droit, Il lui accorda Son bienfait et lui conféra une grande qualité. En effet, bien qu'il marche sur la terre, il peut toujours voir le ciel. A l'inverse, celui qui marche à quatre pattes ne voit que la terre».

(On notera que ce jour est celui du Yortseït de la Rabbanit Shterna Sarah, mère de Rabbi Yossef Its'hak, qui quitta ce monde le 13 Chevat 5702 (1942). L'enterrement fut relativement éloigné du décès puisqu'elle ne fut inhumée que le 15 Chevat.)

14 Chevat

A Min'ha, on ne dit pas Ta'hanoun (Sidour p.103).

A chaque époque, nos maîtres eurent coutume non seulement d'invoquer la Miséricorde divine pour les 'Hassidim qui leur étaient attachés, mais aussi de garder présent à l'esprit le souvenir de leurs fidèles disciples, emplis d'affection pour le Rabbi et attachés à lui. Ils éprouvaient pour eux, en retour, de l'affection et de l'attachement. Se souvenir de quelqu'un met en éveil ses forces les plus profondes. Nous voyons concrètement que, lorsque l'on fixe fortement une personne, on attire son attention et son regard. En effet, un regard perçant éveille l'essence de l'âme. La pensée exerce également le même effet.

15 Chevat

Lorsque l'on fut sur le point d'imprimer la seconde partie de Torah Or (voir 3 Chevat), les 'Hassidim savaient déjà que le Tséma'h Tsédek avait rédigé des notes et des commentaires sur ces discours. On lui demanda donc de les imprimer dans le corps du livre, mais il refusa.

Par la suite, il rêva que son grand-père, l'Admour Hazaken, venait lui demander de les imprimer, mais il ne révéla ce rêve à personne. Puis, trois de ses fils firent le même rêve et vinrent le lui raconter. C'est alors qu'il accepta d'imprimer ses notes et ses commentaires sur la seconde partie du Torah Or, qui fut appelée Likouteï Torah.

(A la date du 14 Chevat, la nécessité de ne pas dire le Ta'hanoun est rappelée après les passages à étudier. En effet, cette étude a lieu le matin et c'est à Min'ha que l'on ne dit pas le Ta'hanoun. Le 15 Chevat, par contre, c'est dès Cha'harit qu'on ne dit pas le Ta'hanoun, c'est-à-dire avant l'étude des passages quotidiens.)

16 Chevat

Mon père (le Rabbi Rachab) dit:

«Entre la froideur et l'hérésie, il n'y a qu'une très fine séparation.

Il est dit que "l'Eternel ton D.ieu est un feu dévorant". La Divinité est une flamme. On doit étudier et prier avec la chaleur de son coeur, de sorte que "tous mes os proclament" les paroles de D.ieu de la Torah et de la prière.»

17 Chevat

Chabbat Chira

On se tient debout pendant la lecture du Cantique de la Mer.

Haftara : Oudvorah Icha Nevya

Il est de coutume de manger du sarrasin pendant ce Chabbat.

Lors du Chabbat Bechala'h 5621 (1861), le Tséma'h Tsédek prononça un discours 'hassidique commençant par "Reou Ki Hachem", qui est imprimé dans Likouteï Torah.

Peu après, il dit à son fils (le Rabbi Maharach), mon grand-père:

«Mon grand-père (l'Admour Hazaken) récita ce discours pendant le Chabbat Bechala'h 5565 (1805). Puis, il m'appela et me raconta qu'en 5529 (1769), alors qu'il était à Mezeritch, le Maguid l'appela dans sa chambre et lui dit:

«Pendant le Chabbat Bechala'h 5516 (1756), le Baal Chem Tov prononça un discours commençant par le verset "et la Mer Rouge retrouva sa puissance". Il expliqua que "Eitano" (sa puissance) se lit également "Tanao" (sa condition), comme l'expliquent nos Sages. En 5521 (1761), un an après que le Baal Chem Tov ait quitté ce monde, mon maître (le Baal Chem Tov) vint me voir, poursuivit le Maguid, et il récita ce discours. Il y ajouta une explication concernant l'expression «on fait la volonté (et non la parole) de D.ieu». Aujourd'hui, mon maître est à nouveau venu me voir et il m'a répété ce discours.

Le Maguid le répéta ensuite devant l'Admour Hazaken et y ajouta une explication sur le fleuve Guinaï, épisode qui est comparable à l'ouverture de la Mer Rouge.»

Le Tséma'h Tsédek conclut:

«Aujourd'hui, le Baal Chem Tov, le Maguid et l'Admour Hazaken sont venus me voir et chacun d'entre eux m'a répété ce discours à sa façon».

Quelques heures plus tard, le Tséma'h Tsédek rappela mon grand-père (le Rabbi Maharach) et récita devant lui un commentaire de ce discours.

(Le Midrach explique que D.ieu, lorsqu'Il créa le monde, fixa une condition à la Mer Rouge. Celle-ci devait s'ouvrir devant le peuple d'Israël. Par ailleurs, il est expliqué que Rabbi Pin'has Ben Yaïr, allant accomplir la Mitsva de libérer des prisonniers, rencontra le fleuve Guinaï sur sa route et lui demanda de s'ouvrir devant lui (voir 'Houlin 7 A).)

18 Chevat

Le Tséma'h Tsédek raconta à son fils (le Rabbi Maharach), mon grand-père, que le discours commençant par «leur apparence et leurs actions» (qui se trouve dans Torah Or, Parchat Yethro) est le premier que récita le Maguid de Mezeritch, lorsqu'il prit la tête des 'Hassidim, à Chavouot 5521 (1761).

L'Admour Hazaken l'entendit de Rabbi Mena'hem Mendel de Horodok, auteur du Peri Haarets, qui était alors présent. Néanmoins, il expliqua lui-même ce discours à sa manière.

19 Chevat

La première Injonction de la Torah, selon les termes du Rambam, est «de savoir qu'il est une Existence première, à l'origine de toutes les créatures». Le savoir est un Commandement positif, ainsi qu'il est dit "Je suis l'Eternel ton D.ieu"».

Cette Mitsva est mise en pratique par le cerveau et l'intellect. Ainsi, bien que chaque Juif croit en D.ieu d'une foi pure, bien que son coeur Lui soit entièrement consacré, il a une obligation intellectuelle d'exprimer cette croyance dans les termes de la compréhension et de la connaissance. C'est le sens de "savoir qu'il est une Existence première".

La Mitsva consiste à savoir et à comprendre, ainsi qu'il est dit: «Connais le D.ieu de ton père et sers-Le d'un coeur entier». Il est dit également «Tu sauras en ce jour».

20 Chevat

Mon père (le Rabbi Rachab) écrit dans l'une de ses lettres:

«D'après les commentaires d'Achri, pour se laver les mains avant le repas, on verse de l'eau trois fois consécutives sur chaque main. C'est ce que faisait mon père (le Rabbi Maharach). Puis, il conservait un peu du troisième jet dans la paume de la main gauche et en frottait ses deux mains.

21 Chevat

Il est du devoir des femmes et des jeunes filles 'hassidiques, puissent-elles avoir une longue vie, de se tenir au premier rang de toute action tendant à renforcer la religion et le Judaïsme en général, en particulier pour ce qui concerne la pureté familiale.

Elles doivent organiser une association de filles 'hassidiques ayant pour but de renforcer les pratiques des 'Hassidim et de promouvoir l'éducation des enfants telle qu'elle a toujours été conçue dans les foyers 'hassidiques.

(La pureté familiale désigne les Lois du mariage et de la famille, en particulier celle de l'immersion rituelle. Voir le 29 Kislev et le 10 Nissan.)

22 Chevat

Il est deux sortes de principes: ceux qui créent la vie et ceux qui sont créés par la vie.

Les lois humaines sont créées par la vie. C'est la raison pour laquelle elles diffèrent d'un pays à l'autre, selon les circonstances.

La Torah de D.ieu est une Loi divine, qui crée la vie. Elle est une Torah de Vérité, qui est identique en tout lieu et en tout temps. La Torah est éternelle.

(C'est à cette date que la Rabbanit 'Haya Mouchka, fille de Rabbi Yossef Its'hak, quitta ce monde, en 5748 (1988). Pendant soixante ans, elle fut l'épouse du Rabbi Chlita.)

23 Chevat

Une fois, sortant de sa chambre, l'Admour Hazaken vit que la Rabbanit (son épouse) disait à quelques femmes (parlant de son mari): «le mien dit que...».

Le Rabbi dit alors: «par une seule Mitsva, je suis tien. Combien plus par de nombreuses Mitsvot, sommes-nous à D.ieu». A ces mots, l'Admour Hazaken tomba sur le seuil et connut l'extase.

Reprenant ses esprits, il dit: «sortez et voyez». Pour se départir de son ego et percevoir la Divinité, il faut avoir recours aux "filles de Tsion". Car l'attribut de royauté, l'élément féminin, met en éveil les six attributs du sentiment. Dans le monde futur, sera accomplie la promesse selon laquelle «la femme de valeur est la couronne de son mari».

(«Sortez et voyez, filles de Tsion» est un verset du Cantique des Cantiques (3.11). L'attribut de royauté est "féminin" car il n'a pas de lumière propre et reçoit sans cesse des autres attributs. Il permet donc de "se départir de son ego". Sa qualité se révèlera pleinement dans le monde futur.)

24 Chevat

. Pendant la lecture des dix Commandements, on se tient debout, face au Sefer Torah.

. Haftara : Bichnat... Matsevata

. On bénit le Roch 'Hodech Adar Richon

. On lit tous les Tehilim le matin

. C'est un jour de Farbrenguen

«Le peuple vit, et il tressaillit». C'est la perception de D.ieu qui le fit tressaillir, en un moment de vitalité, de vie.

* * *

Si vous saviez, dit le Tséma'h Tsédek, la puissance des versets de Tehilim et ce qu'ils accomplissent dans les sphères célestes, vous les réciteriez constamment. Sachez que les Psaumes brisent toutes les limites, s'élèvent de plus en plus haut, sans aucun obstacle. Ils présentent leur supplication devant le Maître du monde et sont exaucés avec bonté et miséricorde.

25 Chevat

Apprendre chaque jour une Paracha du 'Houmach avec le commentaire de Rachi (dimanche jusqu'au Cheni, lundi jusqu'au Chelichi, et ainsi de suite), dire chaque jour des Tehilim, les lire tous, le Chabbat précédant Roch 'Hodech, sont des pratiques qu'il convient de respecter scrupuleusement. Car elles auront des conséquence pour celui qui les adopte, pour ses enfants et pour ses petits-enfants.

26 Chevat

L'affection est le souffle de vie du service de D.ieu 'hassidique, le fil qui relie les 'Hassidim entre eux et le lien qui attache le Rabbi avec les 'Hassidim et les 'Hassidim avec le Rabbi. Elle exerce son effet de manière directe ou par rétroaction, ne connaît aucune limite, transcende les notions de temps et d'espace.

27 Chevat

Mon père (le Rabbi Rachab) écrit dans l'un de ses discours:

«Les premiers 'Hassidim prirent la ferme résolution de se priver de toute chose que la Torah permet mais pour laquelle ils éprouvaient un désir et une envie. C'est ainsi qu'il brisaient leur passion.

28 Chevat

L'un des enseignements du Baal Chem Tov:

«"Lorsque tu verras un âne" ('Hamor, l'âne, se lit également 'Homer, la matière), lorsque tu considèreras méticuleusement ta matière, c'est-à-dire ton corps, tu verras:

"De ton ennemi" qu'il est l'ennemi de ton âme divine, qui languit la Divinité et la spiritualité. Bien plus, tu verras:

"Qu'il ploit sous son fardeau", qu'il ploit sous le fardeau que D.ieu a donné au corps, afin qu'il s'affine dans l'accomplissement de la Torah et des Mitsvot. Car le corps confronté à cette tâche ne présente aucun enthousiasme. Tu pourrais alors en conclure que:

"Tu te garderas de l'aider" pour qu'il mène à bien cette mission. Tu t'imposeras donc des mortifications, afin de briser sa grossièreté. Cela n'est pas le moyen de faire résider la lumière de la Torah. Bien au contraire,

"Tu lui viendras en aide" pour purifier le corps et l'élever, mais non pour le briser par des souffrances physiques.

(Cette explication est basée sur un verset du passage du 'Houmach étudié aujourd'hui, Michpatim 23, 5. Certains conseillent, en effet, la pratique de l'ascétisme. Le Baal Chem Tov rejette cette approche. Il considère que le corps n'est pas un obstacle pour l'esprit. Bien au contraire, il doit devenir le réceptacle de la Sainteté.)

29 Chevat

L'Admour Hazaken dit un jour:

«Le commentaire de Rachi sur le 'Houmach est le vin de la Torah. Il ouvre le coeur et dévoile l'amour intense et la crainte profonde. Le commentaire de Rachi sur le Talmud ouvre l'esprit et dévoile la compréhension précise.»

30 Chevat

De nombreux 'Hassidim considéraient le jour de leur arrivée à Loubavitch comme leur anniversaire. Mon maître, Rabbi Chmouel Betsalel, parvint pour la première fois à Loubavitch le jeudi soir de la Parchat Michpatim 5608 (1848). Chaque année, il veillait toute cette nuit-là et s'efforçait de mettre les Tefilin à l'instant précis où il était entré dans la chambre du Tséma'h Tsédek, lorsqu'il lui accorda sa première entrevue.

(Ceci peut être rapproché de l'enseignement de nos Sages (Sanhédrin 19B), selon lequel: «celui qui apprend la Torah au fils de son ami... est considéré comme s'il l'avait enfanté».)

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