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Hayom Yom — mois de Adar

Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Adar, en français, jour par jour. Tous les mois.

1 Adar

Dans le Torah Or, au discours commençant par "Lo Tihye Mechakela", au paragraphe commençant par "Vehine A'har", l'abréviation Beith-Pé-Aïn doit être lue "Bepnimit Atsmouto" (dans la profondeur de Son Essence). La phrase doit être lue «en se donnant dans la profondeur de son essence».

Il est dit que «l'homme sort à son labeur et à son travail jusqu'au soir». Chaque âme, lorsqu'elle descend dans ce monde matériel, reçoit des missions, générales ou particulières. C'est là le sens de la phrase «l'homme sort à son labeur».

Lorsque l'âme quitte la situation qu'elle connaît dans les hauteurs célestes, dans le sanctuaire des âmes, elle descend de niveau en niveau, jusqu'à se vêtir d'un corps et d'une âme matérielle et animale. La finalité de ce processus est «l'homme sort à son labeur», l'accomplissement des missions générales qui ont pour objet de renforcer l'esprit sur la matière, d'éclairer le monde par la lumière de la Torah et par la clarté de la Mitsva.

L'homme sera également "à son travail", c'est-à-dire aux missions particulières qui lui sont confiées. Car chaque âme est investie d'un rôle spécifique qu'il peut assumer par son intellect ou ses sentiments, selon sa nature et son caractère.

Il en est ainsi "jusqu'au soir", tant qu'il est encore temps d'agir, ainsi qu'il est dit «aujourd'hui pour les accomplir» (les Mitsvot).

Plus profondément, ce verset peut être interprété de la manière suivante. Il décrit l'élévation qui peut être atteinte par la descente de l'âme ici-bas, lorsque «l'homme sort». Quand l'âme quitte l'enveloppe corporelle du "labeur", elle reçoit, dans le monde futur, une occupation similaire à celle qu'elle assumait dans ce monde matériel. Si elle étudiait régulièrement la Torah, elle pénètrera également dans «les tentes de l'étude», lorsqu'elle se trouvera là-bas.

"A son travail", si elle a servi D.ieu comme il convient, son élévation se poursuivra "jusqu'au soir". Elle montera d'un niveau vers l'autre, jusqu'à obtenir le plaisir suprême, la révélation de l'Essence de D.ieu, béni soit-Il..

(Extrait d'un discours du Rabbi Chlita de Loubavitch:

«Machia'h peut venir "Now" (immédiatement), dès ce premier Adar. Dès sa venue, se réalisera la promesse selon laquelle "Je rétablirai tes Prophètes comme auparavant" (Ichaya 1, 26)). Dès lors, le Machia'h et le Sanhedrin pourront introduire une modification et décider que cette année n'ait pas treize mois (puisque sera rétablie la sanctification du mois par l'audition de témoins). Ceci aura pour conséquence que nous n'aurons qu'un seul mois d'Adar». Voir également à ce sujet le 7 Kislev et le 8 Nissan.)

2 Adar

Notre grand maître, l'Admour Hazaken, instaura, pour les 'Hassidim, une méthode de progrès par l'effort intellectuel, de recherche de la vérité, de remise en cause de chaque geste, afin de vérifier sa conformité à la vérité, de s'assurer qu'il résulte bien d'un effort.

Certains commettent l'erreur de penser que le service de D.ieu consiste à briser les montagnes, à fendre les rocs et à renverser le monde. La stricte vérité est que chaque effort, chaque action, quelle qu'elle soit, est parfaite dès lors qu'elle est accomplie avec ferveur et vérité. Ce peut être une bénédiction dite avec concentration, un mot de la prière prononcé comme il convient, en préparant son coeur, en ayant conscience devant Qui l'on se tient, un passage de 'Houmach récité en sachant qu'il est la Parole de D.ieu, un verset de Tehilim, un trait de caractère positif permettant de témoigner à son prochain de l'affection et de l'amour.

C'est vrai, pour accomplir tout cela, un effort intense et soutenu doit être fourni. Il est nécessaire d'étudier beaucoup de Torah, de la comprendre, chacun selon ses capacités. Mais, lorsque tel est le cas, D.ieu vient en aide à celui qui recherche la vérité.

3 Adar

L'Admour Hazaken dit:

«Le Précepte d'aimer un autre Juif s'applique à quiconque appartient au peuple d'Israël, même si on ne l'a jamais rencontré. Il concerne, a fortiori, chaque membre de la communauté à laquelle on appartient, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme.

4 Adar

La première préparation nécessaire pour aborder les concepts intellectuels complexes, en particulier lorsqu'ils ont pour objet de comprendre la Divinité, est la suivante:

* Un effort physique pour se défaire du plaisir que l'on éprouve des choses du monde.

* Un effort moral pour n'être satisfait que par la recherche intellectuelle en général et par celle des concepts divins en particulier.

5 Adar

Sans l'ombre du moindre doute, il nous appartient, là où nous conduisent nos pas, de purifier le monde par les mots de la Torah et de la prière. Nous tous, qui appartenons au peuple d'Israël, nous sommes les émissaires de D.ieu, chacun selon ce que lui a imparti la divine Providence. Nul n'est dispensé de la tache sacrée qui a été placée sur nos épaules.

6 Adar

L'un des discours de mon père (le Rabbi Rachab):

«Il est une extraordinaire qualité qui est conférée par D.ieu. C'est celle qui permet d'avoir un sens inné et d'éprouver du plaisir à faire du bien à son prochain, au point de le considérer comme plus cher que soi-même.

En effet, pour sa propre personne, on peut trouver de nombreuses raisons justifiant les difficultés auxquelles on est confronté, ce qu'à D.ieu ne plaise. Lorsqu'il s'agit de l'autre, en revanche, sa souffrance est proprement inconcevable.»

7 Adar

Chaque Juif doit impérativement savoir qu'il est l'émissaire du Maître de toute chose pour accomplir, en tout endroit où il peut se trouver, la Volonté de D.ieu et réaliser la finalité de la création du monde, qui est son illumination par la lumière de la Torah et du service de D.ieu. Cette mission peut être menée à bien par l'accomplissement des Mitsvot matérielles et par l'acquisition de traits de caractères positifs.

(Il est à noter que ce jour est la date de la Hilloula de Moché, notre maître, premier "émissaire" du Maître de toute chose.)

8 Adar

Une fois, l'Admour Hazaken appela l'un des jeunes disciples du Maguid et lui dit, en chantant, comme à son habitude:

«J'ai une Mitsva de "vous enseignerez à vos enfants". Tu as une Mitsva de subvenir aux besoins de ta famille. Faisons donc échange. Je t'apporterai le moyen d'accomplir ta Mitsva et toi, tu enseigneras la Torah à mon fils (qui devint par la suite l'Admour Haemtsahi)».

Puis, il lui indiqua la méthode d'enseignement qu'il devait adopter:

«Il convient, avant tout, d'enseigner les lettres de l'Alef Beth... Qu'est-ce qu'un Alef? Un point en haut, un point en bas, un trait au milieu, voilà ce qu'est Alef. L'enfant doit savoir que l'Alef de la Torah est le Youd d'en haut, le Youd d'en-bas et le trait de foi qui les relie.»

Il existe une autre version de ses propos:

«Le Youd d'en haut, c'est l'âme; le Yid (Juif) d'en-bas, c'est le corps et il y a le trait de la crainte de D.ieu qui les relie.»

9 Adar

Marcher dans la rue en pensant aux mots de la Michna ou du Tanya, être assis dans un magasin (store) avec un 'Houmach ou un Tehilim, a, de nos jours, plus de valeur qu'auparavant, lorsque la rue (street) brillait de la lueur de la Torah.

On ne peut marcher dans la rue avec un "coeur vide". On doit connaître des passages de la Torah par coeur et les avoir présents à l'esprit lorsque l'on s'y rend.

(Le Midrach Rabba dit: «l'homme du commun qui ne connaît pas les paroles de la Torah est comparable à celui qui se tient dans la pénombre. Ceux qui les étudient, en revanche, illuminent, partout où ils trouvent.)

10 Adar

. Dans le Birkat Hamazon (bénédiction après le repas), avant les ablutions de la fin du repas, on dit: Al Neharot, Lamnatséa'h Binguinot, Avare'ha, Ze 'Helek.

. Si le Ta'hanoun n'est pas récité, on dit: «Chir Hamaalot Bechouv, Livneï Kora'h, Avare'ha, Ze 'Helek.

. Après s'être rincé les doigts, on dit "Vayedaber Elaï".

(Voir à ce propos le 4 Kislev)

11 Adar

Il est un principe bien connu et établi qui concerne les pensées que l'on doit avoir pendant la prière. Ceux qui, intellectuellement, ne peuvent avoir de telles pensées, par manque de connaissance ou parce qu'ils sont incapables de se souvenir du détail des pensées liées à chaque phase de la prière, peuvent se contenter d'une seule idée, qui a une portée générale et qu'ils auront toujours présente à l'esprit: que leur prière soit exaucée par D.ieu, béni soit-Il, avec toutes les pensées définies dans les livres de Kabbala.

(De la même façon, le Tséma'h Tsédek dit: «Je prie comme le ferait un enfant».)

12 Adar

Il est écrit «le don de l'homme lui apporte la largesse et le placera devant les Grands».

Il est des hommes qui sont grands par leur sagesse ou leur richesse. Mais, "le don de l'homme", celui qui investit "l'homme" qu'il porte en lui dans une activité concourant à renforcer le Judaïsme, en tirera non seulement "la largesse" (qui le libèrera des barrières et des limites), mais, bien plus, il se "placera devant (avant) les Grands" (qu'il dépassera).

13 Adar

. A Min'ha, on ne dit pas le Ta'hanoun.

Mon père (le Rabbi Rachab) dit:

«Je peux vous assurer que, lorsqu'un 'Hassid se trouve dans la maison d'étude et qu'il enseigne ou récite de la 'Hassidout publiquement, il emplit de joie mes prédécesseurs. Et cette joie permet de lui accorder, de même qu'à ses enfants et à ses petits-enfants, d'abondantes bénédictions, matérielles et spirituelles.»

(C'est à ce propos qu'il est dit: «ils hériteront l'honneur» et il n'est d'honneur que la Torah.)

14 Adar

POURIM KATAN

Mon grand-père (le Rabbi Maharach) raconta à mon père (le Rabbi Rachab) que:

«Les discours figurant dans le Likouteï Torah ont été choisis par mon père (le Tséma'h Tsédek) parmi deux mille commentaires.»

15 Adar

CHOUCHAN POURIM KATAN

. On ne dit pas Av Hara'hamim (Sidour p.101) et Tsidkate'ha (Sidour p.209).

. On fait une marque sur le pain avant de prononcer la bénédiction du Hamotsi, mais on s'efforce de ne pas le couper.

. Même lorsque l'on fait Kiddouch sur du pain, on dit "Savri Maranan".

Il est dit, à propos du monde futur: «la pierre du mur poussera un cri et les branches de l'arbre lui répondront».

Actuellement, les minéraux sont muets. On marche sur eux et ils restent silencieux. Mais, le temps viendra, lors de la révélation du monde futur, où ces créatures inertes commenceront à parler et à raconter. Elles demanderont: «celui qui marchait sans penser et sans prononcer des paroles de Torah, de quel droit a-t-il posé le pied sur moi?».

On marche sur cette terre depuis des milliers d'années, depuis les six jours de la création. Et elle accepte que la foulent de nombreuses créatures, pendant tout ce temps, dans l'espoir qu'un Juif, que deux Juifs s'avancent en parlant de la Torah. S'il ne le font pas, elle dit: «toi aussi, tu es semblable à un animal».

(Note: le vendredi soir, pendant la bénédiction, on met les deux pains l'un à côté de l'autre. Le Chabbat à midi, on place celui de droite légèrement au dessus de l'autre.)

16 Adar

L'Admour Hazaken dit:

«Parmi les offrandes du Sanctuaire, il y avait de l'or, de l'argent et du bronze. Mais seuls les miroirs, offerts par les femmes, étaient brillants. Ceux-ci servirent à confectionner le bassin (des ablutions) et son support, qui furent les derniers de tous les instruments du Sanctuaire à être fabriqués. Or, ils étaient utilisés au tout début du service quotidien (pour l'ablution du Cohen), car "le début est lié à la fin".»

(Pour la fabrication du bassin des ablutions et de son support, voir Chemot 38, 8. Le principe selon lequel «le début est lié à la fin» souligne que l'influence divine est circulaire. C'est donc au point le plus bas de la création qu'est perceptible l'élévation la plus considérable. Voir à ce propos le 23 Chevat.)

17 Adar

De nombreuses années avant son emprisonnement à Petersbourg, qui eut lieu en 5559 (1779), l'Admour Hazaken quitta une fois son appartement et se rendit en un lieu où les 'Hassidim étaient réunis. Il dit alors:

«Dans le Gan Eden, on perçoit la valeur de ce monde inférieur. Non seulement les Anges du service divin, mais même les émanations célestes les plus hautes, donneraient tout pour un "Amen Yehe Cheme Rabbah" qu'un Juif prononce de toutes ses forces, en se pénétrant de sa signification, avec ferveur, en s'investissant complètement dans ces mots.»

Il n'en dit pas plus. Ceux qui l'entendirent en conçurent tant de chaleur et d'enthousiasme que, pendant toute une année, ils dirent un "Amen Yehe Cheme Rabbah" flamboyant.

18 Adar

Après avoir bu du vin et mangé des fruits appartenant aux sept espèces par lesquelles fut prononcée l'éloge d'Erets Israël, on conclut la bénédiction finale par "Veal Peri Haguefen Veal Haperot. Barou'h... Al Peri Haguefen Vehaperot" et non par "Veal Haperot".

19 Adar

Les 'Hassidim, même les plus ordinaires, connaissaient parfaitement le Tana'h. Ils avaient coutume, après avoir achevé la prière de Cha'harit, d'étudier la Michna. Puis, en repliant leur Talith et leurs Tefilin, ils récitaient un passage du Tana'h, de sorte qu'ils le concluaient tous les trois mois.

20 Adar

Servir D.ieu ne consiste pas à fournir un effort qui soit véritable. En réalité, la vérité est, en elle-même, un service à part entière. Il faut que (même) les ongles soient vrais. Pourquoi s'en étonner? «Il vit l'attribut de vérité et tomba, face contre terre», dit le Talmud (Sanhedrin 111 A).

(Le service de D.ieu ne peut être une illusion, une phase transitoire. Il doit pénétrer la personnalité de manière permanente. Ainsi, l'ongle est une partie inerte du corps de l'homme. Il doit néanmoins être vrai. Ce passage du Talmud décrit la réaction de Moché lorsque D.ieu lui révéla les treize attributs de Miséricorde divine (Chemot 34, 6) après l'épisode du veau d'or.)

21 Adar

Le terme de 'Hassid est ancien. Il est même appliqué par nos Sages à Adam, le premier homme (Erouvin 18B). Il décrit la perfection et l'élévation de l'intellect, des sentiments ou bien des deux à la fois.

Néanmoins, dans la 'Hassidout 'Habad, le terme de 'Hassid caractérise celui qui connaît sa nature profonde, le niveau de ses connaissances de Torah et de son étude, de même que son degré d'engagement dans l'accomplissement des Mitsvot. Le 'Hassid a conscience de ses manques, s'efforce de les réparer au point d'en faire l'objet de sa préoccupation. Il est parfaitement soumis, comme s'il "portait un joug".

22 Adar

Mon père (le Rabbi Rachab) écrit, dans l'un de ses discours 'hassidiques:

«Concernant le troisième repas du Chabbat, le verset (Chemot 16, 25) dit, de manière allusive, "aujourd'hui vous ne la (la manne) trouverez pas dans le champ". Cela signifie que le pain n'est pas indispensable pendant ce repas. Il faut cependant consommer un aliment quelconque.

Rabbi Yossi dit: «que ma part soit parmi ceux qui prennent trois repas, pendant le Chabbat"» (Chabbat 118a).

(Notre coutume est de réciter de la 'Hassidout pendant le troisième repas.)

* * *

Une explication que donna l'Admour Hazaken, peu après son arrivée à Lyozna:

«Il faut toujours dire de manière scrupuleuse la prière de Min'ha».

La supériorité de Min'ha, par rapport à Cha'harit et Arvit, est la suivante: cette prière est dite au milieu du jour, lorsqu'on est absorbé, occupé par ses activités courantes, qu'il faut interrompre pour prier. C'est là le sens de "Leolam" toujours (textuellement: pour le monde). La mission confiée dans le monde est d'être "Adam", un homme dont l'intellect illumine et dirige les sentiments. On le fera de manière scrupuleuse mais aussi lumineuse. Ainsi, on pourra illuminer et diriger la matière. C'est tout cela à la fois qui apparaît à l'évidence, lorsque l'on dit la prière de Min'ha.

(Voir à ce propos le 4 Elloul et le 7 Kislev.)

23 Adar

Les Rabbanim et les érudits de la Torah sont appelés "les yeux de la communauté" et "les têtes du peuple d'Israël". Lorsque la tête est en bonne santé, le corps l'est également.

24 Adar

Rabbi Hillel de Paritch demanda à l'Admour Haemtsahi s'il devait également répéter des explications de la 'Hassidout dans les petits villages, dont les habitants n'avaient aucune notion de ces concepts. Le Rabbi lui répondit:

«L'âme perçoit les mots de la 'Hassidout. Le verset (Chir Hachirim 4, 15) constate que «ils s'écoulent du Liban». Le Liban, Levanon, se décompose en Lev (dont la valeur numérique est 32, qui fait allusion aux 32 voies de 'Ho'hma), Noun (50, qui désigne les 50 portes de Bina). Ce terme désigne donc 'Ho'hma et Bina, les deux attributs intellectuels de l'âme.

Lorsqu'une âme perçoit, elle provoque un nuage de gouttelettes qui s'introduisent dans la partie de cette âme chargée de vivifier le corps. On peut ainsi affermir les Préceptes "fais le bien" par l'accomplissement des 248 Injonctions et "éloigne-toi du mal" par les 365 Interdits.

(Seule une petite partie de l'âme s'introduit dans le corps pour le faire vivre. Ainsi, celui qui entend de profondes explications de 'Hassidout et n'en perçoit pas le sens peut néanmoins en être affecté par l'intermédiaire des forces que possède la partie de son âme ne se trouvant pas dans le corps.)

25 Adar

"Ochiénou" (Sidour p.76) qui fait suite au "Cantique du jour" est dit dans la semaine, pendant le Chabbat et la fête, à Roch Hachana et à Yom Kippour.

(On notera que ce jour est celui de la création du monde, selon l'avis considérant que l'homme fut créé le 1er Nissan. C'est donc à cette date que reçut toute sa signification le "Cantique du jour" établissant ce qui fut créé pendant chacun des six jours de la création.)

26 Adar

C'est avec trois instruments du service divin, l'amour de D.ieu, l'amour de la Torah et l'amour d'Israël, que les jeunes se consacrant à l'étude de la Torah doivent se présenter pour assumer la mission qui leur est confiée dans la vigne de l'Eternel, D.ieu des armées célestes.

Celle-ci consiste à rapprocher les coeurs de leurs frères de l'accomplissement des Préceptes matériels, à leur permettre de fixer un temps pour l'étude. Ils s'y consacreront sans tenir aucun compte de la douleur que provoque l'antagonisme entre les différentes factions.

La vérité incontournable est que le coeur juif est une source d'eau vive. Une "alliance" a été conclue avec le travail et l'effort: ils ne se révèlent jamais inutiles.

(Voir à ce propos le 12 Tichri.)

27 Adar

Mon père (le Rabbi Rachab) dit:

«La vérité est la voie médiane. S'écarter à droite pour être trop sévère envers soi-même, se trouver des défauts ou des fautes qui ne correspondent pas à la réalité, s'écarter à gauche pour être beaucoup trop indulgent, cacher ses propres défauts, considérer légèrement le service de D.ieu par amour pour soi-même, sont deux voies aussi fausses l'une que l'autre.»

28 Adar

Dans le Chema Israël précédant le coucher (Sidour p.118):

. Ribono Chel Olam (Maître du monde) et Lamnatsea'h (au chef des Chantres) ne sont pas dits pendant le Chabbat et le Yom Tov (Sidour p.122). Mais, on doit les dire, durant les autres jours, même si le Ta'hanoun n'est pas récité.

. A la fin des trois paragraphes du Chema (Sidour p.120), on dit "Emet" (vrai).

. "Yaalezou 'Hassidim", que ceux qui sont vertueux se réjouissent, n'est dit qu'une seule fois. "Hiné Mitato" (voici la couche) et Yevare'he'ha (qu'Il te bénisse) sont récités trois fois.

. Dans le Tikoun 'Hatsot (prière récitée au milieu de la nuit), on ne dit pas Lamnatsea'h lorsque le Ta'hanoun est omis.

29 Adar

Parchat Chekalim

. Haftara "Vay'hot Yehodaya". On dit aussi le premier et le dernier versets de la Haftara "Ma'har 'Hodech".

. On bénit le Roch 'Hodech Adar Cheni.

. On lit tous les Tehilim, le matin.

. C'est un jour de Farbrenguen.

Pour répondre au souhait de Le'haïm, il existe deux versions:

1. "Le'haïm Tovim Oulechalom", pour une bonne vie et pour la paix.

La raison de cette bénédiction est la suivante. Lorsque la Torah relate, pour la première fois, que quelqu'un but du vin, elle indique qu'il en résulta des conséquences négatives, ainsi qu'il est dit (Beréchit 9, 20) «et Noa'h commença» (qui se traduit aussi: et Noa'h se corromput, se dégrada). De plus, l'arbre de la connaissance était une vigne. C'est la raison pour laquelle on souhaite que ce vin soit "pour une bonne vie".

2. Le Maguid de Mezeritch répondait "Le'haïm Velivra'ha", pour la vie et pour la bénédiction. Une fois, lors d'un Farbrenguen, l'Admour Hazaken répondit "Le'haïm Velivra'ha". A l'issue de ce Farbrenguen, les 'Hassidim analysèrent cette formulation, qu'ils entendaient alors pour la première fois. L'un d'entre eux proposa: «lorsque le vin entre, le secret sort», (Erouvin 65a). Appliqué au service de D.ieu, cela correspond à la révélation des sentiments. Pour l'obtenir, une bénédiction est nécessaire. On dit donc "Le'haïm Velivra'ha". Ce dernier mot se lit également "Lev Raka", un coeur tendre.

Le Tséma'h Tsédek fit, à ce propos, le commentaire suivant. Une telle interprétation ne peut être donnée que par un 'Hassid qui a prié et servi D.ieu pendant trente ans.

(Il est à noter que Rabbi 'Haïm, frère du Maharal de Prague, et le 'Hatam Sofer considérait également qu'il convient de dire "Le'haïm Velivra'ha".)

30 Adar

ROCH 'HODECH

Mon père (le Rabbi Rachab) dit:
«Un 'Hassid doit créer un environnement autour de lui. S'il ne le fait pas, il lui faut inspecter méticuleusement son bagage et se demander ce qu'il en est pour son propre compte. De fait, son incapacité de créer un entourage autour de lui doit le briser comme une brindille. Il doit s'interroger: «que fais-je dans ce monde?».

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