KOULAM Télécharger l’app

Lois relatives aux sacrifices quotidiens et additionnels · Chapitre 9

Michné Torah du Rambam (Maïmonide) en français — chapitre 502 sur 1017 du cycle d'étude quotidien « un chapitre par jour ». Sommaire du cycle.

1. Le premier tichri, jour de Roch Hachana, on offre comme sacrifice supplémentaire (moussaf) un taureau, un bélier et sept agneaux, tous comme holocaustes, et un bouc comme sacrifice expiatoire consommé par les cohanim : c’est là le sacrifice supplémentaire (moussaf) du jour, qui vient en plus du sacrifice supplémentaire de Roch ‘Hodech offert chaque jour de Roch ‘Hodech et donc aussi le jour de Roch Hachana. C’est pourquoi, si Roch Hachana tombe un chabbat, il y a trois sacrifices supplémentaires (moussaf) : le sacrifice de moussaf du chabbat, le sacrifice de moussaf de Roch ‘Hodech et le sacrifice de moussaf du jour de Roch Hachana.

2. Dans quel ordre sont-ils offerts ? Le sacrifice de moussaf de chabbat est offert en premier, puis le sacrifice de moussaf de Roch ‘Hodech et enfin le sacrifice de moussaf du jour de fête. La raison à cet ordre de priorité entre les sacrifices est que tout sacrifice qui est plus fréquent qu’un autre a priorité sur ce dernier. De même, tout sacrifice qui est plus saint qu’un autre a priorité sur celui-ci. Si on a deux sacrifices qui se présentent : l’un plus fréquent, mais l’autre plus saint, on donne priorité à ce que l’on souhaite.

3. Si le cohen a transgressé délibérément ou s’il a oublié et a abattu le sacrifice le moins fréquent ou le moins saint en premier, il offrira le sacrifice qu’il a déjà abattu et fera ensuite l’abattage du sacrifice plus fréquent ou plus saint.

4. Si les deux – le plus fréquent et le moins fréquent ou bien le plus saint et le moins saint ont été abattus en même temps, l’un des cohanim remuera le sang du sacrifice moins fréquent ou moins saint pour éviter qu’il ne coagule en attendant qu’il soit fait aspersion sur l’autel du sang du sacrifice plus fréquent ou plus saint.

5. L’aspersion sur l’autel du sang d’un expiatoire précède celle du sang d’un holocauste, parce que le sang du sacrifice expiatoire fait expiation. Mais l’offrande sur l’autel des membres d’un holocauste précède celle des parties sacrificielles d’un expiatoire, parce que l’holocauste est entièrement consumé sur l’autel alors que l’expiatoire est en partie consommé par les cohanim. Entre l’aspersion du sang d’un expiatoire et l’offrande des membres d’un holocauste, on donne priorité à ce que l’on souhaite. De même, entre l’aspersion du sang d’un holocauste et l’offrande des parties sacrificielles d’un expiatoire ou entre l’aspersion du sang d’un holocauste et celle du sang d’un sacrifice de culpabilité, on donne priorité à ce qu’on souhaite.

6. Le sacrifice expiatoire précède l’holocauste ; même un oiseau offert en expiatoire précède un animal offert en holocauste, ainsi qu’il est dit : « il offrira celui qui est destiné en expiation en premier ». Ce verset établit en règle générale que tout sacrifice expiatoire précède l’holocauste présenté avec lui. Il en va de même au moment de la désignation : on désigne l’expiatoire en premier, puis l’holocauste.

7. Pour les sacrifices de la fête de Souccot, la règle n’est pas le même, les sacrifices étant offerts suivant l’ordre indiqué dans les versets de la Thora, ainsi qu’il est dit : « suivant leur loi ». Comment cela ? On offre en premier les taureaux, suivis des béliers, puis les agneaux et enfin les boucs, bien que les boucs soient des expiatoires et que tous ceux qui les précèdent soient des holocaustes. De même dans le cas d’une faute collective d’idolâtrie due à une décision erronée, cas pour lequel chaque tribu apporte un taureau en holocauste et un bouc en expiatoire, le taureau a priorité sur le bouc, car il est dit, à son propos : « selon la loi » ce qui indique qu’il faut les offrir en suivant l’ordre dans lequel ils apparaissent dans la Thora. Lorsque deux sacrifices se présentent en même temps, le taureau expiatoire du grand-prêtre oint a priorité sur le taureau offert pour expier l’erreur de la communauté ; le taureau offert pour expier l’erreur de la communauté a priorité sur le taureau offert pour la faute collective d’idolâtrie due à une décision erronée ; et le taureau offert pour la faute collective d’idolâtrie a priorité sur le bouc offert comme expiatoire pour cette faute. Bien que le taureau soit un holocauste et le bouc un expiatoire et que nous ayons normalement pour règle établie que l’expiatoire a priorité sur l’holocauste, on fait tout de même précéder dans ce cas le taureau, car tel est l’ordre indiqué dans la Thora. Le bouc offert pour expier la faute collective d’idolâtrie a priorité sur le bouc apporté en expiatoire par le roi pour expier une faute qu’il a commise, car le roi est un particulier alors que le bouc est offert par la communauté, et le bouc apporté en expiatoire par le roi a priorité sur la chèvre apportée en expiatoire par un particulier. La chèvre d’un particulier a priorité sur une brebis apportée en expiatoire, bien que toutes deux soient des expiatoires, car une chèvre peut servir d’expiatoire pour la transgression involontaire de n’importe quel interdit passible de retranchement qui requiert un expiatoire, y compris l’idolâtrie. En revanche, une brebis ne peut pas être offerte pour expier la faute d’idolâtrie involontaire, mais uniquement pour la transgression involontaire d’autres interdits passibles de retranchement.

8. Il a été dit que généralement, les expiatoires précèdent les holocaustes. Même l’oiseau expiatoire d’une femme accouchée précède l’agneau qu’elle apporte en holocauste. Le sacrifice expiatoire précède le sacrifice de culpabilité (acham), parce que son sang est aspergé sur les quatre coins de l’autel et le reste est versé sur le soubassement. Tous les sacrifices expiatoires de la Thora ont priorité sur tous les sacrifices de culpabilité, à l’exception du sacrifice de culpabilité du metsora qui précède son expiatoire, parce qu’il est destiné à rendre apte le metsora à consommer de la nourriture sacrificielle et à entrer dans le Temple. Le sacrifice de culpabilité précède le sacrifice de reconnaissance et le bélier du nazir, car c’est une offrande de haute sainteté alors que les deux autres sont des offrandes de moindre sainteté. Le sacrifice de reconnaissance et le bélier du nazir précèdent le sacrifice de paix, car ils peuvent être consommés uniquement le jour même et la nuit qui suit, et sont accompagnés de pain. Le sacrifice de reconnaissance a priorité sur le bélier du nazir, parce qu’il est accompagné de quatre sortes d’oblations de pain. Les sacrifices de paix précèdent le sacrifice de l’animal premier-né, parce qu’ils requièrent deux applications de sang qui en font quatre, c’est-à-dire deux applications sur les deux coins opposés de l’autel, de sorte que le sang se répande sur les quatre côtés de l’autel, l’imposition des mains du propriétaire sur l’animal avant l’abattage, le balancement de la poitrine et la cuisse avec les parties sacrificielles et des libations. Le sacrifice de l’animal premier-né précède le sacrifice de l’animal de la dîme, parce que sa sainteté lui est appliquée dès la naissance et il est consommé par les cohanim seulement. Le sacrifice de l’animal de la dîme précède l’offrande d’oiseaux, parce que c’est un sacrifice abattu à l’aide d’un couteau par abattage rituel et il y a des parties qui sont de haute sainteté, à savoir son sang et ses parties sacrificielles. Et l’offrande d’oiseaux précède celle des oblations, parce qu’ils appartiennent à la catégorie des offrandes de sang. Lorsque se présentent l’offrande d’un oiseau comme expiatoire et l’offrande d’un animal de la dîme, l’animal de la dîme a priorité, car c’est un sacrifice abattu par abattage rituel. S’il y a un oiseau apporté en expiatoire, un animal de la dîme et un animal apporté en holocauste, étant donné que l’holocauste a priorité sur la dîme et que l’oiseau apporté en expiatoire a priorité sur l’animal apporté en holocauste, on offre d’abord l’oiseau apporté en expiatoire, puis l’holocauste et enfin l’animal de la dîme.

9. Lorsqu’il y a plusieurs espèces d’animaux pour des sacrifices de la même nature, comment c’est-à-dire dans quel ordre de priorité sont-ils offerts ? L’offrande des taureaux précède celle des béliers car ils sont accompagnés de libations plus importantes. L’offrande des béliers précède celle des agneaux car ils sont accompagnés de libations plus importantes. Les agneaux ont priorité sur les chèvres parce qu’ils ont plus de parties sacrificielles brûlées sur l’autel : en effet, la queue fait partie des parties sacrificielles des agneaux alors que la queue des chèvres n’est pas brûlée sur l’autel. L’offrande de l’omer précède celle de l’agneau qui l’accompagne et l’offrande des deux pains de Chavouot précède celle des deux agneaux qui l’accompagnent. En règle générale, l’offrande de pain qui est apportée pour le jour précède ce qui est apporté pour accompagner cette offrande de pain.

10. L’oblation d’un homme précède l’oblation d’une femme. L’oblation à base de blé du pécheur pauvre précède l’oblation à base d’orge de la femme sota. L’oblation du pécheur précède l’oblation offerte volontairement, parce qu’elle est apportée pour expier une faute. Entre l’oblation offerte volontairement et l’oblation de la femme sota, on fait précéder celle que l’on souhaite.

11. Les offrandes d’oblations précèdent le vin offert tel quel en libation, le vin précède l’huile, l’huile précède l’oliban, l’oliban a priorité sur le sel et le sel a priorité sur le bois. Quand applique-t-on ces règles de priorité qui viennent d’être énoncées concernant les sacrifices et les oblations ? Quand les différentes offrandes sont apportées en même temps au Temple. Mais quand elles sont apportées l’une après l’autre, ce qui est apporté en premier est offert en premier et ce qui est apporté en dernier est offert en dernier.

12. L’ordre de priorité concernant l’offrande des différents sacrifices s’applique aussi concernant leur consommation.

13. Lorsque se présente la consommation des sacrifices de paix offerts la veille et celle des sacrifices de paix du jour-même, ceux de la veille ont priorité pour être consommés, parce que la fin du temps imparti pour leur consommation approche. Entre la consommation d’un sacrifice de paix de la veille et celle d’un sacrifice expiatoire ou sacrifice de culpabilité du jour-même, le sacrifice expiatoire et le sacrifice de culpabilité ont priorité, parce que ce sont des offrandes de haute sainteté, comme nous l’avons expliqué.
← Chapitre précédent Chapitre suivant →
Étudiez le Rambam quotidien dans Koulam Le chapitre du jour du Michné Torah en français, avec rappels et suivi — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam