Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6690
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6690, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5719,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me décrivez brièvement les réunions ‘hassidiques de ces dernières semaines. En outre, vous me faites part de l’instauration d’une étude publique de la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous m’annonciez de bonnes nouvelles de vos accomplissements communautaires et de vos réalisations personnelles, les uns dépendant des autres. En effet, votre origine(2) vous vient en aide à la fois pour mener ces actions et pour en donner de bonnes nouvelles.
Vous faites référence à la proposition que j’ai formulée pour les coutumes qu’il convient d’adopter, au jour de la Hilloula(3). Ma lettre(4) a été écrite pour la première Hilloula, mais je ne vois pas pourquoi ces comportements seraient modifiés, les années suivantes, si ce n’est pour un changement d’ordre général,
conforme à l’enseignement de notre sainte Torah, selon lequel : “ on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ”. Il en résulte que, de temps à autre, il faut effectivement faire un ajout à ce qui est écrit. Pour autant, on ne peut édicter de règles fixes, à propos de ce changement. Chacun doit l’envisager en fonction de sa propre situation, de ses possibilités et de ses moyens. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.L. Slonim de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5522. (2) Remontant jusqu’à la Rabbanit Menou’ha Ra’hel, fille de l’Admour Haémtsahi, qui s’installa à Hévron. (3) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (4) Il s’agit de la lettre n°885.
Lettre n°6691
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6691, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Chevat, dans laquelle vous me décrivez de quelle façon vous vous installez à Taana’h. Vous me demandez si vous devez présenter votre candidature pour le quartier qui va être construit à Kfar ‘Habad(2). Pour l’heure, vous n’avez pas à vous y intéresser. Vous devez plutôt concentrer toute votre attention sur votre mission sacrée, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, dans le cadre des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Terre Sainte, en l’endroit où vous vous trouvez actuellement.
Bien plus, vous m’écrivez que les habitants de cet endroit appartiennent, pour la plupart, à votre communauté(3). Or, comme le tranche notre sainte Torah, “ les pauvres de ta ville ont la préséance(4) ”. Différents textes expliquent la récompense de ceux qui adoptent une telle activité, en particulier la réussite en ses préoccupations personnelles. Le mérite de votre activité au sein des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, que vous intensifierez sûrement, vous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé(5), pour le bien et pour la bénédiction. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.Yadgar, de Taana’h. (2) Afin d’y recevoir un appartement. (3) Les Juifs d’origine kurde. (4) Par rapport à tous les autres pauvres. (5) Vraisemblablement celui d’avoir des enfants.
Lettre n°6692
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6692, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5719,
Brooklyn,
A madame ‘Haya Sheïna Mi’hla(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Chevat. J’y ai lu avec plaisir que vous vous sentez mieux. Dieu fasse que cette amélioration se poursuive, d’autant que votre nom a été mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qu’il le sera encore une fois, en un moment propice, pour cela et, plus généralement, pour la satisfaction de tous vos besoins. Et, vous connaissez l’enseignement suivant de nos maîtres : “ Si l’on pense que tout va bien, tout va effectivement bien ”(2). Il y a, à ce propos, de nombreux récits bien connus et nous avons, de nos propres yeux, été les témoins de certains d’entre eux.
La pensée des hommes est occupée en permanence. Je vous joins donc une copie de ce qui a été dit(3) lors de la réunion ‘hassidique de la Hilloula(4), à propos des femmes ‘Habad et de la mission la plus importante qui leur est confiée, de même qu’à leur famille et à leur entourage. Or, chaque élément positif, aussi bon qu’il puisse être, peut toujours être amélioré. J’espère que ceci vous encouragera à jouer un rôle actif, en la matière, avec un bon moral et dans la joie. Ceci multipliera les bénédictions de Dieu pour que votre état de santé s’améliore. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Mme H. S. M. Gourary, de Tel Aviv. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6685. (3) Afin d’occuper positivement la pensée. (4) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat, afin d’occuper la pensée.
Lettre n°6693
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6693, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Chevat 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Alexander(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tévet, dans laquelle vous me faites part de votre état de santé et surtout de votre enrouement. Vous avez consulté des médecins, qui n’en ont pas trouvé la cause. Ils vous ont demandé de vous reposer ou, en tout cas, de parler moins. Vous me détaillez les difficultés qui en résultent, dans votre comportement et pour assumer votre fonction. En pareil cas, il faut dire, pour reprendre la formulation de nos Sages : “ l’inconvénient est contrebalancé par l’avantage ”(2). Ainsi, même si vous subissez une prétendue perte momentanée en vous conformant à cette prescription, votre gain sera d’autant plus important par la suite. On ne vous demandera sûrement pas de cesser de parler ou peut-être devrez-vous le faire seulement pendant très peu de temps. De même, il serait bon d’interroger le médecin que vous avez consulté sur la manière d’avoir un parler superficiel, bien entendu uniquement au sens physique, mais non, ce qu’à Dieu ne plaise, moralement et profondément. Depuis quelques décennies, en effet, les orateurs et, plus généralement, tous ceux qui font un large usage de la parole tentent d’apprendre à s’exprimer de cette façon, y compris quand ils sont en bonne santé. Globalement, cela signifie que l’on parle à haute voix et avec entrain, tout en ne faisant intervenir que les organes les plus extérieurs de la parole, comme les lèvres et la langue. A n’en pas douter, cette technique peut être d’une grande utilité, y compris dans votre cas et peut-être même le sera-t-elle encore quand vous guérirez et que vous recouvrirez la santé.
Vous me dites que vous vous insurgez, que vous vous demandez pourquoi il en est ainsi(3). Je comprends votre peine et vos difficultés, mais, de façon générale, de tels arguments n’ont pas grand intérêt, bien au contraire. Ils provoquent la colère et donc la tristesse et le découragement, ce qui ralentit le rythme de la guérison. Et, si l’on veut trouver une interprétation, une explication à tout cela, on peut dire, même s’il ne s’agit que d’une supposition, que l’on désigne ainsi du doigt à celui qui subit cette situation ce qui est la finalité de l’éducation, même si certains n’y prêtent pas attention. En effet, l’objectif premier et essentiel de chaque éducateur est bien de faire acquérir une autonomie à son élève, y compris dans le domaine pour lequel il reçoit une éducation. Il doit, en outre, obtenir ce résultat au plus vite et, bien entendu, sans remettre en cause le caractère fondamental de l’éducation.
Pour ce qui vous concerne, en particulier, tout cela est bien évident. Vous devez faire en sorte que vos élèves prient avec enthousiasme, qu’ils parlent des valeurs juives avec chaleur, après s’être trouvés, pendant quelques temps, sous votre influence. Ils “ s’humecteront au point d’humecter les autres ”(4) et ils guideront les élèves arrivés dans cette école après eux. Vous-même, vous vous tiendrez de côté et vous les observerez, globalement(5). C’est une évidence. Bien entendu, tout cela n’a pas pour but de justifier ce qui s’est passé(6). Bien au contraire, il faut espérer que vous recouvrerez vos forces au plus vite et que vous influencerez vos élèves de la manière qui vient d’être décrite, sans remettre en cause leur libre arbitre et avec une véritable largesse d’esprit. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une prompte guérison,
M. Schneerson,
N. B. : Sans doute avez-vous organisé une réunion ‘hassidique, de la manière qui convient, afin de marquer le jour propice, la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, qui a été célébrée le 10 Chevat.
Notes
(1) Le Rav A.Bunin Bin Noun, de Raanana. Voir, à son sujet, la lettre n°6668. (2) L’inactivité imposée par le repos se justifie par ce qu’il sera possible d’accomplir par la suite. (3) Alors que la parole est si nécessaire pour mener à bien la mission confiée. (4) Influenceront leurs amis en ce sens. (5) Ce qui justifie la réduction de la parole. (6) Les problèmes de santé.
Lettre n°6694
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6694, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Chevat 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
à Melbourne, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 2 Chevat, avec le compte-rendu de vos saintes activités pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées et surtout du point le plus profond, la diffusion des sources(1) à l’extérieur. J’attends un compte-rendu également sur l’année scolaire des filles, de même que sur la réunion ‘hassidique et les activités du jour propice de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël.
Puisse Dieu faire qu’à partir de ce jour propice, votre enthousiasme et surtout vos actions soient accrus, tout au long de l’année. Parmi ces actions, figurera également un objectif important celui de multiplier le nombre des intervenants, en la matière. Ceux-ci seront toujours plus nombreux. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner, de tout cela, des nouvelles bonnes et détaillées,
N. B. : Vous me demandez si des personnes issues d’autres milieux peuvent prendre part à vos activités. Vous savez ce qu’il y a lieu de faire, en la matière. Cela fait également partie de la diffusion des sources(2). L’un des meilleurs moyens d’influencer les autres est de leur faire prendre part à l’action, de leur faire sentir qu’ils doivent “ s’humecter au point d’humecter les autres ”. Mais, il est tout aussi évident qu’il n’en va pas de même pour les postes de responsabilité. Plus cette responsabilité est importante, plus l’on doit vérifier, choisir avec scrupule, déterminer qui est apte et en mesure de mener à bien une mission importante.
Vous me demandez si la diffusion des sources concerne également les enfants en bas âge ou bien n’ayant pas encore reçu une éducation. Il est clair qu’elle est le fait de tous les Juifs, mais, bien évidemment, chacun doit se servir d’un canal, de réceptacles et de mots qui soient adaptés à sa propre compréhension et à sa situation. En cela également, mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, nous a enseigné ce qu’il convient de faire, puisqu’il a diffusé de profonds discours ‘hassidiques, traitant de notions abstraites et rédigés dans la Langue sacrée, d’autres discours, plus faciles à comprendre, invitant au service de Dieu et écrits en yiddish, de même que les causeries du Likouteï Dibbourim et le contexte de la ‘Hassidout, y compris dans d’autres langues(3). Tout cela fait partie de la diffusion des sources, qui doit être modulée en fonction de ceux qui les reçoivent. C’est bien évident.
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Qui doit aussi être menée dans les milieux pratiquants. (3) Que l’Hébreu et le Yiddish.
Lettre n°6695
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6695, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[20 Chevat 5719]
Conformément au testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid, il ne convient pas de se couper les cheveux, pendant le Roch ‘Hodech. Certes, on pourrait objecter : A) qu’il parle lui-même de raser les cheveux et non de les couper, ce qui serait donc permis, selon la formulation de son testament. C’est aussi l’avis du Maguen Avraham, au chapitre 260. B) que ceci ne s’applique pas à la première coupe des cheveux, à trois ans, laquelle “ occupe une place importante parmi les coutumes juives ”, selon les termes de mon beau-père, le Rabbi. Et, vous consulterez également le Chaareï Techouva sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 531.
La formulation de l’Admour Hazaken, au paragraphe 1 de ce chapitre 260 est : “ se couper les cheveux ”, à cause du danger(1) qui en découle et non du fait d’une interdiction. Or, se couper les cheveux n’est pas, à proprement parler, une Mitsva, comme le précise le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, chapitre 455, aux paragraphes 15 et 16. On n’est donc pas délivré du doute(2) et, de ce fait, il convient donc, à mon sens, de fixer cette première coupe de cheveux tout de suite après le Roch ‘Hodech.
Notes
(1) Qui découle du fait de les couper pendant le Roch ‘Hodech. (2) Ne parvenant pas à une interprétation claire des propos de Rabbi Yehouda le ‘Hassid.
Lettre n°6696
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6696, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Chevat 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission divine, le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 10 Chevat, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, avec ce qui y était joint. Le message qui y était contenu était le suivant. En quittant le pays dont vous êtes originaire, la Roumanie, vous avez visité Kiryat Gat, où s’est installée une large part de la communauté originaire de ce pays. Vous y avez trouvé de larges possibilités pour la création d’une Yechiva(2), qui serait l’un des aspects de l’œuvre de commémoration de la mémoire des élèves de la Yechiva de Kichinev(3). L’esprit en sera celui de la Yechiva Tom’heï Temimim et elle sera même, de manière officielle, un département de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. Pour autant, le nom de ‘Habad n’y sera, pour l’heure, pas mentionné, jusqu’à ce que l’on y acquiert une meilleure connaissance de ce que ce terme recouvre.
Vous dites qu’il existe de larges possibilités et vous avez donc sûrement mené une enquête, de la façon qui convient. En effet, il n’est pas suffisant, pour créer une Yechiva, de constater la présence d’une certaine population. Il faut, en outre, que celle-ci recherche une éducation religieuse. En outre, on peut penser que les partis de gauche ne resteront pas les bras croisés, qu’ils mèneront une campagne(4), comme ils l’ont toujours fait en pareil cas. C’est bien évident. De même, ce qui concerne Kichinev, dans le domaine de ‘Habad, était confié, jusqu’à maintenant, à la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion. Or, vous vous êtes engagé à réunir des fonds, pour cette institution et vous ne précisez pas clairement, dans votre lettre, comment vous ferez pour qu’il n’y ait pas de confusion entre ces deux réalisations.
Troisième point, une telle entreprise, la création et la constitution d’une Yechiva, puis sa direction, requiert de l’attention et de l’empressement, surtout dans les premiers temps. Il faut donc être pratiquement certain du mode d’organisation que l’on retiendra. Vous y avez sûrement pensé. Si, en tous ces domaines, chaque détail vous paraît satisfaisant, il faut vous consacrer à cette réalisation et à ce qui en découle, c’est-à-dire le regroupement de ceux qui ont l’âge correspondant aux écoles du réseau(5), au sein d’une structure qui sera elle-même intégrée à ce réseau. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Conformément à votre demande, cette lettre vous est adressée en express, en passant outre à la file d’attente. Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) le Rav Y.Peles, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°5365 et 6729. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°6729. (3) En Roumanie, avant la guerre. (4) Contre la création de cette Yechiva. (5) Le réseau des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°6697
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6697, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, il y a quelques temps, que les Sefardim ne connaissent pas leur âge avec précision et qu’ils ne savent donc pas avec certitude quelle est leur treizième année. De ce fait, ils ne s’empressent pas de mettre les Tefillin. Bien plus, certains d’entre eux ont adopté un usage condamnable qui consiste à retarder la mise des Tefillin jusqu’à que l’on ait les moyens d’organiser un repas et une fête de famille, même s’il est à peu près certain que l’enfant est alors Bar Mitsva depuis un certain temps déjà. Cette information m’est parvenue de différents endroits et il semble donc qu’elle soit exacte. Bien entendu, vous devez faire tout ce qui est possible dans ce domaine, avec l’empressement qui convient, pour supprimer une telle pratique. Bien plus, la ‘Hassidout explique que les Tefillin révèlent des forces intellectuelles nouvelles. Celles-ci exercent donc leur effet sur l’ensemble de la Torah et des Mitsvot, qui sont l’existence véritable d’un Juif. L’Ethique permet également de l’établir, puisque, au sens simple, le but des Tefillin est bien d’assujettir le cœur et le cerveau, qui dirigent la personnalité de l’homme, de même que tout ce qui le concerne, ses pensées, ses paroles et ses actions. C’est une évidence.
Il y a sûrement différents moyens de remédier à une telle situation. L’école peut, par exemple, organiser un repas commun pour plusieurs jeunes garçons, tous ceux qui sont parvenus à l’âge de la Bar Mitsva, de même que ceux qui sont dans le doute, mais pour lesquels on peut présumer que c’est effectivement le cas. C’est bien évident. Si l’on distribue quelques cadeaux, bien entendu en fonction des moyens et des possibilités dont on dispose, il est certain que l’on n’aura pas de difficultés pour réaliser tout cela. Peut-être faudrait-il alerter les jeunes de l’association ‘Habad, en la matière. Lors de leurs visites dans les villages, ceux-ci pourront encourager nos frères, les Sefardim, en la matière. Sans doute avez-vous réfléchi à tout cela, avec l’attention qui convient. Vous m’en direz les conséquences. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6698
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6698, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[24 Chevat 5719]
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous envisagez de vous rendre au mariage de votre fils, en un moment bon et fructueux. Pour autant, cela semble difficile à comprendre. Vous pensez entreprendre un tel voyage, qui aura un tel coût, en plus du temps qu’il faudra lui consacrer. Or, même si vous disposez de cet argent, la situation des fiancés est telle que vous pourriez avantageusement vous en servir pour leur permettre de s’installer. Car, ils trouveraient même le moyen d’utiliser avantageusement des sommes plus importantes !
Dieu fasse que vous preniez la décision qui soit réellement bonne, en la matière. Ainsi, pendant de longs jours et de bonnes années, vous concevrez une satisfaction véritable, juive et ‘hassidique de tous vos enfants.
Lettre n°6699
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6699, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Chevat 5719,
Brooklyn,
Aux auxiliaires féminines de Brownsville east New York,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu avec satisfaction votre lettre d’invitation, à l’occasion de votre banquet annuel, qui s’est déroulé au lendemain du jour propice, Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Et, vous me communiquez également la répartition des fonds qui ont été collectés, à cette occasion.
Dieu fasse que, pendant de nombreuses années encore, chacune d’entre vous, en commençant par les dirigeantes, agisse pour les institutions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. De la sorte, vous progresserez sans cesse. Vous le ferez en bonne santé et avec un bon moral. Vous savez que le Saint béni soit-Il récompense chacun de ceux qui agit pour la Torah et les Mitsvot, en lui accordant la satisfaction de tous ses besoins, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction de réussite en votre entreprise et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6700
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6700, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Chevat 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du troisième jour, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(2). Me trouvant, aujourd’hui même(3), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom, de même que tous ceux que vous citez, conformément à ce que vous dites dans votre lettre.
Il est souligné que l’ensemble du mois d’Adar a été transformé(4). Puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi en tout ce que vous citez, au sein de tout Israël. Selon divers avis et dans différents domaines, le premier Adar est le véritable(5). Ou bien les deux Adars sont-ils considérés comme un seul. En outre, la décision et la conclusion du Ora’h ‘Haïm est : “ Celui qui a bon cœur festoie joyeusement en permanence ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°6582. (2) Lors de la création, le mardi. (3) Veille de Roch ‘Hodech avancée et “ petit Yom Kippour ”. (4) Ainsi qu’il est dit, dans la Meguila : “ Le mois qui fut transformé pour eux d’angoisse en joie et de deuil en fête ”. (5) Quand il y en a deux.
Lettre n°6701
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6701, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Chevat 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yossef ‘Haïm(1)
Ha Cohen et son épouse, la Rabbanit Malka Raïzel,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Chevat, avec ce qui y était joint. Vous m’y décrivez brièvement vos actions sacrées et puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles de vos accomplissements communautaires et de vos réalisations personnelles.
Vous me demandez si vous devez accepter d’être l’un des conseillers du comité pour la Cacherout. Si ce comité est basé sur les valeurs sacrées, en d’autres termes s’il est orthodoxe ou, tout au moins, s’il se réclame de l’orthodoxie, vous accepterez cette proposition. En revanche, comme je vous l’ai déjà écrit, vous ne figurerez pas parmi ceux qui garantissent cette Cacherout. C’est une évidence.
Vous m’interrogez aussi sur les mariages(2). Vous avez reçu l’ordination rabbinique et, de temps à autre, vous révisez sûrement les lois. Si le mariage se passe bien, c’est-à-dire dans les conditions que vous décrivez, vous pourrez le célébrer.
J’ai été satisfait de lire, à la conclusion de votre lettre que vous publiez un article sur l’actualité(3), dans un journal qui est publié dans votre ville. Puisse Dieu faire que ceci soit également le moyen de diffuser les sources(4), en particulier et que cela se fasse dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.H. Rosenfeld, de S. Francisco. Voir, à son sujet, la lettre n°6612. (2) Le destinataire de cette lettre demandait au Rabbi l’autorisation de les célébrer. (3) De la Torah, la Paracha de la semaine et les fêtes. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6702
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6702, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Chevat 5719,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements et empli d’empressement,
le Rav Avraham Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Au cours de notre discussion, j’ai pris connaissance, avec plaisir, de la manière dont vous menez votre vie de la meilleure façon, conformément aux enseignements de notre Torah, Torah de vie, au sein de la communauté dont vous êtes le maître(2), celle du Mochav Gamzou en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Et, vous menez actuellement une action aux Etats-Unis, afin d’y trouver les moyens de construire, en cet endroit, une synagogue qui répondra aux besoins de ses habitants et, plus généralement, qui renforcera la prospérité et la situation économique de ce lieu.
Il est certain que nos frères, les enfants d’Israël, par nature miséricordieux et bienveillants, vous répondront et ils vous viendront en aide, non seulement par leur âme divine, mais aussi par la nature de leur âme animale(3), comme l’expliquent Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, à la fin du chapitre 12 et le Tanya, à la fin du chapitre 1. Bien plus, nos frères, les enfants d’Israël, se trouvant aux Etats-Unis, se sont toujours distingués par leur Tsédaka et par leurs bonnes actions, qui sont très importantes. Puisse Dieu faire que se renforcent, d’une manière sans cesse accrue, en tout endroit, ce qui est lié à la Tradition d’Israël, y compris en votre communauté, d’autant que celle-ci respecte la Chemitta d’une manière conforme à la Hala’ha, “ hommes puissants qui accomplissent Sa Parole ”(4). Très prochainement, nous mériterons l’accomplissement de la promesse de nos Sages, énoncée dans le Midrash Tehilim, à propos du verset : “ Eternel, Tu as désiré Ta terre, Tu as fait revenir la captivité de Yaakov ”(5). C’est, en effet, en respectant la Chemitta et toutes les Mitsvot que l’on obtient la délivrance et, comme le précise un manuscrit du Midrash Tehilim : “ De ce fait, Israël est libéré immédiatement ”. Avec mes respects et ma bénédiction
Notes
(1) Le Rav A.B. Rosenberger, du Mochav Gamzou. (2) Le Rav.
(3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3406. (4) Verset dont nos Sages appliquent les termes à ceux qui respectent la Chemitta. (5) Tehilim 85, 2.
Lettre n°6703
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6703, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Chevat 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre des 11 et 23 Chevat. Que Dieu soit loué pour la bonne nouvelle qu’est l’amélioration de l’état de santé de votre mère, à laquelle Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire qu’elle aille de mieux en mieux. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre participation à une réunion ‘hassidique, au jour de la Hilloula(1). Votre lettre est, en effet, datée de son lendemain. Or, l’effet d’une réunion ‘hassidique doit se manifester au cours des semaines, des mois qui suivent. C’est bien évident.
Vous me parlez également de votre travail. Vous dites que vous avez créé des écoles en différents endroits, mais vous n’en observez pas les fruits. Il est clair que l’on n’a pas le droit de s’exprimer ainsi. Tout d’abord, l’enseignement proprement dit est l’acte le plus important qui soit, dans le sens de : “ écarte-toi du mal ”, en préservant l’élève d’un environnement non religieux, comme dans celui de : “ fais le bien ”. Il y a là un accomplissement véritable, puisque l’on étudie la Torah et les Mitsvot. Il est impossible qu’à terme, ceci n’ait pas un effet ou, tout au moins, ne laisse une trace. A ceci, s’ajoute la satisfaction de Dieu. Bien plus, comme l’explique le saint Tanya, à la fin du chapitre 25, “ cette unification(2), là-haut, est immuable et éternelle ”. On ne peut donc pas savoir quel effet positif elle aura par la suite, peut-être même à court terme. De par la passé, il n’y a pas eu de fruits, en tout cas pas ceux qui peuvent être observés par les personnes effectuant le travail. Malgré cela, on pourra constater une évolution positive, à l’avenir. Or, dans le domaine de la sainteté, en particulier pour ce qui est de l’éducation en notre Terre Sainte, il est clair que l’on ne peut rien négliger maintenant, ni reculer devant l’action, même si l’on peut encore s’interroger avant de lui donner des proportions plus larges, puisque ceci doit encore être fait et ne l’est pas pour l’heure(3).
Vous parlez de cours pour les adultes. Il est clair que cela est également très important. Néanmoins, vos moyens sont limités et, en la matière, un effort sera nécessaire pour trouver un enseignant sur place, qui prendra la responsabilité de cet enseignement et se contentera d’un salaire symbolique. Je crains que vous mainteniez, par rapport à vos fiançailles, la même optique(4). Je proteste, bien entendu, contre une telle conception. En tout état de cause, vous changerez votre manière de voir, à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et de vos réalisations communautaires,
Notes
(1) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (2) Obtenue par l’étude de la Torah, ici-bas. (3) En effet, on n’introduit pas une action positive, si l’on pense que celle-ci est prématurée. A l’opposé, on ne supprime pas non plus celle qui existe déjà. (4) Consistant à ne pas s’en préoccuper.
Lettre n°6704
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6704, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Adar Richon
5719, Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Chevat, dans laquelle vous me dites que vous souhaitez, à l’avenir, adopter le rituel de prière du Ari Zal, celui de l’Admour Hazaken, dont se servent les ‘Hassidim ‘Habad. Cela est particulièrement bon et judicieux. Bien plus, les récits des ‘Hassidim(1) rapportent que l’Admour Hazaken en établit le texte en fonction de soixante dix Sidourim. Comme l’établissent différents textes, on peut passer du rite ashkénaze au rite séfarade et de ce dernier au rite Ari Zal, mais non l’inverse. Si vous adoptez le rite Ari Zal, il faut donc prendre la décision de le faire une fois pour toutes.
Vous me demandez si un ‘Hassid ‘Habad conduisant l’office en une synagogue dans laquelle on dit le paragraphe Vechamrou(2) doit le réciter également. Il me semble qu’il ne faut pas le faire, dès lors que l’on a accepté la décision hala’hique de l’Admour Hazaken, selon laquelle cette lecture pourrait être une interruption(3). Bien plus, ceux qui prient dans cette synagogue savent que, d’une manière concrète, on ne le dit pas, même si les autres le font(4). Vous consulterez, à ce propos, le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 236, qui rapporte la décision du Tséma’h Tsédek. Il convient donc de ne pas le dire, même si vous conduisez l’office.
En un moment propice, je citerai tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. C’est vous qui me transmettez leur requête et il est donc bien évident que vous devez renforcer votre engagement dans la Torah et les Mitsvot. Ceci multipliera les bénédictions de Dieu et vous permettra d’obtenir la satisfaction du souhait de votre cœur(5). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°6332, 6721 et 7012. (2) Dans la prière du vendredi soir, que l’on omet selon la coutume ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°6371. (3) Entre les bénédictions du Chema Israël et la Amida. (4) Ils ne comprendraient donc pas que cet officiant le fasse. (5) Peut-être celui d’avoir un enfant.
Lettre n°6705
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6705, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Adar Richon 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, dont je n’ai toujours pas compris la raison, j’ai reçu votre lettre dans laquelle vous me demandez où vous devez acheter un appartement. Vous me citez trois endroits. Il serait bon d’opter pour celui où se trouvent des ‘Hassidim, afin de collaborer avec eux pour renforcer ce qui concerne ‘Habad, en général et surtout le point le plus profond, la diffusion des sources. Mon avis, en la matière, a toujours été très clair. Je ne suis pas satisfait par la perspective de payer un pas-de-porte important, en entrant dans une maison, afin que celle-ci se trouve dans un certain quartier ou dans une certaine ville. Même si les moyens(1) n’étaient pas limités, il aurait fallu utiliser son argent pour ce qui est important, ce dont on ne peut se passer, à titre personnel ou bien dans le domaine communautaire, mais non pour le paiement d’un pas-de-porte(2).
Bien entendu, d’ici, je ne peux savoir lequel de ces trois endroits est le plus proche de ce qui vient d’être dit. En revanche, il est sûrement possible de le déterminer, sur place. Quelle que soit votre décision, puisse Dieu faire que s’accomplissent, en votre nouvelle maison, les termes suivants de nos Sages : “ une belle maison confère à l’homme la largesse d’esprit ”. Vous intensifiez sûrement vos actions pour diffuser les sources(3) et, de façon générale, pour tout ce qui concerne les ‘Hassidim. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Financiers. (2) Combien plus en est-il ainsi quand ces moyens sont limités. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6706
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6706, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar Richon 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 25 Chevat, me décrivant très brièvement, en quelques lignes, la réunion ‘hassidique du 10 Chevat(2). Vous comprendrez que j’en sois surpris.
Vous m’écrivez également quelques lignes pour définir ce qui doit être réparé, dans la ville. Vous me dites qu’il est impossible de déterminer avec précision ce qu’il convient de faire pour remettre en état le Mikwé. Cela est étonnant car, de temps à autre, il faut bien en changer l’eau. On peut alors voir ce qu’il en est. Les deniers Sages expliquent longuement que, pour ce qui concerne un Mikwé, on n’applique pas la règle selon laquelle on ne doit pas prendre le risque de remettre en cause ce qui a été fait au préalable(3). Vous ne parlez pas de votre état de santé et de celui de votre épouse. Cela veut sûrement dire que tout va bien. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Perlov. Voir, à son sujet, la lettre n°6256. (2) Hilloula du précédent Rabbi. (3) En l’occurrence, en laissant penser que les précédentes immersions rituelles dans ce Mikwé n’étaient pas valables. Cette règle ne s’applique donc pas et, de ce fait, s’il s’avère que le Mikwé n’était pas conforme, il faudra effectivement prévenir que les immersions qui y ont été effectuées ne sont pas valables.
Lettre n°6707
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6707, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar Richon 5719,
Brooklyn,
A monsieur Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Adar Richon, dans laquelle vous exprimez votre étonnement devant ce qui est expliqué dans le Séfer Baal Chem Tov, à la Parchat Beaalote’ha, au nom du Baal Chem Tov, à propos de la traversée de la mer Rouge, qui y présentée comme un événement naturel. Le miracle réside dans le fait que le Saint béni soit-Il, au début de la création, fixa, parmi les phénomènes naturels, qu’en tel jour, la mer s’ouvrirait. Ceci contredit l’explication que l’on trouve dans différents textes, selon laquelle le passage de la mer Rouge est effectivement un miracle et figure même parmi les plus grands. L’ouvrage que vous mentionnez est une compilation de plusieurs livres. On peut donc se demander dans quelle mesure les commentaires qu’il rapporte sont précis. En effet, en pareil cas, une imprécision sur un mot peut modifier la signification d’un passage d’une extrême à l’autre. Bien plus, vous savez que le Baal Chem Tov commentait la Torah dans une autre langue(2) et non dans la Langue sacrée. Or, le traducteur n’a pas toujours bien compris le sens de ce que le Baal Chem expliquait, y compris quand il vivait à la même époque et au même endroit. Vous en trouverez un exemple dans Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 25, à la page 141a. Il est donc à peu près certain que c’est effectivement le cas, en l’occurrence(3). En effet, vous avez raison de dire que le passage de la mer Rouge est l’un des plus grands miracles. A ce sujet, vous consulterez également le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, de l’Admour Hazaken, au chapitre 2.
Sur la question proprement dite, même si quelqu’un avait effectivement énoncé un telle interprétation à propos de la traversée de la mer Rouge, au nom du Baal Chem Tov, celle-ci a pu être donnée selon la conception d’un autre, pour suivre son raisonnement, même si lui-même ne l’adopte pas. Ainsi, c’est comme s’il disait : “ même si l’on admet que le passage de la mer Rouge est un phénomène naturel, malgré cela… ”. Il faut savoir que beaucoup de Grands et de Penseurs d’Israël des générations passées expliquaient de cette façon l’arc-en-ciel, qui est défini comme un “ signe d’alliance ”, même s’il est également une manifestation naturelle. Vous consulterez les commentaires de la Torah, à ce sujet, à la Parchat Noa’h. On peut également expliquer cette formulation d’après le commentaire du Be’hayé, au verset Bechala’h 14, 27, qui dit : “ Ceci a été placé dans la nature de l’eau(4) ”. Vous consulterez ce texte.
A cette occasion, je voudrais vous rappeler la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la dimension profonde de la Torah qui, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Car, si, de tout temps et en tout lieu, cela a été une obligation, combien plus est-ce le cas à notre époque et en cette période, surtout en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Y. Zeckbach, de Jérusalem. (2) En yiddish. (3) Qu’il y a bien eu une mauvaise interprétation. (4) Qui devait, naturellement, se fendre à ce moment précis
Lettre n°6708
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6708, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar Richon 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, homme aux
multiples accomplissements, le Rav Chlomo(1),
qui est appelé docteur Ehrman,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, avec ce qu’elle contenait. J’ai été satisfait d’apprendre que le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacrant aux besoins communautaires, empli d’empressement et aux multiples accomplissements, Rav Binyamin Elyahou Gorodetski(2) vous a rencontré. Il vous a sûrement fait part de l’activité intense qui est menée par les ‘Hassidim, avec la plus grande abnégation, jusque dans les coins les plus reculés, afin de diffuser la Torah et la crainte de Dieu. C’est le cas dans les villes et villages du Maroc, en Terre Sainte, en Australie et dans différents pays, proches ou éloignés. Le soutien le plus important est donc nécessaire, au moins financièrement, afin que le sacrifice que tous ces hommes font d’eux-mêmes ait la plus grande utilité, sans qu’il soit limité par le manque de moyens.
A diverses reprises, j’ai entendu mon beau-père, le Rabbi, faire référence à votre soutien, y compris financier. Je sais l’influence que vous exercez, non seulement sur le fonds Hawkin, mais aussi sur d’autres sources de financements. J’espère que vous profiterez de votre influence et que vous prendrez part à notre action, dans la plus large proportion possible. Puisse Dieu faire que, dans le calme et la largesse d’esprit, en bonne santé, vous redoubliez d’ardeur en notre sainte Torah, en ses Mitsvot, que vous annonciez et que l’on vous annonce uniquement le bien, au sein de tout Israël, un bien visible et tangible. Avec mes respects, mon estime et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, les lettres n°3959 et 5874. (2) Directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°6584.
Lettre n°6709
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6709, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar Richon 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2/9, dans laquelle vous m’interrogez sur votre Mazal. Or, il est dit : “ Tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ” et il n’y a donc pas lieu de consulter le Mazal ou de lire l’avenir. Il faut avancer fermement sur la voie royale, celle du Roi du monde, de notre Torah et de ses Mitsvot.
Vous devez donc avoir un comportement, au quotidien, conforme jusque dans le moindre détail à ce qui est expliqué dans le Choul’han Arou’h. En pareil cas, l’assurance nous a été donnée que “ Israël n’a pas été soumis au Mazal ”. De la sorte, le Créateur du monde, Qui le dirige met en pratique les termes du verset : “ Si vous marchez dans Mes Décrets… Je vous donnerai les pluies… ” et toutes les bénédictions énoncées dans la Paracha. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
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