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Iguerot Kodesh — lettres 2826 à 2845

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2826

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2826, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav B.E. G.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du “ quatrième jeûne ”(2), qui se transformera bientôt en joie et en allégresse, de même que la lettre suivante. J’ai également reçu le télégramme relatif à votre voyage à Tunis. Vous faisiez sans doute allusion également à l’île de Djerba.

J’ai été très satisfait d’apprendre que vous aviez trouvé une personne susceptible de traduire les “ Conversations avec les jeunes ”, du Yiddish en français. Vous concluez en me disant que vous enverrez tous les numéros à paraître pendant l’année prochaine. Vous savez sans doute qu’ici, ils paraissent au début du mois et ils sont donc achevés quelques jours avant cela. De ce fait, la version française ne sera jamais éditée à temps. Un moment sera nécessaire pour la traduire et, si elle est prête pour la fin du mois suivant, ce sera encore tout ce que l’on pourra espérer. En conséquence, il faut traduire les parutions des années précédentes. En dehors de la Paracha ou de la Haftara, leur contenu est valable pour toutes les années.

Concernant les livres(3), si leur vente est confiée à une personne extérieure, on peut craindre que celle-ci refuse d’en importer de nouveaux avant d’avoir écoulé son stock. Elle prétextera que le faible niveau des ventes fait la preuve qu’il n’y a pas de demande. Pour cela et pour d’autres raisons encore, cette diffusion ne sera pas confiée à une personne extérieure.

Parmi les ‘Hassidim, je ne connais personne d’autre que le Rav Y.Shmotkin(4) à qui l’on puisse confier officiellement cette tâche. Mais, concrètement, il aurait fallu qu’elle soit assumée par des jeunes, c’est-à-dire par ceux qui sont pleins d’énergie, qui pourront vendre et diffuser de la manière la plus large.

Si celui qui accepte ce travail demande un salaire, il faudra voir de quelle manière cela est possible, car que deviendront ces livres? Peut-être serait-il bon que ce salaire soit un pourcentage des ventes et non un fixe, afin d’accroître la motivation.

Lequel, parmi les jeunes, conviendra-t-il à ce travail? Vous pourrez sans doute le déterminer en étant sur place. En tout état de cause, les différentes institutions ‘Habad doivent participer à cette diffusion, conformément à leur mission générale, celle de diffuser les sources à l’extérieur. Et, les jeunes de l’association ‘Habad ont un rôle prépondérant en la matière, puisqu’ils se déplacent, visitent les villages et les implantations. Ils connaissent donc les personnes du terrain.

Depuis quelques temps, des discussions sont menées dans le but d’éditer les Conversations avec les jeunes, en Hébreu(5), en Terre Sainte. Le Rav Chalom ‘Haskind en a pris la responsabilité. Bien évidemment, comme pour tout ce qui concerne ‘Habad, se pose une question de moyens. Pour l’heure, rien n’a donc abouti. J’avais prévu cette difficulté et j’en ai donc parlé à monsieur Chazar. J’ai évoqué devant lui l’idée d’éditer un périodique en Hébreu, en Terre Sainte.

Je lui ai également demandé si l’on pouvait trouver des crédits pour financer le voyage en Terre Sainte, pour quelques mois, d’un groupe d’élèves de la Yechiva Loubavitch qui se trouve ici et qui, là-bas, se rendra également dans une Yechiva Loubavitch. Certes, ce groupe visitera également le pays, mais il devra le faire sous le contrôle de cette Yechiva et non sous celui de l’Agence juive.

Vous connaissez sûrement le Mossad Ha Rav Kook, qui édite des livres et qui participe également à la parution du périodique Sinaï, consacré à la Hala’ha et au Midrach. L’an dernier, lorsque monsieur Mindel(6) a visité la Terre Sainte, je lui ai demandé de contacter la direction de cet institut et de lui demander qu’il adresse à ma bibliothèque tout ce qu’il édite et surtout tout ce qu’il a déjà publié.

La bibliothèque qui se trouve ici a une dimension publique et il n’existe aucun fonds permettant l’achat de ces livres(7). Bien évidemment, on leur adressera les parutions des éditions Kehot, s’ils le désirent et pour les titres qu’ils désirent.

Malheureusement, Mindel n’a pas pu convaincre le responsable de la direction qu’il a rencontré. Celui-ci lui a dit qu’une telle manière de procéder était inhabituelle, que l’on ne pouvait pas se procurer ces livres autrement qu’en les achetant.

Il serait bon que vous puissiez rencontrer, pendant votre séjour en Terre Sainte, celui qui a vraiment autorité en la matière et obtenir son accord, en lui fournissant les explications qui conviennent. Les frais d’envoi de ce qu’ils ont déjà publié feront sans doute une somme non négligeable. Bien entendu, ils seront pris en charge par l’association des ‘Hassidim ‘Habad.

La même proposition sera faite aux autres éditeurs de Terre Sainte, en particulier aux éditions Tarbits, spécialisées dans le domaine scientifique, de même qu’aux éditions de l’université.

Lorsque vous étiez ici, il me semble vous avoir relaté la discussion que nous avons eue avec monsieur Chazar, à propos de la possibilité de fonder un second Kfar ‘Habad, en Terre Sainte et des améliorations qui doivent encore être apportées au premier. Il serait bon, après avoir mené à bien ce qui a été dit plus haut, de vérifier quelles sont ses intentions, en la matière.

Le Rav M.Lipsker(8) me fait part de la proposition de créer une Yechiva près de la tombe de Rabbi Amram(9), que l’on visite deux fois par an et qui se trouve entre Fès et Meknès. J’attends votre avis, sur cette question.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, directeur du bureau européen d’aide aux réfugiés, à Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°2427. (2) Le 17 Tamouz. (3) La vente, en Erets Israël, des livres parus aux éditions Kehot. Voir, à ce sujet, les lettres n°2647, 2672 et 2777. (4) Le Rav Yehouda Shmotkin. Voir, à son sujet, les lettres n°2841 et 2890. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2834. (6) Le Rav Nissan Mindel, attaché au secrétariat du Rabbi. Voir, à son sujet, les lettres n°2701, 2880 et 2900. (7) Il doit donc s’agir d’un don. (8) Le Rav Mi’haël Lipsker, de Meknès, au Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°2755, 2879 et 2945*. (9) Rabbi Amram Ben Diwan.

Lettre n°2827

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2827, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 20 Tamouz, avec ce qui y était joint. Et, vous n’avez aucune crainte à avoir, car toutes les lettres qui me sont adressées sont ouvertes par mes soins. Bien évidemment, si mon correspondant souhaite que personne d’autre que moi ne voit son courrier, sa volonté est respectée et il en a bien été ainsi pour ce qui concerne votre lettre. Vous pouvez donc être rassuré et tranquillisé.

Nous avions évoqué, quand vous étiez ici le don que vous pourriez faire aux Yechivot. Vous m’écrivez que vous ne savez pas encore quand vous pourrez vous en acquitter. Vous attendez la réponse qui sera faite à votre candidature.

J’espère que ma lettre à votre épouse est bien parvenue à destination, en son temps. Vous faites intervenir votre candidature, mais il me semble vous avoir fait remarquer, lors de notre discussion, qu’il ne devait pas y avoir de lien entre l’une et l’autre. Tout au plus, ce lien doit-il être limité au montant que vous recevrez grâce à cette candidature, mais non au delà de celui-ci. Vous devriez donner le reste au plus vite.

Comme le souligne l’Admour Hazaken, au chapitre 21 d’Iguéret Hakodech, le sacrifice d’Its’hak est toujours cité comme fondement de la conviction que Dieu satisfait tous les besoins des Juifs. Nous en lisons le récit, tous les matins, avant la prière. Avant et après cette lecture, nous prononçons une prière, demandant à Dieu de nous accorder Sa bonté et Sa miséricorde, par le mérite de ce sacrifice.

Le sacrifice d’Its’hak est également une bénédiction et une requête de la prière du Moussaf de Roch Hachana. En outre, durant cette fête, on lit aussi, dans la Torah, le récit du sacrifice.

L’Admour Hazaken explique, dans Iguéret Hakodech, que le fait nouveau, en l’occurrence, ne fut pas le sacrifice proprement dit, que l’on ne peut définir, à proprement parler, comme une épreuve, eu égard à la grandeur de notre père Avraham. Ce fait nouveau est, en fait, l’empressement, dont fit preuve Avraham. De la sorte, il voulut mettre joyeusement en pratique la Volonté de Dieu.

Or, le mérite de cet empressement garde et protège les Juifs de toutes les générations, selon l’expression de l’Admour Hazaken, “ pour nous et nos enfants, pour l’éternité ”. Et, l’Admour Hazaken ajoute: “ Ceci concerne, en particulier, la Tsédaka, qu’il convient de donner au plus vite, dans toute la mesure du possible ”.

Je m’adresse à quelqu’un de ‘Habad et il n’est donc nul besoin de citer des preuves pour confirmer l’affirmation de l’Admour Hazaken. Je suis certain qu’après avoir consulté Iguéret Hakodech, vous accomplirez, au plus vite, ce dont nous avons parlé, conformément à l’expression de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, “ dans toute la mesure du possible ”.

Que Dieu vous vienne en aide, et Il vous aidera effectivement, afin que vous fassiez tout cela avec joie, avec le désir de mettre en pratique la Volonté du Créateur et de Lui procurer de la satisfaction. Et, ce mérite vous protégera également dans ce monde, comme le précise l’Admour Hazaken, à la même référence. Il protégera aussi votre épouse et tous les vôtres, pour de longs jours et de bonnes années,

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2828

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2828, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, multipliant les accomplissements positifs et les comportements généreux, Rav Chalom Dov Ber Gordon, m’a interrogé, de votre part, à propos de votre fille, qui s’est fiancée(1), puis a changé d’avis, considérant que ses sentiments ne sont pas définitifs(2). Vous me demandez si vous devez exercer des pressions sur elle.

A mon sens, il serait plus diplomatique et plus facile de demander à une des amies de votre fille de lui en parler. Vous-même, n’évoquerez ce sujet avec elle que de temps à autre, afin qu’elle n’interprète pas votre démarche comme une marque d’autorité.

Vraisemblablement, les sentiments de votre fille ont changé car l’un et l’autre ont adopté un comportement qu’il ne convient pas d’avoir, avant le mariage. Le résultat contraire en a découlé et désormais, elle s’éloigne de lui. Lorsque les mères et les parents se consacrent à l’éducation de leurs enfants, quand ils sont encore jeunes, en conformité avec les exigences de notre sainte Torah, ils évitent beaucoup de peine et de soucis(3), pour eux-mêmes et encore plus pour leurs enfants.

Bien évidemment, je n’écris pas tout cela pour vous faire mal, mais bien pour vous souligner ce qu’il convient dorénavant de faire. Tout comme vous envisagez d’exercer des pressions sur elle pour ces fiançailles, combien plus devez-vous le faire pour qu’elle ait, après son mariage, un foyer juif, comme une femme juive doit le tenir, qu’elle applique les principes de la pureté familiale, qu’elle ait une cuisine cachère, qu’elle respecte le Chabbat. C’est uniquement de cette manière qu’elle aura une vie heureuse.

Puisse Dieu faire que vous agissiez de la sorte, de la manière qui convient, au plus vite et à de multiples reprises. Ainsi, vous connaîtrez la réussite et vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à propos de tout ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) En anglais dans le texte, “ engaged ”. (2) Dans le texte “ cristallisés ”. (3) En anglais dans le texte, “ trouble ”.

Lettre n°2829

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2829, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Saadya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du Roch ‘Hodech et 14 Sivan, du 5 et 12 Tamouz, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et dont je donnerai lecture, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

J’ai été content d’apprendre, par votre lettre, que vous avez un plus grand nombre d’élèves. Sans doute serez-vous vigilant pour la dimension qualitative, de sorte que votre école conserve l’image qui doit être la sienne.

Vous me faites part des problèmes que pose l’intégration des élèves de Midlat. J’ai du mal à donner mon avis, sur ce sujet, puisque vous m’écrivez que vous n’en connaissez pas la raison. Mais, en tout état de cause, des enfants de neuf, dix ou onze ans ne doivent pas être déplacés d’une ville à une autre, car il y a sûrement, dans leur ville, des classes qui leur conviennent.

Bien plus, il a été supposé que l’école de Sefrou serait proche d’une Yechiva et non d’un Talmud Torah. Ce n’est qu’une hypothèse et rien n’est décidé. En effet, je n’en connais pas les raisons. Et, vous me dites qu’il sera difficile de fonctionner dans le cadre d’une Yechiva, si une large part des élèves n’ont que huit, neuf ou dix ans.

Vous m’écrivez que des lits doubles seront bientôt prêts(2) et je ne sais pas ce que vous voulez dire par là(3). Si cela signifie, au sens littéral, qu’il s’agit de grands lits, dans lesquels deux enfants dorment ensemble, cela est particulièrement surprenant et doit être totalement exclu. Mais, peut-être n’est-ce pas de cette façon qu’il faut interpréter l’expression “ lits doubles ”.

Vous me direz, par le détail, comment s’est passé la réunion ‘hassidique du 12 Tamouz. Vous me préciserez également s’il y en a une, durant le Chabbat qui bénit le mois. Y a-t-il une possibilité de s’attacher aux familles, bien entendu, sans réduire le prestige du rabbin local? Il faut faire particulièrement attention à cela.

Avec ma bénédiction pour que vous puissiez bientôt m’annoncer de bonnes nouvelles, pour que vous connaissiez la réussite dans votre mission sacrée, ce qui révélera une bénédiction et un succès accrus dans vos préoccupations personnelles et dans celles des membres de votre famille,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Liberov, directeur des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, à Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°2366 et 2925. (2) Pour les élèves. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2925.

Lettre n°2830

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2830, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 25 Tamouz 5714, Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez ceux qui refusent de s’acquitter de leurs dettes. En pareil cas, conformément à l’image que donne la ‘Hassidout, il faut proposer de rembourser en plusieurs versements, par étalement sur une certaine période. Et, si, en plus de cela, vous expliquez publiquement, au cours d’une réunion, la nécessité de payer ses dettes, on peut espérer que la situation s’améliore, au moins partiellement.

Concernant l’école secondaire de filles(1), l’essentiel manque, dans votre lettre, car vous ne précisez pas quel est le programme des études.

Il est sans doute inutile de vous rappeler qu’il n’appartient pas aux responsables communautaires ‘Habad de promouvoir les études profanes(2), en particulier parmi les filles de ‘Hassidim. Or, certains se consacrent à cela beaucoup plus qu’il ne le faudrait.

Si le but de cette école secondaire est de permettre aux filles de poursuivre leurs études sacrées sur place, sa création est particulièrement judicieuse. Ce n’est pas le cas, s’il s’agit d’introduire ces études profanes. Et, tout cela n’est nullement comparable à ce qui se pratique au Beth Rivka, dont les élèves, du fait de leur âge, sont tenus, par la loi, d’avoir une formation séculaire. Une telle obligation n’existe plus dans le secondaire.

Puisse Dieu faire que vous investissiez votre énergie et vos capacités dans les études sacrées qui sont nécessaires pour les filles. Il est clair, en revanche, qu’il ne faut pas remettre en cause l’ordre établi et fonder, à Kfar ‘Habad, une école secondaire pour les études profanes et sacrées à la fois.

En résumé, cela veut dire qu’il est très bon, si l’on a trouvé les élèves et les enseignants qui conviennent, d’assurer le moyen de poursuivre des études sacrées dans le Kfar à celles qui ont fini le cursus de Beth Rivka. En revanche, il ne faut pas créer, dans le Kfar, une école secondaire pour les études profanes et sacrées.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission et dans l’attente de bonnes nouvelles précises, concernant tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2905. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2810.

Lettre n°2831

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2831, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez la bonne nouvelle de l’amélioration de votre état de santé.

Par ailleurs, vous faites des voyages pour gagner votre vie. Puisse Dieu faire que vous donniez également de bonnes nouvelles concernant votre santé morale. Vous me direz que tout va bien et que, durant vos voyages pour gagner matériellement votre vie, vous trouvez aussi le moyen de la gagner spirituellement.

Conformément à l’enseignement du Baal Chem Tov, cité à la fin des notes sur le Likouteï Torah, paru aux éditions Kehot, un Juif, par la foi pure qu’il porte en son cœur, assainit l’atmosphère, dans les endroits où il se rend. Combien plus est-ce le cas quand il agit concrètement!

Certes, ce texte fait allusion à l’extérieur de la Terre Sainte, mais combien plus en est-il ainsi en Erets Israël, pays dont la sainteté est accrue!

Avec ma bénédiction de bonne santé et de prospérité,

Lettre n°2832

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2832, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume Son service, le Rav ‘Haïm Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Tamouz, puisse Dieu faire que ce jour soit transformé en joie et en allégresse. Vous me faites part des résultats que l’on a constaté chez les élèves qui suivent les cours de l’après-midi et j’en suis satisfait. Vous ne dites pas de quelles écoles ils viennent et vous le préciserez sûrement à la prochaine occasion.

Vous ne vous contenterez pas de ce qui a été fait et vous vous tiendrez un raisonnement “ a fortiori ”(2). Si l’effort qui a été investi jusqu’à maintenant a suffi pour donner des fruits, combien plus une action menée avec toute l’ardeur qui convient permettra-t-elle de multiplier les résultats, quantitatifs et qualitatifs à la fois, d’obtenir des fruits et des fruits de fruits, pour l’éternité, c’est-à-dire, selon l’interprétation de la ‘Hassidout, jusqu’à ce que le voile soit supprimé(3).

Vous m’interrogez sur l’affirmation de la ‘Hassidout selon laquelle le Machia’h sera plus grand(4) que Moché, notre maître. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah, Vaykra, page 17a, Bamidbar, page 89b-c, à la fin de Chir Hachirim, page 49c. Le Midrach Tan’houma Toledot, 20, donne la même interprétation, qui semble contredire l’affirmation selon laquelle “ nul n’a égalé Moché ”.

Cette affirmation fait intervenir plusieurs notions, la prophétie, la royauté, l’érudition de la Torah. On considère que nul ne sera plus grand que Moché en tant que prophète, comme le dit le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 9, paragraphe 2. Et, sur ce point également, vous consulterez le traité Roch Hachana 21b.

Pour ce qui est de la royauté, en revanche, certains égalèrent Moché. Il n’en est pas de même pour l’âme, comme le dit le Likouteï Torah, à la fin de Chir Hachirim, à la référence précédemment citée. De ce point de vue, le Machia’h sera effectivement plus grand(5).

Il n’est donc pas contradictoire de dire qu’il en sera de même pour l’étude de la Torah. L’enseignement du Machia’h en sera la dimension profonde et l’âme, de laquelle il est dit: “ Il m’a prodigué les baisers de sa bouche ”. En effet, le Machia’h sera l’âme collective de tout le peuple juif.

Moché, en revanche, est attaché au niveau de l’âme qui est immédiatement inférieur à cette essence, comme l’expliquent le Chaar Ha Pessoukim, Parchat Vaye’hi et d’autres textes encore. Vous consulterez également le traité Mena’hot 29b, affirmant que “ ils ne savent pas ce qu’ils disent ”(6).

Vous me demandez si l’officiant, quand il n’est pas marié, doit porter un Talith(7). Vous savez sans doute que, pour les prières de Min’ha et de Maariv, on ne le met pas du tout, selon la coutume Loubavitch, qui est rapportée par le Hayom Yom. Pour la première du matin, on ne le fait pas non plus, ici, à la Yechiva. Il me semble qu’on ne le faisait pas non plus à Rostow et à Otvotsk(8).

Or, si la coutume veut qu’on ne mette pas de Talith, pourquoi le faire et se trouver dans le doute, à propos de la bénédiction qu’il faudrait réciter? Si, dans la coutume de Jérusalem, une telle pratique suscite l’étonnement, il n’est pas judicieux de provoquer des dissensions en faisant porter un Talith à l’officiant pour la prière du matin. En revanche, s’il y a unanimité à ce sujet, il est bon de maintenir cette coutume. Vous consulterez, à ce sujet, le traité Soukka 32b.

Vous m’interrogez sur le commentaire que donne le Or Ha ‘Haïm du verset Vayéchev 37, 21. Il dit que celui qui a le libre arbitre peut également tuer quelqu’un que le ciel n’a pas condamné à mort, ce qui est le contraire de l’affirmation de l’Admour Hazaken, dans Iguéret Hakodech, au début du chapitre 25. Vous opposez ici deux avis divergents. Néanmoins, cette question est justifiée si l’on considère le Zohar, tome 1, page 185a et le verset Chmouel 2, 24, 14.

La réponse à votre question est la suivante. Ceci peut être comparé au cas, présenté dans le traité Chabbat 32a, de celui qui se trouve dans un endroit de danger et dont le sort dépend, néanmoins, de la décision de Dieu. Mais, le danger est plus grand s’il émane de quelqu’un qui a le libre arbitre. A propos des animaux, il est dit: “ Votre crainte...(9) ”, comme le rappellent le Tanya, au chapitre 24 et le Or Ha ‘Haïm, à la même référence.

S’il s’agit d’animaux, un petit mérite est donc suffisant. Il en est autrement pour les hommes, en particulier pour les enfants d’Israël, qui possèdent réellement le libre arbitre, comme le soulignent les commentateurs du Zohar. On pourrait, bien que difficilement, retrouver cette explication dans les termes du Or Ha ‘Haïm et dans le commentaire de Rabbénou ‘Hananel sur le traité ‘Haguiga 5a.

On peut s’interroger également sur l’affirmation de nos Sages, au traité Ara’hin 15b, selon laquelle “ elle tue trois personnes ”(10). Vous consulterez, à ce sujet, le Hayom Yom, à la date du 13 ‘Hechvan.

Notes

(1) Le Rav H.M. Weber. Voir, à son sujet, la lettre n°231. (2) Voir la lettre n°2795. (3) Voir la fin de la lettre n°2818. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°923 et le Likouteï Si’hot, tome 16, page 491. (5) Il aura une âme plus élevée. (6) Le Rabbi note, en bas de page: “ Ajout ultérieur: Vous consulterez le Yoré Déa, à la fin du chapitre 242 et le Toureï Zahav, au nom du Beth Yossef ”. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°1303 et le Likouteï Si’hot, tome 9, page 276. (8) Respectivement en Russie et en Pologne, où la Yechiva Loubavitch était auparavant installée. (9) “ Dieu inspirera votre crainte à tous les animaux du champ ”. (10) La médisance qui tue celui qui la dit, celui qui l’écoute et celui dont il est question.

Lettre n°2833

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2833, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre manuscrite, après une interruption. En vous s’appliquera sûrement l’affirmation de nos Sages, au traité Baba Batra 12b, concernant celui à qui l’on fait du bien. Vous savez sûrement quelle est notre conception, en la matière. Elle est basée sur l’enseignement du Baal Chem Tov(1) qui est, du reste, quand il s’agit d’un Juif, identique à celui des Sages des époques précédentes.

Le moindre détail de l’existence d’un homme, de même que celle d’un minéral, d’un végétal ou d’un animal, est dirigé par Dieu, dans un but bien précis. Selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dans l’un de ses discours ‘hassidiques(2), il contribue à accomplir le Dessein divin.

Le principe le plus fondamental de notre foi est le libre arbitre. Chaque existence a donc un aspect positif. C’est également le cas pour l’obscurité, définie comme telle par la Torah, qui peut pourtant se changer en lumière, de même que l’amertume en douceur.

Vous avez été hospitalisé et vous devez donc en profiter pour exercer une influence positive sur ceux qui se trouvent dans cet endroit, rapprocher leur cœur de la Torah et du Judaïsme, en général, de la ‘Hassidout, de ses voies et de ses pratiques, en particulier. Plus vous assumerez cette mission avec empressement, plus vous achèverez rapidement ce que vous devez accomplir en ce lieu et plus vite vous le quitterez, en bonne santé, de manière paisible et fructueuse. Et, ceux qui possèdent l’empressement agissent sans attendre.

Bien plus, un proverbe(3) de mon beau-père, le Rabbi, dit que les ‘Hassidim sont avisés et ils ne remettent pas à demain ce qu’ils peuvent accomplir aujourd’hui.

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir vous accomplissiez votre mission uniquement dans les domaines du bien et de la bonté, d’un bien visible et tangible.

Avec ma bénédiction de prompt rétablissement et de guérison complète,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°94. (2) Voir Séfer Hamaamarim Kountrassim, page 370b. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°1882.

Lettre n°2834

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2834, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Aharon Morde’haï(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous m’écrivez à propos de ce qui n’a pas été prévu dans le règlement s’appliquant au corps enseignant(2). Ainsi, la manière de s’habiller est, bien entendu, très importante et pas uniquement pour les plus grandes classes, mais aussi pour les petites. Il faut y faire particulièrement attention.

En effet, vous savez qu’à l’époque du Tséma’h Tsédek, dans une petite ville, on démit un Cho’het de ses fonctions parce qu’il avait commencé à porter des bottines. Or, il est clair que cela n’est nullement interdit par la Hala’ha. Néanmoins, il s’agit là d’une manifestation extérieure, montrant ce qui se passe à l’intérieur. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

B) Vous proposez de recueillir les divers éléments, figurant dans les causeries, qui concernent l’éducation et la pédagogie. J’en suis satisfait et puisse Dieu faire que l’on se mette au travail avec toute l’énergie qui convient. Bien évidemment, ces extraits doivent être traduits dans la langue parlée, en Terre Sainte, tout en restant proche de l’original, dans toute la mesure du possible.

Peut-être est-il envisageable que ce recueil paraisse avant le début de la prochaine année scolaire, afin que d’autres écoles puissent également en profiter. Bien évidemment, cela aura de multiples avantages.

J’espère que le coût n’en sera pas excessif, d’autant que l’on pourra s’en servir, par exemple, dans nos écoles du Maroc.

C) Pour différentes raisons, il serait bon d’indiquer la référence de chaque extrait, en bas de page ou à la fin du fascicule.

D) Concernant la traduction des Conversations avec les jeunes(3), il faut s’adresser au Rav Chalom ‘Haskind, qui est en contact, à ce sujet, avec le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

E) Ce qui est dit plus haut, à propos du recueil de causeries, s’applique également aux compilations de questions et de réponses de nos élèves, bien que je n’ai pas encore décidé s’il faut en faire un fascicule indépendant ou bien une rubrique spécifique des Conversations avec les jeunes, éditées par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.M. Zilbershtrom, de Jérusalem. (2) Du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (3) Du Yiddish en Hébreu. Voir, à ce sujet, la lettre n°2826.

Lettre n°2835

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2835, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris aujourd’hui même que vous n’êtes pas en bonne santé. Par un effet de la divine Providence, j’ai eu connaissance de cette nouvelle avant de me rendre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et j’y ai donc mentionné votre nom, afin que vous ayez une prompte guérison.

A n’en pas douter, mon beau-père, le Rabbi, invoquera la miséricorde divine, afin que votre état de santé s’améliore. J’espère que vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, me dire que vous allez de mieux en mieux, conformément à l’explication de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Cette explication figure dans le Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek, à la page 114b et elle se trouve également dans ses lettres, à la référence indiquée à cette page.

Selon cette explication, l’enchaînement des Attributs supérieurs, dans le domaine de la Sainteté, est, dans l’ordre, la bonté, la rigueur, la pitié. En conséquence, après la rigueur, la miséricorde doit faire son apparition. Or, elle est plus intense que la bonté qui se révèle la première, comme on le sait.

La miséricorde est l’attribut de notre père Yaakov, l’héritage sans limite, qui va d’une extrême à l’autre. Puisse Dieu faire que la nouvelle que vous m’annoncerez soit conforme à tout cela.

Avec mes respects, ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2836

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2836, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie. Vous poursuivez actuellement vos études à l’école professionnelle et vous me dites que l’on exerce des pressions sur vous pour que vous vous installiez dans un Kibboutz.

Chaque Juif croit que Dieu nourrit tous les êtres, avec bonté et miséricorde. Et, Il écrit, dans Sa Torah, que “ si vous marchez dans Mes Décrets ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation de nos Sages, citée par Rachi, “ si vous placez vos efforts dans la Torah ”, alors, “ Je donnerai vos pluies en leur temps et la terre fournira sa production ”. De même, se réaliseront toutes les bénédictions énoncées dans cette Paracha.

Il en résulte que, si vous désirez sincèrement que Dieu satisfasse vos besoins, lorsque vous en éprouverez, vous devez respecter cette condition et investir vos efforts dans la Torah, en particulier à votre âge, puisque vous avez dix sept ans. Vous devez vous consacrer à l’étude de notre sainte Torah, avec ardeur et enthousiasme. Le moment venu, Dieu vous permettra de vous installer, d’une manière positive, matériellement et spirituellement.

Bien plus, vous devez expliquer à votre frère qui a dix huit ans la nécessité d’étudier la sainte Torah tout au long du jour. S’il ne le fait pas maintenant, qui sait s’il aura la possibilité de comprendre notre Torah, Torah de vie et Torah de Vérité ? Ainsi, enseigne la Michna : “ Ne dis pas : ‘Lorsque j’en aurai le temps, j’étudierai’, car peut-être n’auras-tu pas le temps ”. Et, nos Sages affirment, à propos de celui qui étudie la partie révélée de la Torah et son enseignement profond, suscitant la crainte et l’amour de Dieu : “ Tout ce qu’il entreprend connaît la réussite ”.

Ces quelques lignes suffiront sûrement pour vous encourager à redoubler d’ardeur, dans votre étude. Que Dieu vous accorde le succès.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°2837

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2837, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Sender(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que vous vous reposez, avec votre épouse, à New Haven. Sans doute recherchez-vous également l’occasion de faire briller la lumière de la Torah, la bougie de la Mitsva et le luminaire de la Torah(2), ses usages et ses pratique, dans votre entourage.

Vous connaissez la raison, expliquée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour laquelle on parle de “ celui qui se consacre à la Torah ” plutôt que de “ celui qui étudie la Torah ”. Celle-ci est, en effet, comparable à un commerce(3), que l’on s’efforce d’installer en l’endroit le plus passant. Car, on ne peut s’enfermer chez soi, en attendant qu’un client potentiel se présente de sa propre initiative. On doit, bien au contraire, aller le chercher. Et, il en est de même pour l’étude de la Torah. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Vos efforts vont sûrement en ce sens et, à n’en pas douter, vous connaissez la réussite, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ quand on fait des efforts, on connaît le succès ”.

Je vous adresse ma bénédiction pour avoir un été en bonne santé et joyeux et j’espère que tout ceci vous sera compréhensible de manière parfaite, Hétev. De fait, une explication, sous forme d’allusion(4), est donnée, à ce sujet. En effet, la valeur numérique du mot Hétev, lettre par lettre, est soixante dix(5). Tout cela doit donc être compréhensible pour les soixante dix nations.

Il en est de même pour la transformation de la matière que chacun doit réaliser. Car, cet accomplissement importe également aux soixante dix nations. Comme le disent nos Sages et comme le tranche le Rambam, chacun doit considérer qu’il se trouve sur une balance en équilibre, qu’une seule action positive peut faire pencher du côté du bien, pour lui-même et pour le monde entier.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.S. Nemtsov. Voir, à son propos, les lettres 2168 et 2900. (2) La ‘Hassidout. (3) Essek désigne à la fois le fait de se consacrer et le commerce. (4) Voir Rachi, sur les versets Devarim 1, 5 et 27, 8, de même que les autres commentateurs. (5) Soit la valeur numérique de Hé, Hé Youd, Hé Youd Teth, Hé Youd Teth Beth.

Lettre n°2838

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2838, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Rav David Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Tamouz, dans laquelle vous mentionnez, pour préciser ce que signifie le fait de demander une bénédiction pour le service de Dieu, le proverbe suivant du Tséma’h Tsédek, qui est cité dans le Hayom Yom, à la date du 24 Tamouz: “ Celui qui est profond voit, dans le fait de demander une bénédiction pour le service de Dieu, l’application du verset: ‘Vous ne serez pas sauvés par ce qui n’est que vanité’. Il faut, bien au contraire, mettre en pratique les termes du verset ‘Que l’effort pèse sur les hommes’. ”

On peut comprendre l’expression “ demander une bénédiction pour le service de Dieu ” sur la base de différents textes, en particulier le chapitre 15 du Tanya, précisant qui est “ celui qui sert Dieu ”, par opposition au Juste ou bien à celui qui agit par habitude ou encore par nature. Il est, en effet, celui qui lutte contre la nature et contre le mauvais penchant.

Vous consulterez également le Torah Or, au début de la Parchat Michpatim, qui rapproche les termes Avoda, service de Dieu et Orot Avoudim, peaux tannées(2). De fait, on pourrait ajouter, d’une manière plaisante et allusive, que l’on tanne les peaux avec des excréments de chien(3).

En conséquence, celui qui doit encore servir Dieu et demande une bénédiction pour y parvenir, afin d’en révéler en lui la possibilité, comme celui qui repique une vigne(4), va à l’encontre même de ce service de Dieu, qui suppose un effort accompli ici-bas, par les hommes.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez dans votre lettre, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de tous leurs besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction pour que, très prochainement, Dieu transforme ces jours en joie et en allégresse, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h,

Notes

(1) Le Rav D.M. Shulman. Voir, à son sujet, la lettre n°1935. (2) De même, l’effort du service de Dieu doit transformer la personnalité. (3) L’effort doit porter jusque sur la partie la plus basse. (4) En en introduisant en terre l’extrémité supérieure, Mavri’h, de la même étymologie que Bera’ha, bénédiction, qui révèle ici-bas ce qui se passe là-haut.

Lettre n°2839

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2839, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me demandez une bénédiction pour cet homme et tous les membres de sa famille. Je mentionnerai son nom, afin qu’il obtienne la satisfaction de ses besoins, lorsque je serai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me demandez si vous devez vous installer dans un autre pays. Vous connaissez l’avis de notre maître et de notre chef, dirigeant de tout le peuple juif en exil, le Rambam, exprimé dans son Michné Torah, lois des opinions, début du chapitre 6, selon lequel “ on doit se lier aux Justes, se trouver en permanence en présence des sages, s’éloigner des impies, qui marchent dans l’obscurité, afin de ne pas les imiter. Et, si l’on n’a pas la possibilité de s’installer dans un pays dont les coutumes sont judicieuses, on restera seul et l’on se terrera dans les grottes, les crevasses et les déserts ”.

En conséquence, s’il est envisageable, comme vous le dites dans votre lettre, qu’une installation en un endroit nouveau vous mette en contact avec de telles personnes, il est bien clair qu’il est préférable de rester seul ou bien de vous établir dans le désert.

Dieu, Qui subvient aux besoins de chacun, satisfera également les vôtres, d’une manière conforme à ce qu’elle doit être et paisible. Ainsi, vous pourrez redoubler d’ardeur dans l’étude de notre sainte Torah et dans l’accomplissement de ses Mitsvot, de la meilleure façon.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2840

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2840, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous vous êtes quelque peu rapproché de l’étude de la ‘Hassidout et des pratiques ‘hassidiques. Vous dites bien “ quelque peu ” et, par là-même, vous reconnaissez que ce n’est pas assez.

Nos Sages disent que “ celui qui te dit avoir fait des efforts, mais ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas ”. Il dépend donc de vous d’intensifier votre engagement, dans toute la mesure du possible, en faisant tout ce que l’on attend de vous, c’est-à-dire, pour ce qui est de l’étude, en apprenant la ‘Hassidout, en plus de la partie révélée de la Torah, avec un enthousiasme et une ardeur véritable. En effet, la dimension profonde de la Torah, qui en est l’âme, vivifie l’étude de sa partie révélée et la pratique des Mitsvot.

Vous me dites que la Bar Mitsva de votre frère sera célébrée le 9 Av, puisse Dieu que ce jour se transforme en joie et en allégresse. Il commencera donc l’étude du saint Tanya et ceci sera une préparation, un bon début pour servir Dieu en sorte que s’accomplissent en lui les termes du verset: “ La chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ”. En effet, le Tanya est basé sur ce verset, comme le précise l’Admour Hazaken, à la page de garde de ce livre.

Vous gardez sûrement les trois études qui sont le fait de tous et qu’a instaurées mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous ferez également en sorte que vos amis les gardent aussi. Le mérite de tous dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°2841

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2841, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Voici ce qui fait l’objet de la présente. J’ai reçu, ces jours-ci, la visite de monsieur Kol, qui m’a transmis votre cadeau, un feuillet manuscrit du Rav E.Y. Rivlin(2), qui est, vraisemblablement, l’auteur du Ohaleï Yossef, un disciple de l’Admour Hazaken.

De même, je reçois, aujourd’hui même, du Rav A.Pariz(3), un fascicule manuscrit, contenant quelques responsa du Tséma’h Tsédek, quelques unes de Rabbi Né’hémya de Dubrovna et, surtout, celles de l’Admour Haémtsahi, portant sur les lois du divorce(4). C’est, en tout cas, ce qui est écrit sur ce fascicule.

Vous voudrez bien m’indiquer la genèse de ces manuscrits et de ce qui les accompagne. Je vous en remercie d’avance.

Je vous remercie, du fond du cœur, pour ces manuscrits et je vous adresse ma bénédiction de prospérité matérielle. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Shmotkin. Voir, à son sujet, la lettre n°2890. (2) Le Rav Elyahou Yossef Rivlin, de Terre Sainte. (3) Le Rav Avraham Pariz, de Terre Sainte. Voir, à son sujet, la lettre n°2777. (4) Publiées aux éditions Kehot en 5736-1976.

Lettre n°2842

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2842, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

aux multiples connaissances, le Rav Yaakov Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Tamouz. Je n’ai pas cité(2) le début du quatrième chapitre du Yerouchalmi Roch Hachana, pour expliquer le discours ‘hassidique de mon beau-père, le Rabbi, prononcé à Roch Hachana 5703(3) parce que, selon ce texte, le fait de ne pas sonner du Choffar à Roch Hachana, quand ce jour est un Chabbat, est fixé par la Torah et non par les Sages. Dans le Babli, cette même idée est défendue par Rav ‘Hama Bar ‘Hanina.

Vous consulterez également le Sifra, à la Parchat Behar, qui est cité par le Yerouchalmi. Certes, plusieurs commentateurs ne voient en cela qu’un appui(4). Vous consulterez également le Pneï Yochoua, au début du chapitre 4 de Roch Hachana.

En tout état de cause, ce Yerouchalmi n’a rien à voir avec le discours de mon beau-père. Vous dites qu’il n’accepte pas le décret de Rabba(5), se basant sur l’avis de Ben Azay, comme le dit le Yerouchalmi Chabbat, cité par les Tossafot, au traité Chabbat 5b. Néanmoins, cette explication n’est pas acceptable, car le décret de Rabba s’applique de la même façon à la Meguila(6) et au Loulav, pour lesquels on ne dispose pas d’un verset. Or, le Yerouchalmi admet bien ces interdictions, telles qu’elles figurent dans la Michna dont l’auteur n’est pas précisé(7).

Le Rif(8) sonnait du Choffar, lorsque Roch Hachana était un Chabbat et il en donna lui-même la raison. A l’heure actuelle, on peut sonner en tout endroit où se trouve un tribunal important(9), même si celui-ci n’est pas proche(10). Vous consulterez, à la même référence du traité Roch Hachana, le Ran, le Ritva et le Mil’hamot.

Concernant l’opération de la prostate(11), vous faites remarquer que cet état est maladif. Il y a donc là une intervention du ciel(12). En effet, le ciel en prend l’initiative, mais l’issue finale vient bien de l’homme. De plus, différents avis ont été énoncés à propos de cette opération. Vous les retrouverez dans le Otsar Ha Posskim sur Even Haézer, chapitre 5, que vous consulterez.

Or, l’initiative de Dieu, en l’occurrence, n’a nullement pour effet de rendre l’homme stérile. De façon générale, cette opération est pratiquée lorsque la prostate appuie sur les canaux, provoquant un ralentissement de l’écoulement du sperme et de l’urine. Il n’y a, en cela, aucune stérilisation.

Vous dites qu’il s’agit d’hommes âgés, ne pouvant plus enfanter(13). Je suis surpris par une telle affirmation, car comment vérifier s’ils ne peuvent plus enfanter et qui pourrait le faire? Je n’ai jamais entendu que les médecins aient une telle pratique. On ne peut que présumer qu’à partir d’un certain âge, on n’a plus d’enfants.

Par ailleurs, vous envisagez que l’on puisse permettre cette intervention parce qu’elle n’est pas pratiquée sur les testicules, mais sur le nerf qui se trouve près d’elles. Là encore, je ne saisis quelle est la différence. Nos Sages considèrent, dans tous ces cas, qu’il s’agit d’une stérilisation, selon le traité Yebamot 75b.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Meskin. Voir, à son sujet, la lettre n°2825. (2) Dans la lettre n°2825. (3) 1942. (4) De la Torah, mais non une décision, celle-ci étant le fait des Sages. (5) Qui interdit de sonner le Choffar, quand Roch Hachana est un Chabbat, de peur que celui qui ne sait pas en sonner se rende chez le sage qui peut le faire pour lui et qu’il le transporte ainsi dans le domaine public. (6) A Pourim, dans les villes entourées d’une muraille à l’époque de Yochoua. (7) Ce qui laisse supposer qu’elle exprime un avis unanime. (8) Rabbi Its’hak Alfassy, dans son tribunal. (9) Comme on le faisait dans le Temple. (10) Ne se trouve pas dans un endroit duquel on peut voir le Temple. (11) Voir la lettre n°2825. (12) Et, non un acte de stérilisation de la part de l’homme. (13) Sur lesquels sont généralement pratiqués de telles interventions. Il ne s’agit donc pas d’une stérilisation.

Lettre n°2843

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2843, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me dites que vous êtes très satisfaits de l’endroit dans lequel vous vous êtes installés. Néanmoins, vos salaires, pour l’heure, ne permettent pas la satisfaction de vos besoins et ceci affecte votre moral.

Je suis surpris qu’il en soit ainsi, après que vous ayez été les témoins des bienfaits que Dieu a accomplis pour vous. N’avez-vous pas foi en ce qu’Il peut accomplir? N’est-il pas absolument certain qu’à l’avenir, Il continuera à vous prodiguer Ses bienfaits et à vous délivrer de l’étroitesse?

Certes, pour des raisons qui nous échappent, ceci ne se réalise pas aussi rapidement que nous l’aurions souhaité. Mais, seul le Créateur du monde connaît l’avenir et le bien véritable, matériellement et spirituellement. Et, s’il en est ainsi pour ceux dont la situation est dévaluée par rapport à ce qu’elle était auparavant, inférieure à celle de l’entourage et des amis, combien plus est-ce le cas pour ceux qui ont amélioré leur situation.

Pendant ces mois difficiles, votre état est sans doute meilleur que celui de beaucoup de personnes qui vous entourent. En tout état de cause, vous ne devez pas être désespérés, ce qu’à Dieu ne plaise. Il ne faut pas que vous et votre épouse soyez démoralisés et tristes.

Nous avons pu voir, observer concrètement que plus un homme a confiance en Dieu, plus la perspective de son avenir l’emplit de joie et plus il en hâte la réalisation positive.

J’espère que vous me réjouirez bientôt en me donnant de bonnes nouvelles de tout cela pour vous-même et pour votre épouse.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2844

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2844, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Aux ‘Hassidim et aux habitants de Kfar ‘Habad, en

notre Terre Sainte, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue grandement et vous bénis sans limite,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et j’en ai donné lecture, avant le Roch ‘Hodech Mena’hem(1), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, notre chef, chef de tout Israël, dont le mérite nous protégera. A n’en pas douter, celui-ci invoque la miséricorde divine pour chacun et chacune d’entre vous, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins matériels et spirituels.

J’ai déjà expliqué, à maintes reprises, me basant sur ce qui est dit dans différents textes de ‘Hassidout, que nous devons révéler la source et la mettre en évidence jusqu’au point le plus bas, en ce monde matériel, qui est le Sanctuaire de Dieu.

Pour y parvenir, il faut donner de la Tsédaka, comme l’expliquent plusieurs chapitres d’Iguéret Hakodech. Et, le réceptacle(2) en est la paix, comme le dit notre Torah, à la conclusion du Talmud: “ Le Saint béni soit-Il ne trouva pas d’autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix ”.

Et, vous connaissez la proclamation du Tséma’h Tsédek(3): “ Alef, Beth, Ahava, Bera’ha, amour, bénédiction ”. Plus vous développerez le Alef et plus le Saint béni soit-Il accordera le Beth. Pour des personnes comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

En ces jours qui se transformeront en joie et en allégresse, comme le prophète nous en a donné l’assurance, on peut réparer la cause de tout cela, la cause de ce dernier exil, énoncée par nos Sages, au traité Yoma 9b(5). Cette réparation la transformera d’une extrême à l’autre, de sorte que l’obscurité deviendra lumière, l’amertume sera douceur. Il y aura beaucoup de paix, beaucoup d’amour et donc beaucoup de bénédictions, matérielles et spirituelles.

Dans l’attente de bonnes nouvelles en tous les points qui viennent d’être mentionnés, chacun dépendant de tous les autres.

Notes

(1) Av. (2) Pour contenir cette bénédiction. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°1971. (4) La bénédiction ne se révèle que dans l’amour. (5) La haine gratuite.

Lettre n°2845

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2845, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre rédigée à l’issue du Chabbat Masseï, “ Voici les étapes des enfants d’Israël depuis le pays de l’Egypte ” jusqu’à ce qu’ils traversent le Jourdain, pour entrer dans le pays de Canaan.

Concernant la fixation d’une date(2) pour votre fille et son fiancé, il serait bon que cela soit pendant le mois de la miséricorde(3), qui approche, conformément à l’enseignement de nos Sages (4). Pour ce qui est de la date dans le mois, vous consulterez mon secrétariat.

En vous souhaitant une satisfaction ‘hassidique dans tous les domaines,

Vous m’interrogez sur le Likouteï Torah Masseï, page 95a, qui parle, au début, de la Lumière de l’En Sof et, à la fin, de la révélation d’une émanation de l’En Sof.

Vous consulterez la fin de ce même chapitre, précisant qu’il y a là deux niveaux du monde d’Atsilout, celui qui est à l’origine du monde de Brya et celui qui décrit Atsilout à proprement parler. Nos Sages disent, en effet, au traité Bera’hot 9b: “

Comme une prière ”, mais il ne s’agit que d’une comparaison, ne justifiant pas une interruption. D’après le Sidour du Ari Zal, il en est strictement de même pour ce qui fait l’objet de notre propos.

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°2710. (2) De mariage. (3) Elloul. (4) Le Rabbi note, en bas de page: “ Maguen Avraham, début du chapitre 551 et, même si l’on adopte l’avis du Korban Netanel, au traité Taanit, chapitre 4, paragraphe 3, basé sur le Zohar, tome 2, page 78b et que l’on considère que ces neuf jours appartiennent à Esav, puis qu’ils disparaissent par la suite, on doit, du fait de son caractère positif, conseiller Elloul à Yaakov, dans toute la mesure du possible. De fait, on peut se demander ce que le Zohar entend par ‘nouvelle’. Tel est, en tout cas, l’avis de Rabbi Yo’hanan, au traité Taanit 29a. La différence entre la position du Zohar et celle de Rabbi Yo’hanan correspond également à une controverse portant sur la demande de Rabbi, au traité Meguila 5b, d’après les responsa du ‘Hatam Sofer, Ora’h ‘Haïm, chapitre 33 ”. Voir, sur ce sujet, la lettre n°2864.

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