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Vayikra (Lévitique) — chapitre 2

Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.

Verset 1

וְנֶ֗פֶשׁ כִּֽי־תַקְרִ֞יב קָרְבַּ֤ן מִנְחָה֙ לַֽיהוָ֔ה סֹ֖לֶת יִֽהְיֶ֣ה קָרְבָּנ֑וֹ וְיָצַ֤ק עָלֶ֨יהָ֙ שֶׁ֔מֶן וְנָתַ֥ן עָלֶ֖יהָ לְבֹנָֽה׃

Si une personne veut présenter une oblation au Seigneur son offrande doit être de fleur de farine Elle l'arrosera d'huile et mettra dessus de l'encens

Rachi (6)

Et une âme, lorsqu’elle approchera. Le mot « âme » n’est employé à propos d’aucune des offrandes de nedava, sauf à propos de la min‘ha. Qui est celui dont la nature le pousse à présenter une min‘ha ? Le pauvre. Le Saint béni soit-Il a dit : Je lui en tiens compte comme si c’est sa propre « âme » qu’il avait offerte (Mena‘hoth 104b).

Son offrande sera de fleur de farine. Celui qui forme le vœu de présenter une min‘ha, sans autre précision, doit le faire de fleur de farine (ibid.). Elle est la première des mena‘hoth énumérées dans le texte, et la poignée en est prise encore à l’état de fleur de farine, comme expliqué ci-après. Car il est question ici de cinq sortes de mena‘hoth, toutes présentées après cuisson avant qu’on en prenne une poignée, sauf celle-ci. Voilà pourquoi elle est appelée « min‘ha de fleur de farine ».

De fleur de farine. Il n’est de fleur de farine que de froment (Torath kohanim), comme il est écrit : « de fine farine de froment » (Chemoth 29, 2). Et il n’est pas de min‘ha de moins d’un dixième de eifa, comme il est écrit : « un dixième de fleur de farine comme min‘ha » (infra 14, 21), un dixième par min‘ha.

Elle versera sur elle de l’huile. Sur la totalité.

Elle donnera sur elle de l’oliban. Sur une partie. Il dépose une poignée d’oliban sur un côté. Et pour quelle raison dis-tu cela ? Parce qu’une adjonction ne suit, dans la Tora, une autre adjonction [en l’occurrence la répétition de : « sur elle »], que pour opérer une restriction. Autre explication : Il dépose de l’huile sur la totalité, parce qu’elle se mélange avec la farine et est saisie avec elle dans la poignée du kohen, comme il est écrit : « de sa fleur de farine et de son huile » (verset 2), tandis que l’oliban est déposé sur une seule partie, parce qu’il ne se mélange pas avec elle et n’est pas saisi avec elle dans la poignée du kohen, comme il est écrit : « avec tout son oliban » (ibid.). Après avoir saisi une poignée de farine, on recueille tout l’oliban que l’on a mis dessus et on le fait fumer.

Elle versera […] elle donnera […] elle l’apportera. Cela nous apprend que l’acte de verser et celui de mélanger faits par un non-kohen sont valables (Mena‘hoth 18b).

Verset 2

וֶֽהֱבִיאָ֗הּ אֶל־בְּנֵ֣י אַֽהֲרֹן֮ הַכֹּֽהֲנִים֒ וְקָמַ֨ץ מִשָּׁ֜ם מְלֹ֣א קֻמְצ֗וֹ מִסָּלְתָּהּ֙ וּמִשַּׁמְנָ֔הּ עַ֖ל כָּל־לְבֹֽנָתָ֑הּ וְהִקְטִ֨יר הַכֹּהֵ֜ן אֶת־אַזְכָּֽרָתָהּ֙ הַמִּזְבֵּ֔חָה אִשֵּׁ֛ה רֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַֽיהוָֽה׃

puis elle l'apportera aux fils d'Aaron aux pontifes L'un d'eux y prendra une pleine poignée de cette farine et de cette huile indépendamment de tout l'encens et il fera fumer ce mémorial sur l'autel combustion d'un parfum agréable au Seigneur

Rachi (7)

Les pontifes, il y prendra. C’est à partir de la « prise » d’une poignée que commence la mitswa incombant au kohen.

Il y prendra. À l’endroit où se tiennent les pieds des non-kohanim. Pour t’apprendre que la « prise » d’une poignée reste valable en tout lieu du parvis, y compris dans les onze coudées où avaient le droit de se tenir les yisraélim (Middoth 5, 1).

Le plein de son poing. J’aurais pu penser que [la farine] de chaque côté. Aussi est-il écrit plus loin : « Il en prélèvera avec (littéralement : “dans”) son poing » (infra 6, 8). N’est valable que ce qui se trouve à l’intérieur du poing. Si c’est « à l’intérieur » du poing, j’aurais pu penser : même non empli. Aussi est-il écrit : « le plein ». Comment procède-t-on ? On referme trois doigts sur la paume de la main (Mena‘hoth 11a), et c’est cela le « poing » tel que l’entend la langue hébraïque.

Avec tout son oliban. À part l’oliban, la poignée sera pleine.

Tout son oliban, il fera fumer. L’oliban doit fumer lui aussi (Torath kohanim).

Le plein de son poing, de sa fleur de farine et de son huile. Si en revanche il a « pris » et que s’est introduit dans sa main un grain de sel ou un grain d’oliban, l’acte n’est pas valable (Mena‘hoth 11a).

Son mémorial. La poignée présentée au Tout-Puissant est un souvenir de la min‘ha, laquelle rappelle en faveur de ceux qui l’ont présentée le bien et la satisfaction donnée à Hachem.

Verset 3

וְהַנּוֹתֶ֨רֶת֙ מִן־הַמִּנְחָ֔ה לְאַֽהֲרֹ֖ן וּלְבָנָ֑יו קֹ֥דֶשׁ קָֽדָשִׁ֖ים מֵֽאִשֵּׁ֥י יְהוָֽה׃

Le surplus de l'oblation sera pour Aaron et ses fils portion éminemment sainte des sacrifices brûlés devant le Seigneur

Rachi (3)

Pour Aharon et pour ses fils. Le kohen gadol a préséance pour prendre sa portion hors partage, et le kohen ordinaire prend la sienne lors du partage (Torath kohanim).

Sainteté des saintetés. Elle l’est pour eux.

Parmi les sacrifices par le feu (ichei) de Hachem. Ils n’y ont droit qu’après l’offrande des ichim.

Verset 4

וְכִ֥י תַקְרִ֛ב קָרְבַּ֥ן מִנְחָ֖ה מַֽאֲפֵ֣ה תַנּ֑וּר סֹ֣לֶת חַלּ֤וֹת מַצֹּת֙ בְּלוּלֹ֣ת בַּשֶּׁ֔מֶן וּרְקִיקֵ֥י מַצּ֖וֹת מְשֻׁחִ֥ים בַּשָּֽׁמֶן׃

Si tu veux offrir comme oblation des pièces de four ce sera de la fleur de farine en gâteaux azymes pétris avec de l'huile ou en galettes azymes ointes d'huile

Rachi (1)

Et lorsque tu approcheras…. Le texte enseigne ici, si l’on a formé le vœu de présenter une min‘ha cuite au four, que l’on peut présenter ou des gâteaux ou des galettes, des gâteaux pétris ou des galettes ointes. Nos maîtres sont en désaccord au sujet de leur onction. Certains soutiennent qu’on les oint et que l’on continue de le faire jusqu’à épuisement de tout le log d’huile, étant donné que toutes les mena‘hoth requièrent un log d’huile. D’autres professent qu’on les arrose en y dessinant comme un khi grec, ce qui reste de l’huile étant consommé distinctement par les kohanim. Pourquoi le mot « huile » est-il répété dans ce verset ? Pour rendre valable celle qui sort de l’olive lors de la deuxième ou de la troisième pression, la première huile n’étant nécessaire que pour la menora, comme il est écrit : « de l’huile pure […] pour le luminaire » (Chemoth 27, 20). Et nous avons appris dans le traité Mena‘hoth (76a) : Toutes les mena‘hoth que l’on cuit avant la prise d’une poignée, et dont la poignée n’est prise qu’après le découpage en morceaux, sont présentées en dix gâteaux, et là où l’on parle de galettes, on en présente dix.

Verset 5

וְאִם־מִנְחָ֥ה עַל־הַֽמַּחֲבַ֖ת קָרְבָּנֶ֑ךָ סֹ֛לֶת בְּלוּלָ֥ה בַשֶּׁ֖מֶן מַצָּ֥ה תִֽהְיֶֽה׃

Si ton offrande est une oblation préparée sur la poêle qu'elle soit de fleur de farine pétrie dans l'huile sans levain

Rachi (2)

Et si ton offrande est une oblation (min‘ha) préparée sur la poêle. Il s’agit de celui qui forme le vœu de présenter une min‘ha préparée sur la poêle (Mena‘hoth 63a). C’était un ustensile qui se trouvait dans le sanctuaire, à l’aide duquel on faisait cuire la min‘ha sur le feu avec de l’huile. Il n’était pas creux, mais plat. La min‘ha qu’on y faisait cuire était durcie, car l’ustensile étant plat, le feu brûlait l’huile. Toutes les mena‘hoth préparées avec un instrument requéraient trois doses d’huile : celle du dépôt, celle du pétrissage et celle versée sur l’instrument avant la confection (Mena‘hoth 74b).

Fleur de farine pétrie dans l’huile. D’où nous apprenons qu’on la pétrit alors qu’elle est encore à l’état de farine (Torath kohanim).

Verset 6

פָּת֤וֹת אֹתָהּ֙ פִּתִּ֔ים וְיָֽצַקְתָּ֥ עָלֶ֖יהָ שָׁ֑מֶן מִנְחָ֖ה הִֽוא׃

Qu'on la divise en morceaux puis tu y répandras de l'huile c'est une oblation

Rachi (2)

Morcelle-la en morceaux. Y compris le morcellement pour toutes les mena‘hoth cuites avant la « prise » d’une poignée.

Tu verseras sur elle de l’huile : elle est une oblation (min‘ha). Y compris le versement d’une dose d’huile pour toutes les mena‘hoth. J’aurais pu penser qu’il en allât de même pour celle cuite au four. Aussi est-il écrit : « sur elle ». J’aurais donc exclu les gâteaux, mais non les galettes. Aussi est-il écrit : « elle » [cette min‘ha-ci].

Verset 7

וְאִם־מִנְחַ֥ת מַרְחֶ֖שֶׁת קָרְבָּנֶ֑ךָ סֹ֥לֶת בַּשֶּׁ֖מֶן תֵּֽעָשֶֽׂה׃

Si ton offrande est une oblation faite dans le poêlon elle doit se faire de fleur de farine avec de l'huile

Rachi (1)

Le poêlon (mar‘hèchèth). C’était un ustensile qui se trouvait dans le sanctuaire (Mena‘hoth 63a). Comme il était profond, l’huile s’y assemblait et n’était pas brûlée par le feu. Aussi les mena‘hoth qu’on y faisait cuire étaient-elles molles. Toute chose ramollie par un liquide semble remuer (ro‘héch) et bouger.

Verset 8

וְהֵֽבֵאתָ֣ אֶת־הַמִּנְחָ֗ה אֲשֶׁ֧ר יֵֽעָשֶׂ֛ה מֵאֵ֖לֶּה לַֽיהוָ֑ה וְהִקְרִיבָהּ֙ אֶל־הַכֹּהֵ֔ן וְהִגִּישָׁ֖הּ אֶל־הַמִּזְבֵּֽחַ׃

L'oblation préparée de ces diverses manières tu l'apporteras au Seigneur on la présentera au pontife qui l'approchera de l'autel,

Rachi (4)

Qui sera faite de ces choses-là. De l’une de ces matières-là (Torath kohanim).

Il l’approchera. Le propriétaire l’approchera du kohen.

Il la présentera. Le kohen.

Vers l’autel. Il la présentera vers l’angle sud-ouest de l’autel.

Verset 9

וְהֵרִ֨ים הַכֹּהֵ֤ן מִן־הַמִּנְחָה֙ אֶת־אַזְכָּ֣רָתָ֔הּ וְהִקְטִ֖יר הַמִּזְבֵּ֑חָה אִשֵּׁ֛ה רֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַֽיהוָֽה׃

puis prélèvera de cette oblation le mémorial qu'il fera fumer sur l'autel combustion d'odeur agréable au Seigneur

Rachi (1)

Son mémorial. Il s’agit de la « prise » de la poignée.

Verset 10

וְהַנּוֹתֶ֨רֶת֙ מִן־הַמִּנְחָ֔ה לְאַֽהֲרֹ֖ן וּלְבָנָ֑יו קֹ֥דֶשׁ קָֽדָשִׁ֖ים מֵֽאִשֵּׁ֥י יְהוָֽה׃

et le surplus de l'oblation sera pour Aaron et ses fils comme éminemment sainte entre les sacrifices du Seigneur

Verset 11

כָּל־הַמִּנְחָ֗ה אֲשֶׁ֤ר תַּקְרִ֨יבוּ֙ לַֽיהוָ֔ה לֹ֥א תֵֽעָשֶׂ֖ה חָמֵ֑ץ כִּ֤י כָל־שְׂאֹר֙ וְכָל־דְּבַ֔שׁ לֹֽא־תַקְטִ֧ירוּ מִמֶּ֛נּוּ אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָֽה׃

Quelque oblation que vous offriez à l'Éternel qu'elle ne soit pas fermentée car nulle espèce de levain ni de miel ne doit fumer comme combustion en l'honneur de l'Éternel

Rachi (1)

Et tout miel. Toute sécrétion sucrée qui s’écoule d’un fruit est appelée « miel ».

Verset 12

קָרְבַּ֥ן רֵאשִׁ֛ית תַּקְרִ֥יבוּ אֹתָ֖ם לַֽיהוָ֑ה וְאֶל־הַמִּזְבֵּ֥חַ לֹֽא־יַעֲל֖וּ לְרֵ֥יחַ נִיחֹֽחַ׃

Comme offrande de prémices vous en ferez hommage à l'Éternel mais ils ne viendraient point sur l'autel en agréable odeur

Rachi (1)

Comme offrande de commencement vous les approcherez. Que faut-il que tu apportes comme pâte levée et comme miel ? L’offrande « de commencement », composée des « deux pains » de la fête de Chavou‘oth préparés avec du levain, comme il est écrit : « vous les cuirez ‘hamets » (infra 23, 17), et les prémices de fruits contenant du miel, comme ceux des figues et des dattes.

Verset 13

וְכָל־קָרְבַּ֣ן מִנְחָֽתְךָ֮ בַּמֶּ֣לַח תִּמְלָח֒ וְלֹ֣א תַשְׁבִּ֗ית מֶ֚לַח בְּרִ֣ית אֱלֹהֶ֔יךָ מֵעַ֖ל מִנְחָתֶ֑ךָ עַ֥ל כָּל־קָרְבָּֽנְךָ֖ תַּקְרִ֥יב מֶֽלַח׃

Tout ce que tu présenteras comme oblation tu le garniras de sel et tu n'omettras point ce sel signe d'alliance avec ton Dieu à côté de ton oblation à toutes tes offrandes tu joindras du sel

Rachi (2)

Le sel d’alliance. Une alliance a été contractée avec le sel lors des six jours de la Création, aux termes de laquelle il a été promis aux eaux d’en bas d’être présentées sur l’autel sous forme de sel et sous forme de nissoukh hamayim (« libation d’eau ») à la fête de Soukoth.

Sur chacune de tes offrandes. Sur la ‘ola de behéma et d’oiseau, et sur les parties grasses de toutes les offrandes.

Verset 14

וְאִם־תַּקְרִ֛יב מִנְחַ֥ת בִּכּוּרִ֖ים לַֽיהוָ֑ה אָבִ֞יב קָל֤וּי בָּאֵשׁ֙ גֶּ֣רֶשׂ כַּרְמֶ֔ל תַּקְרִ֕יב אֵ֖ת מִנְחַ֥ת בִּכּוּרֶֽיךָ׃

Lorsque tu offriras au Seigneur l'oblation des prémices c'est en épis torréfiés au feu réduits en gruau pur que tu offriras l'oblation de tes prémices

Rachi (6)

Et si (weïm) tu approcheras. La conjonction im (« si ») veut dire ici : « lorsque ». Il ne s’agit pas ici d’une faculté, puisque le texte parle de la min‘ha du ‘omèr, laquelle est une obligation. Il en est de même de : « Et s’il (weïm) y a le jubilé… » (Bamidbar 36, 4).

L’oblation (min‘ha) des prémices. Le texte parle ici de la min‘ha du ‘omèr, qui est constituée, au moment de la venue à maturité de la récolte, d’épis d’orge devenus mûrs (aviv). Il est écrit ici : aviv, et ailleurs : « car l’orge était mûre (aviv) » (Chemoth 9, 31).

Torréfiés dans le feu. On les sèche au feu dans une poêle de torréfacteur, à défaut de quoi on ne pourrait les moudre dans une meule vu leur fraîcheur.

Broyés en gruau. On les broie étant encore frais.

Broyés (guèrès). Le mot guèrès s’applique à la trituration et à la mouture. On les broie dans un moulin à orge, comme dans : « Il a broyé (wayagrés) avec du gravier » (Eikha 3, 16) et dans : « Mon âme est broyée (garsa) » (Tehilim 119, 20).

Gruau (karmel). Ainsi appelé tant que le rembourrage des épis est plein, que le produit est frais et plein dans ses tiges. C’est pourquoi les épis sont appelés karmel, comme dans : « et des épis (karmel) dans sa panetière » (II Melakhim 4, 42).

Verset 15

וְנָֽתַתָּ֤ עָלֶ֨יהָ֙ שֶׁ֔מֶן וְשַׂמְתָּ֥ עָלֶ֖יהָ לְבֹנָ֑ה מִנְחָ֖ה הִֽוא׃

Tu y verseras de l'huile et y mettras de l'encens c'est une oblation

Verset 16

וְהִקְטִ֨יר הַכֹּהֵ֜ן אֶת־אַזְכָּֽרָתָ֗הּ מִגִּרְשָׂהּ֙ וּמִשַּׁמְנָ֔הּ עַ֖ל כָּל־לְבֹֽנָתָ֑הּ אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָֽה׃

Le pontife en fera fumer le mémorial tiré du gruau et de l'huile indépendamment de tout l'encens combustion en l'honneur du Seigneur

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