וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à moïse en ces termes
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à moïse en ces termes
דַּבֵּ֨ר אֶֽל־אַהֲרֹ֜ן וְאֶל־בָּנָ֗יו וְאֶל֙ כָּל־בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל וְאָֽמַרְתָּ֖ אֲלֵיהֶ֑ם זֶ֣ה הַדָּבָ֔ר אֲשֶׁר־צִוָּ֥ה יְהוָ֖ה לֵאמֹֽר׃
"Parle à Aaron et à ses fils ainsi qu'à tous les enfants d'Israël et dis leur voici ce que l'Éternel m'a ordonné de dire
אִ֥ישׁ אִישׁ֙ מִבֵּ֣ית יִשְׂרָאֵ֔ל אֲשֶׁ֨ר יִשְׁחַ֜ט שׁ֥וֹר אוֹ־כֶ֛שֶׂב אוֹ־עֵ֖ז בַּֽמַּחֲנֶ֑ה א֚וֹ אֲשֶׁ֣ר יִשְׁחַ֔ט מִח֖וּץ לַֽמַּחֲנֶֽה׃
Tout homme de la maison d'Israël qui égorgera une pièce de gros bétail ou une bête à laine ou une chèvre dans le camp ou qui l'égorgera hors du camp,
Qui égorgera un bovin ou une brebis. Le texte parle ici d’offrandes, comme il est écrit : « pour approcher une offrande » (verset 4).
Dans le camp. Hors du parvis.
וְאֶל־פֶּ֜תַח אֹ֣הֶל מוֹעֵד֮ לֹ֣א הֱבִיאוֹ֒ לְהַקְרִ֤יב קָרְבָּן֙ לַֽיהוָ֔ה לִפְנֵ֖י מִשְׁכַּ֣ן יְהוָ֑ה דָּ֣ם יֵֽחָשֵׁ֞ב לָאִ֤ישׁ הַהוּא֙ דָּ֣ם שָׁפָ֔ךְ וְנִכְרַ֛ת הָאִ֥ישׁ הַה֖וּא מִקֶּ֥רֶב עַמּֽוֹ׃
sans l'avoir amenée à l'entrée de la Tente d'assignation pour en faire une offrande à l'Éternel devant son tabernacle il sera réputé meurtrier cet homme il a répandu le sang et cet homme là sera retranché du milieu de son peuple
Du sang sera compté. Comme celui qui verse le sang d’un homme et qui se rend ainsi coupable sur son âme.
Il a versé du sang. Y compris celui qui asperge le sang d’une offrande hors du parvis (Zeva‘him 106a).
לְמַעַן֩ אֲשֶׁ֨ר יָבִ֜יאוּ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל אֶֽת־זִבְחֵיהֶם֮ אֲשֶׁ֣ר הֵ֣ם זֹֽבְחִים֮ עַל־פְּנֵ֣י הַשָּׂדֶה֒ וֶֽהֱבִיאֻ֣ם לַֽיהוָ֗ה אֶל־פֶּ֛תַח אֹ֥הֶל מוֹעֵ֖ד אֶל־הַכֹּהֵ֑ן וְזָ֨בְח֜וּ זִבְחֵ֧י שְׁלָמִ֛ים לַֽיהוָ֖ה אוֹתָֽם׃
Afin que les enfants d'Israël amènent leurs victimes qu'ils sacrifient en plein champ qu'ils les amènent désormais à l'Éternel à l'entrée de la Tente d'assignation au pontife et qu'ils les égorgent comme victimes rémunératoires en l'honneur de l'Éternel
Qu’ils sacrifient. Qu’ils ont l’habitude de sacrifier (Zeva‘him 106b).
וְזָרַ֨ק הַכֹּהֵ֤ן אֶת־הַדָּם֙ עַל־מִזְבַּ֣ח יְהוָ֔ה פֶּ֖תַח אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד וְהִקְטִ֣יר הַחֵ֔לֶב לְרֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַֽיהוָֽה׃
Et le pontife lancera le sang sur l'autel de l'Éternel à l'entrée de la Tente d'assignation et il fera fumer la graisse comme parfum agréable à l'Éternel
וְלֹֽא־יִזְבְּח֥וּ עוֹד֙ אֶת־זִבְחֵיהֶ֔ם לַשְּׂעִירִ֕ם אֲשֶׁ֛ר הֵ֥ם זֹנִ֖ים אַֽחֲרֵיהֶ֑ם חֻקַּ֥ת עוֹלָ֛ם תִּֽהְיֶה־זֹּ֥את לָהֶ֖ם לְדֹֽרֹתָֽם׃
et ils n'offriront plus leurs sacrifices aux démons au culte desquels ils se prostituent Que cela soit une loi immuable pour eux dans leurs générations
Aux satyres (lasse‘irim). Aux démons, comme dans : « et les démons (ousse‘irim) y danseront » (Yecha’yah 13, 21).
וַֽאֲלֵהֶ֣ם תֹּאמַ֔ר אִ֥ישׁ אִישׁ֙ מִבֵּ֣ית יִשְׂרָאֵ֔ל וּמִן־הַגֵּ֖ר אֲשֶׁר־יָג֣וּר בְּתוֹכָ֑ם אֲשֶׁר־יַֽעֲלֶ֥ה עֹלָ֖ה אוֹ־זָֽבַח׃
Tu leur diras encore Quiconque de la maison d'Israël ou des étrangers qui séjourneraient parmi eux offrira un holocauste ou un autre sacrifice,
Qui fera monter un holocauste (‘ola). Pour rendre coupable celui qui réduit en fumée les membres de l’offrande hors du parvis, tout comme celui qui procède à la che‘hita hors du parvis. Si une personne procède à la che‘hita et une autre présente l’offrande, elles sont toutes deux coupables (Zeva‘him 106a).
וְאֶל־פֶּ֜תַח אֹ֤הֶל מוֹעֵד֙ לֹ֣א יְבִיאֶ֔נּוּ לַֽעֲשׂ֥וֹת אֹת֖וֹ לַֽיהוָ֑ה וְנִכְרַ֛ת הָאִ֥ישׁ הַה֖וּא מֵֽעַמָּֽיו׃
et ne conduira pas la victime à l'entrée de la Tente d'assignation pour qu'on la destine à l'Éternel cet homme là sera retranché de son peuple
Sera retranché. Sa descendance s’éteindra et ses jours seront raccourcis.
וְאִ֨ישׁ אִ֜ישׁ מִבֵּ֣ית יִשְׂרָאֵ֗ל וּמִן־הַגֵּר֙ הַגָּ֣ר בְּתוֹכָ֔ם אֲשֶׁ֥ר יֹאכַ֖ל כָּל־דָּ֑ם וְנָֽתַתִּ֣י פָנַ֗י בַּנֶּ֨פֶשׁ֙ הָֽאֹכֶ֣לֶת אֶת־הַדָּ֔ם וְהִכְרַתִּ֥י אֹתָ֖הּ מִקֶּ֥רֶב עַמָּֽהּ׃
Quiconque aussi dans la maison d'Israël ou parmi les étrangers établis au milieu d'eux mangera de quelque sang je dirigerai mon regard sur la personne qui aura mangé ce sang et je la retrancherai du milieu de son peuple
Tout sang. Puisqu’il est écrit : « car il est le sang, il fera kappara » (verset 11), j’aurais pu penser que l’on ne fût coupable que pour la consommation du sang des offrandes. Aussi est-il écrit : « tout sang ».
Je donnerai ma face (panaï). Penaï (« mes loisirs »). Je me libérerai de toutes mes occupations et m’occuperai de lui (Torath kohanim).
כִּ֣י נֶ֣פֶשׁ הַבָּשָׂר֮ בַּדָּ֣ם הִוא֒ וַֽאֲנִ֞י נְתַתִּ֤יו לָכֶם֙ עַל־הַמִּזְבֵּ֔חַ לְכַפֵּ֖ר עַל־נַפְשֹֽׁתֵיכֶ֑ם כִּֽי־הַדָּ֥ם ה֖וּא בַּנֶּ֥פֶשׁ יְכַפֵּֽר׃
Car le principe vital de la chair gît dans le sang et moi je vous l'ai accordé sur l'autel pour procurer l'expiation à vos personnes car c'est le sang qui fait expiation pour la personne
Car l’âme de la chair…. … de toute créature dépend du sang. C’est pourquoi je l’ai destiné à l’autel pour servir à la kappara de l’âme humaine. Vienne l’âme et qu’elle procure le pardon à l’âme !
עַל־כֵּ֤ן אָמַ֨רְתִּי֙ לִבְנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל כָּל־נֶ֥פֶשׁ מִכֶּ֖ם לֹא־תֹ֣אכַל דָּ֑ם וְהַגֵּ֛ר הַגָּ֥ר בְּתֽוֹכְכֶ֖ם לֹא־יֹ֥אכַל דָּֽם׃
C'est pourquoi j'ai dit aux enfants d'Israël Que nul d'entre vous ne mange du sang et que l'étranger résidant avec vous n'en mange point
Aucune âme d’entre vous. Pour que les adultes mettent en garde les enfants.
וְאִ֨ישׁ אִ֜ישׁ מִבְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל וּמִן־הַגֵּר֙ הַגָּ֣ר בְּתוֹכָ֔ם אֲשֶׁ֨ר יָצ֜וּד צֵ֥יד חַיָּ֛ה אוֹ־ע֖וֹף אֲשֶׁ֣ר יֵֽאָכֵ֑ל וְשָׁפַךְ֙ אֶת־דָּמ֔וֹ וְכִסָּ֖הוּ בֶּֽעָפָֽר׃
Tout homme aussi parmi les enfants d'Israël ou parmi les étrangers résidant avec eux qui aurait pris un gibier bête sauvage ou volatile propre à être mangé devra en répandre le sang et le couvrir de terre
Qui chassera. Il n’est ici question que du gibier. D’où sait-on qu’il en est de même pour les oies et les gallinacés ? De ce qu’il est écrit : « un gibier » – n’importe lequel. Dans ce cas, pourquoi est-il écrit : « qui chassera » ? Afin que l’on n’en consomme la viande qu’après cette préparation (‘Houlin 84a).
Qui est à manger. À l’exception des animaux impurs.
כִּֽי־נֶ֣פֶשׁ כָּל־בָּשָׂ֗ר דָּמ֣וֹ בְנַפְשׁוֹ֮ הוּא֒ וָֽאֹמַר֙ לִבְנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל דַּ֥ם כָּל־בָּשָׂ֖ר לֹ֣א תֹאכֵ֑לוּ כִּ֣י נֶ֤פֶשׁ כָּל־בָּשָׂר֙ דָּמ֣וֹ הִ֔וא כָּל־אֹֽכְלָ֖יו יִכָּרֵֽת׃
Car le principe vital de toute créature c'est son sang qui est dans son corps aussi ai je dit aux enfants d'Israël Ne mangez le sang d'aucune créature Car la vie de toute créature c'est son sang quiconque en mangera sera retranché
Son sang est dans son âme. Son sang est le principe de la vitalité, car la vie en dépend.
Car l’âme de toute chair est son sang. La vie s’identifie au sang. Les mots dam (« sang ») et bassar (« chair ») sont du genre masculin, et nèfèch (« âme ») est du genre féminin.
וְכָל־נֶ֗פֶשׁ אֲשֶׁ֨ר תֹּאכַ֤ל נְבֵלָה֙ וּטְרֵפָ֔ה בָּֽאֶזְרָ֖ח וּבַגֵּ֑ר וְכִבֶּ֨ס בְּגָדָ֜יו וְרָחַ֥ץ בַּמַּ֛יִם וְטָמֵ֥א עַד־הָעֶ֖רֶב וְטָהֵֽר׃
Toute personne indigène ou étrangère qui mangerait d'une bête morte ou déchirée devra laver ses vêtements se baigner dans l'eau et rester souillée jusqu'au soir où elle redeviendra pure
Qui mangera une charogne (nevéla) et un animal déchiré (teréfa). Le texte parle de la nevéla d’un oiseau pur, qui ne transmet d’impureté qu’au moment d’être déglutie. Cela t’apprend ici qu’elle rend impur par sa consommation, et non par maga’ (« par toucher »). Quant au mot teréfa, il ne figure ici que pour une interprétation midrachique, ainsi que nous l’avons appris : J’aurais pu penser que la nevéla d’un oiseau impur rendît impur au moment d’être déglutie. Aussi est-il écrit : teréfa. Seule est concernée une espèce pouvant être interdite en tant que teréfa, donc à l’exclusion d’un oiseau impur lequel n’est pas interdit en tant que teréfa.
וְאִם֙ לֹ֣א יְכַבֵּ֔ס וּבְשָׂר֖וֹ לֹ֣א יִרְחָ֑ץ וְנָשָׂ֖א עֲוֹנֽוֹ׃
Que si elle ne lave point ses vêtements et ne baigne point son corps elle en portera la peine "
Il portera son crime. S’il consomme de la viande sacrée ou s’il pénètre dans le sanctuaire [en état d’impureté], il est coupable à cause de cette impureté comme pour toutes les autres impuretés.
Et ne baigne pas sa chair, il portera son crime. Pour n’avoir pas baigné son corps il est passible de kareth, et pour n’avoir pas lavé ses vêtements il est passible de malqouth.