voici la main de l'Éternel se manifestera sur ton bétail qui est aux champs chevaux ânes chameaux gros et menu bétail par une mortalité très grave
Rachi (1)
Voici, la main de Hachem sera (hoya). La forme hoya est au présent [de la racine hayo (« être »)]. Cette racine, en effet, donne au passé féminin : hayetha, au futur : tihyè, et au présent : hoya, comme pour ‘ossa (« elle fait »), rotsa (« elle veut »), ro‘a (« elle fait paître »).
Pharaon fit vérifier et de fait pas un animal n'était mort du bétail des Israélites Cependant le cœur de Pharaon s'obstina et il ne renvoya point le peuple
L'Éternel dit à Moïse et à Aaron "Prenez chacun une poignée de suie de fournaise et que Moïse la lance vers le ciel à la vue de Pharaon
Rachi (3)
Un plein de vos poignées. En français médiéval : « joinchée », [c’est-à-dire : autant que l’on peut en remplir les deux poings joints].
Cendre de fournaise. Ce qui s’envole [quand on souffle (nafoua‘h)] sur des charbons qui se sont éteints après avoir été brûlés dans une fournaise. En français médiéval : « pulvis ». Le mot pia‘h (« cendre ») se rattache à une racine qui veut dire : « souffler », et elle est ainsi appelée parce que le vent, en soufflant, la fait s’envoler.
Mochè le lancera. Pour lancer quelque chose avec force, il faut le faire d’une seule main. Il s’est produit ici plusieurs miracles, l’un d’eux ayant consisté en ce que Mochè a pu tenir dans sa main fermée le plein contenu de ses deux mains et de celles de Aharon, et un autre en ce que la poussière s’est répandue sur le pays d’Egypte tout entier.
Elle s'étendra en poussière sur tout le pays d'Égypte et elle s'attachera aux hommes et aux animaux éclatant en éruption pustuleuse par tout le pays d'Égypte "
Rachi (2)
Un ulcère (che‘hin) éruptif. Comme le rend le Targoum Onqelos : « une inflammation produisant des pustules », par laquelle se développent des pustules.
Un ulcère (che‘hin).. Le mot che‘hin exprime l’idée de chaleur intense, et on le trouve souvent dans la michna, comme dans : « une année chaude (che‘houna) » (Yoma 53b).
Ils prirent la suie de fournaise se présentèrent devant Pharaon et Moïse la lança vers le ciel et elle devint une éruption pustuleuse qui se développa sur les hommes et sur les animaux
Rachi (1)
Dans l’homme et dans l’animal. Sans doute te demanderas-tu d’où ils tenaient des animaux, puisqu’on vient de nous dire : « mourut tout le bétail d’Egypte » (verset 6). En fait, l’ordre n’a été promulgué que sur ceux qui étaient dans les champs, ainsi qu’il est écrit : « voici, la main de Hachem sera contre ton bétail qui est “dans le champ ” » (verset 3). Et ceux qui craignaient la parole de Hachem, [parmi les serviteurs de Pharaon,] dissimulèrent leur bétail dans les maisons (verset 20). C’est ce que nous enseigne la mekhilta à propos du verset : « il prit six cents chars d’élite et tous les chars d’Egypte… » (infra 14, 7).
L'Éternel dit à Moïse "Demain de bonne heure présente toi devant Pharaon et dis lui ‘Ainsi parle l'Éternel Dieu des Hébreux Renvoie mon peuple pour qu'il m'adore!
Car pour le coup je déchaînerai tous mes fléaux contre toi même contre tes serviteurs contre ton peuple afin que tu saches que nul ne m'égale sur toute la terre
Rachi (1)
Toutes mes plaies. Nous apprenons de là que la plaie qui a frappé les premiers-nés équivaut à toutes les autres plaies.
Si à présent j'eusse étendu ma main et fait sévir sur toi et sur ton peuple la mortalité tu aurais disparu de la terre!
Rachi (2)
Car maintenant j’ai envoyé ma main…. Si je l’avais voulu, quand ma main s’était abattue sur ton bétail quand je l’ai frappé de la peste, j’aurais envoyé ma main et t’aurais frappé ainsi que ton peuple en même temps que le bétail.
Tu disparaîtras de la terre. « Et pourtant à cause de ceci je t’ai maintenu… » (verset suivant).
Tu persistes à t'élever contre mon peuple en ne le laissant point partir
Rachi (1)
Tu t’élèves (mistolél) encore contre mon peuple. Comme le rend le Targoum Onqelos : « tu le foules aux pieds ». Le mot mistolèl se rattache à la même racine que messila (« chaussée ») (Bamidbar 20, 19), que le Targoum Onqelos rend par : « un chemin où l’on marche ». En français médiéval : « calcar ». J’ai déjà expliqué à la fin de la sidra Miqéts (voir Rachi Beréchith 44, 16) que les verbes dont la première lettre du radical est un samèkh [ou un chin] se conjuguent au hithpa’él avec un taw intercalé entre les deux premières lettres, comme ici et comme dans : « la sauterelle devient pesante (weyistabél) » (Qohèleth 12, 5), du radical sabol ; « sans prétendre encore t’ériger en maître (thistarér) sur nous » (Bamidbar 16, 13), de la même racine que wenaguid wessar (II Divrei Hayamim 32, 21) ; « je considérais (mistakal) », du radical sakhor (Daniel 7, 8).
Eh bien! moi je ferai pleuvoir demain à pareille heure une grêle très intense telle qu'il n'y en aura pas eu de semblable dans l'Égypte depuis son origine jusqu'à ce jour
Rachi (2)
A ce moment, demain. A cette “heure-ci”, demain. Il lui a tracé une rayure sur le mur [et lui a dit] : « Demain, quand le soleil atteindra cette rayure, la grêle se mettra à tomber ! » (Midrach tan‘houma).
De sa fondation (hiwasda). Ce verbe est à la forme passive. Lorsque la première lettre du radical d’un verbe est un yod, comme yassod (« fonder »), yalod (« venir au monde »), yado’ (« connaître »), yassor (« corriger »), ce yod est remplacé au hithpa’él par un waw, comme dans : hiwasda, « le jour où elle est née (hiwalda) » (Hoché‘a 2, 5), « la chose a été connue (wayiwada’) » (Esther 2, 22), « il naquit (wayiwalad) à Yossef » (Beréchith 46, 20), « un serviteur n’est pas corrigé (yiwassèr) par des paroles » (Michlei 29, 19).
Donc fais rassembler ton bétail et tout ce que tu as dans les champs Tout homme ou animal qui se trouvera dans les champs et ne sera pas rentré dans les maisons sera atteint de la grêle et périra ’ "
Rachi (2)
Mets à l’abri (ha‘éz). C’est ainsi que le rend le Targoum Onqelos : « envoie, fais rentrer », comme dans : « les habitants de Guévim se sont mis à l’abri (hé‘izou) (Yecha’ya 10, 31) ; « mettez-vous à l’abri (ha‘izou), fils de Binyamin » (Yirmeya 6, 1).
Et qui ne sera pas recueilli à la maison. Dans le sens de rassemblement.
L'Éternel dit à Moïse "Dirige ta main vers le ciel et que la grêle éclate dans tout le pays d'Égypte sur les hommes sur les bestiaux sur toute l'herbe des champs dans le pays d'Égypte "
Rachi (1)
Sur le ciel. En direction des cieux. Un midrach enseigne que le Saint béni soit-Il a élevé Mochè au-dessus du ciel.
Moïse dirigea sa verge vers le ciel et le Seigneur produisit des tonnerres et de la grêle des feux s'élancèrent sur le sol et le Seigneur fit pleuvoir la grêle sur le pays d'Égypte
C'était une grêle et un feu tourbillonnant au milieu de la grêle c'était effroyable rien de pareil n'était arrivé dans tout le pays des Égyptiens depuis qu'ils formaient une nation
Rachi (1)
Entremêlé au milieu de la grêle. Il s’est produit un miracle au sein d’un miracle, en ce que le feu et la grêle se sont mélangés. Or, la grêle c’est de l’eau. Mais pour accomplir la volonté de leur créateur, ils ont fait la paix entre eux (Chemoth raba).
La grêle frappa dans tout le pays d'Égypte tout ce qui était dans les champs depuis l'homme jusqu'à la bête toute herbe des champs fut abattue par la grêle et tout arbre des champs brisé
Pharaon fit appeler Moïse et Aaron et leur dit "J'ai péché je le vois à cette heure l'Éternel est juste et c'est moi et mon peuple qui sommes coupables
Moïse lui répondit "Au Moment où je quitterai la ville j'étendrai mes mains vers l'Éternel les tonnerres cesseront et la grêle ne se produira plus afin que tu saches que la terre est à l'Éternel
Rachi (1)
Quand je sortirai de (eth) la ville. La préposition eth équivaut à la préposition min (« venant de »). [Tant que Mochè était encore] dans la ville, il n’a pas prié, car elle était pleine d’idoles (Mekhilta).
Mais toi et tes serviteurs je sais que vous ne rendrez pas encore hommage au Dieu éternel "
Rachi (1)
Vous ne craindrez pas encore (tèrèm). L’adverbe tèrèm signifie : « pas encore ». Il en est ainsi toutes les fois qu’il figure dans le texte, où il ne signifie jamais : « avant que ». Il en est ainsi dans : « ils n’étaient pas encore (tèrèm) couchés » (Beréchith 19, 4), et dans : « et aucune herbe des champs ne poussait encore (tèrèm) » (Beréchith 2, 5). Et c’est ainsi que le rend le Targoum Onqelos. De même ici : « Je sais que vous vous ne craignez pas encore ; dès que se produira une accalmie, vous persisterez dans votre dépravation. »
Or le lin et l'orge avaient été abattus parce que l'orge était en épi et le lin en fleur
Rachi (3)
Et le lin et l’orge furent frappés (noukatha). Brisés, comme dans : « Pharaon nekho [c’est-à-dire : Pharaon “à la jambe brisée” », comme dans II Chemouel 9, 3] » (II Melakhim 23, 29) ; « ils sont sûrement brisés (nekhaïm) » (Yecha’ya 16, 7). De même : « n’avaient pas été frappés (noukou) » (verset suivant). Il ne serait pas correct d’expliquer ce mot comme s’il était écrit houkatha (« être frappé »), car un noun ne peut pas remplacer un hé. Si cela avait été le cas, on aurait pu expliquer noukatha comme s’il y avait : houkatha, et noukou comme s’il y avait : houkou. Mais le noun appartient ici à la racine du mot, et la forme noukou est la même [au pou‘al] que choupou dans : « et ses os seront mis à nu (wechoupou) » (Iyov 33, 21).
Car l’orge était mûre. Elle était déjà venue à maturité et se dressait sur ses épis. Ceux-ci ont été brisés et sont tombés. De même le lin avait déjà grandi et était devenu assez ferme pour se tenir sur ses tiges.
L’orge était mûre (aviv). Le mot aviv marque l’état de maturité, comme dans : « dans les plantes mûres (beïbei) de la vallée » (Chir hachirim 6, 11).
mais le froment et l'épeautre n'avaient point souffert parce qu'ils sont tardifs
Rachi (1)
Car ils sont tardifs (afiloth). En retard dans leur mûrissement. – Ils étaient encore souples et pouvaient résister au choc d’un corps dur. Il est vrai que le texte indique que « la grêle frappa toute herbe du champ » (verset 25). Il faut cependant s’en tenir au sens littéral et rapporter ce verset aux plantes qui, se tenant sur leurs tiges, étaient exposées aux coups portés par la grêle. Certains de nos maîtres, dans le Midrach de rabi Tan‘houma, sont d’un avis différent : Ils rattachent le mot afiloth (« tardifs ») à pelaoth (« miracles »), en ce que, par un miracle extraordinaire, ces plantes-là n’ont pas été frappées.
Moïse étant sorti de chez Pharaon hors de la ville étendit les mains vers le Seigneur et tonnerres et grêle disparurent et la pluie ne s'épancha point sur la terre
Rachi (1)
Ne se déversa pas (nitakh). N’est pas arrivée. Et même les pluies qui étaient déjà en l’air [au moment où Mochè s’est mis à prier] n’ont pas atterri. On trouve le même mot dans : « la malédiction et l’imprécation ont coulé (watitakh) sur nous » (Daniel 9, 11), c’est-à-dire : « sont arrivées sur nous ». Le grammairien Mena‘hem ben Sarouq classe ce mot sous la même rubrique que : « comme l’argent est fondu (kehitoukh) dans le creuset » (Ye‘hezqel 22, 22), dans le sens de « faire couler un métal ». Et je suis de son avis, car le Targoum Onqelos le rend par : « il fondit (wayitsoq) » (infra 38, 5) par weatikh, et : « pour fondre (latsèqèth) » (infra 38, 27) par leatakha. De même l’expression de notre verset : « ne s’épancha point » signifie : « n’a pas coulé à terre ».
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