Puis il fit l'autel de l'holocauste en bois de chittîm cinq coudées furent sa longueur cinq coudées sa largeur il était carré et trois coudées sa hauteur,
Il fabriqua la cuve en cuivre et son support de même au moyen des miroirs des femmes qui s'étaient attroupées à l'entrée de la Tente d'assignation
Rachi (2)
Avec les miroirs des attroupées (hatsoveoth). Les femmes d’Israël possédaient des miroirs dans lesquels elles se regardaient lorsqu’elles se faisaient belles. Et même ces miroirs, elles n’ont pas hésité à les offrir pour la construction du tabernacle. Mochè répugnait à les accepter, car ils ont pour vocation d’encourager le penchant au mal. Le Saint béni soit-Il lui a dit : « Accepte-les ! Ils me sont plus chers que tout, car c’est grâce à eux que les femmes ont donné le jour à des armées (tsevaoth) d’enfants en Egypte ! » Quand leurs maris étaient épuisés par leur dur travail, elles allaient leur apporter nourriture et boissons. Elles leur donnaient à manger puis elles prenaient leurs miroirs. Chacune se regardait dans le miroir avec son mari, et elle lui disait tendrement : « Je suis plus belle que toi ! » Elles éveillaient ainsi le désir chez leurs maris, elles s’unissaient à eux, devenaient enceintes et accouchaient, comme il est écrit : « Sous le pommier je t’ai éveillé » (Chir hachirim 8, 5). Voilà ce que veut dire : « avec les miroirs des attroupées ». Ce sont ces miroirs-là qui ont servi à la fabrication de la cuve, dont la fonction est de rétablir la paix entre l’homme et sa femme, car c’est de l’eau qu’elle contient que l’on fait boire celle dont le mari est jaloux parce qu’elle s’est isolée (Bamidbar chap. 5). La preuve qu’il s’agit vraiment de miroirs, c’est qu’il est écrit : « Et le cuivre de l’offrande balancée était de soixante-dix kikar […] il en fit… » (infra 38, 29 et 30). Or, la cuve et son support ne sont pas mentionnés. D’où l’on apprend que le cuivre qui a servi à la cuve ne venait pas de celui de cette offrande. C’est ce qui est expliqué dans le Midrach de rabi Tan‘houma (Midrach Tan‘houma parachath Peqoudei 9). Le Targoum Onqelos traduit le mot par : bemè‘hzeyath, terme équivalent à : « miredoirs » en français médiéval. Et nous trouvons la même traduction dans : « les miroirs (haguilyonim) » (Yecha’ya 3, 23), que le Targoum Onqelos rend par : ma‘hazitha.
Les socles destinés aux piliers étaient de cuivre les crochets des piliers et leurs tringles d'argent et leurs chapiteaux étaient recouverts en argent ainsi se trouvaient reliés par de l'argent tous les piliers du parvis
Le rideau portière du parvis ouvragé en broderie était d'azur de pourpre d'écarlate et de lin retors Il avait vingt coudées de longueur hauteur formée par la largeur cinq coudées semblablement aux toiles du parvis
Rachi (1)
Vis-à-vis des tentures du parvis. Correspondant à la mesure des rideaux du parvis.
Elles avaient quatre piliers avec quatre socles de cuivre leurs crochets étaient d'argent ainsi que la garniture de leurs chapiteaux et que leurs tringles
Telle est la distribution du tabernacle résidence du Statut comme elle fut établie par l'ordre de Moïse tâche confiée aux Lévites sous la direction d'Ithamar fils d'Aaron le pontife
Rachi (5)
Ceux-là sont les comptes. Ont été énumérés dans ce passage les poids de toutes les offrandes pour le tabernacle, en argent, en or et en cuivre, et y sont énumérés tous les ustensiles servant à son culte.
Du tabernacle, tabernacle (michkan). La répétition du mot : « tabernacle » fait allusion à sa prise en gage (machkan), lors des deux destructions à cause des fautes d’Israël.
Tabernacle du témoignage. Témoignage pour Israël que le Saint béni soit-Il a renoncé à le punir pour l’affaire du veau d’or, puisqu’Il a fait résider sa chekhina parmi eux.
Le service des Léwis. Les décomptes du tabernacle et de ses ustensiles de culte étaient la tâche incombant aux lewiim dans le désert : porter, démonter, remonter, chacun selon la mission qui lui était confiée, comme indiqué dans la parachath Nasso (Bamidbar chap.4).
Par l’intermédiaire de Ithamar. Il lui avait été affecté pour mission d’attribuer à chaque famille la tâche lui incombant.
Beçalel fils d'Ouri fils dé Hour de la tribu de Juda exécuta donc tout ce que l'Éternel avait ordonné à Moïse,
Rachi (1)
Et Betsalel, fils d’Ouri […] fit tout ce que Hachem ordonna à Mochè. Il n’est pas écrit ici : « … ce que Mochè lui ordonna », mais : « … tout ce que Hachem ordonna à Mochè ». Cela veut dire que, même pour ce que son maître ne lui a pas dit explicitement, il s’est trouvé d’accord avec ce qui avait été dit à Mochè au Sinaï. Car Mochè avait ordonné à Betsalel de commencer par la fabrication des ustensiles de culte, et d’entreprendre ensuite celle du tabernacle. Ce à quoi Betsalel avait objecté : « On commence d’habitude par construire la maison, et seulement ensuite, on y met les meubles ! », ajoutant : « Voilà ce que j’ai entendu de la bouche du Saint béni soit-Il ! » Mochè lui a alors dit : « On dirait bien que tu t’es trouvé dans l’ombre de Qél (betsél qél) (Berakhoth 55a), car il est certain que c’est bien ce que m’a ordonné le Saint béni soit-Il ! » Et c’est ce qu’il a fait effectivement : d’abord le tabernacle, et ensuite les ustensiles de culte. (Ce qui vient d’être dit ne concerne pas l’ordre donné de recueillir des dons. Le Saint béni soit-Il, bien au contraire, a ordonné dans la parachath Terouma que l’on commence par les ustensiles, la table, la menora, les tapisseries, et ensuite seulement que l’on fabrique les planches. Quant à Mochè, il a ordonné, au début de Wayaqhél, que l’on fabrique en premier lieu le tabernacle et sa tente, et ensuite les ustensiles de culte. Ce dont il s’agit ici, c’est de l’ordre donné de fabriquer et de la succession dans laquelle devait avoir lieu cette fabrication. Dans le paragraphe de la parachath Ki thissa commençant par les mots : « Vois, j’ai appelé par nom Betsalel… » (supra 31, 2), est mentionnée en premier lieu la tente d’assignation, et ensuite seulement les ustensiles de culte. En revanche, pour ce qui est des offrandes destinées à la fabrication de ce qui était nécessaire, peu importe l’ordre de leur énumération. On consultera à ce sujet dans Berakhoth (55a) le commentaire des Tossafoth.
Tout l'or employé à cette œuvre aux diverses parties de l'œuvre sainte cet or produit de l'offrande se monta à vingt neuf kikkar plus sept cent trente sicles selon le poids du sanctuaire
Rachi (1)
Kikar. Le kikar valait soixante manè, et celui pour des usages sacrés le double (Bekhoroth 5a), soit cent vingt manè. Le manè équivalait à vingt-cinq sèla‘ïm, de sorte que le kikar du sanctuaire valait trois mille cheqalim. C’est pourquoi les comptes sont donnés en cheqalim lorsqu’il s’agit de montants inférieurs à trois mille, puisqu’ils n’atteignent pas le kikar.
à un béka par tête soit un demi sicle au poids du sanctuaire pour tous ceux qui firent partie du dénombrement depuis l'âge de vingt ans et au dessus au nombre de six cent trois mille cinq cent cinquante
Rachi (2)
Un bèqa’. C’est le nom donné au poids du demi-chèqel.
Pour six cent mille…. Tel était le nombre des enfants d’Israël, et tel était-il après qu’a été dressé le tabernacle (Bamidbar 1, 46 et 2, 32). Et tel était également leur nombre lors des offrandes. En effet, le total des demi-chèqels offerts par six cent mille donateurs s’établit à cent kikar, chacun valant trois mille cheqalim. Comment cela ? Six cent mille demi-cheqalim, cela fait trois cent mille cheqalim entiers, c’est-à-dire cent kikar. Restent trois mille cinq cent cinquante demi-chèqels, soit mille sept cent soixante-quinze cheqalim.
Or les cent kikkar d'argent servirent à fondre les socles du sanctuaire et les socles du voile pour les cent socles cent kikkar un kikkar par socle
Rachi (2)
Pour fondre. Ainsi que le rend le Targoum Onqelos.
Les socles du sanctuaire. Ceux des planches du tabernacle. Il y avait quarante-huit planches, auxquelles il fallait quatre-vingt-seize socles, plus les socles du voile au nombre de quatre, ce qui fait cent. Quant aux autres socles, il est précisé qu’ils étaient en cuivre.
Quant aux mille sept cent soixante quinze sicles on en fit les crochets des piliers la garniture de leurs chapiteaux et leurs tringles
Rachi (1)
Il plaqua leurs chapiteaux. Des piliers, avec les chèqels d’argent. Car il est écrit au sujet de tous les piliers : « Et le placage de leurs chapiteaux et leurs tringles étaient d’argent » (verset 19).
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