בְּסֹדָם֙ אַל־תָּבֹ֣א נַפְשִׁ֔י בִּקְהָלָ֖ם אַל־תֵּחַ֣ד כְּבֹדִ֑י כִּ֤י בְאַפָּם֙ הָ֣רְגוּ אִ֔ישׁ וּבִרְצֹנָ֖ם עִקְּרוּ־שֽׁוֹר׃
Ne t'associe point à leurs desseins ô mon âme! Mon honneur ne sois pas complice de leur alliance! Car dans leur colère ils ont immolé des hommes et pour leur passion ils ont frappé des taureaux
Rachi (12)
A leurs desseins que mon âme.... C’est l’histoire de Zimri (Bamidbar 25, 6 à 15), [le mot sod (« dessein ») pouvant être rendu par « complot »]. Quand la tribu de Chim‘on s’est réunie et a amené la femme midyanite devant Mochè, ils ont demandé : « Cette femme est-elle interdite ou permise ? Si tu dis qu’elle est interdite, qui donc t’a permis la fille de Yithro ? » (Sanhèdrin 82a, Beréchith raba 99, 6). Que mon nom ne soit pas mentionné à ce propos ! De fait, la Tora dit de Zimri qu’il était « fils de Salou, chef d’une famille paternelle de la tribu de Chim‘on » (Bamidbar 25, 14), sans ajouter : « fils de Ya‘aqov ».
A leur assemblée. Quand Qora‘h, membre de la tribu de Léwi, ameutera toute la communauté contre Mochè et contre Aharon.
Que mon honneur ne se joigne pas. Que mon nom ne leur soit pas associé ! (Beréchith raba 98, 5). Aussi est-il écrit : « Qora‘h, fils de Yitshar, fils de Qehath, fils de Léwi » (Bamidbar 16, 1), sans qu’il soit ajouté : « fils de Ya‘aqov ». En revanche lorsqu’il s’agit, dans Divrei haYamim, de justifier la généalogie des fils de Qora‘h pour ce qui est de leur aptitude au service sacerdotal, il est écrit : « fils de Qora‘h, fils de Yitshar, fils de Qehath, fils de Léwi, fils d’Israël » (I Divrei haYamim 6, 22 et 23).
Que mon honneur ne se joigne pas. Le mot kavod (« honneur ») est du genre masculin. Il faut donc nécessairement expliquer le verbe « se joigne » (thé‘had) comme étant à la deuxième personne du masculin, et non à la troisième personne du féminin. C’est donc Ya‘aqov qui s’adresse ici à son honneur : « toi, mon honneur, tu ne t’associeras pas à eux ! », comme dans : « tu ne t’associeras pas (lo thé’had) à eux dans la tombe » (Yecha’ya 14, 20).
Car dans leur colère ils ont tué un homme. Il s’agit de ‘Hamor et des habitants de Chekhem qui, tous réunis, n’étaient pas plus redoutés que s’ils n’avaient été qu’un seul homme. Il en est de même pour Guid’on (Gédéon) : « tu frapperas les Midyanites comme un seul homme » (Choftim 6, 16), et pour l’Egypte : « coursier [au singulier] et cavalier [au singulier], il les a lancés dans la mer » (Chemoth 15, 1), [comme si toute l’armée égyptienne ne consistait qu’en un seul coursier et un seul cavalier]. Telle est l’explication du midrach (Beréchith raba 99, 6). Quant au sens simple, lorsqu’on a affaire à beaucoup d’hommes, on dit « homme » au singulier, chacun étant pris séparément. Dans leur colère, ils ont tué « chaque homme » contre lequel ils étaient irrités, comme dans : « il a appris à saisir une proie, il a dévoré un homme [équivalent à “des hommes”, selon le contexte] » (Ye‘hezqel 19, 3).
Et dans leur arbitraire ils ont déraciné (‘iqrou) un taureau. Ils ont voulu abattre Yossef, qui est appelé chor (« taureau »), ainsi qu’il est écrit : « le premier-né de son taureau (choro), à lui la majesté » (Devarim 33, 17). Le verbe ‘aqor (« déraciner ») se dit en français médiéval : « esjareter » (« couper les jarrets »). Même mot dans : « tu couperas les jarrets (te’aqér) de leurs chevaux » (Yehochou‘a 11, 6).
A leurs desseins que mon âme.... C’est l’histoire de Zimri (Bamidbar 25, 6 à 15), [le mot sod (« dessein ») pouvant être rendu par « complot »]. Quand la tribu de Chim‘on s’est réunie et a amené la femme midyanite devant Mochè, ils ont demandé : « Cette femme est-elle interdite ou permise ? Si tu dis qu’elle est interdite, qui donc t’a permis la fille de Yithro ? » (Sanhèdrin 82a, Beréchith raba 99, 6). Que mon nom ne soit pas mentionné à ce propos ! De fait, la Tora dit de Zimri qu’il était « fils de Salou, chef d’une famille paternelle de la tribu de Chim‘on » (Bamidbar 25, 14), sans ajouter : « fils de Ya‘aqov ».
A leur assemblée. Quand Qora‘h, membre de la tribu de Léwi, ameutera toute la communauté contre Mochè et contre Aharon.
Que mon honneur ne se joigne pas. Que mon nom ne leur soit pas associé ! (Beréchith raba 98, 5). Aussi est-il écrit : « Qora‘h, fils de Yitshar, fils de Qehath, fils de Léwi » (Bamidbar 16, 1), sans qu’il soit ajouté : « fils de Ya‘aqov ». En revanche lorsqu’il s’agit, dans Divrei haYamim, de justifier la généalogie des fils de Qora‘h pour ce qui est de leur aptitude au service sacerdotal, il est écrit : « fils de Qora‘h, fils de Yitshar, fils de Qehath, fils de Léwi, fils d’Israël » (I Divrei haYamim 6, 22 et 23).
Que mon honneur ne se joigne pas. Le mot kavod (« honneur ») est du genre masculin. Il faut donc nécessairement expliquer le verbe « se joigne » (thé‘had) comme étant à la deuxième personne du masculin, et non à la troisième personne du féminin. C’est donc Ya‘aqov qui s’adresse ici à son honneur : « toi, mon honneur, tu ne t’associeras pas à eux ! », comme dans : « tu ne t’associeras pas (lo thé’had) à eux dans la tombe » (Yecha’ya 14, 20).
Car dans leur colère ils ont tué un homme. Il s’agit de ‘Hamor et des habitants de Chekhem qui, tous réunis, n’étaient pas plus redoutés que s’ils n’avaient été qu’un seul homme. Il en est de même pour Guid’on (Gédéon) : « tu frapperas les Midyanites comme un seul homme » (Choftim 6, 16), et pour l’Egypte : « coursier [au singulier] et cavalier [au singulier], il les a lancés dans la mer » (Chemoth 15, 1), [comme si toute l’armée égyptienne ne consistait qu’en un seul coursier et un seul cavalier]. Telle est l’explication du midrach (Beréchith raba 99, 6). Quant au sens simple, lorsqu’on a affaire à beaucoup d’hommes, on dit « homme » au singulier, chacun étant pris séparément. Dans leur colère, ils ont tué « chaque homme » contre lequel ils étaient irrités, comme dans : « il a appris à saisir une proie, il a dévoré un homme [équivalent à “des hommes”, selon le contexte] » (Ye‘hezqel 19, 3).
Et dans leur arbitraire ils ont déraciné (‘iqrou) un taureau. Ils ont voulu abattre Yossef, qui est appelé chor (« taureau »), ainsi qu’il est écrit : « le premier-né de son taureau (choro), à lui la majesté » (Devarim 33, 17). Le verbe ‘aqor (« déraciner ») se dit en français médiéval : « esjareter » (« couper les jarrets »). Même mot dans : « tu couperas les jarrets (te’aqér) de leurs chevaux » (Yehochou‘a 11, 6).