La vie de Sara fut de cent vingt sept ans telle fut la durée de sa vie
Rachi (2)
La vie de Sara fut de cent ans et vingt ans et sept ans. Pourquoi le mot « an » est-il répété à trois reprises ? C’est pour te dire que chaque nombre exige une explication : à cent ans, elle était comme à vingt, sans péché. De même qu’elle était sans péché à vingt ans, parce qu’irresponsable de ses actes, de même l’était-elle à cent ans. Et à vingt ans, elle était aussi belle qu’à sept (Beréchith raba 58).
Les années de la vie de Sara. Toutes égales pour le bien.
Sara mourut à Kiryath Arba qui est Hébron dans le pays de Canaan Abraham y vint pour dire sur Sara les paroles funèbres et pour la pleurer
Rachi (3)
A Qiryath Arba’. Du nom des quatre géants qui s’y trouvaient : A‘himan, Chéchaï, Talmaï et leur père (Bamidbar 13, 22). Autre explication : du nom des quatre couples qui y seront enterrés, mari et femme : Adam et ‘Hawa, Avraham et Sara, Yits‘haq et Rivqa, Ya’aqov et Léa (Beréchith raba 58, 4).
Avraham vint. De Beér Chèva’.
Pour dire sur Sara les paroles funèbres et pour la pleurer. Le récit de la mort de Sara fait immédiatement suite à celui du sacrifice de Yits‘haq. Lorsqu’elle a appris que son fils avait été ligoté sur l’autel, prêt à être égorgé, et qu’il s’en était fallu de peu qu’il fût immolé, elle en a subi un grand choc et elle est morte (Pirqé deRabi Eli‘èzèr 32).
"Je ne suis qu'un étranger domicilié parmi vous accordez moi la propriété d'une sépulture au milieu de vous que j'ensevelisse ce mort qui est devant moi "
Rachi (2)
Je suis étranger et habitant parmi vous. Un étranger venu d’un autre pays, et je me suis installé parmi vous. Le midrach explique (Beréchith raba 58, 6) : Si vous me la vendez de bonne grâce, je me considérerai comme un étranger [et donc vous la paierai]. Sinon je serai un « habitant » parmi vous, et je prendrai la sépulture de mon plein droit, car le Saint béni soit-Il m’a dit : « je donnerai ce pays à ta descendance » (supra 12, 7).
La possession d’une sépulture. La possession d’un terrain pour en faire une sépulture.
"Écoute nous seigneur! Tu es un dignitaire de Dieu au milieu de nous dans la meilleure de nos tombes ensevelis ton mort Nul d’entre nous ne te refusera sa tombe pour inhumer ton mort "
Rachi (1)
Ne refusera (lo yikhlè). Ne refusera, comme dans : « toi non plus, ne me refuse pas (lo tikhla) ta clémence » (Tehilim 40, 12), ou dans : « la pluie fut retenue (wayikalé) » (supra 8, 2).
pour qu'il me cède le caveau de Makpéla qui est à lui qui se trouve au bout de son champ qu'il me le cède pour argent comptant comme propriété tumulaire au milieu de vous "
Rachi (2)
De Makhpéla (littéralement : « double »). Le sol et l’étage au-dessus. Autre explication : double par les couples qui y seront inhumés (‘Erouvin 53a).
Pour argent plein. Plein pour sa valeur entière. Comme l’a dit Dawid à Ornan : « Pour argent plein » (I Divrei haYamim 21, 22).
Éfron siégeait parmi les enfants de Heth Éfron le Héthéen répondit à Abraham en présence des enfants de Heth de tous ceux qui étaient venus à la porte de sa ville et dit
Rachi (2)
Et ‘Efron siégeait. Le mot yochév (« siégeait ») est écrit sans waw, [comme pour pouvoir être lu : yachav (« il a commencé de siéger »)]. On l’avait, ce jour-là, institué dignitaire de la cité, et il devait cette promotion à Avraham qui allait avoir besoin de lui et qui y a ainsi contribué (Beréchith raba 58, 7).
Devant tous ceux qui venaient à la porte de sa ville. Ils avaient tous interrompu leur travail afin de venir rendre hommage à Sara.
"Non seigneur écoute moi le champ je te le donne le caveau qui s'y trouve je te le donne également à la face de mes concitoyens je t'en fais don ensevelis ton mort "
Rachi (2)
Non, mon seigneur. Tu ne l’achèteras pas à prix d’argent.
Je te le donne (nathati – littéralement : « je te l’ai donné »). C’est comme si je te l’avais déjà donné.
et parla ainsi à Éfron en présence du peuple du pays "Ah! s'il te plaît écoute moi j'offre le prix de ce champ accepte le que j'y puisse enterrer mon mort "
Rachi (2)
Si pourtant tu voulais bien m’écouter. Tu me dis de t’écouter et de le prendre gratuitement. Moi, je ne veux pas de cela. Tout ce que je demande, c’est que tu m’écoutes.
J’ai donné. En français : « donné » [au passé]. Pour moi, c’est comme si c’était fait. Je voudrais te l’avoir déjà donné.
Abraham écouta Éfron et lui compta le prix qu'il avait énoncé en présence des enfants de Heth quatre cents sicles d'argent en monnaie courante
Rachi (1)
Avraham pesa à ‘Efron. Il manque un waw à ‘Efron, parce qu’il avait beaucoup parlé pour ne finalement rien faire (Baba Metsi‘a 87a, Beréchith raba 58, 7). Il a pris à Avraham des grands chèqel qui sont des centeniers, ainsi qu’il est écrit : « en monnaie courante chez le marchand ». Ils sont acceptés comme chèqel en tous lieux. Il y a des endroits où les chèqel sont grands, ce sont les qantarim, en français médiéval : des « centeniers » (voir Routh raba 7).
Ainsi fut dévolu le champ d'Éfron situé à Makpéla en face de Mamré ce champ avec son caveau avec les arbres qui le couvraient dans toute son étendue à la ronde,
Rachi (1)
Ainsi fut dévolu (wayaqam – littéralement : « s’éleva ») le champ de ‘Efron. Cette vente a constitué une « élévation » pour le champ, parce qu’il est sorti de la possession d’un homme ordinaire pour entrer dans celle d’un roi (Beréchith raba 58, 8). Et voici le sens simple du verset : « le champ, et le caveau qui s’y trouvait, et tous les arbres » sont devenus « l’acquisition d’Avraham », [le verset 17 ne pouvant être lu séparément du verset 18].
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