Abram remonta d’Egypte lui sa femme et toute sa suite et Loth avec lui s’acheminant vers le midi
Rachi (1)
Avram remonta... vers le sud. Pour atteindre le sud d’Erets Israël. Ainsi qu’il est écrit plus haut : « allant et se déplaçant vers le sud » (supra 12, 9), en direction du Mont Moria. Il est évident, toutefois, lorsqu’on se rend d’Egypte en Erets Israël, que l’on se dirige du sud vers le nord, comme indiqué dans l’énumération des étapes et la description des frontières du pays (Bamidbar 33 et 34).
Il repassa par ses pérégrinations depuis le midi jusqu’à Béthel jusqu’à l’endroit où avait été sa tente la première fois entre Béthel et Aï,
Rachi (2)
Il repassa par ses étapes. Lorsqu’il est revenu d’Egypte vers le pays de Kena‘an, il a passé ses nuits dans les mêmes auberges que celles où il avait dormi pendant son voyage aller (Beréchith raba 41, 3). Cela pour t’enseigner une manière de savoir-vivre, à savoir qu’on ne doit pas changer ses habitudes quant à son auberge (‘Arekhin 16b). Autre explication : il s’est, à son retour, acquitté de ses dettes (Beréchith raba 41, 3).
Depuis le sud. L’Egypte se trouve au sud du pays de Kena‘an.
Le terrain ne put se prêter à ce qu’ils demeurassent ensemble car leurs possessions étaient considérables et ils ne pouvaient habiter ensemble
Rachi (1)
Le pays ne pouvait les porter. Il ne pouvait pas fournir suffisamment de pâturage à leurs troupeaux. C’est un style abrégé. Il faudrait ajouter : « le pâturage de la terre ne les portait pas ». C’est pourquoi, il est écrit : welo nassa [« il ne portait pas », au masculin, le sujet réel n’étant pas haarets (« le pays », le plus souvent au féminin, en hébreu), mais le mot masculin sous-entendu : mir’è (« le pâturage »)].
Il s'éleva des différends entre les pasteurs des troupeaux d'Abram et les pasteurs des troupeaux de Loth le Cananéen et le Phérezéen occupaient alors le pays
Rachi (1)
Il y eut querelle. Parce que les bergers de Lot, des hommes impies, faisaient paître leurs bêtes dans les champs d’autrui, tandis que les bergers d’Avram leur reprochaient de commettre des vols. Les bergers de Lot objectaient : « Le pays a été donné à Avram, qui n’a pas d’héritier. Comme c’est Lot qui héritera de lui, ce n’est donc pas du vol ! » D’où la précision contenue dans le verset : « et le Kena‘ani et le Perizi habitaient alors dans le pays », et donc Avram n’y avait pas encore droit (Beréchith raba 41, 5).
Toute la contrée n'est elle pas devant toi? De grâce sépare toi de moi si tu vas à gauche j'irai à droite si tu vas à droite je prendrai la gauche "
Rachi (2)
Si c’est à gauche, j’irai à droite. Où que tu viennes à t’installer, je ne m’éloignerai pas de toi et je serai pour toi un bouclier et une aide. Et par la suite, Lot a eu effectivement besoin d’Avram, ainsi qu’il est écrit : « Avram apprit que son frère avait été fait prisonnier... » (infra 14, 14).
J’irai à droite. Je me tournerai vers la droite. comme j’irai à gauche Je me tournerai vers la gauche. Et si tu soutiens qu’il aurait fallu écrire weayemina, ponctué d’un patha‘h [forme normale du hif‘il], et non weémina, nous trouvons la même forme ailleurs : « il n’y a pas à s’écarter, à droite (lehémin) ni à gauche » (II Chemouel 14, 19), et non lehayemin.
Loth leva les yeux et considéra toute la plaine du Jourdain tout entière arrosée avant que l'Éternel eût détruit Sodome et Gommorhe semblable à un jardin céleste à la contrée d'Egypte et s'étendant jusqu'à Çoar
Rachi (5)
Tout entière arrosée. Une terre riche en cours d’eau.
Avant que Hachem eût détruit Sedom et ‘Amora. Telle était cette plaine.
Comme le jardin de Hachem. Pour les arbres.
Comme le pays d’Egypte. Pour les semences (Sifri, ‘Eqèv 38).
Dans la direction de Tso‘ar. Le midrach y voit comme une marque de réprobation envers Lot. C’est parce qu’ils étaient de mauvaises mœurs qu’il a choisi de s’établir dans leur voisinage (Horayoth 10b, Beréchith raba 41, 7).
Loth choisit toute la plaine du Jourdain et se dirigea du côté oriental et ils se séparèrent l'un de l'autre
Rachi (2)
La plaine. C’est ainsi que traduit le Targoum.
Vers l’orient (miqèdèm). Il s’est séparé d’Avram et s’est dirigé à l’ouest d’Avram. Il est donc allé d’est en ouest. Le midrach explique : Il s’est éloigné de Celui qui fut antérieur (qadmon) au monde en disant : « Je ne veux ni d’Avram ni de son Dieu ! » (Beréchith raba 41, 7).
Abram demeura dans le pays de Canaan Loth s'établit dans les villes de la plaine et dressa ses tentes jusqu'à Sodome
Rachi (1)
Il dressa ses tentes. Il a planté les tentes de ses bergers et de son bétail « jusqu’à Sedom », [c’est-à-dire sur toute la distance qui le séparait de Sedom].
Or les habitants de Sodome étaient pervers et pécheurs devant l'Éternel à un haut degré
Rachi (4)
Et les hommes de Sedom étaient pervers. Et cela n’a pas dissuadé Lot de s’installer chez eux ! Nos maîtres y voient une application du texte : « le nom des scélérats tombe en pourriture » (Michlei 10, 7), [en ce qu’on accompagne chaque fois leur nom du rappel de leurs péchés] (Yoma 38b).
Pervers. Dans leurs corps.
Et pécheurs. Dans leurs affaires d’argent (Sanhèdrin 109a).
Devant Hachem. Ils connaissaient leur Maître et pourtant se révoltaient contre Lui.
L'Éternel dit à Abram après que Loth se fut séparé de lui "Lève les yeux et du point où tu es placé promène tes regards au nord au midi à l’orient et à l’occident
Rachi (1)
Après que Lot se fut séparé de lui. Tant que ce scélérat était avec lui, la parole de Dieu s’en était écartée (Midrach tan‘houma Wayétsé 10).
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