Au septième mois le premier jour du mois il y aura pour vous convocation sainte vous ne ferez aucune œuvre servile Ce sera pour vous le jour du son du Chofar
Indépendamment de l'holocauste de néoménie avec son oblation et de l'holocauste perpétuel avec la sienne et avec leurs libations réglementaires combustion d'odeur agréable à l'Éternel
Rachi (1)
Indépendamment de l’holocauste (‘ola) du mois. Les moussafim de Roch ‘hodech qui se trouve être Roch hachana.
Un bouc comme expiatoire sans compter l'expiatoire du jour d'expiation l'holocauste perpétuel son oblation et leurs libations
Rachi (3)
Indépendamment de l’expiatoire (‘hatath) des propitiations (kippourim). Le bouc offert à l’intérieur du sanctuaire, dont il est question dans la sidra A‘haré moth (Wayiqra 16, 9) et qui est lui aussi un ‘hatath.
Et de l’holocauste (‘ola) perpétuel. Et indépendamment de la ‘ola perpétuelle vous offrirez ces ‘oloth-là.
Et leurs libations (nessakhim). Ce mot se rapporte aux moussafim et au verbe sous-entendu : « vous offrirez ». Il s’agit d’un impératif : « Indépendamment de la ‘ola perpétuelle et sa min‘ha vous offrirez ceux-là et leurs nessakhim. » Il en est de même toutes les fois qu’il est écrit : « et leurs nessakhim » à propos des fêtes, à l’exception des offrandes de Soukoth où les formes : « et son néssèkh », « et leurs nessakhim » ou « et ses nessakhim » s’appliquent à la ‘ola perpétuelle et ne sont pas précédées d’un verbe à l’impératif. Les nessakhim des moussafim sont en effet écrites à part pour chaque jour.
Et le quinzième jour du septième mois il y aura pour vous convocation sainte vous ne ferez aucune œuvre servile Vous célébrerez en l'honneur de l'Éternel une fête de sept jours
Vous offrirez en holocauste comme sacrifice d'odeur agréable à l'Éternel treize jeunes taureaux deux béliers quatorze agneaux d'un an qui soient sans défaut
Leurs oblations et leurs libations pour les taureaux les béliers et les agneaux à proportion de leur nombre auront lieu d'après le rite
Rachi (2)
Et leur oblation (min‘ha) et leurs libations (nessakhim), pour les taureaux. Les taureaux offerts pendant Soukoth sont au nombre de soixante-dix, tout comme les soixante-dix nations idolâtres qui vont en diminuant graduellement (Souka 55b). C’est pour elles un signe de déclin, et à l’époque du Temple ils les protégeaient contre les souffrances.
Et pour les agneaux. Ils correspondent à Israël, appelé aussi « agneau dispersé » (Yirmeya 50, 17). Leur nombre, qui est constant et s’élève à quatre-vingt dix-huit, est destiné à le prémunir contre les quatre-vingt dix-huit malédictions contenues dans le livre de Devarim (Devarim 28, 15 à 68). Il est écrit pour le deuxième jour, pour les deux ‘oloth perpétuelles du jour : « et de leurs mena‘hoth » (verset 19), et le changement d’expression appelle une explication midrachique comme l’ont enseigné nos maîtres : Il est écrit pour le deuxième jour « et de leurs mena‘hoth » [avec la lettre mèm], pour le sixième « et de ses nessakhim » [avec la lettre yod] (verset 31), et pour le septième « selon leur ordonnance » [avec la lettre mèm] (verset 33), ces trois lettres formant le mot mayim (« eau »), ce qui constitue une allusion dans la Tora au néssèkh d’eau pendant la fête de Soukoth (Ta‘anith 2b).
Le huitième jour aura lieu pour vous une fête de clôture vous ne ferez aucune œuvre servile
Rachi (1)
Il y aura pour vous une fermeture (‘atsèreth). Vous serez « restreints » (nè‘ètsarim) quant aux possibilités de travailler (‘Haguiga 18a). Autre explication : ‘atsèreth renvoie à : « Arrêtez-vous (‘itsrou) de quitter [Jérusalem] » (Sifri). Cela nous apprend que l’on devait y passer encore une nuit. La aggada explique : Tout au long des jours de la fête ils ont présenté des offrandes correspondant aux soixante-dix nations. Au moment où ils s’apprêtent à repartir, Hachem leur dit : « Offrez-moi encore, s’il vous plaît, une petite collation afin que je prenne plaisir de votre seule présence ! » (Souka 55b).
Et vous offrirez en holocauste comme sacrifice d'odeur agréable à l'Éternel un taureau un bélier sept agneaux d'un an sans défaut
Rachi (1)
Un taureau unique, un bélier unique. Ils correspondent à Israël : « Restez encore un peu chez moi ! » C’est là une expression d’amour, comme des enfants prenant congé de leur père, lequel leur dit : « Votre départ me consterne, restez encore un jour ! » Cela ressemble à un roi qui a organisé un banquet…, comme expliqué dans le traité Souka (55b). Le midrach de Rabi Tan‘houma explique que la Tora nous enseigne ici une règle de bonne conduite : Lorsqu’on a un hôte à sa table, on lui sert le premier jour de la volaille grasse, le lendemain du poisson, le surlendemain de la viande ordinaire, le jour suivant des légumes secs, et ensuite des légumes frais. On diminue peu à peu [la qualité], tout comme les taureaux offerts pendant Soukoth.
Tels seront vos sacrifices à l'Éternel lors de vos solennités sans préjudice de vos offrandes votives ou volontaires de vos autres holocaustes oblations et libations et de vos sacrifices rémunératoires "
Rachi (2)
Celles-là sont ce que vous ferez à Hachem à vos époques. Des [offrandes] stipulées à titre obligatoire.
Indépendamment de vos vœux. Si vous faites le vœu, pendant la fête, de présenter des offrandes, c’est pour vous une mitswa (Sifri). De même pour les offrandes votives ou spontanées que vous avez promises pendant l’année, vous vous exécuterez pendant la fête. Car il se pourrait que l’on ait du mal à remonter à Jérusalem pour exécuter ses vœux, et l’on transgresserait alors l’interdiction : « tu ne tarderas pas à le rembourser » (Devarim 23, 22).
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