Le Hayom Yom (« De jour en jour ») est le calendrier de pensées 'hassidiques
compilé par le Rabbi de Loubavitch. Voici les enseignements du mois de Adar II,
en français, jour par jour. Tous les mois.
1 Adar II
ROCH 'HODECH
Dans "Yaalé Veyavo" (paragraphe récité Roch 'Hodech) (Sidour p.57), on dit «Zo'hrenou Hachem Elokenou Bo (Letova) Oufokdenou Vo (Livra'ha)», "souviens-toi de nous, Eternel notre D.ieu, en ce jour, pour le bien. Rappelle-toi de nous, en ce jour, pour la bénédiction". La première fois Bo, la seconde Vo.
2 Adar II
Une bénédiction nécessite un révélateur tout comme la pluie n'est bénéfique que dans la mesure où elle tombe sur un champ labouré et planté. C'est ainsi que les averses de printemps ou d'automne arrosent le champ et la vigne. A l'inverse, sur un champ inculte, ni labouré ni planté, la pluie, l'averse de printemps ou celle d'automne ne sont d'aucune utilité.
3 Adar II
Le Tséma'h Tsédek répondit un 'Hassid qui avait une parfaite connaissance du Talmud et une profonde perception de la 'Hassidout: «La soumission transforme la personnalité. Celle d'un simple serviteur doit être reconnaissable même quand il dort. Celle d'un érudit éminent lui permet d'obtenir la qualité et l'importance de l'homme simple, intègre et prêt à faire don de lui-même.» (La 'Hassidout demande, en effet, d'allier une érudition parfaite à une humilité profonde. Voir, à ce propos, le 21 Adar Alef et le 5 Tévet.)
4 Adar II
Lorsque l'Admour Haemtsahi commentait la 'Hassidout, le silence régnait. Lui-même ponctuait ses explications de: «Chut, chut». Mon père (le Rabbi Rachab) donna à ce propos l'explication suivante: «Cette interjection lui permettait de calmer le flux de sa pensée». C'est ainsi qu'il illustrait l'expression du Zohar (3, 128b): «le vieillard a l'esprit voilé, car il est calme et tranquille».
5 Adar II
L'étude de la partie talmudique de la Torah, celle de la 'Hassidout, et le service concret de D.ieu sont tous à la fois indispensables. Il est aberrant de penser que l'un repousse l'autre ou peut être remplacé par lui. Bien au contraire, ils se complètent et s'enrichissent mutuellement. Nos Sages disent que «l'ignorant n'est pas un 'Hassid». Il faut donc étudier la partie talmudique de la Torah. «Qui est un 'Hassid? Celui qui adopte une attitude vertueuse envers son Créateur». On doit donc étudier la 'Hassidout. Et le but de toutes ces études est, bien sûr, de servir D.ieu concrètement.
6 Adar II
Selon une tradition connue des vieux 'Hassidim, le Tanya est un recueil de conseils que l'Admour Hazaken donna au cours d'entrevues qu'il accorda à ses 'Hassidim, durant les années 5540-5550 (1780-1790). Pendant l'été 5552 (1792), il commença à classer le Tanya selon la forme que nous lui connaissons actuellement. Un an plus tard, de nombreuses copies du Tanya circulaient déjà. Peu à peu, elles s'emplirent d'erreurs et même de falsifications. C'est la raison pour laquelle l'Admour Hazaken s'empressa de le faire imprimer. Il existe une autre version des faits: l'Admour Hazaken écrivit le Tanya pendant vingt ans et il en pesa chaque mot. En 5555 (1795), son texte fut achevé et fin prêt. C'est alors qu'il permit de le transcrire. Lorsque se multiplièrent les copies et qu'elles s'emplirent d'erreurs, il le fit imprimer. Le Tséma'h Tsédek raconta que, pendant le premier Roch Hachana de sa vie, en 5550 (1789), l'Admour Hazaken commenta l'affirmation talmudique selon laquelle «on le fait jurer: tu seras un Tsaddik». Ce discours constitua, en fait, les trois premiers chapitres du Tanya. (Il est à noter qu'en ce jour, Moché notre maître écrivit treize Sifreï Torah.)
7 Adar II
Lorsque l'on marche dans la rue, on doit penser à des mots de Torah. Pouvoir prononcer ces mots dépend si, d'après la Loi de la Torah, il est permis de le faire en cet endroit. Mais, à celui qui marche et ne pense pas à la Torah, la pierre qu'il foule dira: «Monstre! Pourquoi marches-tu sur moi? En quoi es-tu plus élevé que moi?».
8 Adar II
Mon père (le Rabbi Rachab) écrit dans l'une de ses lettres: «Une action est préférable à mille soupirs. Notre D.ieu est vivant, la Torah et les Mitsvot sont éternelles. Abandonne les plaintes et applique-toi à servir D.ieu concrètement. Alors, l'Eternel te prendra en grâce.»
9 Adar II
Dans la bénédiction "Boré Nefachot" (Sidour p.95), "qui crée des âmes", récitée après avoir mangé, on dit "Al Kol Ma Chebarata", "pour tout ce que Tu as créé". Le mot "Kol" est ponctué avec un 'Holam et non avec un Kamatz. Un désir intense d'être attaché au Rabbi ne peut être assouvi que par l'étude des discours 'hassidiques qu'il prononce ou rédige. Se contenter de voir son visage n'est pas suffisant. (Le Yerouchalmi enseigne que Rabbi Yo'hanan allait voir le visage de son maître, Rabbi Hochya, même lorsqu'il n'avait rien à lui demander. Voir, à ce propos, le 24 Sivan. C'est à cette date, en 5700 (1940) que Rabbi Yossef Its'hak, précédent Rabbi de Loubavitch, arriva aux Etats Unis. C'est donc en ce jour que commença la propagation de l'enseignement de la 'Hassidout en Amérique, continent le plus bas par rapport au lieu du don de la Torah.)
10 Adar II
Avant de quitter l'endroit où l'on réside, on organisera un Farbrenguen 'hassidique et l'on y prendra congé de ses bons amis. Selon l'expression bien connue, «les 'Hassidim ne se séparent pas, car rien ne les éloigne. Là où ils se trouvent, ils appartiennent à une même famille».
11 Adar II
. Jeûne d'Esther avancé . Seli'hot (Sidour p.359), Avinou Malkeïnou (Sidour p.277) . On donne le demi-Chekel
La 'Hassidout énonce deux principes essentiels: . Il faut comprendre chaque Loi de la Torah dans sa dimension spirituelle, telle qu'elle se trouve en sa racine, sa source première, c'est-à-dire dans les Sefirot et les niveaux de chaque monde, selon leur état, tel qu'il est défini par la 'Hassidout. . On doit appliquer l'idée de chaque Loi au service de D.ieu, car bien qu'elle exprime la Sagesse et l'Intelligence divines, bien qu'elle soit une disposition de la Torah, elle doit néanmoins devenir un concept du service de D.ieu, guidant le comportement de l'homme, tout au long de sa vie dans ce monde.
12 Adar II
Le passage de la Torah décrivant les sacrifices est introduit par: «un homme qui offrira, d'entre vous, un sacrifice à D.ieu» (Vaykra 1,2). Logiquement, il eut fallu écrire «un homme d'entre vous qui offrira...» L'Admour Hazaken explique, à ce propos: «"Un homme qui offrira", pour que l'on devienne plus proche de D.ieu, il faut offrir "d'entre vous" un sacrifice à D.ieu". Ce sacrifice doit être sa propre personne. Il faut sacrifier l'animal que l'on porte en soi, le penchant vers le mal, qui est appelé âme animale.»
13 Adar II
PARCHAT ZA'HOR
. Haftara : Ko Amar Hachem . On dit AV Hara'hamim (Sidour p.191). On ne dit pas Tsidkate'ha (Sidour p.189).
«Amalek vint et combattit Israël à Refidim» (Chemot 17, 8). Le terme "Refidim" désigne "l'affaiblissemnt des mains", la négligence de l'étude par les enfants d'Israël. Lorsque les Juifs s'affaiblissent dans la Torah, alors que le but de leur étude est de réaliser et d'accomplir, Amalek survient et refroidit leur ardeur, «il combattit Israël». Israël est composé des initiales de "Yech Chichim Ribo Otiyot LaTorah", il y a six cent mille lettres dans la Torah. Car chaque Juif possède sa propre lettre dans la Torah. C'est la raison pour laquelle tous les Juifs ont coutume d'écrire une lettre dans le Sefer Torah. Mais, Amalek introduit la froideur dans la sainteté de la Torah. La solution à cette situaton est l'ordre que donna Moché à Yochoua, «choisis pour nous des hommes» (Chemot 17, 9), des hommes de Moché. Car, «dans chaque génération, il existe une extension de Moché». A chaque époque, il y a des têtes du peuple juif. «Et va, combat Amalek», le verbe, au singulier, s'adresse à chacun en particulier. Car la Torah est éternelle, identique en toute génération, en tout temps et en tout lieu.
14 Adar II
POURIM
. Dans la Meguila, on lit: - (8, 11): "Laharog Ouleabed Velaharog Ouleabed", "tuer et détruire - et tuer et détruire". - (9, 2): "Veich Lo Amad Bifneïhem. Veich Lo Amad Lifneïhem", "et nul se tint face à eux - et nul ne se tint devant eux". (La tradition retient, en effet, ces deux versions et toutes deux étaient lues dans la synagogue du 'Hatam Sofer, qui alla même jusqu'à les écrire dans sa Meguila.) . En disant "Haigueret Hazot", "cette missive", "Igueret Hapourim Hazot Hachenit", "cette seconde missive de Pourim", on secoue la Meguila. . Dans le texte de Chochanat Yaacov (Sidour p.340), "Brou'him Kol Hatsaddikim", "bénis soient tous les Justes" (et ce bien qu'il semble que ce texte ait été modifié à cause de la censure. Ce point doit cependant être approfondi). . Chehe'hyanou est dit également le jour (conformément à la décision hala'hique prise par le Tséma'h Tsédek).
. Dans la Meguila qu'écrivit mon grand-père (le Rabbi Maharach), le nom des dix fils de Haman n'était pas écrit sur une seule page. De même toutes les pages ne commençaient pas par le mot "Hamele'h", le roi. . Dans Torah Or, dans le commentaire introduit par "Vehine Be'hinat Levouch", il faut lire: «...............HEBREU ...........ceci est le niveau de "Panaï", Ma face, et celle-ci se cache car elle découle de Atik, de Stima De'hol Stimin, la partie la plus cachée». . Il existe une autre version: ...........HEBREU..........En fait, "ce jour-là" fait allusion à Bina, la "Mère supérieure", qui réside dans Bria, dans le Trône céleste. Ainsi, Mal'hout d'Atsilout est la source de Bria. Elle est séparée, plus haute que Bria et ne peut s'y dévoiler. Même par rapport à "ce jour-là", elle est cachée et voilée. Quant aux mots "Je voilerai Ma face", ils font allusion à Mal'hout d'Atsilout car elle reçoit de toutes les dix Sefirot. De Mal'hout de Keter d'Atsilout découle Keter Mal'hout et de Mal'hout incluse dans 'Ho'hma, découle 'Ho'hma incluse dans Mal'hout.
15 Adar II
CHOUCHAN POURIM
Mon grand-père (le Rabbi Maharach) expliqua que l'Admour Haemtsahi écrivit des discours 'hassidiques et un livre en particulier pour chaque catégorie de 'Hassidim possèdant de profondes connaissances de 'Hassidout ou s'attachant au service de D.ieu par ses sentiments. Par contre, Chaar Hayi'houd et Chaareï Orah ont une portée générale et furent écrits pour l'ensemble des 'Hassidim. Chaar Hayi'houd est la clé de l'étude de la 'Hassidout. Chaareï Orah est l'Alef Beith de la 'Hassidout.
16 Adar II
Voici le service de D.ieu attendu d'un commerçant. Il doit éveiller en lui la foi et la confiance totale en Celui Qui nourrit chacun et lui fournira ses ressources dans la largesse. Il doit éprouver une joie et un enthousiasme véritables, comme si sa subsistance était d'ores et déjà acquise.
17 Adar II
En disant les mots "Kol Mayanaï", dans la récitation des Tehilim de ce jour (87, 7), on ponctue le Kaf d'un Kamats. Dans le Birkat Hamazon (bénédiction après le repas), on ponctue le Kaf d'un 'Holam.
18 Adar II
Mon grand-père (le Rabbi Maharach) écrit, dans l'un de ses discours 'hassidiques: «Il faut étudier, chaque jour, la Loi Ecrite avec le commentaire de Rachi, qui offre une sélection des interprétations de nos Sages. De plus, chacun doit étudier au moins un traité talmudique par an.»
19 Adar II
Rabbi Moché Maïzlich raconta: «Le Rabbi (l'Admour Hazaken) nous a enseigné que l'Alef de la 'Hassidout consiste à faire usage de sa nature et de ses sentiments pour le service de D.ieu. Au début de celui-ci, il faut employer les traits de caractère naturels que l'intellect applique aux sentiments. (Il est à noter que ce jour est le début de la période des neuf mois de gestation conduisant au 19 Kislev.)
20 Adar II
PARCHAT PARA
. Haftara: Vayehi Dvar Hachem... Dibarti Veassiti . On dit Av Hara'hamim
L'Admour Hazaken raconta: «Parmi les explications que mon maître, le Maguid, me donna, lors d'une entrevue qu'il m'accorda, l'une concernait le verset (Vaykra 6,6) "tu allumeras un feu perpétuel sur l'Autel. Tu ne l'éteindras pas". Le Maguid enseigna: «Bien qu'un feu descendait spontanément du ciel (pour consumer les sacrifices), il était une Mitsva pour l'homme d'y ajouter un feu "ordinaire". Car le réveil d'en bas que constitue l'action de l'homme suscite celui d'en haut. En effet, "l'esprit attire l'esprit (qui lui répond) et dévoile un esprit (encore plus élevé)": l'esprit d'en bas attire l'esprit d'en haut et dévoile un esprit émanant d'un niveau particulièrement élevé. Allumer le feu sur l'Autel est un Commandement positif. L'Autel est "un homme qui offrira d'entre vous". Offrir un sacrifice n'est, en soi, pas suffisant. On doit, en outre, allumer un feu qui consumera le sacrifice "d'entre vous". Ce feu-là, "tu ne l'éteindras pas": il éteint le "non".» Mon maître me répéta cet enseignement dix fois avant de le graver dans les dix forces de mon âme. Puis, il me dit: «Toi, mon disciple, tu as besoin de ce feu perpétuel. Car il t'incombe d'éteindre un grand "non" (celui des opposants à la 'Hassidout). Tu éteindras ce "non" et D.ieu, béni soit-Il, transformera le "non" en "oui".»
21 Adar II
Concluant l'histoire précédente (du 20 Adar Cheni), le Tséma'h Tsédek dit: «Mon grand-père, l'Admour Hazaken, est le Moché Rabbénou de la 'Hassidout 'Habad. Nos Sages disent que la Torah fut personnellement donnée à Moché mais il fit marque de générosité (et Moché la partagea avec tout Israël). Le "feu perpétuel" de D.ieu que contiennent les enseignements de la 'Hassidout 'Habad fut transmis à mon grand-père par le Maguid. Mais, il adopta une attitude généreuse et la transmit à quiconque souhaite se consacrer à l'étude de la 'Hassidout. Je suis certain que celui qui l'enseigne à quelqu'un d'autre et suscite en lui le feu perpétuel de D.ieu recevra une grande récompense. Le mérite qui lui incombera ne s'éteindra jamais.»
22 Adar II
La bénédiction des Cohanim (Sidour p.268) met en évidence les Attributs divins de l'intellect. Les mains levées confèrent l'élévation aux attributs de l'émotion. La bénédiction est accordée aux Juifs qui sont fils de Roi. Elle évoque ainsi l'Attribut de la Royauté divine, celui de Mal'hout. On retrouve donc le schéma complet des dix Sefirot. (La bénédiction des Cohanim fait l'objet du passage de 'Houmach étudié ce jour.)
23 Adar II
Mon père (le Rabbi Rachab) dit à un Rav qui s'efforçait de servir D.ieu par sa prière et étudiait avec ardeur: «Un Rav doit se rappeler à chaque instant, à chaque seconde qu'il se trouve en permanence à la limite entre ceux qui confèrent du mérite à la communauté et ceux qui la conduisent à la transgression, ce qu'à D.ieu ne plaise. Il est à la frontière entre la plus haute élévation et la chute la plus vertigineuse. Chaque chose doit le toucher jusqu'au plus profond de son âme, car l'enjeu est, à proprement parler, sa propre existence.»
24 Adar II
En disant "Ana Bekoa'h" (Sidour p.22), il faut voir ou se représenter par la pensée les noms formés par les initiales (des mots) mais ne pas les prononcer. (Ceci est également vrai pour le "Ana Bekoa'h" récité dans le Chema Israël du coucher, lors de la réception du Chabbat ou dans la lecture du compte de l'Omer.)
25 Adar II
Le 'Hassid, Rabbi Morde'haï de Horodok, raconta: «La première métaphore que nous entendîmes de l'Admour Hazaken, lorsque nous arrivâmes à Lyozna, était: "Ce qui est interdit est interdit et ce qui est permis est inutile". Nous avons investi nos efforts en ce sens pendant trois ou quatre ans, jusqu'à intégrer ce principe dans les différents aspects de notre vie. C'est ensuite seulement que nous fûmes reçus par le Rabbi pour lui demander de quelle manière servir D.ieu.» (C'est à cette date que naquit, en 5661 (1901), la Rabbanit 'Haya Mouchka, fille de Rabbi Yossef Its'hak, le précédent Rabbi, et épouse du Rabbi Chlita.)
26 Adar II
Tout ce qui est sacré pour le peuple du D.ieu d'Avraham, ce qui est fondamental pour la Maison d'Israël, donner naissance à une génération droite et la former, manger cachère, respecter la pureté et la sainteté du Chabbat, fut donné, par notre D.ieu, puissant et redoutable, aux femmes juives afin qu'elles gardent ces principes et les respectent. A la femme qui s'acquitte de son devoir et remplit son rôle dans la vie familiale, assume la conduite de la maison et une éducation conforme à la Torah, s'appliquent les termes du verset (Michlée 14,1) «la sagesse de la femme bâtit sa maison».
27 Adar II
PARCHAT HA'HODECH
. On bénit le Roch 'Hodech Nissan . On lit tous les Tehilim, le matin . Jour de Farbrenguen . Haftara: Ko Amar... Olat Tamid
Voici un extrait d'un discours de mon père (le Rabbi Rachab): «La faute des fils d'Aharon fut la suivante: "en s'approchant de D.ieu, ils moururent". Ils connurent l'élévation sans réintégrer le monde. Car, pour se présenter devant D.ieu, il faut, au préalable, se purifier, être pur et clair. La proximité qui découle de cette démarche doit affecter l'action concrète. Car, plus on est haut, plus on est susceptible de descendre bas. S'élever sans réintégrer le monde conduit à la mort. C'est à ce propos que fut donnée à Moché l'Injonction divine (Vaykra 16,2) de parler à Aharon. Aharon est l'anagramme de Niré, visible. Parmi les forces de l'âme, ce terme correspond donc à l'intellect. Ainsi, Moché indiqua que, pour s'approcher du domaine sacré, "de l'intérieur de la tenture de l'Arche Sainte", expression qui désigne le stade précédant, le Tsimtsoum, on doit savoir qu'au dessus du Aron (l'Arche Sainte), constitué des mêmes lettres que Niré, terme qui désigne l'intellect, se trouve un couvercle dont le but est de voiler. C'est là le sens de l'expression "la face cachée du couvercle'". En conséquence, "il ne mourra pas", on ne se contentera pas de la seule élévation sans réintégrer ensuite le monde. Car "c'est dans une nuée que J'apparaîtrai sur le couvercle de l'Arche Sainte". Le but du premier Tsimtsoum est bien la révélation. L'expression introduisant ce passage est "il n'entrera pas", qui fait allusion à la soumission totale. Il faut appliquer ce que demande la 'Hassidout et non ce que dicte la logique. Ainsi, "Il s'approchera du domaine sacré".»
28 Adar II
. Nous disons le "Hara'haman" lors d'une circoncision (Sidour p.95).
(Extrait d'une explication donnée lors d'un repas suivant une circoncision:) «Lors de la circoncision, nous disons: "tout comme il est entré dans l'alliance, il entrera dans la Torah, sous le dais nuptial et dans les bonnes actions" (Sidour p.141). Notre coutume consiste à donner, en ce jour, une avance sur les frais de scolarité de l'enfant. (Le Rabbi donna ensuite une certaine somme et dit:) "Ceci est pour la Yechiva".»
29 Adar II
Dans un Farbrenguen, mon père (le Rabbi Rachab) dit: «D.ieu créa le monde et toutes les créatures matérielles à partir du néant. Les Juifs, par contre, doivent transformer la matière en néant, en faire du spirituel. Transmuter la matière en esprit, faire qu'elle soit un réceptacle pour la Divinité est une obligation qui incombe à tous. Chacun en particulier y est astreint.» (Il est à noter que ce jour est la veille de Roch 'Hodech Nissan, date à laquelle selon un avis, le monde fut créé. Voir sur ce même sujet le 27 Tévet et le 27 Elloul.)
30 Adar II
ROCH 'HODECH
. Pendant tout le mois, on ne dit pas le Ta'hanoun . Après avoir récité le Nassi (Sidour p.368), on dit le "Yehi Ratson" (Sidour p.368) qui est imprimé dans le Sidour Torah Or. . Les Léviim et les Cohanim disent également le Nassi.
Mon père (le Rabbi Rachab) demanda à son beau-frère, Rabbi Moché Horenstein, qui était un Cohen, de dire le "Yehi Ratson" suivant le Nassi. Il lui expliqua qu'un Cohen ou un Lévi doivent également le dire car du fait de la gestation d'une âme à l'intérieur d'une autre. (Le Nassi décrit le sacrifice des douze chefs de tribu pendant les douze jours d'inauguration du Sanctuaire. Le Cohen et le Lévi savent qu'ils appartiennent à la tribu de Lévi. Néanmoins, le principe de la gestation des âmes a pour conséquence qu'ils peuvent aussi être liés à d'autres tribus.)
Le Hayom Yom du jour dans Koulam
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