Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6529
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6529, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tichri 5719,
Brooklyn, New York,
A l’homme distingué, aux multiples connaissances, versé
dans les sciences, qui craint Dieu, le Rav Eliézer Aryé
Ha Lévi, qui est appelé docteur Finkelstein(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 17 Elloul et les livres que vous avez bien voulu m’envoyer pour ma bibliothèque. Je vous en remercie et j’ai bon espoir qu’à l’avenir, vous continuerez, de temps à autre, à m’adresser les livres qui seront publiés. Vous voudrez bien excuser le retard apporté à ma réponse, qui a été causé par les jours chargés qui se sont écoulés entre temps. Certains s’étonnent de l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ Rabbi honorait les riches ”. Pour ma part, je la comprends très bien, d’après une idée fondamentale de la pensée du Baal Chem Tov, qui est la suivante. Tout événement du monde, même le plus insignifiant est un effet de la divine Providence. A fortiori en est-il ainsi si cet événement a une portée globale et s’il concerne de nombreuses personnes.
Les riches sont des personnes auxquelles la divine Providence a accordé les moyens de multiplier les accomplissements dans le monde du Saint béni soit-Il. A n’en pas douter, ils possèdent donc les forces morales qui leur permettent d’assumer cette mission, bien plus déterminante que celle de l’homme moyen et, combien plus, de celle du pauvre. Notre saint maître(2) vécut durant une époque transitoire dans l’histoire du peuple d’Israël, lequel passait d’une vie relativement tranquille à la période des persécutions et des poursuites. Il devait donc mobiliser toutes les forces afin que le peuple d’Israël surmonte cette épreuve, qu’il en sorte intègre et renforcé. De ce fait, il lui incombait d’observer chacun et de faire en sorte que toutes les capacités soient utilisées. En conséquence, il marqua de la déférence envers ceux qui avaient reçu de Dieu des possibilités supplémentaires, lesquelles devaient, bien sûr, être mises au service de toutes les valeurs d’Israël, au même titre que toutes les autres actions de notre saint maître. Toutefois, conformément à la règle du monde, chacun reçoit le libre-arbitre et Dieu le met à l’épreuve afin de vérifier s’il Le craint, s’il respecte Ses Mitsvot et écoute Sa Voix. Là encore, le libre choix est accordé à chaque homme riche, ainsi qu’il est dit : “ Vois, J’ai placé devant toi, en ce jour, la vie et le bien…(3) ”, afin que l’on puisse mettre en pratique la fin de ce verset : “ Et, tu choisiras la vie ” ou bien le contraire de celle-ci, ce qu’à Dieu ne plaise.
Il est clair que ce qui est vrai pour ceux qui sont riches d’or et d’argent
l’est a fortiori pour ceux qui sont riches par leur force d’influencer les autres, leur entourage proche ou éloigné. Bien entendu, le monde a un Dirigeant et rien n’y est inutile. La richesse doit, de ce fait, être utilisée d’une manière active et positive. Car, il n’est nullement suffisant de ne pas s’en servir de la manière opposée. En effet, une utilisation imparfaite est également un désordre introduit dans la création, dont toutes les parties doivent concourir résolument à la finalité ultime et unique. Il est inutile de préciser que je fais allusion à la mission véritable de notre peuple, le peuple du Dieu d’Avraham, globale et spécifique à la fois, qui est une vie basée sur notre Torah, Torah de vie, Torah intègre sans compromis, dont la grandeur est de conduire à l’action, c’est-à-dire à la pratique effective des Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”, dans l’existence quotidienne.
Vous voudrez bien m’excuser d’aborder une idée aussi fondamentale dès ma première lettre. Vous pourriez, certes, en concevoir de l’étonnement. Ai-je vraiment l’espoir que ces quelques lignes auront l’effet escompté ? En fait, on peut apporter plusieurs réponses à cette question. Tout d’abord, nous vivons en une époque où se déroulent de nombreux événements qui, il y a quelques temps, auraient paru inconcevables. Quiconque médite, même sommairement, observera, à chaque pas, ce qui transcende la raison. Nos Sages avaient bien raison de dire qu’il ne faut pas croire que certaines choses ne peuvent pas arriver. Second point, en lequel on a, dans la ‘Hassidout, une foi profonde, chaque Juif est défini par le verset comme “ la source des jardins, un puits d’eaux vivres ”. Sa nature et ses traits de caractère font que, quand on s’adresse à lui, quand on lui présente largement la Torah et les Mitsvot, il n’est nul besoin d’en dire plus car, au fond de lui, il accepte tout cela d’emblée. Il faut simplement ôter ce qui peut faire obstacle, d’une quelconque façon et, dès lors apparaît “ la source des jardins, un puits d’eaux vives ”, qui s’écoule de lui-même. Selon l’expression du Zohar, il peut en être ainsi, “ en un moment et en un instant ”.
Une autre idée est essentielle également. La divine Providence vous a accordé un pouvoir d’influence, que vous exercez sur de nombreuses personnes, dont certaines sont elles-mêmes des dirigeants, influents dans certains milieux. Si ces quelques lignes sont à l’origine d’un changement effectif, celui-ci se diffusera et s’intensifiera, par l’intermédiaire de ces hommes qui bénéficient de votre influence. J’ai quelque peu développé ces notions, dans ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de Roch Hachana(4), dont je vous joins une copie. J’espère que celle-ci vous intéressera. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, les lettres n°6958 et 7020. (2) Rabbi Yehouda le prince, codificateur de la Michna, celui qui “ honorait les riches ”. (3) De même que le contraire de cela. (4) Il s’agit de la lettre n°6499.
Lettre n°6530
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6530, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chnéor Zalman(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu une demande de bénédiction pour un jeune garçon et j’ai été satisfait d’apprendre que tout s’est achevé dans la paix et le bien. Puisse Dieu faire que celui-ci recouvre totalement la santé. Ses parents l’élèveront, avec leurs autres enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, illuminées et pénétrées de clarté et de chaleur ‘hassidiques.
Plusieurs textes, commentant le verset : “ Voici la Torah de l’homme ” établissent une comparaison et une similitude entre la Torah et l’homme juif. En outre, nos Sages disent que les deux cent quarante huit membres du corps de l’homme correspondent aux deux cent quarante huit Injonctions et ses trois cent soixante cinq nerfs, aux trois cent soixante cinq Interdits. En conséquence, il est bien évident
qu’un ajout à la vitalité profonde et essentielle du corps est le meilleur traitement, le moyen le plus simple de raffermir et d’asseoir la santé physique. Il en est de même pour la santé de l’âme. Un ajout à sa vitalité profonde et essentielle renforce sa santé. Car, la santé de l’âme dépend de la Torah et de tout ce qui la concerne. Elle dépend, en l’occurrence, de l’enseignement profond de la Torah, de la dimension profonde des Mitsvot. Le moyen d’obtenir tout cela est donc l’étude de cette partie profonde de la Torah, car la santé du corps juif est conditionnée par celle de l’âme, qui est une “ parcelle de Divinité véritable ”(2).
En effet, le corps juif est également saint et le chapitre 49 du Tanya souligne qu’il a été dit, précisément à propos de ce corps grossier, “ Tu nous as choisis ”(3). Or, ce choix émane de l’Essence de Dieu, comme l’établissent différents textes. Un ajout à l’étude de la partie profonde de la Torah qui, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, l’adoption de ses usages et de ses pratiques puisque l’acte, et non la théorie, est essentiel, sont le droit chemin le plus favorable qui permet d’obtenir la santé du corps. Quand il s’agit d’enfants de son âge, l’obligation en incombe aux parents, chacun selon ce qu’il peut accomplir. C’est bien évident. Puisse Dieu faire, puisque vous m’avez transmis cette requête et cette information, que vous me donniez également, à l’avenir, de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez ces bonnes nouvelles.
Notes
(1) Le Rav C.Z. Duchman, de Brooklyn. Voir, à ce sujet, la lettre n°3260. (2) Selon les termes du second chapitre du Tanya. (3) L’élection d’Israël porte sur le corps juif et non sur l’âme qui est, en tout état de cause, une “ parcelle de Divinité véritable ”.
Lettre n°6531
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6531, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites, à la fin de votre lettre, que vous n’avez encore trouvé aucun moyen de gagner votre vie. Vous m’excuserez de vous dire que votre formulation n’est pas celle qui aurait convenu(1). En effet, il est bien clair, et l’on récite une bénédiction mentionnant le Nom et la royauté de Dieu en le disant, que “ l’Eternel notre Dieu, Roi du monde, nourrit le monde entier, par Sa bonté, Sa grâce, Son bienfait, Sa miséricorde ”. Certes, le principe de la bénédiction suivant le repas est instauré par la Torah, mais non sa formulation. Pourtant, il est dit que “ les paroles des Sages Me sont agréables ” ou bien “ sont plus impératives ”. En outre, la première bénédiction de ce texte a été instaurée par Moché, notre maître, le premier qui reçut la Torah, le berger fidèle de tous les enfants d’Israël, en toutes les générations, “ jusqu’à la mer ”(2), verset duquel il est dit : “ Ne lis pas Ha Yam, la mer, mais Ha Yom, ce jour ”, c’est-à-dire “ le dernier jour ”, selon le Sifri, expliquant ce verset.
Toutefois, j’accorde des circonstances atténuantes à l’expression que vous employez, parce que notre père Yaakov lui-même éleva les yeux vers les montagnes et dit : “ D’où viendra mon aide ? ”. Mais, bien entendu, cela ne suffit pas, car un récit concernant notre père Yaakov a pour but de délivrer un enseignement à ceux qui viennent après lui, de sorte que, si quelqu’un se pose la question, il doit savoir que notre père Yaakov a déjà préparé la réponse : “ Mon aide viendra de Dieu ”. Puisse Dieu faire que, très prochainement, la bénédiction de Dieu se dévoile selon la formulation précédemment citée, d’une manière concrète. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Vous ne mentionnez pas votre étude de la ‘Hassidout. J’espère que vous disposez d’un temps fixé pour cela. Tout au moins le fixerez-vous à l’avenir, conformément à l’Injonction bien connue selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté, conformément à la discussion que nous avons eue, lors de notre rencontre.
Notes
(1) Semblant exprimer un manque de confiance en Dieu. (2) Selon les mots qui figurent à la conclusion de la Torah.
Lettre n°6532
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6532, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association de bienfaisance,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre bilan de l’année 5718(1). Je suis un peu surpris de constater que, selon celui-ci, vous n’avez accordé, au cours de cette année, que cinquante cinq prêts. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ Il n’y aura plus de pauvres en ton sein ”. Mais, si toutefois la réalisation de cette promesse était retardée, ce qu’à Dieu ne plaise, comme l’indique la suite de ces versets, s’il y a effectivement des pauvres, que Dieu vous accorde les moyens de multiplier vos actes de bienfaisance. Nos Sages disent, en effet, que les bonnes actions sont plus importantes que la Tsédaka(2), bien que cette dernière soit considérée comme l’ensemble des Mitsvot.
De fait, cette année est la septième, celle de la Chemitta(3). Tout cela est donc encore plus important, car les versets ajoutent alors une Injonction spécifique : “ Prends garde que…(4) Tu lui donneras…(5) ”. Avec ma bénédiction de réussite en cette action qui sera menée, comme le demande notre Torah, dans la joie et l’enthousiasme,
N. B. : Selon mon habitude, sans en faire le vœu, je vous joins un chèque, qui est ma participation symbolique pour l’année qui vient.
Notes
(1) 1957-1958. (2) Car la Tsédaka est donnée uniquement aux pauvres, alors qu’un riche peut également avoir besoin d’un prêt. (3) Qui a pour effet d’effacer les dettes. (4) D’éprouver une idée impie en ton cœur et de dire : la septième année s’approche. (5) Ce prêt sans se tenir un tel raisonnement.
Lettre n°6533
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6533, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je me suis rendu, en ce jour(1), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et c’est alors que j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, avec ce qui y était joint. Vous consulterez, à ce propos, le Yerouchalmi, au traité Bera’hot, fin du chapitre 8, qui dit : “ S’il t’a béni ”, de même que la réponse figurant dans la seconde citation. En effet, on peut s’interroger sur ce qui est rapporté par ce texte. Pourquoi dire : “ une réponse t’a déjà été donnée deux fois ” plutôt que de préciser quelle était cette réponse ? On aurait pu avancer qu’un homme est limité par ce qu’il voit de ses yeux et par ce qu’il entend de ses oreilles. Pour autant, une bénédiction peut aussi être celle de Bilaam(2), selon le traité Sanhédrin 105b. C’est pour cela que l’on en transmet l’autorité au ciel. Et, l’on ne peut pas se demander pourquoi l’on répond Amen à une telle bénédiction. En effet, le terme Amen fait suite à une parole qui est prononcée, alors que “ une réponse t’a déjà été donnée ” se rapporte à l’intention, comme l’indique la lettre. Certes, le texte ne précise pas pourquoi, quand il rencontra quelqu’un d’autre et le maudit, celui-ci lui répondit également : “ une réponse t’a déjà été donnée ”. En effet, il est clair qu’il n’y a pas lieu d’interpréter les propos d’un idolâtre, comme le rapporte le traité Moéd Katan 9b. A cette référence, vous consulterez également le Maharcha, de même que le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, à la Parchat Be’houkotaï, page 48b. On peut, en outre, expliquer qu’il n’est pas bon de punir le Juste, qui qu’il soit. Malgré tout cela, ce passage n’est pas encore parfaitement clair.
On pourrait considérer que la réponse de laquelle il s’agit ici avait pour but d’aiguiser l’esprit des élèves, mais cela est également difficile à accepter. Il me semble donc qu’il faut avancer l’interprétation suivante, comme je l’ai expliqué au cours de la réunion ‘hassidique de ce Chabbat Béréchit, qui bénissait le mois(3). La bénédiction accordée par un homme, qui qu’il soit, est nécessairement limitée. Elle ne l’est plus, en revanche, quand on dit : “ Une réponse t’a déjà été donnée ”. En pareil cas, cette bénédiction émane directement de la Source(4). Il en est de même à l’inverse, quand il s’agit de réaliser pleinement : “ Tu détruiras le mal ”. Mais, l’on peut encore s’interroger à propos de tout cela. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Veille de Roch ‘Hodech et “ petit Yom Kippour ”. (2) Dite avec une mauvaise intention. (3) De ‘Hechvan. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez, à ce sujet, le discours ‘hassidique intitulé : ‘Rabbi Yochoua fils de Lévi enseigne : chaque Cohen qui donne une bénédiction’, dans le Séfer Ha Maamarim 5629, qui vient de paraître ”.
Lettre n°6534
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6534, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de la veille du Chabbat. Vous me dites que, pendant les courtes journées d’hiver, du fait de votre travail, vous n’arrivez pas toujours à étudier le passage quotidien du ‘Houmach et du ‘Hok Le Israël pendant la journée(1). Vous me demandez si vous pouvez le faire pendant la nuit(2). Je n’ai pas reçu d’instruction précise, à ce sujet. S’agissant des Tehilim, il me semble que, si on les connaît par cœur, on doit les lire à partir du milieu de la nuit(3) ou bien avant la tombée de la nuit, mais non entre la tombée de la nuit et son milieu(4).
Pour ce qui est du ‘Houmach et du ‘Hok Le Israël, vous pouvez les étudier non pas en une seule fois, mais en plusieurs, tout au long de la journée. Bien entendu, cette étude peut avoir lieu dans votre magasin. Si, là encore, vous n’en avez pas le temps, vous pourrez l’étudier(5) avec le commentaire de chaque verset. Quand on ne peut pas faire autrement, on peut, en effet, considérer que cette étude appartient à la Loi orale, d’autant qu’à notre époque, plusieurs avis adoptent une position plus conciliante et permettent l’étude de la Loi écrite pendant la nuit. Pour autant, différents ouvrages l’interdisent effectivement.
Notes
(1) C’est-à-dire pendant qu’il fait encore jour. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1502. (3) C’est-à-dire pendant la seconde moitié de la nuit. (4) Pendant la première moitié de la nuit. (5) Pendant la nuit.
Lettre n°6535
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6535, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
premier jour de Roch ‘Hodech
Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me parlez de votre sœur, qui est mariée depuis plusieurs années, mais n’a toujours pas d’enfants. Je suis surpris que vous ne me précisiez pas si vous avez consulté un médecin spécialiste. Si c’est le cas, vous le consulterez, au moins maintenant. Comme le disent nos Sages, commentant le verset : “ guérir, il guérira ”, “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”(1). Chez un Juif, le matériel et le spirituel vont de pair. Tous constituent “ une nation unique sur la terre ” et, selon les termes de l’Admour Hazaken, dans son Iguéret Ha Kodech, au chapitre 9, les préoccupations terrestres ne les séparent de l’Unité véritable. Elle(2) doit donc renforcer son engagement à la Torah et aux Mitsvot, raffermir sa confiance en Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige et accorde, pour tout cela, Sa Providence à chacun.
Il serait bon, en pareille situation, de vérifier si leur union n’a pas eu pour effet d’humilier un Juif ou une Juive(3), à qui il faudrait présenter des excuses, en sa présence ou non. De même, on vérifiera les Tefillin de son mari et les Mezouzot de leur maison, afin de s’assurer qu’elles sont toutes cachères. Elle-même respectera la coutume des femmes juives, qui consiste à prélever de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Vous m’interrogez sur le Daat Zekénim, au début de Béréchit, selon lequel le monde est resté ouvert, au nord. C’est effectivement ce que disent, en particulier, le traité Baba Batra 25b, le Pirkeï de Rabbi Eliézer, au chapitre 3, le Zohar ‘Hadach sur Chir Hachirim et le début de la Boraïta de Chmouel. L’explication, selon l’astronomie, figure, entre autres, dans le Séfer Torat Ha Ola, du Ramah, tome 2 et dans le commentaire du Chevileï Ha Meorot, sur cette Boraïta.
Notes
(1) Tel est le sens de la répétition figurant dans le verset. (2) Celle pour qui la bénédiction est sollicitée. (3) Auquel l’un ou l’autre aurait, au préalable, promis le mariage.
Lettre n°6536
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6536, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
premier jour de Roch ‘Hodech
Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 24 Tichri, dans laquelle vous me communiquez votre emploi du temps. Puisse Dieu faire que vous emplissiez et que vous pénétriez ce programme d’amour et de crainte de Dieu. En effet, tout ce qui y figure peut être exécuté du côté droit(1), selon l’expression du traité Chabbat 63a(2). Pour cela, l’amour doit passer avant la crainte de Dieu. Selon les termes de la Michna, “ sa crainte passera avant sa sagesse ”. Et, il en est de même également pour l’amour, comme le disent nos Sages, au début du traité Bera’hot, justifiant que le premier paragraphe du Chema Israël soit lu avant le second. Vous consulterez également le début du chapitre 4 du Tanya.
L’amour est à l’origine des deux cent quarante huit Injonctions et la crainte, des trois cent soixante cinq Interdits. Le moyen d’acquérir l’amour et la crainte est exposé dans les lois des fondements de la Torah, du Rambam, au début du second chapitre. Mais, à notre époque, tout cela peut être étudié dans la ‘Hassidout. Il me semble que nous en avions parlé quand vous étiez ici. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en tout cela, que vous ayez, avant tout, conscience de vous trouver dans un pays que tous, y compris les autres nations, appellent la “ Terre Sainte ”. Il en résulte, pour chacun, la nécessité d’accéder à une sainteté accrue, ainsi qu’il est dit : “ Vous serez saints, car Je suis saint ”. Or, rien ne résiste à la volonté(3). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) De manière positive. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez, à cette référence, le commentaire de Rachi à propos de ceux qui se trouvent du côté gauche, de même que son commentaire sur le traité Yoma 72b ”. (3) Et, chacun peut donc y parvenir.
Lettre n°6537
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6537, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mar ’Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Tichri, dans laquelle vous me décrivez la situation de l’école et, en particulier, la question de la séparation(1), que vous êtes le seul à prôner, ce qui est au-dessus de vos forces. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que cette opinion est également celle de l’Unique du monde. Conformément au dicton bien connu(2) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, il faut “ vivre avec le temps ”, c’est-à-dire avec la Paracha, comme l’expliquent le Kountrass Bikour Chicago et le fascicule n°46(3).
Or, la Paracha de cette semaine montre que “ les actions des pères sont des signes pour les enfants ”. Il y est dit, en effet, que : “ toute la terre avait une seule langue et les mêmes paroles ”, comme le souligne Rachi, au point de susciter la suspicion céleste : “ Et, maintenant, on ne les laissera pas faire ”. Au final, “ Avraham fut unique ” et il hérita de toute la terre. Comme le souligne un dicton de nos maîtres, il est certain qu’un effort n’est jamais vain. Puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi au plus vite, avec une occultation et une obscurité minimales. Grand est le mérite de celui qui accomplit tout cela un mois, une semaine, un jour plus tôt. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Des garçons et des filles, dans les classes. Voir, à ce sujet, les lettres n°6177, 6596, 6929 et 6945. (2) Voir, à ce propos les lettres n°5476* et 6543. (3) L’un et l’autre du précédent Rabbi.
Lettre n°6538
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6538, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
A Myriam(1), puissiez-vous avoir longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Tichri, dans laquelle vous m’interrogez sur l’obligation d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes, avant le mariage(2). De façon générale, il existe, en la matière, différentes coutumes. Dans certaines communautés, les petites filles, depuis leur plus jeune âge, c’est-à-dire plusieurs années avant leur Bat Mitsva, allument les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes, alors que, dans d’autres communautés, elles le font uniquement après le mariage. Dans la famille du Rabbi, en particulier, l’usage veut que l’on commence très tôt à allumer ces bougies(3).
En tout état de cause, pour ce qui vous concerne, vous êtes déjà Bat Mitsva et vous avez donc la possibilité de mettre en pratique l’immense Mitsva qui consiste à allumer les bougies du Chabbat et des fêtes, en récitant une bénédiction à cette occasion. Il est donc judicieux que vous vous y engagiez, sans en faire le vœu. Les Midrashim de nos Sages en précisent la récompense. Au sens le plus simple, l’allumage des bougies illumine “ la bougie de Dieu (qui) est l’âme de l’homme ”, l’âme sainte que possèdent chaque Juif et chaque Juive. C’est ainsi que l’on peut révéler une dimension supplémentaire en tous ce qui concerne les Mitsvot de Dieu. L’ajout se marque alors également dans les domaines matériels.
J’espère que vous vous consacrez à la diffusion du Judaïsme, par exemple par l’organisation d’après-midi récréatives pendant le Chabbat. Entre ces fêtes(4), vous vous efforcez sûrement d’influencer votre entourage, de rapprocher les cœurs de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en mettant en pratique Ses Mitsvot. Et, Dieu vous accordera la réussite. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) M. Schechter, de Winnipeg. (2) A ce sujet, voir également la lettre n°6849. (3) Cette lettre fut rédigée avant que le Rabbi ne fasse de l’allumage des bougies du Chabbat et des fêtes une campagne mondiale s’adressant à toutes les petites filles. (4) D’un Chabbat à l’autre.
Lettre n°6539
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6539, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat Béréchit. De fait, les ‘Hassidim, quand ils relatent les usages de leurs ancêtres, en Russie, disent que l’on annonçait : “ Et, Yaakov avance sur son chemin ”(2), non seulement à l’issue de Sim’hat Torah, mais aussi à la fin du Chabbat Béréchit. C’est alors une période nouvelle qui commence, dans l’activité des hommes, permettant, en particulier, de mener à bien la mission essentielle et profonde que l’on a reçue, c’est-à-dire, comme le disent nos Sages dans la Michna, celle de “ servir mon Créateur ” et de bâtir pour Lui une demeure ici-bas. Comme l’explique Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 14, cette mission reçoit une élévation, chaque année et, selon sa propre expression, “ se révèle une haute Lumière qui n’a encore jamais éclairé, pour la terre et pour ceux qui y résident comme pour tous les mondes, supérieurs et inférieurs ”. Il appartient donc aux créatures inférieures de mettre en évidence cette lumière cachée, par leurs accomplissements et par leur action.
Vous me faites part du choix qui se présente à vous, puisque vous pouvez soit enseigner à Beer Sheva, soit demeurer là où vous avez toujours été, parmi les jeunes. Vous avez opté pour cette dernière possibilité. Je suis du même avis, comme je vous l’ai déjà écrit. L’action menée auprès des jeunes influence la manière dont ils bâtiront leur foyer par la suite. Toute modification de leur comportement se marquera donc également dans ce foyer, le moment venu, car les jeunes ont l’avenir devant eux. Pour autant, il serait bon de rechercher et de trouver un moyen d’agir également à Beer Sheva. Car, tout est effet de la divine Providence et, quand un Juif a connaissance d’un endroit où il peut exercer son influence, il doit voir en cela la preuve que cette tache lui incombe. Bien plus, vous dites que l’on vous a demandé cette intervention. La relation avec vous est donc si forte qu’une autre personne, possédant également le libre-arbitre, en a pris conscience.
En effet, la ‘Hassidout explique(3) que le libre-arbitre est réservé aux Juifs, possédant une âme qui est une parcelle de Divinité véritable. Celle-ci est le lieu d’un choix véritablement libre, puisque Dieu possède l’Existence intrinsèque, aucune cause ne Lui étant antérieur, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est l’Existence première et c’est pour cela que Son choix est véritablement libre. Il n’en est pas de même pour les stades ultérieurs, sauf pour ce qui fait partie de l’Essence. En effet, “ lorsque tu en détiens une partie, tu la possèdes en totalité ”(4). C’est une évidence. Même s’il est impossible de donner, en cet endroit, des cours réguliers et fixes, vous trouverez sûrement le moyen de vous y rendre en visite, à des moments définis, par exemple toutes les deux ou trois semaines. Votre conférence aura alors un thème général, afin d’apporter matière à réflexion et à approfondissement, jusqu’à la visite suivante. Avant tout, vous donnerez le moyen de rester en contact avec vous, par écrit ou bien en vous rendant visite. De la sorte vous pourrez les influencer, surtout en ce qui concerne l’action concrète, comme vous dites l’avoir déjà fait.
Vous me dites que vous avez vous-même besoin d’un discernement judicieux. Vous savez sûrement que chacun en éprouve effectivement le besoin, comme le constate une note de mon beau-père, le Rabbi, imprimée sous forme d’un compte-rendu invitant à l’étude du Tanya et du ‘Houmach. En effet, tous, du plus grand au plus petit, sont identiques, de ce point de vue et chacun possède une part, en cette étude. Or, on n’est désormais plus au début et, pour autant, on n’est pas encore parvenu au but final. Il me semble vous avoir déjà écrit que ce principe est érigé en Hala’ha par le Choul’han Arou’h. En effet, chaque Juif est tenu de donner de la Tsédaka. Bien entendu, celle-ci n’est pas uniquement faite d’argent et d’or matériels. Elle comprend également de l’argent et de l’or spirituels, c’est-à-dire de l’amour et de la crainte de Dieu, de même que tout ce qui y conduit, les sentiments qui en découlent, soit les deux cent quarante huit Injonctions et les trois cent soixante cinq Interdits, comme l’explique le début du chapitre 4 du Tanya.
Vous faites référence au concours biblique. A mon sens, le terrain est déjà prêt pour que vous proposiez que celui-ci porte à la fois sur la Bible et sur la Michna. Il y a tout lieu de penser que ce projet serait accepté, car chacun apprécie un fait nouveau. Un concours biblique a déjà eu lieu. Bien entendu, le sujet n’a pas été pleinement exploité et l’on peut encore faire quelque chose, un ajout en la matière. Mais, si, en outre, on y introduit la Michna, l’un et l’autre seront conformes au principe selon lequel : “ c’est en agissant de manière intéressée…(5) ”. Il faut donc souligner l’importance de la Michna et son caractère immuable, la manière dont elle est appréciée dans les milieux…(6). Il faut rappeler également, comme on l’a dit, qu’il y a bien là un fait nouveau, un ajout. Mon intention profonde, en la matière, peut être déduite, de ce que je disais au début de ma lettre. Il s’agit, en la matière, d’une étape qui est plus proche de l’action concrète. Autre point important, nos Sages précisent la différence entre la Loi écrite et la Loi orale. En effet, c’est par cette dernière que nous nous distinguons de toutes les autres nations, comme l’explique le Midrash Chemot Rabba, chapitre 47, au paragraphe 1. Bien plus, le dernier concours biblique a laissé une très mauvaise impression, du fait de la participation des missionnaires. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
A ce propos, il faut ajouter un point à ce qui vient d’être dit. Le premier ordre de la Michna est, pour employer une expression du monde, “ très actuel ”, du fait de l’installation des Juifs en Terre Sainte et du renouveau de l’activité agricole. Comme d’ordinaire, en pareil cas, des prix sont distribués dans un tel concours, en particulier des livres. Bien entendu, cette pratique peut également être le moyen de transmettre un Judaïsme véritable dans les milieux auxquels vous faites allusion. J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, ce que vous écrivez à propos de votre fils et de votre fille. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous conceviez, de l’un et de l’autre à la fois, une satisfaction juive, une satisfaction aussi bien matérielle que spirituelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Monsieur I. Damyel. Voir, à son sujet, les lettres n°6309, 6876, 6898, 6959. (2) Lorsqu’il convient, à l’issue des fêtes, de retrouver l’existence ordinaire. Voir, à ce sujet, les lettres n°782 et 783. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°5871 et 6549. (4) Selon les termes de Rabbi Saadya Gaon, dans Emounot Ve Déot. (5) Qu’on parvient à le faire de manière désintéressée. (6) Dont la pratique n’est pas parfaite.
Lettre n°6540
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6540, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai été satisfait d’apprendre la tenue de la première réunion pour cette nouvelle année, qui vient, pour nous et pour tout Israël, pour le bien(1). Puisse Dieu faire que ce début intervienne en un bon moment et qu’il introduise, avec succès et pour toute l’année, votre action qui revêt la plus haute importance. Comme le demande notre sainte Torah, Torah de vie, “ on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ” et celle-ci se marquera donc dans tous les domaines de votre action. De fait, se développer et avancer est bien le signe de la vie.
Dieu fasse que votre action s’accomplisse sans difficultés, qu’elle soit réalisée, en bonne santé et avec enthousiasme, pour toutes les participantes et les membres de leur famille. Selon l’enseignement de l’Admour Hazaken, il convient de vivre avec le temps(2), c’est-à-dire avec la Sidra de la Torah qui est lue pendant cette semaine. Je conclus donc avec un point de la nôtre, la bénédiction que Dieu accorda à notre père Avraham et, par son intermédiaire, à ses enfants et à ses petits-enfants, c’est-à-dire à tous les Juifs, partout où ils se trouvent : “ Je te bénirai, Je grandirai ton nom et tu seras une bénédiction ”. Nos Sages précisent le contenu de cette bénédiction dans le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 39, au paragraphe 11. Celle-ci doit avoir pour effet de rapprocher ceux qui sont éloignés, de les purifier et de les conduire vers notre Père Qui se trouve dans les cieux. Bien entendu, le sens essentiel de ce verset, sa plus simple interprétation, exprime le fait d’être béni en tous ses besoins à la fois, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs groupements des femmes et jeunes filles ‘Habad. (2) Voir la lettre n°6537.
Lettre n°6541
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6541, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 1er ‘Hechvan et à celle qui la précédait. Vous me relatez des événements inhabituels, tels qu’ils se sont passés, à votre sens(1). Il semble que vous ne puissiez vous empêcher de penser que ce qui est survenu est peut-être lié à l’école portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël(2). En la matière également s’applique le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel “ on doit vivre avec la Paracha de la semaine ”, comme l’expliquent nos Sages, en particulier le Ramban, à propos du verset : “ Il y eut une famine sur la terre ”(3). Mais, en l’occurrence, n’est en aucune façon présent le voile qui se manifestait à l’époque(4). Et, c’est à ce propos qu’il est dit : “ Confère-moi la sagesse par mes ennemis ”(5), comme je le disais dans ma lettre adressée aux ‘Hassidim. Vous l’avez sûrement vue et vous en avez pris connaissance.
Puisse Dieu faire que vous supprimiez très rapidement l’idée même que tout ceci pourrait être une épreuve, comme cela a été expliqué lors de la réunion ‘hassidique(6) et que s’accomplissent ici les termes du verset : “ Et, tu te répandras ”, d’une manière évidente, en toutes les institutions de mon beau-père, le Rabbi, en Terre Sainte, en particulier dans les domaines auxquels vous faites référence. Vous me donnerez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Que le destinataire de cette lettre juge inhabituels. (2) Dont la création poserait un problème communautaire. (3) Dont la responsabilité fut imputée à Avraham. (4) Il n’y a donc nullement lieu de lier un quelconque problème à la création de cette école. (5) Au sens simple : “ Rends-moi plus sage que mes ennemis ” et, plus profondément : “ Confère-moi la sagesse en observant mes ennemis ”, c’est-à-dire en tirant un enseignement de leur comportement. (6) En particulier du 12 Tamouz, du 20 Mena’hem Av et du Chabbat Parchat Ekev 5718 (1958). Voir, à ce propos, les lettres n°6768, 6770, 6775, 6794, 6826, 6828, 6831, 6871, 6894, 6971, 6975 et 6985.
Lettre n°6542
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6542, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à ce qui y était joint. Vous me dites que vous avez abandonné votre synagogue avant l’été. Vous voulez dire, vraisemblablement, que vous avez abandonné vos fonctions rabbiniques. Cela est surprenant, surtout pour quelqu’un qui se trouve aux Etats Unis depuis plusieurs années déjà. Comme en attestent vos articles, que vous avez joints à votre lettre, vous vous êtes intéressé à la situation du Judaïsme, dans ce pays et vous formulez des propositions susceptibles de l’améliorer. Tout ceci rend votre initiative, la cessation de vos fonctions rabbiniques, inexplicable. Pensez-vous réellement que vous améliorerez, de cette façon, la situation du Judaïsme aux Etats-Unis, surtout dans l’optique de l’empressement manifesté par le comité, comme vous l’indiquez ? En effet, une telle opportunité élargit vos capacités d’agir et elle rend encore plus grave l’abandon de votre poste, plus exactement votre fuite du champ d’action.
Vous écrivez, semble-t-il pour motiver votre décision, que vous deviez vous soumettre à la volonté des membres de la communauté. Il est bien clair que cette raison n’est nullement suffisante car, au final, il faudra bien que ces personnes changent d’attitude envers leur Rav. Cette évolution ne pourra donc pas émaner de ceux qui ne voient pas d’inconvénient à se soumettre à leurs volontés. Elle ne peut être le fait que de ceux qui luttent contre une telle situation. Et, il y a peu de chances que ces personnes luttent elles-mêmes pour ne plus imposer leur volonté au Rav. L’initiative, en la matière, ne peut donc provenir que du Rav lui-même. Et, nos Grands, en particulier parmi les ‘Hassidim, ont déjà condamné l’attitude qui consiste à ne rechercher que son propre salut.
Ce qui vient d’être dit, est, en outre, d’actualité, puisque le commentaire du Zohar sur la Paracha que nous avons lue cette semaine, celle de Noa’h, rapporte un fait étonnant. Il dit que les eaux du déluge sont appelées “ eaux de Noa’h ”, bien que celui-ci “ était un Juste, intègre en sa génération ”. Et, le Zohar, tome 1, à la page 67b, en donne la raison : “ Dès lors que le Saint béni soit-Il lui dit qu’il serait sauvé, avec ses enfants, Noa’h cessa d’implorer que le monde ne soit pas perdu. C’est pour cela que les eaux du déluge portent son nom ”. Ainsi, même si l’on reçoit du Créateur du monde, Qui le dirige, une Injonction clairement exprimée, en l’occurrence : “ Tu te rendras dans l’arche et Je supprimerai tout ce qui existe ”, on n’en est pas dispensé pour autant de rejeter la position qui consisterait à ne rechercher que son propre salut. Or, s’il en était ainsi avant le don de la Torah, combien plus cela doit-il être le cas après ce don, alors que : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est devenu “ un grand principe de la Torah ”, surtout après l’engagement pris à Arvot Moav selon lequel chaque Juif est garant pour tous les autres. C’est une évidence.
Bien entendu, celui qui n’exerce pas de fonction rabbinique peut également agir pour le bien du Judaïsme, peut-être même d’une manière beaucoup plus large, mais, malheureusement, si l’on observe les rabbins ayant abandonné leurs fonctions, pour quelque raison que ce soit, on peut constater qu’ils ne se sont pas distingués par le don de leur propre personne. C’est une évidence également. Vous envisagez d’entrer dans le monde du commerce et des affaires, si une bonne opportunité se présente. La solution, en pareil cas, est la suivante : “ ton ami a un ami ”, ce qui veut dire que vous devez faire part de vos intentions à vos amis et à vos proches, leur demander d’effectuer une recherche auprès de leurs propres connaissances. C’est sans doute ce que vous faites déjà. Bien entendu, si j’ai vent d’une bonne proposition, je vous la communiquerai ou bien je ferai part de vos intentions à celui qui la formule. Naturellement, ce qui est dit au début de ma lettre n’interviendra pas, dans ce domaine.
Je saisis cette occasion pour vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la ‘Hassidout. A notre époque, en particulier, cela est une nécessité, s’ajoutant à l’obligation globale d’étudier la Torah, c’est-à-dire, bien entendu, toutes les parties qui la constituent. Vous consulterez, à ce sujet, les propos enflammés du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, lois de l’étude de la Torah, chapitre 2, au paragraphe 10, sur la manière de mettre en pratique l’Injonction de la Torah : “ Garder, vous garderez toute la Mitsva ”, d’après les propos des premiers Sages, qui sont comparables à des anges, en particulier le Séfer Mitsvot Gadol, comme le rapportent les paragraphes précédents, à la même référence. Je vous adresse donc ma bénédiction pour bien gagner votre vie, conformément à vos capacités et pour assumer votre mission, au sein de tout Israël, en accorde avec l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6543
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6543, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche et, en un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez. A quelqu’un comme vous, à votre épouse, puisque nos Sages disent : “ L’épouse est comme son propre corps ”, de même qu’aux membres de votre famille, il est sûrement inutile d’expliquer longuement ce qu’est la divine Providence que le Créateur du monde, Qui le dirige, accorde à chaque Juif. Dieu est l’Essence du bien et “ de la bouche du Très Haut n’émane pas…(1) ”. Bien au contraire, “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ”.
Il est parfois difficile de discerner et de déterminer, par nos yeux de chair, par notre intellect physique, qu’il en est bien ainsi, mais ce manque de conscience ne change rien à la réalité. Bien plus, il renforce la foi pure dont chaque Juif est animé, puisque tous sont désignés comme des “ croyants, fils de croyants ”. Ainsi, selon les termes de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 11 d’Iguéret Ha Kodech, “ tout devient réellement bien, y compris d’une manière évidente ”. Un point est, en l’occurrence, d’actualité. Il s’agit du dicton de l’Admour Hazaken(2) selon lequel “ on doit vivre avec le temps ”, c’est-à-dire avec la Paracha de la semaine, laquelle est, cette fois-ci, liée à notre père Avraham, qui est également le père de tous les croyants. Lui-même a légué cette foi en héritage à tous les enfants d’Israël, jusqu’à la fin des générations, comme l’établissent différents textes. En outre, il est expliqué que, plus l’on raffermit sa confiance en Dieu, en tous les points qui viennent d’être abordés, plus l’on multiplie Ses bénédictions en tous ses besoins, en général, afin que l’on ait le mérite d’observer le bien de ses propres yeux, en particulier. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le mal. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6537.
Lettre n°6544
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6544, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Aux membres du comité pour le Mikwé de la grande
synagogue(1), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre sollicitant de l’aide pour achever la construction de votre Mikwé. De façon générale, je ne possède pas de caisse susceptible de financer de tels investissements. Pour autant, il est dit que “ je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent et de ceux qui respectent Tes Préceptes ”. Je vous joins donc un chèque, à titre de participation symbolique. En effet, celui-ci émane d’un des fonds appartenant à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci était un homme intègre et droit, craignant Dieu et s’écartant du mal. Or, vous connaissez la promesse de nos Sages, énoncée au traité Baba Batra 15b(2) selon laquelle celui qui prend une pièce d’un tel homme reçoit la bénédiction. En la matière, la quantité importe peu et une seule pièce suffit.
Puisse Dieu vous accorder la réussite en votre mission, de la plus haute importance, celle de la pureté d’Israël. Très prochainement, vous parviendrez à la conclusion de ce projet, vous multiplierez la pureté et tout ce qui en découle. Comme le disent nos Sages, la pureté conduit à la sainteté, à la piété et à la venue du prophète Elie qui viendra et nous libérera, très bientôt et de nos jours, puisse-t-il en être ainsi, Amen, selon la conclusion du traité Sotta(3). Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, dans la joie et l’enthousiasme, avec mes respects,
Notes
(1) De ‘Haïfa. (2) Enoncée à propos de Job. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez le Midrash Bamidbar Rabba, chapitre 9, au paragraphe 44 ”.
Lettre n°6545
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6545, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot bon(1). Vous m’y décrivez vos actions sacrées, au sein de la Yechiva A’heï Temimim que vous dirigez et, en particulier, dans les classes pour lesquelles vous commentez la Torah et les Mitsvot. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles. Vous me direz que tout avance et se développe. Par la suite, lorsque cet ajout sera effectif, il sera encore possible d’en faire plus demain, puis après-demain. Comme je l’ai déjà précisé, que Dieu fasse que les ‘Hassidim se servent pleinement de la réussite qui leur est accordée d’en haut. Si c’était effectivement le cas, les réalisations communautaires et les préoccupations personnelles seraient radicalement différentes. Naturellement, mon propos n’est pas de me plaindre du passé, mais bien de vous dire ce qu’il doit en être dans le présent et dans le futur. Bien plus, nos Sages précisent, à la fin du traité Ketouvot, que tout ce qui concerne les enfants d’Israël, portant tous le nom d’Erets Israël, est à l’image du cerf, animal dont la peau se dilate au fur et à mesure que sa chair croît, comme le décrit ce texte. Si vous vous servez de l’influence céleste que Dieu vous accorde, Il vous conférera également une réussite puis encore une autre, dans les domaines communautaires et, en conséquence, en ce qui vous concerne personnellement, c’est bien évident.
Je vous remercie beaucoup de m’avoir annoncé la bonne nouvelle de l’amélioration de l’état de santé de ces personnes, qui ont été mentionnées près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Puisse Dieu faire que tous aillent de mieux en mieux, jusqu’à ce qu’ils recouvrent totalement la santé. Dieu vous accordera le succès de me donner de bonnes nouvelles de ceux qui vous entourent, d’un bien visible et tangible. Et, vous demanderez aux autres ‘Hassidim qu’ils m’annoncent également les bonnes nouvelles et les améliorations, mais non uniquement, ce qu’à Dieu ne plaise et qu’Il nous en garde, qu’il s’est passé ce qui n’est pas…(2). En pareil cas, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, on fait partie des “ ‘Hassidim du malheur ”(3). A l’opposé de cela, vous annoncerez donc des événements joyeux et vous serez ainsi des “ ‘Hassidim des bienfaits ”. Plus encore, la joie et le bien seront abondants, comme l’indique la répétition qui figure dans l’expression : “ avec joie et enthousiasme ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Lors du troisième jour de la création.
(2) Une bonne nouvelle. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3264.
Lettre n°6546
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6546, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, le Rav Yona(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre relative à la Michna quotidienne et la Hala’ha quotidienne. Elle m’est parvenue pendant la période occupée des jours redoutables et des jours de joie, du temps de notre joie(2), avec tout ce qui concerne ces jours. En conséquence, vous voudrez bien m’excuser pour le retard de ma réponse, jusqu’à maintenant. En effet, cette réponse n’a pas d’incidence concrète(3) et il fallait, pour l’établir, consulter, de la manière qui convient, les références que vous mentionnez à la fin de votre courrier. S’agissant d’un appel ou d’une lettre qui seraient parvenus en mon nom, je vous ai déjà expliqué, lors de votre visite à New York(4), que j’infirmais tout cela.
Le mois de Tichri, le septième(5), vient de s’achever. Il a été rassasié de tout le bien, comme le précisent nos Sages dans le Midrash Vaykra Rabba. Il a une portée générale, se projetant sur toute l’année. Il se conclut, puisque “ tout va d’après la conclusion ” par le temps de notre joie, s’achevant lui-même par Sim’hat Torah. Puisse donc Dieu vous accorder la réussite de faire tout ce qui est en votre pouvoir afin de grandir et de parer la Torah, en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme. Nos maîtres soulignent, en effet, que cette répétition est l’expression d’une joie intense. Vous consulterez également la conclusion du Midrash Esther Rabba. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.Shtantsel, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3091. (2) Roch Hachana, Yom Kippour et Soukkot. (3) Elle ne concerne pas l’action concrète et n’est qu’un débat d’idées. Le Rabbi fait vraisemblablement référence ici à des questions érudites posées par le destinataire de la présente, dans le courrier qu’il lui avait adressé. (4) Le Rabbi exprime lui-même son avis sans le faire faire par quelqu’un d’autre. (5) A partir de Nissan.
Lettre n°6547
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6547, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Au jeune Its’hak Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre me décrivant brièvement votre action, de même que votre rencontre avec ce jeune homme. Une période comme celle de Tichri ne permet pas de faire une réponse détaillée à de telles lettres. Depuis lors, plusieurs autres points(2) se sont sûrement ajoutés, en plus de ceux que vous mentionnez. Vous m’écrirez donc à ce propos et, plus vous détaillerez, mieux cela sera.
Nous avons vécu le septième mois(3), qui est rassasié de tout le bien, un mois de portée générale pour toute l’année. Puisse Dieu faire qu’il en soit de même pour ces actions qui, à n’en pas douter, se poursuivront tout au long de cette année, en sorte que l’on ressentira la motivation de ce mois de portée globale. Cette motivation conduira à l’action, quantitative et qualitative à la fois et il en sera de même pour ceux qui agissent concrètement, en quantité, par le fait d’attirer d’autres jeunes gens à l’action et également en qualité. De nombreux textes expliquent la récompense que l’on obtient grâce à de tels accomplissements. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) I. T. Eisenbach, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°4816 et 7002. (2) Domaines d’activité. (3) A partir de Nissan.
Lettre n°6548
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6548, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Mar ‘Hechvan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 ‘Hechvan, dans laquelle vous me dites que le doute s’insinue dans votre cœur, à propos de ceux qui nient et contestent certains points de la Loi écrite ou de la Loi Orale. Je suis surpris par une telle question, car vous introduisez vous-même votre lettre par les mots : “ Par la grâce de Dieu ב'ה ”, Qui donne la Torah, Torah de vie et ses Mitsvot à chacun et chacune d’entre nous, au sein de tout Israël, une Torah délivrant un enseignement pour la vie. Or, vous vous interrogez sur ce qui est clairement exprimé par notre sainte Torah et qui est bien connu. Dès lors, quel place y a-t-il pour le doute ? L’explication, en la matière, est énoncée par différents textes et j’en citerai au moins un, le Rambam dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, aux paragraphes 8 et 14.
Vous ne me dites pas quel est votre programme d’étude de notre Torah. J’espère que celui-ci reçoit la place qui convient, que vous apprenez les Hala’hot nécessaires au quotidien, afin de savoir ce qu’il faut faire et ce qu’il est interdit de faire. Telle est la mission essentielle de l’homme juif, ainsi qu’il est dit : “ craindre Dieu et respecter Ses Mitsvot est la finalité de l’homme ”. Sans doute influencez-vous vos amis en ce sens. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
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