Quand on fut au huitième jour Moïse manda Aaron et ses fils ainsi que les anciens d'Israël,
Rachi (2)
Ce fut, au huitième jour. Le huitième jour de l’inauguration ; il s’agit de Roch ‘hodech nissan, jour où le tabernacle a été érigé et a reçu les « dix couronnes » énumérées dans Sédèr ‘olam (Chabath 87b).
Et les anciens d’Israël. Pour les informer que c’est sur l’ordre divin que Aharon avait été nommé et fonctionnait comme kohen gadol, et qu’ils ne disent pas qu’il s’était autoproclamé.
et il dit à Aaron "Prends un veau adulte pour expiatoire et un bélier pour holocauste tous deux sans défaut et amène les devant l'Éternel
Rachi (1)
Prends-toi un veau. Pour lui faire savoir que le Saint béni soit-Il, par ce veau-là, lui avait pardonné l’affaire du veau d’or à la fabrication duquel il avait participé.
plus un taureau et un bélier pour rémunératoire à sacrifier en présence de l'Éternel et une oblation pétrie à l'huile car aujourd'hui l'Éternel doit vous apparaître "
Rachi (1)
Car aujourd’hui Hachem vous apparaîtra. Pour faire résider Sa chekhina sur l’œuvre de vos mains. C’est pour cela que ces offrandes constituent une obligation« pour ce jour ».
Et Moïse dit à Aaron "Approche de l'autel offre ton expiatoire et ton holocauste obtiens propitiation pour toi et pour le peuple puis offre le sacrifice du peuple et obtiens lui propitiation comme l'a prescrit l'Éternel "
Rachi (4)
Approche vers l’autel. Car Aharon avait honte et il avait peur de s’avancer. Mochè lui a dit : « Pourquoi as-tu honte ? C’est pour cette dignité que tu as été choisi ! » (Torath kohanim).
Ton expiatoire (‘hatath). Le veau, issu du gros bétail.
Et ton holocauste (‘ola). Le bélier.
L’offrande du peuple. Le bouc de caprins, le veau et l’agneau. Partout où il est écrit : « veau » (‘éguèl), il s’agit d’un animal d’un an qu’il est question, et c’est d’ici qu’on l’apprend.
Les fils d'Aaron lui présentèrent le sang et il trempa son doigt dans ce sang qu'il appliqua sur les cornes de l'autel et le reste du sang il le fit couler dans le réceptacle de l'autel
Pour la chair et la peau il les consuma par le feu en dehors du camp
Rachi (1)
Et la chair et la peau…. Nous ne trouvons nulle part, sauf pour celui-ci et celui de l’inauguration, qu’un ‘hatath présenté sur l’autel extérieur ait été brûlé. Et tous sur ordre divin.
ils posèrent ces graisses sur les poitrines et il fit fumer les graisses sur l'autel
Rachi (1)
Ils placèrent les suifs sur les poitrines. Après la tenoufa, le kohen qui y avait procédé les donnait à un autre pour les réduire en fumée, de sorte que les parties supérieures se trouvaient en dessous (V. Rachi sous supra 7, 30).
Aaron étendit ses mains vers le peuple et le bénit et il redescendit après avoir offert l'expiatoire l'holocauste et le rémunératoire
Rachi (2)
Il les bénit. Il s’agit de la bénédiction des kohanim (Bamidbar 6, 24 à 26) : « Que Hachem te bénisse, […] que Hachem éclaire Sa face, […] que Hachem lève Sa face… » (Sota 38a).
Moïse et Aaron entrèrent dans la Tente d'assignation ils ressortirent et bénirent le peuple et la gloire du Seigneur se manifesta au peuple entier
Rachi (2)
Mochè vint, et Aharon…. Pourquoi sont-ils entrés ? J’ai trouvé ceci dans le passage relatif à l’inauguration qui se trouve dans la barayetha insérée dans notre Midrach Torath kohanim : Pourquoi Mochè est-il entré avec Aharon ? Pour lui enseigner le service de l’encens. À moins qu’il ne soit entré pour une autre raison ? Je vais raisonner : La descente de l’autel et l’entrée dans la tente requièrent l’une et l’autre une bénédiction. De même que la descente faisait partie du service, de même l’entrée. Nous apprenons ainsi la raison de l’entrée de Mochè avec Aharon : c’était pour lui apprendre le rituel de l’encens. Autre explication : Lorsque Aharon vit que, toutes les offrandes ayant été présentées et tous les services exécutés, le chekhina ne s’était toujours pas déployée sur Israël, il en fut affligé et se dit : « Je sais que le Saint béni soit-Il est irrité contre moi et que c’est à cause de moi que la chekhina ne s’est pas épanchée sur Israël. » Il déclara alors à Mochè : « Mochè, mon frère ! Voilà ce que tu m’as fait ! Je suis entré dans la tente et je suis maintenant honteux. » Aussitôt Mochè y est entré avec lui, ils ont imploré la miséricorde divine, et la chekhina est descendue pour Israël.
Ils sortirent, ils bénirent le peuple. Ils ont dit : « Que la grâce de Hachem, notre Éloqim, soit sur nous, et affermis sur nous l’œuvre de nos mains… » (Tehilim 90, 17), et : « Telle soit Sa volonté, que la chekhina repose sur l’œuvre de vos mains » (V. Rachi sous Chemoth 29, 43). Pendant tous les sept jours de l’inauguration, Mochè avait dressé le tabernacle, y avait officié et l’avait démonté quotidiennement, mais la chekhina n’y avait pas résidé. Israël était humilié et a dit à Mochè : « Mochè, notre maître ! Nous nous sommes donné tant de mal pour que la chekhina réside parmi nous et pour que nous sachions que la faute du veau d’or nous a été pardonnée ! Et pour en arriver là ! » Il leur a répondu : « “Ceci est la chose qu’a ordonnée Hachem, accomplissez-la, et la gloire de Hachem vous apparaîtra” (verset 6). Mon frère Aharon est plus digne et plus considéré que moi, car c’est grâce à ses offrandes et à son service que la chekhina résidera parmi vous et que vous saurez que l’Omniprésent vous a choisis. »
Un feu s'élança de devant le Seigneur et consuma sur l'autel l'holocauste et les graisses A cette vue tout le peuple jeta des cris de joie et ils tombèrent sur leurs faces
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