Ecoute ô Israël tu franchis maintenant le Jourdain pour aller déposséder des nations plus grandes et plus puissantes que toi aux villes importantes dont les remparts touchent le ciel
Rachi (1)
Plus grandes et plus puissantes que toi. Tu seras puissant, mais elle seront plus puissantes que toi.
Tu reconnaîtras donc que c'est l'Éternel ton Dieu qui marche devant toi comme un feu dévorant c'est lui qui les anéantira lui qui les fera plier devant toi si bien que tu les vaincras et les détruiras sans peine comme l'Éternel te l'a promis
Ne dis pas en ton cœur lorsque l'Éternel ton Dieu les aura ainsi écartés de devant toi "C'est grâce à mon mérite que l'Éternel m'a introduit dans ce pays pour en prendre possession," quand c'est à cause de la perversité de ces peuples que l'Éternel les dépossède à ton profit
Rachi (1)
Ne dis pas dans ton cœur. Que c’est « mon mérite et la perversité de ces peuples qui en ont été la cause ».
Non ce n'est pas à ton mérite ni à la droiture de ton cœur que tu devras la conquête de leur pays c'est pour leur iniquité que l'Éternel ton Dieu dépossède ces peuples à ton profit et aussi pour accomplir la parole qu'il a jurée à tes pères à Abraham à Isaac et à Jacob
Rachi (1)
Ce n’est pas à cause de ta justice […] que tu viens pour prendre possession […] mais (ki) c’est à cause de la méchanceté de ces nations. Le mot ki s’emploie ici dans le sens de : « mais » (Roch hachana 3a).
Rappelle toi n'oublie jamais combien tu as mécontenté l'Éternel ton Dieu dans le désert! Depuis le jour où tu es sorti du pays d'Egypte jusqu'à votre arrivée en ce lieu ci vous avez été rebelles envers le Seigneur!
Je m'étais retiré sur la montagne pour recevoir les tables de pierre les tables de l'alliance contractée par le Seigneur avec vous Je restai sur la montagne quarante jours et quarante nuits ne mangeant pas de pain ne buvant point d'eau
Rachi (1)
Je me suis assis (waéchév) dans la montagne. Il n’est de yechiva (« action de s’asseoir ») que dans le sens de : « demeurer » (Meguila 21a).
et le Seigneur me remit les deux tables de pierre burinées de son doigt divin et contenant toutes les paroles que le Seigneur vous avait adressées sur la montagne du milieu du feu le jour de la convocation
et il me dit alors "Va descends d'ici en toute hâte car on a perverti ton peuple que tu as conduit hors de l'Egypte ils ont tôt abandonné la voie que je leur avais prescrite ils se sont fabriqué une idole!"
et je vis qu'en effet vous aviez péché contre l'Éternel votre Dieu vous vous étiez fait un veau de métal prompts à quitter la voie que le Seigneur vous avait indiquée
Puis je me prosternai devant le Seigneur restant comme la première fois quarante jours et quarante nuits sans manger de pain ni boire d'eau à cause du grave péché que vous aviez commis en faisant ce qui déplaît au Seigneur ce qui devait l'offenser
Rachi (1)
Je me suis laissé tomber devant Hachem, comme la première fois, quarante jours. Ainsi qu’il est écrit : « Et maintenant je monterai vers Hachem, peut-être ferai-je propitiation… » (Chemoth 32, 30). Cette ascension-là a duré quarante jours, et elle s’est donc terminée le 29 av. Car [Mochè] était monté le 18 tamouz, et ce jour-là 29 av, le Saint béni soit-Il s’est réconcilié avec Israël et a dit à Mochè : « Sculpte pour toi-même deux tables de pierre » (Chemoth 34, 1). Quarante autres jours se sont écoulés, qui se sont donc terminés le jour de Kippour. Ce jour-là, le Saint béni soit-Il s’est réconcilié avec Israël dans la joie et a dit à Mochè : « J’ai pardonné, selon ta parole » (Bamidbar 14, 20), d’où sa fixation comme jour de pardon et d’absolution. Et d’où sait-on qu’Il s’est réconcilié avec une totale bienveillance ? De ce qu’il est écrit, à propos des quarante jours consacrés aux dernières tables : « Et moi, je me suis tenu debout dans la montagne comme les premiers jours… » (infra 10, 10). De même que les « premiers » ont été placés sous le signe de la bienveillance, de même l’ont été les « derniers ». On peut donc en déduire que les [quarante jours] intermédiaires ont été placés sous le signe de la colère.
Car j'étais effrayé de cette colère et de cette indignation dont le Seigneur était animé pour votre perte Mais cette fois là encore le Seigneur m'exauça
Et votre ouvrage impie ce veau que vous aviez fabriqué je m'en saisis le jetai au feu le mis entièrement en pièces et le réduisis en menue poussière puis je répandis cette poussière dans le torrent qui descend de la montagne
Rachi (1)
Moulu (ta‘hon). Le mot ta‘hon est au gérondif, comme : « allant en détruisant ». En français : « moulant ».
Et quand l'Éternel voulut vous faire partir de Kadêch Barnéa en disant "Allez prendre possession du pays que je vous ai donné" vous avez désobéi à la parole de l'Éternel votre Dieu vous n'avez pas eu foi en lui vous n'avez pas écouté sa voix!
Je restai donc prosterné devant le Seigneur pendant les quarante jours et les quarante nuits que j'ai dit car le Seigneur menaçait de vous anéantir,
Rachi (1)
Je me suis laissé tomber. Ce sont les mêmes [quarante jours] que ceux dont il vient d’être question (verset 18). Le texte les mentionne ici une seconde fois car il y décrit l’ordre de sa prière, comme il est écrit : « Hachem Eloqim ! Ne détruis pas ton peuple… » (verset 26).
et j'implorai le Seigneur et je dis "Seigneur Elohim! N'extermine pas ton peuple ton héritage que tu as sauvé par ta puissance que tu as d'une invincible main fait sortir de l'Egypte!
de peur qu'on ne dise dans ce pays d'où tu nous as fait sortir "C'est que l'Éternel n'avait pas le pouvoir de les introduire dans le pays qu'il leur avait promis ou bien par haine pour eux il les a fait sortir d'ici pour les immoler dans le désert "
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