Nous partîmes alors en rétrogradant vers le désert du côté de la mer des Joncs comme l'Éternel me l'avait ordonné et nous fîmes un long circuit autour du mont Séir
Rachi (2)
Nous nous sommes tournés, nous sommes partis vers le désert. S’ils n’avaient pas péché, ils seraient passés par le mont Sé‘ir pour entrer dans le pays par le sud, en direction du nord. Mais étant donné qu’ils ont péché, ils se sont détournés du côté du désert, situé entre la mer des Joncs et le sud du mont Sé‘ir qu’ils ont longé d’ouest en est en direction de la mer des Joncs, direction qu’ils avaient prise lorsqu’ils étaient sortis d’Egypte, laquelle est située au sud-ouest. Et de là ils se sont dirigés vers l’est.
Nous avons contourné le mont Sé‘ir. Toute sa partie sud jusqu’au pays de Moav.
"Assez longtemps vous avez tourné autour de cette montagne acheminez vous vers le nord
Rachi (1)
Tournez-vous vers le nord. Tournez-vous en direction de l’est, du sud au nord, face au nord. Ils se sont donc dirigés vers l’est, et c’est ce qui est écrit : « Il est venu depuis l’est, vers le pays de Moav » (Choftim 11, 18).
Et toi ordonne au peuple ce qui suit Vous touchez aux confins de vos frères les enfants d'Esaü qui habitent en Séir Ils vous craignent mais tenez vous bien sur vos gardes,
Rachi (1)
Vous prendrez beaucoup garde. Et en quoi cette « garde » consiste-t-elle ? « Ne les provoquez pas ! »
ne les attaquez point! Car je ne vous accorde pas de leur pays même la largeur d'une semelle attendu que j'ai donné la montagne de Séir comme héritage à Esaü
Rachi (2)
Jusqu’à la foulée d’une plante du pied. Même la foulée d’une plante du pied, c’est-à-dire : même le trajet franchi [d’un seul pas] par un pied, je ne vous permets pas de le parcourir dans leur pays sans qu’ils vous y aient autorisés. Selon le Midrach aggada, cela fait référence au jour où une plante du pied foulera le mont des Oliviers, comme il est écrit : « Ses pieds [de Hachem] se tiendront ce jour-là sur le mont des Oliviers… » (Zekhariya 14, 4).
En héritage à ‘Essaw. D’Avraham, à qui j’ai donné dix peuples. Sept seront pour vous (Beréchith 15, 20 et 21), dont le Qeini, le Qenizi et le Qadmoni, qui sont [respectivement] ‘Ammon, Moav et Sé‘ir (voir Rachi Beréchith 15, 19), un [huitième] étant attribué à ‘Essaw et les deux [restants] aux fils de Lot. [En ce qui concerne ce dernier], c’est pour le récompenser, lorsqu’il a accompagné [Avraham] en Egypte, d’avoir gardé le silence lorsqu’il a dit de sa femme qu’elle était sa sœur (Beréchith 12, 19). [Avraham] l’a traité comme son fils.
Les aliments que vous mangerez achetez les leur à prix d'argent l'eau même que vous boirez payez la leur à prix d'argent
Rachi (1)
Vous acquerrez (tikhrou). Expression signifiant un « achat », comme dans : « dans ma sépulture, que je me suis creusée (karithi) » (Beréchith 50, 5). De fait, dans les villes de la côte, « achat » se dit kira (Roch hachana 26a, voir Rachi Beréchith ibid.).
Car l'Éternel ton Dieu t'a béni dans toutes les œuvres de tes mains il a veillé sur ta marche à travers ce long désert Voici quarante ans que l'Éternel ton Dieu est avec toi tu n'as manqué de rien "
Rachi (1)
Car Hachem, ton Eloqim, t’a béni. Aussi ne vous montrez-vous pas ingrats envers Sa bonté en vous faisant passer pour pauvres, mais présentez-vous comme des riches.
Nous nous détournâmes ainsi de nos frères les enfants d'Esaü qui habitent le Séir du chemin de la plaine d'Elath et d'Asiongaber Changeant de direction nous traversâmes le désert de Moab
Rachi (1)
Nous nous sommes tournés, nous avons passé. Nous nous sommes tournés vers le nord pour aller dans le direction de l’est.
Et l'Éternel me dit "Ne moleste pas Moab et n'engage pas de combat avec lui je ne te laisserai rien conquérir de son territoire car c'est aux enfants de Loth que j'ai donné Ar en héritage
Rachi (2)
Et ne les provoque pas. Il ne leur a interdit, en ce qui concerne Moav, que d’engager contre eux des hostilités (Baba Qama 38b). Ils avaient le droit, en revanche, de les effrayer et de se montrer en armes. Aussi est-il écrit : « Moav eut peur à cause du peuple… » (Bamidbar 22, 3), parce qu’ils les pillaient et les saccageaient. Tandis qu’il est dit des fils de ‘Ammon : « … et ne les provoque pas » (verset 19), par quelque provocation que ce soit, cela en récompense de l’attitude pudique de leur aïeule qui n’a pas divulgué [ce que lui avait fait] son père (Beréchith 19, 37 et 38), contrairement à sa sœur aînée qui a appelé son fils Moav, [mé-av, « né du père »).
(Les Emîm y demeuraient primitivement nation grande nombreuse et de haute stature comme les Anakéens,
Rachi (1)
Les Emim autrefois…. Sans doute penseras-tu que c’est le pays des Refaïm que j’ai donné à Avraham (Beréchith 15, 20), parce que les Emim, qui sont des Refaïm, y avaient habité autrefois. Mais les choses ne se sont pas passées ainsi : Les Refaïm, je les ai chassés devant les descendants de Lot, que j’ai installés à leur place.
eux aussi ils sont réputés Rephaïtes comme les Anakéens et les Moabites les nomment Emîm
Rachi (2)
Les Refaïm sont réputés…. On considérait ces Emim comme des Refaïm, à l’instar des ‘Anaqim, [également] appelés Refaïm, parce que quiconque les voyait, ses bras s’affaiblissaient (mithrafoth).
Emim. A cause de la terreur (eima) qu’ils inspiraient aux créatures. De même habitaient autrefois dans le Sé‘ir les ‘Horis, que j’ai livrés aux descendants de ‘Essaw.
De même dans le Séir habitaient autrefois les Horéens mais les enfants d'Esaü les dépossédèrent les exterminèrent et s'établirent à leur place comme l'a fait Israël pour le pays de sa possession que l'Éternel lui a donné)
Rachi (1)
Les dépossédèrent. Le mot est au gérondif, c’est-à-dire : Je leur ai donné le pouvoir de les déposséder encore et toujours.
La durée de notre voyage depuis Kadêch Barnéa jusqu'au passage du torrent de Zéred avait été de trente huit ans A cette époque toute la génération guerrière avait disparu du milieu du camp comme l'Éternel le leur avait juré
La main du Seigneur les avait aussi frappés pour les anéantir du milieu du camp jusqu'à leur entière extinction
Rachi (1)
A été contre eux. Pour hâter leur anéantissement pendant les quarante ans, afin qu’ils ne soient pas cause pour leurs enfants d’être encore retenus dans le désert.
Or lorsque tous ces gens de guerre eurent disparu par la mort du milieu du peuple,
Rachi (1)
Ce fut, quand ont pris fin….
Verset 17
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֵלַ֥י לֵאמֹֽר׃
l'Éternel me parla ainsi
Rachi (2)
Hachem me parla…. Tandis que, entre l’envoi des explorateurs et ici, le texte n’emploie pas le mot waydabér (« Il parla »), mais wayomèr (« Il dit »), cela pour t’apprendre que durant toutes les trente-huit années qu’a duré la disgrâce des enfants d’Israël, la parole [divine] ne s’est pas adressée à [Mochè] (Ta‘anith 30b) en termes d’amour, dans l’intimité et la sérénité. Cela t’apprend [aussi] que la chekhina ne repose sur les prophètes que pour Israël.
Les hommes de la guerre. Âgés de plus de vingt ans et incorporés dans l’armée.
tu vas arriver en face des enfants d'Ammon Ne les attaque pas ne les provoque point je ne te permets aucune conquête sur le sol des enfants d'Ammon car c'est aux descendants de Loth que je l'ai donné en héritage
(Celui là aussi est considéré comme pays de Rephaïtes des Rephaïtes l'occupaient d'abord les Ammonites les appellent Zamzoummîm,
Rachi (1)
Il est réputé pays des Refaïm. Il est considéré lui aussi comme pays des Refaïm, parce que les Refaïm y ont habité autrefois, mais ce n’est pas lui que j’ai donné à Avraham.
peuple grand nombreux et de haute taille comme les Anakéens mais le Seigneur les extermina au profit des Ammonites qui les vainquirent et les remplacèrent
Ainsi a t il fait pour les enfants d'Esaü qui habitent en Séir car il a exterminé devant eux le Horéen qu'ils ont dépossédé et qu'ils remplacent encore aujourd'hui
De même les Avvéens qui habitaient des bourgades jusqu'à Gaza des Kaftorîm sortis de Kaftor les ont détruits et se sont établis à leur place)
Rachi (1)
Et les ‘Awis, qui habitaient à ‘Hatsérim…. Les ‘Awis sont des Philistins (‘Houlin 60b), car ils sont considérés comme tels dans le livre de Yehochou‘a, comme il est écrit : « Les cinq seigneurs des Philistins, celui de ‘Aza, et celui de Achdod, et celui de Achqelon, et celui de Gath et celui de ‘Eqron, et les ‘Awis » (Yehochou‘a 13, 3). Israël n’aurait pas pu, à cause du serment qu’Avraham avait prêté à Avimèlèkh (Beréchith 21, 23), les expulser de leur pays, mais j’ai fait venir contre eux les Kaftoris qui les ont exterminés et se sont installés à leur place. Il vous est permis maintenant de le leur arracher des mains.
Allez mettez vous en marche et passez le torrent de l'Arnon Vois je livre en ton pouvoir Sihôn roi de Hesbon l'Amorréen avec son pays commence par lui la conquête! Engage la lutte avec lui!
D'aujourd'hui je veux imprimer ta crainte et ta terreur à tous les peuples sous le ciel tellement qu'au bruit de ton nom l'on frémira et l'on tremblera devant toi "
Rachi (1)
Sous tous les cieux. Cela nous apprend que le soleil s’est immobilisé pour Mochè le jour où il a fait la guerre à ‘Og, la chose devenant [ainsi] connue « sous tous les cieux » (‘Avoda zara 25a).
Et j'envoyai du désert de Kedêmoth une députation à Sihôn roi de Hesbon avec ces paroles pacifiques
Rachi (1)
Du désert de Qedémoth. Il est vrai que Hachem ne m’a pas ordonné de lancer à Si‘hon un appel à faire la paix. Mais je me suis instruit [de ce qui s’est passé] au désert de Sinaï, [à propos] de la Tora qui a préexisté (qadma) au monde. Lorsque le Saint béni soit-Il est venu la donner à Israël, Il l’a offerte à ‘Essaw et à Yichma’el. Il lui était évident qu’ils ne l’accepteraient pas, mais cela ne L’a pas empêché d’engager avec eux des préliminaires de paix. Je suis allé, moi aussi, au devant de Si‘hon avec des paroles de paix. Autre explication : « Du désert de Qedémoth » signifie que j’ai appris de Toi, qui as précédé (qidamta) le monde. Tu aurais été capable de lancer un seul éclair et de consumer les Egyptiens, mais Tu m’as envoyé « du désert » vers Pharaon pour lui dire avec pondération : « Renvoie mon peuple ! » (Chemoth 5, 1).
Ainsi en ont usé avec moi les enfants d'Esaü habitants de Séir et les Moabites habitants d'Ar pour que je puisse atteindre par le Jourdain le pays que l'Éternel notre Dieu nous destine "
Rachi (2)
Comme m’ont fait les fils de ‘Essaw. Non pas pour ce qui est de la traversée de leur pays, mais pour ce qui est de la vente de nourriture et d’eau.
Jusqu’à ce que je passe le Yardén. Ces mots font suite à : « Je passerai dans ton pays » (verset 27).
Mais Sihôn roi de Hesbon ne voulut pas nous livrer passage car l'Éternel ton Dieu avait raidi son esprit et endurci son cœur pour le faire tomber en ton pouvoir comme aujourd'hui
L'Éternel notre Dieu le livra à notre merci et nous le battîmes lui ses fils et tout son peuple
Rachi (1)
Et ses fils. Il manque le yod entre le noun et le waw, [de sorte qu’on peut lire : beno (« “son” fils »)], ce qui veut dire qu’il avait un fils aussi fort que lui.
Nous prîmes alors toutes ses villes et nous frappâmes d'anathème toute ville où étaient des êtres humains même les femmes et les enfants nous ne laissâmes pas un survivant
Rachi (1)
De gens. C’est-à-dire : « d’hommes ». Il est écrit, à propos du pillage de Si‘hon : « nous avons pillé (bazaznou) pour nous » (verset 35), à savoir un butin qui leur était désirable et que chaque homme a dévalisé pour son propre compte. Mais lorsqu’ils sont arrivés au pillage de ‘Og, ils étaient rassasiés et saturés, de sorte que [le butin] leur a paru « méprisable » (bezouya). Ils ont déchiré et éliminé les animaux et les vêtements, ne s’emparant que de l’argent et de l’or. Voilà pourquoi il est écrit : « nous avons pillé (bazonou) pour nous » (infra 3, 7), avec une connotation de « mépris » (bizayon). C’est ce qu’explique le Sifri au chapitre 25 de Bamidbar.
Depuis Aroer qui est au bord du torrent d'Arnon et la ville située dans cette vallée jusqu'au Galaad pas une place n'a pu tenir devant nous l'Éternel notre Dieu nous a tout livré
Mais tu as laissé intact le territoire des Ammonites tout le bassin du torrent de Jacob les villes de la Montagne enfin tout ce que l'Éternel notre Dieu nous avait enjoint de respecter
Rachi (2)
Toute rive du torrent du Yaboq. Tout ce qui longe le torrent du Yaboq.
Et tout ce que Hachem, notre Eloqim, a ordonné. De ne pas conquérir, nous l’avons laissé.
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