וְאָ֣הַבְתָּ֔ אֵ֖ת יְהוָ֣ה אֱלֹהֶ֑יךָ וְשָֽׁמַרְתָּ֣ מִשְׁמַרְתּ֗וֹ וְחֻקֹּתָ֧יו וּמִשְׁפָּטָ֛יו וּמִצְוֹתָ֖יו כָּל־הַיָּמִֽים׃
Tu aimeras donc l'Éternel ton Dieu et tu observeras ses lois ses statuts ses préceptes en tous temps
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וְאָ֣הַבְתָּ֔ אֵ֖ת יְהוָ֣ה אֱלֹהֶ֑יךָ וְשָֽׁמַרְתָּ֣ מִשְׁמַרְתּ֗וֹ וְחֻקֹּתָ֧יו וּמִשְׁפָּטָ֛יו וּמִצְוֹתָ֖יו כָּל־הַיָּמִֽים׃
Tu aimeras donc l'Éternel ton Dieu et tu observeras ses lois ses statuts ses préceptes en tous temps
וִֽידַעְתֶּם֮ הַיּוֹם֒ כִּ֣י ׀ לֹ֣א אֶת־בְּנֵיכֶ֗ם אֲשֶׁ֤ר לֹֽא־יָדְעוּ֙ וַֽאֲשֶׁ֣ר לֹֽא־רָא֔וּ אֶת־מוּסַ֖ר יְהוָ֣ה אֱלֹֽהֵיכֶ֑ם אֶת־גָּדְל֕וֹ אֶת־יָדוֹ֙ הַֽחֲזָקָ֔ה וּזְרֹע֖וֹ הַנְּטוּיָֽה׃
Reconnaissez en ce jour car ce n'est pas à vos enfants que je parle eux qui ne connaissent pas qui n'ont point vu reconnaissez les enseignements de l'Éternel votre Dieu sa grandeur sa main puissante et son bras étendu
Vous saurez aujourd’hui. Appliquez-vous à savoir, à comprendre et à accepter mes reproches.
Car pas à vos fils. Ce n’est pas avec eux que je parle maintenant, car eux pourraient dire : « Nous, nous n’avons pas su, ni n’avons vu tout cela. »
וְאֶת־אֹֽתֹתָיו֙ וְאֶֽת־מַעֲשָׂ֔יו אֲשֶׁ֥ר עָשָׂ֖ה בְּת֣וֹךְ מִצְרָ֑יִם לְפַרְעֹ֥ה מֶֽלֶךְ־מִצְרַ֖יִם וּלְכָל־אַרְצֽוֹ׃
les signes et les œuvres qu'il a opérés au sein de l'Egypte sur Pharaon roi d'Egypte et sur tout son pays
וַֽאֲשֶׁ֣ר עָשָׂה֩ לְחֵ֨יל מִצְרַ֜יִם לְסוּסָ֣יו וּלְרִכְבּ֗וֹ אֲשֶׁ֨ר הֵצִ֜יף אֶת־מֵ֤י יַם־סוּף֙ עַל־פְּנֵיהֶ֔ם בְּרָדְפָ֖ם אַֽחֲרֵיכֶ֑ם וַיְאַבְּדֵ֣ם יְהוָ֔ה עַ֖ד הַיּ֥וֹם הַזֶּֽה׃
ce qu'il a fait à l'armée égyptienne à ses chars et à sa cavalerie alors qu'il les submergea sous les eaux de la mer des Joncs quand ils vous poursuivaient et que l'Éternel les fit disparaître jusqu'à ce jour
וַֽאֲשֶׁ֥ר עָשָׂ֛ה לָכֶ֖ם בַּמִּדְבָּ֑ר עַד־בֹּֽאֲכֶ֖ם עַד־הַמָּק֥וֹם הַזֶּֽה׃
ce qu'il vous a fait dans le désert jusqu'à votre arrivée en ce lieu
וַֽאֲשֶׁ֨ר עָשָׂ֜ה לְדָתָ֣ן וְלַֽאֲבִירָ֗ם בְּנֵ֣י אֱלִיאָב֮ בֶּן־רְאוּבֵן֒ אֲשֶׁ֨ר פָּֽצְתָ֤ה הָאָ֨רֶץ֙ אֶת־פִּ֔יהָ וַתִּבְלָעֵ֥ם וְאֶת־בָּֽתֵּיהֶ֖ם וְאֶת־אָֽהֳלֵיהֶ֑ם וְאֵ֤ת כָּל־הַיְקוּם֙ אֲשֶׁ֣ר בְּרַגְלֵיהֶ֔ם בְּקֶ֖רֶב כָּל־יִשְׂרָאֵֽל׃
ce qu'il a fait à l'égard de Dathan et d'Abirâm fils d'Elïab descendant de Ruben quand la terre ouvrit son sein et les engloutit avec leurs familles et leurs tentes et tous leurs adhérents à la vue d'Israël entier
Au milieu de tout Israël. En quelque endroit où l’un d’eux s’enfuyait, la terre se crevassait sous lui et l’engloutissait. Telles sont les paroles de Rabi Yehouda. Ce à quoi lui a objecté Rabi Nè‘hèmia : « N’est-il pas écrit ailleurs : “La terre ouvrit sa bouche… ” (Bamidbar 16, 32) ? “Sa bouche” et non : “ses bouches” ! » Il lui demanda : « Comment expliquer alors les mots : “au milieu de tout Israël” ? » Il a répondu : « La terre a pris la forme de la pente d’un entonnoir, et où que se trouvât l’un d’eux il était précipité vers le lieu où était située la crevasse » (Bamidbar raba).
Et tout l’univers (hayeqoum) qui était dans leurs pieds. Il s’agit de l’argent de l’homme : il le fait tenir (qoum : « debout ») sur ses pieds (Sanhèdrin 110a).
כִּ֤י עֵֽינֵיכֶם֙ הָֽרֹאֹ֔ת אֶת־כָּל־מַֽעֲשֵׂ֥ה יְהוָ֖ה הַגָּדֹ֑ל אֲשֶׁ֖ר עָשָֽׂה׃
Ce sont vos propres yeux qui ont vu toutes ces grandes œuvres opérées par l'Éternel!
Car ce sont vos yeux qui ont vu. Ces mots font suite à ce qui précède : « Car je ne parle pas à vos fils, qui n’ont pas connu… » (verset 2), mais c’est à vous que je parle, « dont les yeux ont vu… »
וּשְׁמַרְתֶּם֙ אֶת־כָּל־הַמִּצְוָ֔ה אֲשֶׁ֛ר אָֽנֹכִ֥י מְצַוְּךָ֖ הַיּ֑וֹם לְמַ֣עַן תֶּֽחֶזְק֗וּ וּבָאתֶם֙ וִֽירִשְׁתֶּ֣ם אֶת־הָאָ֔רֶץ אֲשֶׁ֥ר אַתֶּ֛ם עֹֽבְרִ֥ים שָׁ֖מָּה לְרִשְׁתָּֽהּ׃
Gardez donc tous les commandements que je vous donne aujourd'hui alors vous serez forts et vous obtiendrez la possession du pays où vous allez pour le conquérir
וּלְמַ֨עַן תַּֽאֲרִ֤יכוּ יָמִים֙ עַל־הָ֣אֲדָמָ֔ה אֲשֶׁר֩ נִשְׁבַּ֨ע יְהוָ֧ה לַאֲבֹֽתֵיכֶ֛ם לָתֵ֥ת לָהֶ֖ם וּלְזַרְעָ֑ם אֶ֛רֶץ זָבַ֥ת חָלָ֖ב וּדְבָֽשׁ׃
Alors aussi vous vivrez de longs jours sur cette terre que l'Éternel a juré à vos ancêtres de donner à eux et à leur postérité terre où ruissellent le lait et le miel
כִּ֣י הָאָ֗רֶץ אֲשֶׁ֨ר אַתָּ֤ה בָא־שָׁ֨מָּה֙ לְרִשְׁתָּ֔הּ לֹ֣א כְאֶ֤רֶץ מִצְרַ֨יִם֙ הִ֔וא אֲשֶׁ֥ר יְצָאתֶ֖ם מִשָּׁ֑ם אֲשֶׁ֤ר תִּזְרַע֙ אֶֽת־זַרְעֲךָ֔ וְהִשְׁקִ֥יתָ בְרַגְלְךָ֖ כְּגַ֥ן הַיָּרָֽק׃
Car le pays où tu vas pour le conquérir ne ressemble point au pays d'Egypte d'où vous êtes sortis là tu devais semer ta graine et l'humecter à l'aide du pied comme en un jardin potager
N’est pas comme le pays d’Egypte. Mais il est mieux que lui. Cette promesse a été faite à Israël lorsqu’il est sorti d’Egypte, car ils disaient : « Peut-être ne nous dirigeons-nous pas vers un pays aussi bon et aussi beau que celui-ci ! » J’aurais pu penser que le texte décrivît ici [Erets Yisrael] à son désavantage, comme pour leur dire : « Il n’est pas comme le pays d’Egypte, mais pire que lui. » Aussi est-il écrit : « … et ‘Hèvron a été construite sept ans avant Tso‘an d’Egypte » (Bamidbar 13, 22). C’est un même homme qui les a construites : ‘Ham a construit Tso‘an pour son fils Mitsrayim, et ‘Hèvron pour Kena‘an. D’ordinaire, on commence par construire du beau, et ensuite du laid, car l’on utilise pour le second ce qui reste des matériaux employés pour le premier. Et ce que l’on préfère passe toujours avant le reste. C’est donc que ‘Hèvron était plus belle que Tso‘an. Quant à l’Egypte, elle est le plus beau de tous les pays, comme il est écrit : « … comme le jardin de Hachem, comme le pays d’Egypte » (Beréchith 13, 10). Or, Tso‘an était la plus belle ville de toute l’Egypte, puisqu’elle servait de résidence aux rois, comme il est écrit : « Car ses princes ont été à Tso‘an » (Yecha’ya 30, 4). Pour ce qui est de ‘Hèvron, son état de « résidu » d’Erets Yisrael, d’où son utilisation comme lieu de sépultures, ne l’empêchait pas d’être plus belle que Tso‘an. Ce verset est expliqué d’une autre manière dans le traité Ketouvoth (112a) : Se peut-il que l’on construise pour son fils cadet avant de construire pour son aîné ? En réalité, ‘Hèvron a été bâtie sept fois plus solidement que Tso‘an.
D’où vous êtes sortis. Pas même comme le pays de Ra‘amsés où vous avez résidé et qui constitue ce qu’il y a de mieux en Egypte, comme il est écrit : « … dans la meilleure partie du pays, dans le pays de Ra‘amsés… » (Beréchith 47, 11). Cette province-là non plus n’est pas comme Erets Yisrael.
Et arrosais avec ton pied. Il te fallait, pour irriguer la terre d’Egypte, élever l’eau du Nil avec tes pieds. Il fallait que tu te réveilles de ton sommeil et que tu peines, seules les parties basses étant irriguées et non les plus élevées. Il te fallait donc élever l’eau depuis les parties basses vers les parties élevées. Mais ce pays-ci, « il boit l’eau à la pluie des cieux » (verset suivant) : Tu pourras dormir dans ton lit, le Saint béni soit-Il se chargeant d’irriguer simultanément les parties basses comme les parties élevées, ce qui est apparent comme ce qui ne l’est pas.
Comme un jardin à légumes. Auquel les pluies ne suffisent pas et que l’on irrigue à pied et en portant l’eau sur l’épaule.
וְהָאָ֗רֶץ אֲשֶׁ֨ר אַתֶּ֜ם עֹֽבְרִ֥ים שָׁ֨מָּה֙ לְרִשְׁתָּ֔הּ אֶ֥רֶץ הָרִ֖ים וּבְקָעֹ֑ת לִמְטַ֥ר הַשָּׁמַ֖יִם תִּשְׁתֶּה־מָּֽיִם׃
Mais le pays que vous allez conquérir est un pays de montagnes et de vallées abreuvé par les pluies du ciel
Un pays de montagnes et de vallées. La montagne est plus prisée que la plaine. On peut, dans la plaine, sur une surface d’un kor, semer un kor. Sur une montagne, en revanche, pour une surface d’un kor, on sèmera cinq kor : un sur chacun de ses quatre versants et un à son sommet.
Et de vallées. Ce sont les plaines.
אֶ֕רֶץ אֲשֶׁר־יְהוָ֥ה אֱלֹהֶ֖יךָ דֹּרֵ֣שׁ אֹתָ֑הּ תָּמִ֗יד עֵינֵ֨י יְהוָ֤ה אֱלֹהֶ֨יךָ֙ בָּ֔הּ מֵֽרֵשִׁית֙ הַשָּׁנָ֔ה וְעַ֖ד אַֽחֲרִ֥ית שָׁנָֽה׃
un pays sur lequel veille l'Éternel ton Dieu et qui est constamment sous l'œil du Seigneur depuis le commencement de l'année jusqu'à la fin
Dont Hachem ton Eloqim s’enquiert. Mais ne s’enquiert-Il pas de tous les pays, comme il est écrit : « … pour faire pleuvoir sur une terre inhabitée » (Iyov 38, 26) ? Il ne prend soin, en fait, s’il est permis de s’exprimer ainsi, que de ce pays-là, et l’attention qu’Il lui porte L’amène à prendre soin également des autres.
Toujours les yeux de Hachem, ton Eloqim, sont dans lui. Pour vérifier ses besoins et y renouveler Ses décrets, parfois en bien parfois en mal, comme expliqué dans le traité Roch hachana (17b).
Depuis le commencement de l’année. A Roch hachana est décidé ce qui arrivera jusqu’à la fin de l’année (Roch hachana 8a).
וְהָיָ֗ה אִם־שָׁמֹ֤עַ תִּשְׁמְעוּ֙ אֶל־מִצְוֹתַ֔י אֲשֶׁ֧ר אָֽנֹכִ֛י מְצַוֶּ֥ה אֶתְכֶ֖ם הַיּ֑וֹם לְאַֽהֲבָ֞ה אֶת־יְהוָ֤ה אֱלֹֽהֵיכֶם֙ וּלְעָבְד֔וֹ בְּכָל־לְבַבְכֶ֖ם וּבְכָל־נַפְשְׁכֶֽם׃
Or si vous êtes dociles aux lois que je vous impose en ce jour aimant l'Éternel votre Dieu le servant de tout votre cœur et de toute votre âme,
Ce sera, si écouter. Ces mots font suite à ce qui précède : « … il boit l’eau à la pluie des cieux » (verset 11).
Ce sera, si écouter, vous écoutez. Si tu écoutes [ce qui t’a déjà été enseigné] autrefois, tu comprendras le neuf (Souka 46b). De même : « Ce sera, si oublier, tu oublies… » (supra 8, 19) – si tu commences d’oublier, un jour viendra où tu oublieras tout. C’est ainsi qu’il est écrit dans une meguila : « Si tu m’abandonnes un jour, deux jours t’abandonnerai-je » (Sifri).
Je vous ordonne aujourd’hui. [Que mes mitswoth] vous soient aussi neuves que si vous les aviez entendues aujourd’hui même (Sifri).
Pour aimer Hachem. Que tu ne dises pas : « Je vais étudier pour devenir riche, pour que l’on m’appelle : “Maître”, pour percevoir un salaire. » Mais tout ce que vous faites, faites-le par amour, et les honneurs finiront par venir (Nedarim 62a).
Et pour le servir de tout votre cœur. Un service qui est dans le cœur, à savoir la prière. La prière est en effet appelée « service », comme il est écrit : « Ton Eloqim que tu “sers” sans cesse… » (Daniel 6, 17). Or, existe-t-il un « service » en Babylonie ? C’est donc qu’il priait, comme il est écrit : « Ses fenêtres étaient ouvertes dans sa chambre vers Jérusalem et il priait trois fois par jour » (ibid. verset 11). De même est-il écrit pour David : « Puisse ma prière être déposée comme de l’encens devant toi » (Tehilim 141, 2).
De tout votre cœur et de toute votre âme. N’a-t-il pas déjà été prescrit : « de tout ton cœur et de toute ton âme » (supra 6, 5) ? Il s’agit là-bas d’une prescription adressée à l’individu, ici d’une prescription adressée à la collectivité.
וְנָֽתַתִּ֧י מְטַֽר־אַרְצְכֶ֛ם בְּעִתּ֖וֹ יוֹרֶ֣ה וּמַלְק֑וֹשׁ וְאָֽסַפְתָּ֣ דְגָנֶ֔ךָ וְתִֽירֹשְׁךָ֖ וְיִצְהָרֶֽךָ׃
je donnerai à votre pays la pluie opportune pluie de printemps et pluie d'arrière saison et tu récolteras ton blé et ton vin et ton huile
Je donnerai la pluie de votre pays. Faites ce que vous devez, je ferai ce que je dois (Sifri).
En son temps. Pendant la nuit, afin qu’elles ne vous importunent pas. Autre explication : « En son temps » – les nuits de chabath, quand les gens sont tous chez eux.
Pluie d’automne (yorè). C’est l’ondée qui tombe après les semailles et qui détrempe (marwè) le sol et les graines (Ta‘anith 6a).
Et pluie de printemps (oumalqoch). C’est l’ondée qui tombe peu de temps avant la moisson pour remplir l’épi sur sa tige (ibid.). Le mot malqoch désigne quelque chose de « tardif », le Targoum Onqelos rendant : « Les “chétives” [au sens de : « tardives » – voir Rachi Beréchith 30, 42)] furent à Lavan » (ibid.) par : leqachiya. Autre explication : On l’appelle malqoch parce qu’elle tombe sur les épis (meliloth) et sur les tiges (qachin).
Tu réuniras ta céréale. C’est toi qui les feras entrer chez toi, et non tes ennemis, ainsi qu’il est écrit : « Je ne donnerai plus ta céréale à tes ennemis […] mais les mangeront ceux qui les auront récoltées » (Yecha’ya 52, 8 et 9). Et ce ne sera pas ainsi qu’il est écrit : « Quand Israël avait semé, accouraient Midyan et ‘Amaleq » (Choftim 6, 3).
וְנָֽתַתִּ֛י עֵ֥שֶׂב בְּשָֽׂדְךָ֖ לִבְהֶמְתֶּ֑ךָ וְאָֽכַלְתָּ֖ וְשָׂבָֽעְתָּ׃
Je ferai croître l'herbe dans ton champ pour ton bétail et tu vivras dans l'abondance
Je donnerai de l’herbe dans ton champ. Pour que tu n’aies pas à mener [ton bétail] dans le désert. Autre explication : Pour que tu puisses faucher ta récolte [en tant que fourrage] pendant toute la saison des pluies et la jeter à tes bêtes. Et si tu cesses de le faire trente jours avant la moisson, tu ne seras pas pour autant à court de céréales.
Tu mangeras, seras rassasié. Ces mots constituent une bénédiction distincte : le pain qui passera dans les entrailles sera bénédiction : tu mangeras et seras rassasié.
הִשָּֽׁמְר֣וּ לָכֶ֔ם פֶּ֥ן יִפְתֶּ֖ה לְבַבְכֶ֑ם וְסַרְתֶּ֗ם וַֽעֲבַדְתֶּם֙ אֱלֹהִ֣ים אֲחֵרִ֔ים וְהִשְׁתַּֽחֲוִיתֶ֖ם לָהֶֽם׃
Prenez garde que votre cœur ne cède à la séduction que vous ne deveniez infidèles au point de servir d'autres dieux et de leur rendre hommage
Prenez garde à vous. Gardez-vous, lorsque vous aurez mangé et que vous serez rassasiés, de vous révolter, car on ne se révolte contre le Saint béni soit-Il que si l’on est rassasié, comme il est écrit : « De peur que tu ne manges, ne sois rassasié […] et que ton gros bétail et ton menu bétail ne se multiplient… » (supra 8, 12 et 13). Et qu’est-il écrit ensuite ? « Et que ton cœur ne s’élève, et que tu n’oublies Hachem… » (ibid. verset 14).
Que vous ne vous détourniez. En abandonnant la Tora, et alors « vous servirez d’autres dieux ». Car l’abandon de la Tora conduit à s’attacher à l’idolâtrie. C’est ainsi que David a dit : « Car ils m’ont repoussé aujourd’hui, m’empêchant de m’attacher à l’héritage de Hachem, en disant : “Va adorer d’autres dieux !” » (I Chemouel 26, 19). Mais qui lui avait parlé ainsi ? Il s’était dit, en fait : « Puisque je suis repoussé de l’étude de la Tora, me voici tout près d’adorer d’autres dieux. »
D’autres dieux. Qui sont « autres » pour leurs adorateurs : On crie vers eux et ils ne répondent pas, se comportant ainsi comme des étrangers (Sifri).
וְחָרָ֨ה אַף־יְהוָ֜ה בָּכֶ֗ם וְעָצַ֤ר אֶת־הַשָּׁמַ֨יִם֙ וְלֹֽא־יִהְיֶ֣ה מָטָ֔ר וְהָ֣אֲדָמָ֔ה לֹ֥א תִתֵּ֖ן אֶת־יְבוּלָ֑הּ וַֽאֲבַדְתֶּ֣ם מְהֵרָ֗ה מֵעַל֙ הָאָ֣רֶץ הַטֹּבָ֔ה אֲשֶׁ֥ר יְהוָ֖ה נֹתֵ֥ן לָכֶֽם׃
La colère du Seigneur s'allumerait contre vous il défendrait au ciel de répandre la pluie et la terre vous refuserait son tribut et vous disparaîtriez bientôt du bon pays que l'Éternel vous destine
Sa récolte. Même ce que vous lui aviez apporté, [elle ne le rendra pas], ainsi qu’il est écrit : « Vous avez beaucoup semé, et peu récolté » (‘Haggaï 1, 6).
Vous serez détruits bientôt. En plus de toutes les autres punitions, je vous exilerai du pays qui vous aura fait pécher. Cela ressemble à un roi qui aura envoyé son fils assister à un festin et qui, depuis son trône, l’aura mis en garde : « Ne mange pas plus qu’il ne t’en faut, afin de rester propre lorsque tu rentreras à la maison ! » Mais le fils, qui n’aura pas tenu compte de l’avertissement, aura mangé et bu plus que de raison, il aura vomi et éclaboussé tous les convives. Ceux-ci l’auront empoigné par les mains et par les pieds et l’auront jeté hors du palais (Sifri).
Bientôt. Je ne vous accorderai pas de sursis. Et si vous deviez objecter qu’Il a pourtant octroyé un sursis à la génération du déluge, comme il est écrit : « Ses jours seront de cent et vingt années » (Beréchith 6, 3 ; voir Rachi ibid.), [la différence tient à ce que] la génération du déluge n’avait personne sur qui prendre d’exemple, tandis que vous avez, vous, sur qui prendre exemple (Sifri).
וְשַׂמְתֶּם֙ אֶת־דְּבָרַ֣י אֵ֔לֶּה עַל־לְבַבְכֶ֖ם וְעַֽל־נַפְשְׁכֶ֑ם וּקְשַׁרְתֶּ֨ם אֹתָ֤ם לְאוֹת֙ עַל־יֶדְכֶ֔ם וְהָי֥וּ לְטֽוֹטָפֹ֖ת בֵּ֥ין עֵֽינֵיכֶֽם׃
Imprimez donc mes paroles dans votre cœur et dans votre pensée attachez les comme symbole sur votre bras et portez les en fronteau entre vos yeux
Vous mettrez ces miennes paroles-là. Même après que vous aurez été exilés, distinguez-vous par les mitswoth : Mettez les tefilin, faites des mezouzoth, afin qu’elles ne vous soient pas à votre retour comme des nouveautés. C’est ainsi qu’il est écrit : « Fais-toi des signes distinctifs ! » (Yirmeya 31, 20) (Sifri).
וְלִמַּדְתֶּ֥ם אֹתָ֛ם אֶת־בְּנֵיכֶ֖ם לְדַבֵּ֣ר בָּ֑ם בְּשִׁבְתְּךָ֤ בְּבֵיתֶ֨ךָ֙ וּבְלֶכְתְּךָ֣ בַדֶּ֔רֶךְ וּֽבְשָׁכְבְּךָ֖ וּבְקוּמֶֽךָ׃
Enseignez les à vos enfants en les répétant sans cesse quand tu seras à la maison ou en voyage soit que tu te couches soit que tu te lèves
Pour en parler. Dès le moment où l’enfant sait ce qu’est parler, enseigne-lui : « Mochè nous a prescrit une loi… » (infra 33, 4), et que ce soit ainsi qu’il apprenne à parler. D’où l’enseignement : Lorsque l’enfant commence à parler, son père doit lui parler en « langue sacrée » et lui enseigner la Tora. Et s’il ne le fait pas, c’est comme s’il l’enterrait, comme il est écrit : « Vous les enseignerez à vos fils pour en parler… »
וּכְתַבְתָּ֛ם עַל־מְזוּז֥וֹת בֵּיתֶ֖ךָ וּבִשְׁעָרֶֽיךָ׃
Inscris les sur les poteaux de ta maison et sur tes portes
לְמַ֨עַן יִרְבּ֤וּ יְמֵיכֶם֙ וִימֵ֣י בְנֵיכֶ֔ם עַ֚ל הָֽאֲדָמָ֔ה אֲשֶׁ֨ר נִשְׁבַּ֧ע יְהוָ֛ה לַאֲבֹֽתֵיכֶ֖ם לָתֵ֣ת לָהֶ֑ם כִּימֵ֥י הַשָּׁמַ֖יִם עַל־הָאָֽרֶץ׃
Alors la durée de vos jours et des jours de vos enfants sur le sol que l'Éternel a juré à vos pères de leur donner égalera la durée du ciel au dessus de la terre
Afin qu’augmentent vos jours et les jours de vos fils. Si vous agissez ainsi ils augmenteront, et sinon ils n’augmenteront pas. Car on peut interpréter ce que dit la Tora de manière à déduire une affirmation d’une négation, et inversement.
De leur donner. Il n’est pas écrit ici : « de “vous” donner », mais : « de “leur” donner ». D’où nous apprenons que la Tora contient une allusion à la résurrection des morts (Sanhèdrin 90b).
כִּי֩ אִם־שָׁמֹ֨ר תִּשְׁמְר֜וּן אֶת־כָּל־הַמִּצְוָ֣ה הַזֹּ֗את אֲשֶׁ֧ר אָֽנֹכִ֛י מְצַוֶּ֥ה אֶתְכֶ֖ם לַֽעֲשֹׂתָ֑הּ לְאַֽהֲבָ֞ה אֶת־יְהוָ֧ה אֱלֹֽהֵיכֶ֛ם לָלֶ֥כֶת בְּכָל־דְּרָכָ֖יו וּלְדָבְקָה־בֽוֹ׃
Oui si vous observez bien toute cette loi que je vous prescris d'accomplir aimant l'Éternel votre Dieu marchant toujours dans ses voies et lui demeurant fidèles,
Garder, vous garderez. Cela constitue une exhortation à bien rester sur ses gardes, et à veiller avec soin à étudier, de manière à ne pas oublier.
De marcher dans toutes Ses voies. De même qu’Il est miséricordieux, de même sois-le à Son imitation. De même qu’Il est bienfaisant, de même sois-le à Son imitation.
Et de vous attacher à Lui. Est-il possible de parler ainsi ? N’est-il pas « un feu dévorant » (supra 4, 24) ? En réalité, attache-toi aux disciples et aux Sages, et je te le compterai comme si tu t’attachais à Lui.
וְהוֹרִ֧ישׁ יְהוָ֛ה אֶת־כָּל־הַגּוֹיִ֥ם הָאֵ֖לֶּה מִלִּפְנֵיכֶ֑ם וִֽירִשְׁתֶּ֣ם גּוֹיִ֔ם גְּדֹלִ֥ים וַֽעֲצֻמִ֖ים מִכֶּֽם׃
l'Éternel repoussera toutes ces nations devant vous et vous déposséderez des peuples plus grands et plus forts que vous
Hachem dépossédera. Si vous faites ce que vous devez, je ferai ce que je dois.
Et plus puissantes que vous. Pour forts que vous soyez, ils sont plus forts que vous. Car si Israël n’était pas fort, que voudrait dire cet éloge décerné aux Emoris : « plus puissantes que vous » ? C’est donc que vous êtes effectivement plus forts que les autres nations, mais que celles-là sont plus fortes que vous.
כָּל־הַמָּק֗וֹם אֲשֶׁ֨ר תִּדְרֹ֧ךְ כַּֽף־רַגְלְכֶ֛ם בּ֖וֹ לָכֶ֣ם יִֽהְיֶ֑ה מִן־הַמִּדְבָּ֨ר וְהַלְּבָנ֜וֹן מִן־הַנָּהָ֣ר נְהַר־פְּרָ֗ת וְעַד֙ הַיָּ֣ם הָֽאַחֲר֔וֹן יִֽהְיֶ֖ה גְּבֻֽלְכֶֽם׃
Toute région où se posera la plante de vos pieds sera à vous depuis le désert jusqu'au Liban depuis le fleuve le fleuve de l'Euphrate jusqu'à la mer occidentale s'étendra votre territoire
לֹֽא־יִתְיַצֵּ֥ב אִ֖ישׁ בִּפְנֵיכֶ֑ם פַּחְדְּכֶ֨ם וּמֽוֹרַאֲכֶ֜ם יִתֵּ֣ן ׀ יְהוָ֣ה אֱלֹֽהֵיכֶ֗ם עַל־פְּנֵ֤י כָל־הָאָ֨רֶץ֙ אֲשֶׁ֣ר תִּדְרְכוּ־בָ֔הּ כַּֽאֲשֶׁ֖ר דִּבֶּ֥ר לָכֶֽם׃
Nul ne pourra tenir devant vous l'Éternel votre Dieu répandra votre terreur sur tous les lieux où vous porterez vos pas ainsi qu'il vous l'a déclaré
Pas un homme ne se tiendra devant vous…. Il n’est question ici que d’un « « homme ». D’où sait-on que [cela s’applique aussi] à une nation, à une famille ou à une femme ? De ce qu’il est écrit : « il ne se tiendra », en aucun cas. Dans ce cas, pourquoi le texte parle-t-il d’un « homme » ? Même [un homme] comme ‘Og, roi du Bachane.
Votre frayeur et votre terreur. Quelle différence sépare-t-elle « frayeur » et « terreur » ? « Votre frayeur » s’appliquera sur les peuples voisins, et « votre terreur » sur les peuples éloignés.
Frayeur. Expression de crainte « soudaine ».
Terreur. Expression d’angoisse « à long terme ».
Comme Il vous a parlé. Et où a-t-Il ainsi parlé ? « J’enverrai ma frayeur devant toi… » (Chemoth 23, 27).
רְאֵ֗ה אָֽנֹכִ֛י נֹתֵ֥ן לִפְנֵיכֶ֖ם הַיּ֑וֹם בְּרָכָ֖ה וּקְלָלָֽה׃
Voyez je vous propose en ce jour d'une part la bénédiction la malédiction de l'autre
Vois, je donne. La bénédiction et la malédiction, telles qu’elles seront prononcées sur le mont Guerizim et sur le mont ‘Eval.
אֶֽת־הַבְּרָכָ֑ה אֲשֶׁ֣ר תִּשְׁמְע֗וּ אֶל־מִצְוֹת֙ יְהוָ֣ה אֱלֹֽהֵיכֶ֔ם אֲשֶׁ֧ר אָֽנֹכִ֛י מְצַוֶּ֥ה אֶתְכֶ֖ם הַיּֽוֹם׃
la bénédiction quand vous obéirez aux commandements de l'Éternel votre Dieu que je vous impose aujourd'hui
La bénédiction. Afin que vous écoutiez.
וְהַקְּלָלָ֗ה אִם־לֹ֤א תִשְׁמְעוּ֙ אֶל־מִצְוֹת֙ יְהוָ֣ה אֱלֹֽהֵיכֶ֔ם וְסַרְתֶּ֣ם מִן־הַדֶּ֔רֶךְ אֲשֶׁ֧ר אָֽנֹכִ֛י מְצַוֶּ֥ה אֶתְכֶ֖ם הַיּ֑וֹם לָלֶ֗כֶת אַֽחֲרֵ֛י אֱלֹהִ֥ים אֲחֵרִ֖ים אֲשֶׁ֥ר לֹֽא־יְדַעְתֶּֽם׃
et la malédiction si vous n'obéissez pas aux commandements de l'Éternel votre Dieu si vous quittez la voie que je vous trace aujourd'hui pour suivre des dieux étrangers que vous ne connaissez point
Du chemin que je vous ordonne aujourd’hui, pour aller…. D’où l’on apprend que tout idolâtre se détourne de « tout » le chemin qu’Israël a reçu l’ordre de suivre. D’où l’enseignement : Celui qui légitime l’idolâtrie est comme s’il reniait toute la Tora dans son intégralité (Sifri).
וְהָיָ֗ה כִּ֤י יְבִֽיאֲךָ֙ יְהוָ֣ה אֱלֹהֶ֔יךָ אֶל־הָאָ֕רֶץ אֲשֶׁר־אַתָּ֥ה בָא־שָׁ֖מָּה לְרִשְׁתָּ֑הּ וְנָֽתַתָּ֤ה אֶת־הַבְּרָכָה֙ עַל־הַ֣ר גְּרִזִ֔ים וְאֶת־הַקְּלָלָ֖ה עַל־הַ֥ר עֵיבָֽל׃
Or quand l'Éternel ton Dieu t'aura installé dans le pays où tu vas pour le conquérir tu proclameras la bénédiction sur le mont Garizim la malédiction sur le mont Hébal
Tu donneras la bénédiction. Comme le rend le Targoum Onqelos : « Ceux qui bénissent ».
Sur le mont Guerizim. Ils se tournaient face au mont Guerizim et prononçaient d’abord la bénédiction : « Béni soit l’homme qui ne fera pas une image et une idole de métal, etc. » (voir infra 27, 15). Ils commençaient par formuler sous forme de bénédictions toutes les malédictions du chapitre 27. Après quoi ils se tournaient face au mont ‘Eval et se mettaient à prononcer les malédictions (Sota 37a et b).
הֲלֹא־הֵ֜מָּה בְּעֵ֣בֶר הַיַּרְדֵּ֗ן אַֽחֲרֵי֙ דֶּ֚רֶךְ מְב֣וֹא הַשֶּׁ֔מֶשׁ בְּאֶ֨רֶץ֙ הַֽכְּנַעֲנִ֔י הַיֹּשֵׁ֖ב בָּֽעֲרָבָ֑ה מ֚וּל הַגִּלְגָּ֔ל אֵ֖צֶל אֵֽלוֹנֵ֥י מֹרֶֽה׃
Ces montagnes sont au delà du Jourdain en arrière dans la direction du couchant dans la province des Cananéens habitants de la plaine vis à vis de Ghilgal près des chênes de Moré
Ne sont-elles pas. Il en a donné une indication [géographique] (voir Sota 33b).
Derrière (a‘harei). Après la traversée du Yardén et bien loin au-delà. C’est ce que veut dire le mot a‘harei (« derrière »), lequel contient, toutes les fois qu’il est employé, une idée d’éloignement.
Le chemin de la venue du soleil. Au-delà du Yardén, en direction de l’ouest. Cela est prouvé par les indications musicales : Les mots a‘harei (« derrière ») et dèrèkh (« le chemin ») portent des signes disjonctifs, le premier un pachta et le second, dont la lettre dalet est ponctuée d’un daguéch, un machpél (yethiv). Tandis que si les mots a‘harei et dèrèkh étaient inséparables, le premier porterait un signe auxiliaire (mahpakh) et le second un pachta, et le dalet de dèrèkh serait sans daguéch.
Face au Guilgal. Loin du Guilgal.
Les chênes de Morè. Il s’agit de Chekhem (Sota 32a), comme il est écrit : « jusqu’à l’endroit de Chekhem, jusqu’à Elon Morè » (Beréchith 12, 6).
כִּ֤י אַתֶּם֙ עֹֽבְרִ֣ים אֶת־הַיַּרְדֵּ֔ן לָבֹא֙ לָרֶ֣שֶׁת אֶת־הָאָ֔רֶץ אֲשֶׁר־יְהוָ֥ה אֱלֹֽהֵיכֶ֖ם נֹתֵ֣ן לָכֶ֑ם וִֽירִשְׁתֶּ֥ם אֹתָ֖הּ וִֽישַׁבְתֶּם־בָּֽהּ׃
Car vous allez passer le Jourdain pour marcher à la conquête du pays que l'Éternel votre Dieu vous donne vous en prendrez possession et y demeurerez
Car vous passez le Yardén…. Les miracles sur le Yardén vous serviront de signe que vous allez prendre possession du pays.
וּשְׁמַרְתֶּ֣ם לַֽעֲשׂ֔וֹת אֵ֥ת כָּל־הַֽחֻקִּ֖ים וְאֶת־הַמִּשְׁפָּטִ֑ים אֲשֶׁ֧ר אָֽנֹכִ֛י נֹתֵ֥ן לִפְנֵיכֶ֖ם הַיּֽוֹם׃
Appliquez vous alors à observer toutes les lois et les statuts que je vous expose en ce jour