L'Éternel dit à Moïse "Va pars d'ici avec le peuple que tu as conduit hors du pays d'Égypte et allez au pays que j'ai promis par serment à Abraham à Isaac et à Jacob disant ‘Je le donnerai à votre postérité ’
Rachi (4)
Va, monte de-là. Erets Yisrael est le plus élevé de tous les pays (Qiddouchin 69b). Aussi est-il écrit : « Monte ! » Autre explication : Par opposition avec ce qu’Il lui avait dit lorsqu’Il était en colère, à savoir : « Va, descends ! », Il lui dit lors de la réconciliation : « Va, monte ! ».
Toi et le peuple. Il n’est plus écrit ici : « Et “ton” peuple ».
Va, monte de-là. Erets Yisrael est le plus élevé de tous les pays (Qiddouchin 69b). Aussi est-il écrit : « Monte ! » Autre explication : Par opposition avec ce qu’Il lui avait dit lorsqu’Il était en colère, à savoir : « Va, descends ! », Il lui dit lors de la réconciliation : « Va, monte ! ».
Toi et le peuple. Il n’est plus écrit ici : « Et “ton” peuple ».
Vers ce pays ruisselant de lait et de miel non je ne monterai point au milieu de toi peuple réfractaire que tu es car je pourrais t'anéantir pendant le voyage "
Rachi (4)
Vers un pays ruisselant de lait et de miel. C’est là que je te demande de les faire monter.
Car je ne monterai point au milieu de toi. Voilà pourquoi je te dis : « J’enverrai devant toi un ange » (verset 2).
Car tu es un peuple à la nuque dure. Et donc lorsque je réside parmi vous et que vous vous rebellez contre moi, je fais éclater grandement ma colère contre vous.
Que je ne te détruise (akhèlkha). Du verbe kalo (« détruire »).
Le peuple ayant eu connaissance de cette fâcheuse parole prit le deuil et nul ne se para de ses ornements
Rachi (4)
Cette mauvaise parole. La nouvelle que la chekhina ne résiderait ni ne cheminerait avec eux.
Et pas un homme ne mit ses ornements. Les couronnes qui leur avaient été données au ‘Horev lorsqu’ils avaient dit : « Nous ferons et nous écouterons » (Chabath 88a).
Cette mauvaise parole. La nouvelle que la chekhina ne résiderait ni ne cheminerait avec eux.
Et pas un homme ne mit ses ornements. Les couronnes qui leur avaient été données au ‘Horev lorsqu’ils avaient dit : « Nous ferons et nous écouterons » (Chabath 88a).
L'Éternel dit à Moïse "Dis aux enfants d'Israël ‘Vous êtes un peuple réfractaire si un seul instant je m'avançais au milieu de vous je vous anéantirais Donc déposez vos ornements et j'aviserai à ce que je dois vous faire ’ "
Rachi (6)
En un instant, un, je monterais au milieu de toi et je te détruirais. Si je devais monter au milieu de toi et que vous vous rebelliez contre moi par la dureté de votre nuque, je m’irriterais contre vous en un seul instant, ce qui définit la durée de ma colère, comme il est écrit : « Cache-toi juste un instant, jusqu’à ce que passe ma colère ! » (Yecha’ya 26, 20), et je vous détruirais. Mieux vaut donc pour vous que j’envoie un ange.
Et maintenant. Soyez frappés immédiatement de cette punition : le retrait de vos ornements.
Et je saurai ce que je te ferai. Pour punition du reste de la faute. Je sais ce que j’ai l’intention de faire.
En un instant, un, je monterais au milieu de toi et je te détruirais. Si je devais monter au milieu de toi et que vous vous rebelliez contre moi par la dureté de votre nuque, je m’irriterais contre vous en un seul instant, ce qui définit la durée de ma colère, comme il est écrit : « Cache-toi juste un instant, jusqu’à ce que passe ma colère ! » (Yecha’ya 26, 20), et je vous détruirais. Mieux vaut donc pour vous que j’envoie un ange.
Et maintenant. Soyez frappés immédiatement de cette punition : le retrait de vos ornements.
Et je saurai ce que je te ferai. Pour punition du reste de la faute. Je sais ce que j’ai l’intention de faire.
Pour Moïse il prit sa tente pour la dresser hors du camp loin de son enceinte et il la nomma Tente d'assignation de sorte que tout homme ayant à consulter le Seigneur devait se rendre à la Tente d'assignation située hors du camp
Rachi (12)
Et Mochè. A partir de cette faute et ensuite.
Prit (yiqa‘h) la tente. Le mot yiqa‘h exprime l’idée d’un présent permanent. Il prenait sa tente et la plantait hors du camp, en disant : « Le retrait du Maître vaut retrait pour le disciple. »
Loin (har‘héq). Deux mille coudées, ainsi qu’il est écrit : « Il y aura une distance (ra‘hoq) entre vous et lui d’une mesure de deux mille coudées » (Yehochou‘a 3, 4).
Et il l’appela. Il l’a appelée : « tente d’assignation », comme étant un lieu de rencontre pour ceux qui recherchaient la Tora.
Quiconque cherche Hachem. D’où l’on apprend que celui qui consulte un sage est comme s’il recherche la face de la chekhina.
Sortira (yétsé) vers la tente d’assignation. Le mot yétsé (« sortira ») équivaut à yotsé (« sort »). Autre explication : « Quiconque cherche Hachem », y compris les anges de service lorsqu’ils demandaient le lieu où se trouvait la chekhina, leurs compagnons leur répondaient : elle est dans la tente de Mochè.
Et Mochè. A partir de cette faute et ensuite.
Prit (yiqa‘h) la tente. Le mot yiqa‘h exprime l’idée d’un présent permanent. Il prenait sa tente et la plantait hors du camp, en disant : « Le retrait du Maître vaut retrait pour le disciple. »
Loin (har‘héq). Deux mille coudées, ainsi qu’il est écrit : « Il y aura une distance (ra‘hoq) entre vous et lui d’une mesure de deux mille coudées » (Yehochou‘a 3, 4).
Et il l’appela. Il l’a appelée : « tente d’assignation », comme étant un lieu de rencontre pour ceux qui recherchaient la Tora.
Quiconque cherche Hachem. D’où l’on apprend que celui qui consulte un sage est comme s’il recherche la face de la chekhina.
Sortira (yétsé) vers la tente d’assignation. Le mot yétsé (« sortira ») équivaut à yotsé (« sort »). Autre explication : « Quiconque cherche Hachem », y compris les anges de service lorsqu’ils demandaient le lieu où se trouvait la chekhina, leurs compagnons leur répondaient : elle est dans la tente de Mochè.
Et chaque fois que Moïse se retirait vers la Tente tout le peuple se levait chacun se tenait au seuil de sa propre tente et suivait Moïse du regard jusqu'à ce qu'il fût arrivé à la Tente
Rachi (8)
Ce sera. Le mot exprime l’idée d’un présent permanent.
Lorsque Mochè sort. Du camp pour aller vers la tente.
Tout le peuple se lèvera. Se tenant debout en sa présence et ne se rasseyant que lorsqu’il est hors de leur vue.
Ils regarderont derrière Mochè. En l’admirant (Qiddouchin 33b). « Heureux cet homme né d’une femme qui est à ce point certain que la chekhina franchira à sa suite l’entrée de sa tente ! »
Ce sera. Le mot exprime l’idée d’un présent permanent.
Lorsque Mochè sort. Du camp pour aller vers la tente.
Tout le peuple se lèvera. Se tenant debout en sa présence et ne se rasseyant que lorsqu’il est hors de leur vue.
Ils regarderont derrière Mochè. En l’admirant (Qiddouchin 33b). « Heureux cet homme né d’une femme qui est à ce point certain que la chekhina franchira à sa suite l’entrée de sa tente ! »
Quand Moïse y était entré la colonne de nuée descendait s'arrêtait à l'entrée de la Tente et Dieu s'entretenait avec Moïse
Rachi (2)
Il parlera (wedibèr) avec Mochè. Le mot wedibèr (« il parlera ») équivaut à oumedabèr (« et il parle »). Le Targoum Onqelos traduit par : « Et Il se parle Lui-même » avec Mochè, ce qui est une expression de respect à l’égard de la chekhina, comme dans : « Il entendait la voix lui parlant (middabèr) de sur le propitiatoire » (Bamidbar 7, 89), où le texte ne porte pas medabèr. Le mot middabèr signifie que la voix se parle à elle-même, et que l’homme ordinaire l’entend tout naturellement. Le mot medabèr, en revanche, signifie que le roi parle directement à l’homme ordinaire.
Il parlera (wedibèr) avec Mochè. Le mot wedibèr (« il parlera ») équivaut à oumedabèr (« et il parle »). Le Targoum Onqelos traduit par : « Et Il se parle Lui-même » avec Mochè, ce qui est une expression de respect à l’égard de la chekhina, comme dans : « Il entendait la voix lui parlant (middabèr) de sur le propitiatoire » (Bamidbar 7, 89), où le texte ne porte pas medabèr. Le mot middabèr signifie que la voix se parle à elle-même, et que l’homme ordinaire l’entend tout naturellement. Le mot medabèr, en revanche, signifie que le roi parle directement à l’homme ordinaire.
Or l'Éternel s'entretenait avec Moïse face à face comme un homme s'entretient avec un autre puis Moïse retournait au camp Mais Josué fils de Noun son jeune serviteur ne quittait pas l'intérieur de la Tente
Rachi (6)
Et Hachem parlera avec Mochè face à face. Traduction du Targoum Onqelos : Hachem « se parlait » avec Mochè.
Il retournera vers le camp. Après que Hachem lui avait parlé, Mochè retournait au camp et il enseignait aux Anciens ce qu’il avait appris. Mochè s’est comporté de cette manière-là depuis Yom Kippour jusqu’à la date de l’érection du tabernacle, mais pas plus tard. Car les tables de la loi ont été brisées le 17 tamouz, et le 18 il a brûlé le veau d’or et jugé ceux qui avaient commis la faute (Ta‘anith 28b). Il est remonté le 19, comme il est écrit : « Ce fut, à partir du lendemain, que Mochè dit au peuple… » (supra 32, 30). Il a passé là-haut quarante jours et a imploré la miséricorde divine, comme il est écrit : « Je me suis laissé tomber devant Hachem… » (Devarim 9, 18). Le 1er eloul il lui a été dit : « Tu monteras au matin vers le mont Sinaï » (infra 34, 2) pour recevoir les secondes tables. Et il y a passé quarante jours, comme il est écrit à leur sujet : « Et moi, je me suis tenu dans la montagne comme les premiers jours, quarante jours et quarante nuits » (Devarim 10, 10). De même que les premiers ont été favorisés par la grâce divine, de même les derniers l’ont-ils été. D’où l’on peut déduire que les jours intercalaires se sont passés dans la colère. Le 10 tichri, le Saint béni soit-Il s’est réconcilié avec Israël dans la joie et d’un cœur entier. Il a dit à Mochè : « J’ai pardonné, selon ta parole » (Bamidbar 14, 20) et lui a transmis les secondes tables. Il est alors redescendu et a commencé de leur donner des instructions pour la construction du tabernacle, à laquelle ils ont travaillé jusqu’au 1er nissan. Une fois qu’il a été érigé, Il ne lui a plus parlé ailleurs que dans la tente d’assignation.
Il retournera vers le camp. Le Targoum Onqelos traduit par un présent permanent. Il en est de même dans tout le chapitre : « Tout le peuple verra » (verset 10), « ils se tiendront » (verset 8), « ils regarderont » (verset 8), « ils se prosterneront » (verset 10) Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : « Hachem parlera avec Mochè » afin qu’il retourne au camp, en lui disant : « Je suis en colère, comme tu es en colère. Qui alors les rapprochera de moi ? »
Et Hachem parlera avec Mochè face à face. Traduction du Targoum Onqelos : Hachem « se parlait » avec Mochè.
Il retournera vers le camp. Après que Hachem lui avait parlé, Mochè retournait au camp et il enseignait aux Anciens ce qu’il avait appris. Mochè s’est comporté de cette manière-là depuis Yom Kippour jusqu’à la date de l’érection du tabernacle, mais pas plus tard. Car les tables de la loi ont été brisées le 17 tamouz, et le 18 il a brûlé le veau d’or et jugé ceux qui avaient commis la faute (Ta‘anith 28b). Il est remonté le 19, comme il est écrit : « Ce fut, à partir du lendemain, que Mochè dit au peuple… » (supra 32, 30). Il a passé là-haut quarante jours et a imploré la miséricorde divine, comme il est écrit : « Je me suis laissé tomber devant Hachem… » (Devarim 9, 18). Le 1er eloul il lui a été dit : « Tu monteras au matin vers le mont Sinaï » (infra 34, 2) pour recevoir les secondes tables. Et il y a passé quarante jours, comme il est écrit à leur sujet : « Et moi, je me suis tenu dans la montagne comme les premiers jours, quarante jours et quarante nuits » (Devarim 10, 10). De même que les premiers ont été favorisés par la grâce divine, de même les derniers l’ont-ils été. D’où l’on peut déduire que les jours intercalaires se sont passés dans la colère. Le 10 tichri, le Saint béni soit-Il s’est réconcilié avec Israël dans la joie et d’un cœur entier. Il a dit à Mochè : « J’ai pardonné, selon ta parole » (Bamidbar 14, 20) et lui a transmis les secondes tables. Il est alors redescendu et a commencé de leur donner des instructions pour la construction du tabernacle, à laquelle ils ont travaillé jusqu’au 1er nissan. Une fois qu’il a été érigé, Il ne lui a plus parlé ailleurs que dans la tente d’assignation.
Il retournera vers le camp. Le Targoum Onqelos traduit par un présent permanent. Il en est de même dans tout le chapitre : « Tout le peuple verra » (verset 10), « ils se tiendront » (verset 8), « ils regarderont » (verset 8), « ils se prosterneront » (verset 10) Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : « Hachem parlera avec Mochè » afin qu’il retourne au camp, en lui disant : « Je suis en colère, comme tu es en colère. Qui alors les rapprochera de moi ? »
Moïse dit au Seigneur "Considère que tu me dis ‘Fais avancer ce peuple’ sans me faire savoir qui tu veux m'adjoindre D'ailleurs tu avais dit ’Je t'ai distingué spécialement et certes tu as trouvé faveur à mes yeux ’
Rachi (4)
Vois, tu me dis. Vois ! Applique tes yeux et ton cœur à tes propres paroles ! « Tu me dis : “[…], et toi tu ne m’as pas fait savoir.” » Et de ce que tu m’as dit : « Voici, moi-même j’envoie un ange devant toi pour te garder en chemin… » (supra 23, 20), ce n’est pas là une « connaissance » dont je puisse me satisfaire.
Et toi tu as dit : Je te connais par nom. « Je t’ai distingué des autres humains en t’attribuant une importance accrue. » Car tu m’as dit : « Voici, moi-même je viens vers toi dans l’épaisseur de la nuée […], et qu’en toi aussi ils croient toujours » (supra 19, 9).
Vois, tu me dis. Vois ! Applique tes yeux et ton cœur à tes propres paroles ! « Tu me dis : “[…], et toi tu ne m’as pas fait savoir.” » Et de ce que tu m’as dit : « Voici, moi-même j’envoie un ange devant toi pour te garder en chemin… » (supra 23, 20), ce n’est pas là une « connaissance » dont je puisse me satisfaire.
Et toi tu as dit : Je te connais par nom. « Je t’ai distingué des autres humains en t’attribuant une importance accrue. » Car tu m’as dit : « Voici, moi-même je viens vers toi dans l’épaisseur de la nuée […], et qu’en toi aussi ils croient toujours » (supra 19, 9).
Eh bien! de grâce si j'ai trouvé faveur à tes yeux daigne me révéler tes voies afin que je te connaisse et que je mérite encore ta bienveillance Songe aussi que c'est ton peuple cette nation!"
Rachi (9)
Et maintenant. S’il est vrai que « j’ai trouvé faveur à tes yeux, fais-moi connaître donc tes voies » ! Fais-moi connaître la récompense que tu réserves à ceux qui ont trouvé faveur à tes yeux !
Que je te connaisse afin que je trouve faveur à tes yeux. Et je saurai ainsi la mesure de tes bienfaits. Je saurai en quoi consiste le fait de « trouver faveur » à tes yeux. Voici le sens de : « afin que je trouve faveur à tes yeux » : afin que je reconnaisse combien grande est la récompense promise à ceux qui ont « trouvé faveur ».
Et vois que cette nation est ton peuple. Afin que tu ne dises pas : « Je ferai de toi une grande nation » (supra 32, 10) tandis qu’eux tu les abandonneras. Vois qu’ils sont ton peuple depuis un passé reculé ! Et si tu devais les rejeter, je ne pourrais me contenter de la pérennité de mes propres descendants. Le payement de ma récompense, fais-le-moi connaître par la préservation de ce peuple-là. Nos maîtres ont donné de ce verset une interprétation midrachique dans le traité Berakhoth (7a). Quant à moi, je ne suis venu que pour fixer le sens du texte tel qu’il est, et dans l’ordre où il se présente.
Et maintenant. S’il est vrai que « j’ai trouvé faveur à tes yeux, fais-moi connaître donc tes voies » ! Fais-moi connaître la récompense que tu réserves à ceux qui ont trouvé faveur à tes yeux !
Que je te connaisse afin que je trouve faveur à tes yeux. Et je saurai ainsi la mesure de tes bienfaits. Je saurai en quoi consiste le fait de « trouver faveur » à tes yeux. Voici le sens de : « afin que je trouve faveur à tes yeux » : afin que je reconnaisse combien grande est la récompense promise à ceux qui ont « trouvé faveur ».
Et vois que cette nation est ton peuple. Afin que tu ne dises pas : « Je ferai de toi une grande nation » (supra 32, 10) tandis qu’eux tu les abandonneras. Vois qu’ils sont ton peuple depuis un passé reculé ! Et si tu devais les rejeter, je ne pourrais me contenter de la pérennité de mes propres descendants. Le payement de ma récompense, fais-le-moi connaître par la préservation de ce peuple-là. Nos maîtres ont donné de ce verset une interprétation midrachique dans le traité Berakhoth (7a). Quant à moi, je ne suis venu que pour fixer le sens du texte tel qu’il est, et dans l’ordre où il se présente.
Et maintenant. S’il est vrai que « j’ai trouvé faveur à tes yeux, fais-moi connaître donc tes voies » ! Fais-moi connaître la récompense que tu réserves à ceux qui ont trouvé faveur à tes yeux !
Que je te connaisse afin que je trouve faveur à tes yeux. Et je saurai ainsi la mesure de tes bienfaits. Je saurai en quoi consiste le fait de « trouver faveur » à tes yeux. Voici le sens de : « afin que je trouve faveur à tes yeux » : afin que je reconnaisse combien grande est la récompense promise à ceux qui ont « trouvé faveur ».
Et vois que cette nation est ton peuple. Afin que tu ne dises pas : « Je ferai de toi une grande nation » (supra 32, 10) tandis qu’eux tu les abandonneras. Vois qu’ils sont ton peuple depuis un passé reculé ! Et si tu devais les rejeter, je ne pourrais me contenter de la pérennité de mes propres descendants. Le payement de ma récompense, fais-le-moi connaître par la préservation de ce peuple-là. Nos maîtres ont donné de ce verset une interprétation midrachique dans le traité Berakhoth (7a). Quant à moi, je ne suis venu que pour fixer le sens du texte tel qu’il est, et dans l’ordre où il se présente.
Verset 14
וַיֹּאמַ֑ר פָּנַ֥י יֵלֵ֖כוּ וַֽהֲנִחֹ֥תִי לָֽךְ׃
Dieu répondit "Ma face vous guidera et je te donnerai toute sécurité "
Rachi (2)
Il dit : Ma face (panaï) ira. Ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Je n’enverrai plus d’ange, mais j’irai moi-même, comme dans : « Et ta propre personne (oufanèkha) ira au combat » (I Chemouel 17, 11).
Il dit : Ma face (panaï) ira. Ainsi que le rend le Targoum Onqelos. Je n’enverrai plus d’ange, mais j’irai moi-même, comme dans : « Et ta propre personne (oufanèkha) ira au combat » (I Chemouel 17, 11).
Et comment serait il avéré que j'ai obtenu ta bienveillance moi ainsi que ton peuple sinon parce que tu marches avec nous? Nous serons ainsi distingués moi et ton peuple de tous les peuples qui sont sur la face de la terre "
Rachi (4)
Et par quoi sera-t-il donc connu. Comment sera-t-il connu que « j’ai trouvé faveur », si ce n’est « parce que tu marches avec nous » ? Je te demande encore une chose : Ne fais plus résider ta chekhina sur les nations idolâtres ! (Berakhoth 7a).
Et que nous avons été distingués (weniflinou) moi et ton peuple. Par cela nous serons distincts de tous les peuples, comme dans : « Hachem distinguera (wehifla) entre le bétail d’Israël et entre le bétail d’Egypte… » (supra 9, 4).
Et par quoi sera-t-il donc connu. Comment sera-t-il connu que « j’ai trouvé faveur », si ce n’est « parce que tu marches avec nous » ? Je te demande encore une chose : Ne fais plus résider ta chekhina sur les nations idolâtres ! (Berakhoth 7a).
Et que nous avons été distingués (weniflinou) moi et ton peuple. Par cela nous serons distincts de tous les peuples, comme dans : « Hachem distinguera (wehifla) entre le bétail d’Israël et entre le bétail d’Egypte… » (supra 9, 4).
L'Éternél dit à Moïse "Cette chose là même que tu as demandée je l'accorde parce que tu as trouvé faveur à mes yeux et que je t'ai spécialement distingué "
Rachi (2)
Aussi cette chose-là. De ne plus faire résider ma chekhina sur les nations idolâtres, « je la ferai ». Quant aux paroles prononcées par Bil‘am, elles n’ont pas été émises sous l’influence de la chekhina, mais alors qu’il était « tombé et les yeux ouverts » (Bamidbar 24, 4 et 16), tout comme : « Et à moi la parole a été soutirée » (Iyov 4, 12), comme ce que l’on entend par l’intermédiaire d’un messager.
Aussi cette chose-là. De ne plus faire résider ma chekhina sur les nations idolâtres, « je la ferai ». Quant aux paroles prononcées par Bil‘am, elles n’ont pas été émises sous l’influence de la chekhina, mais alors qu’il était « tombé et les yeux ouverts » (Bamidbar 24, 4 et 16), tout comme : « Et à moi la parole a été soutirée » (Iyov 4, 12), comme ce que l’on entend par l’intermédiaire d’un messager.
Verset 18
וַיֹּאמַ֑ר הַרְאֵ֥נִי נָ֖א אֶת־כְּבֹדֶֽךָ׃
Moïse reprit "Découvre moi donc ta Gloire "
Rachi (2)
Il dit : Fais-moi voir…. Mochè a vu que le moment était favorable et que ce qu’il disait était bien accueilli. Il a encore demandé qu’Il lui fasse voir l’image de Sa gloire.
Il dit : Fais-moi voir…. Mochè a vu que le moment était favorable et que ce qu’il disait était bien accueilli. Il a encore demandé qu’Il lui fasse voir l’image de Sa gloire.
Il répondit "C'est ma bonté tout entière que je veux dérouler à ta vue et toi présent je nommerai de son vrai nom l'Éternel alors je ferai grâce à qui je devrai faire grâce et je serai miséricordieux pour qui je devrai l'être "
Rachi (8)
Il dit : Moi, je ferai passer…. Le moment est venu pour toi de contempler de ma gloire ce que je te permettrai d’en voir. Car je veux et je dois t’enseigner la manière de prier. Lorsqu’il t’a fallu implorer miséricorde pour Israël, tu m’as rappelé les mérites des patriarches. Crois-tu que si les mérites des patriarches devaient venir à s’épuiser, il n’y aurait plus rien à espérer ? Je ferai passer, moi, toute la mesure de ma bonté devant toi, sur le rocher, tandis que tu seras dissimulé dans la caverne.
J’appellerai par le Nom de Hachem devant toi. Pour t’enseigner la manière d’implorer miséricorde, même si les mérites des patriarches devaient venir à s’épuiser. Et de la manière dont tu me verras enveloppé et proclamant les treize attributs divins, enseigne à Israël de faire de même ! Et c’est parce qu’ils rappelleront que je suis miséricordieux et gracieux qu’ils seront exaucés, car ma miséricorde est inépuisable (Roch hachana 17b).
Je ferai faveur à qui je ferai faveur. Les fois où je voudrai faire faveur.
Je ferai miséricorde. Au moment où je voudrai faire miséricorde. Il ne lui promet ici d’exaucer qu’à certains moments, et pas à d’autres. Mais Il lui dira en fait, au moment d’agir : « Voici, moi-même je contracte une alliance » (infra 34, 10), lui donnant l’assurance que leurs prières ne seront jamais vaines (Roch hachana 17b).
Il dit : Moi, je ferai passer…. Le moment est venu pour toi de contempler de ma gloire ce que je te permettrai d’en voir. Car je veux et je dois t’enseigner la manière de prier. Lorsqu’il t’a fallu implorer miséricorde pour Israël, tu m’as rappelé les mérites des patriarches. Crois-tu que si les mérites des patriarches devaient venir à s’épuiser, il n’y aurait plus rien à espérer ? Je ferai passer, moi, toute la mesure de ma bonté devant toi, sur le rocher, tandis que tu seras dissimulé dans la caverne.
J’appellerai par le Nom de Hachem devant toi. Pour t’enseigner la manière d’implorer miséricorde, même si les mérites des patriarches devaient venir à s’épuiser. Et de la manière dont tu me verras enveloppé et proclamant les treize attributs divins, enseigne à Israël de faire de même ! Et c’est parce qu’ils rappelleront que je suis miséricordieux et gracieux qu’ils seront exaucés, car ma miséricorde est inépuisable (Roch hachana 17b).
Je ferai faveur à qui je ferai faveur. Les fois où je voudrai faire faveur.
Je ferai miséricorde. Au moment où je voudrai faire miséricorde. Il ne lui promet ici d’exaucer qu’à certains moments, et pas à d’autres. Mais Il lui dira en fait, au moment d’agir : « Voici, moi-même je contracte une alliance » (infra 34, 10), lui donnant l’assurance que leurs prières ne seront jamais vaines (Roch hachana 17b).
Le Seigneur ajouta "Il est une place près de moi tu te tiendras sur le rocher
Rachi (2)
Voici un endroit avec moi. Sur la montagne où je parle continûment avec toi, il y a une place que j’ai toute prête à ton usage, dans laquelle je t’abriterai pour qu’il ne t’arrive aucun dommage, et d’où tu verras ce que tu auras le droit de voir – tel est le sens littéral. Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : Il s’agit de l’endroit où se trouve la chekhina. Hachem dit : « L’endroit est avec moi » et non : « Je suis dans l’endroit ». Car le Saint béni soit-Il est le lieu du monde, et ce n’est pas le monde qui est Son lieu.
Voici un endroit avec moi. Sur la montagne où je parle continûment avec toi, il y a une place que j’ai toute prête à ton usage, dans laquelle je t’abriterai pour qu’il ne t’arrive aucun dommage, et d’où tu verras ce que tu auras le droit de voir – tel est le sens littéral. Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : Il s’agit de l’endroit où se trouve la chekhina. Hachem dit : « L’endroit est avec moi » et non : « Je suis dans l’endroit ». Car le Saint béni soit-Il est le lieu du monde, et ce n’est pas le monde qui est Son lieu.
puis quand passera ma gloire je te cacherai dans la cavité du roc et je t'abriterai de ma main jusqu'à ce que je sois passé
Rachi (8)
Quand passera mon honneur. Quand je passerai devant toi.
Dans la crevasse (niqrath) du rocher. Comme dans : « Crèveras-tu (tenaqér) les yeux de ces hommes-là ? Nous ne monterons pas » (Bamidbar 16, 14), ou dans : « Les corbeaux de la vallée crèveront (yiqqerouha) l’œil qui se moque de son père » (Michlei 30, 17), ou dans : « J’ai creusé (qarti) et bu les eaux… » (II Melakhim 19, 24, Yecha’ya 37, 25). Tous ces mots sont issus de la même racine.
La « crevasse du rocher ». La « crevasse du rocher » signifie donc un endroit creusé dans le rocher.
Je te couvrirai de ma paume. Nous apprenons à partir d’ici que les forces destructrices avaient reçu le droit de détruire. Traduction du Targoum Onqelos : « Je protégerai par ma parole », ce qui est une manière respectueuse de parler du Tout-Puissant, qui n’avait pas besoin de le protéger effectivement de la paume.
Quand passera mon honneur. Quand je passerai devant toi.
Dans la crevasse (niqrath) du rocher. Comme dans : « Crèveras-tu (tenaqér) les yeux de ces hommes-là ? Nous ne monterons pas » (Bamidbar 16, 14), ou dans : « Les corbeaux de la vallée crèveront (yiqqerouha) l’œil qui se moque de son père » (Michlei 30, 17), ou dans : « J’ai creusé (qarti) et bu les eaux… » (II Melakhim 19, 24, Yecha’ya 37, 25). Tous ces mots sont issus de la même racine.
La « crevasse du rocher ». La « crevasse du rocher » signifie donc un endroit creusé dans le rocher.
Je te couvrirai de ma paume. Nous apprenons à partir d’ici que les forces destructrices avaient reçu le droit de détruire. Traduction du Targoum Onqelos : « Je protégerai par ma parole », ce qui est une manière respectueuse de parler du Tout-Puissant, qui n’avait pas besoin de le protéger effectivement de la paume.
Alors je retirerai ma main et tu me verras par derrière mais ma face ne peut être vue "
Rachi (2)
Je retirerai ma paume. Traduction du Targoum Onqelos : « Je retirerai la conduite de ma gloire », c’est-à-dire que je cesserai de faire marcher ma gloire devant toi pour partir de-là vers ailleurs.
Tu verras ce qui est derrière moi. Il lui a montré le nœud des tefilin (Berakhoth 7a).
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