A la troisième néoménie depuis le départ des Israélites du pays d'Égypte le jour même ils arrivèrent au désert de Sinaï
Rachi (2)
En ce jour-ci. Le premier du mois. Le texte aurait dû porter : « ce jour-“là” » (hahou) ! Pourquoi : « ce jour-“ci” » (hazè) ? Pour que les paroles de la Tora te soient toujours aussi neuves que si elles t’avaient été données aujourd’hui même (Chabath 86b).
En ce jour-ci. Le premier du mois. Le texte aurait dû porter : « ce jour-“là” » (hahou) ! Pourquoi : « ce jour-“ci” » (hazè) ? Pour que les paroles de la Tora te soient toujours aussi neuves que si elles t’avaient été données aujourd’hui même (Chabath 86b).
Partis de Refidim ils entrèrent dans le désert de Sinaï et y campèrent Israël y campa en face de la montagne
Rachi (6)
Ils partirent de Refidim. Pourquoi le texte s’impose-t-il de répéter d’où ils sont partis ? Il a pourtant déjà été indiqué plus haut qu’ils ont campé à Refidim (supra 17, 1), de sorte qu’il est évident qu’ils en sont partis ! C’est pour assimiler leur départ de Refidim à leur venue dans le désert de Sinaï : De même que celle-ci s’est faite dans le repentir, de même celui-là s’est-il fait dans le repentir (Mekhilta).
Israël y campa. Comme un seul homme, d’un seul cœur [d’où l’emploi du singulier], tandis que les autres étapes ont eu lieu dans des récriminations et des querelles (Mekhilta).
En face (nèguèd) de la montagne. A l’est. Toutes les fois que l’on trouve le mot nèguèd (« en face »), il s’agit de la face est (Mekhilta).
Ils partirent de Refidim. Pourquoi le texte s’impose-t-il de répéter d’où ils sont partis ? Il a pourtant déjà été indiqué plus haut qu’ils ont campé à Refidim (supra 17, 1), de sorte qu’il est évident qu’ils en sont partis ! C’est pour assimiler leur départ de Refidim à leur venue dans le désert de Sinaï : De même que celle-ci s’est faite dans le repentir, de même celui-là s’est-il fait dans le repentir (Mekhilta).
Israël y campa. Comme un seul homme, d’un seul cœur [d’où l’emploi du singulier], tandis que les autres étapes ont eu lieu dans des récriminations et des querelles (Mekhilta).
En face (nèguèd) de la montagne. A l’est. Toutes les fois que l’on trouve le mot nèguèd (« en face »), il s’agit de la face est (Mekhilta).
Pour Moïse il monta vers le Seigneur et le Seigneur l'appelant du haut de la montagne lui dit "Adresse ce discours à la maison de Jacob cette déclaration aux enfants d'Israël
Rachi (8)
Et Mochè monta. Le deuxième jour. Et toutes ses montées ont eu lieu de bon matin, comme il est écrit : « Mochè se leva de bon matin » (infra 34, 4).
Tu diras ainsi. Dans ce langage et dans cet ordre (Mekhilta).
A la maison de Ya‘aqov. Ce sont les femmes. Tu leur parleras avec douceur.
Et tu raconteras (wethaguéd) aux fils d’Israël. Il a commenté à l’intention des hommes les punitions et les détails, employant à cet effet des paroles aussi dures que des tendons (guidin) (Chabath 87a, Mekhilta).
Et Mochè monta. Le deuxième jour. Et toutes ses montées ont eu lieu de bon matin, comme il est écrit : « Mochè se leva de bon matin » (infra 34, 4).
Tu diras ainsi. Dans ce langage et dans cet ordre (Mekhilta).
A la maison de Ya‘aqov. Ce sont les femmes. Tu leur parleras avec douceur.
Et tu raconteras (wethaguéd) aux fils d’Israël. Il a commenté à l’intention des hommes les punitions et les détails, employant à cet effet des paroles aussi dures que des tendons (guidin) (Chabath 87a, Mekhilta).
‘Vous avez vu ce que j'ai fait aux Égyptiens vous je vous ai portés sur l'aile des aigles je vous ai rapprochés de moi
Rachi (8)
Vous, vous avez vu. Ce n’est pas par tradition que vous l’avez appris, ni par des paroles que je vous le transmets, ni par des témoins que je vous en fais attester, mais vous-mêmes « avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte ». Ils se sont rendus coupables envers moi de bien des fautes avant de s’en prendre à vous, mais je ne les ai punis que pour les torts qu’ils vous ont causés (Mekhilta).
Je vous ai portés. C’est le jour où Israël est arrivé à Ra‘amsés. Car ils étaient éparpillés dans tout le pays de Gochèn, et en un instant, quand le moment est venu pour eux de partir, ils ont tous été rassemblés à Ra‘amsés. Le Targoum Onqelos le rend par : « je vous ai fait mettre en route », par égard au respect dû au Tout-Puissant (Mekhilta).
Sur des ailes d’aigles. Comme un aigle qui porte ses petits sur ses ailes. Car tous les autres oiseaux déplacent leur progéniture en la soulevant entre leurs pattes, de crainte d’un autre volatile pouvant voler au-dessus d’eux. L’aigle, en revanche, qu’aucun autre oiseau ne peut dominer, n’a peur que de l’homme et des flèches qu’il pourrait lui lancer. C’est pourquoi il installe ses petits sur ses ailes, en se disant : « Mieux vaut que ce soit moi que transperce la flèche plutôt que mes enfants ! » J’ai agi de la même manière : « l’ange de ha-Eloqim partit… » (14, 19), « [la colonne de nuée] vint entre le camp des Egyptiens et entre le camp d’Israël » (14, 20). Les Egyptiens lançaient des flèches et des projectiles de pierre, et c’est la nuée qui les recevait.
Je vous ai amenés à moi. Ainsi que le rend le Targoum Onqelos.
Vous, vous avez vu. Ce n’est pas par tradition que vous l’avez appris, ni par des paroles que je vous le transmets, ni par des témoins que je vous en fais attester, mais vous-mêmes « avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte ». Ils se sont rendus coupables envers moi de bien des fautes avant de s’en prendre à vous, mais je ne les ai punis que pour les torts qu’ils vous ont causés (Mekhilta).
Je vous ai portés. C’est le jour où Israël est arrivé à Ra‘amsés. Car ils étaient éparpillés dans tout le pays de Gochèn, et en un instant, quand le moment est venu pour eux de partir, ils ont tous été rassemblés à Ra‘amsés. Le Targoum Onqelos le rend par : « je vous ai fait mettre en route », par égard au respect dû au Tout-Puissant (Mekhilta).
Sur des ailes d’aigles. Comme un aigle qui porte ses petits sur ses ailes. Car tous les autres oiseaux déplacent leur progéniture en la soulevant entre leurs pattes, de crainte d’un autre volatile pouvant voler au-dessus d’eux. L’aigle, en revanche, qu’aucun autre oiseau ne peut dominer, n’a peur que de l’homme et des flèches qu’il pourrait lui lancer. C’est pourquoi il installe ses petits sur ses ailes, en se disant : « Mieux vaut que ce soit moi que transperce la flèche plutôt que mes enfants ! » J’ai agi de la même manière : « l’ange de ha-Eloqim partit… » (14, 19), « [la colonne de nuée] vint entre le camp des Egyptiens et entre le camp d’Israël » (14, 20). Les Egyptiens lançaient des flèches et des projectiles de pierre, et c’est la nuée qui les recevait.
Je vous ai amenés à moi. Ainsi que le rend le Targoum Onqelos.
Désormais si vous êtes dociles à ma voix si vous gardez mon alliance vous serez mon trésor entre tous les peuples! Car toute la terre est à moi,
Rachi (6)
Et maintenant. Si vous l’acceptez dès maintenant, cela vous sera agréable ensuite, car tous les débuts sont difficiles (Mekhilta).
Vous gardez mon alliance. Que je conclus avec vous pour l’observance de la Tora.
Un trésor. Un trésor bien-aimé, comme dans : « et le trésor des rois » (Qohèleth 2, 8) constitué par les objets de valeur et les pierres précieuses amassés par les rois. De même serez-vous pour moi un trésor plus cher que les autres peuples. Mais ne dites pas que vous seuls m’appartenez, et que je n’en ai pas d’autres que vous ! Qu’ai-je d’autre qui puisse rendre évident l’amour que je vous porte ? « Car à moi est toute la terre ». Mais à mes yeux et devant moi ils ne comptent pas.
Et maintenant. Si vous l’acceptez dès maintenant, cela vous sera agréable ensuite, car tous les débuts sont difficiles (Mekhilta).
Vous gardez mon alliance. Que je conclus avec vous pour l’observance de la Tora.
Un trésor. Un trésor bien-aimé, comme dans : « et le trésor des rois » (Qohèleth 2, 8) constitué par les objets de valeur et les pierres précieuses amassés par les rois. De même serez-vous pour moi un trésor plus cher que les autres peuples. Mais ne dites pas que vous seuls m’appartenez, et que je n’en ai pas d’autres que vous ! Qu’ai-je d’autre qui puisse rendre évident l’amour que je vous porte ? « Car à moi est toute la terre ». Mais à mes yeux et devant moi ils ne comptent pas.
mais vous vous serez pour moi une dynastie de pontifes et une nation sainte ’ Tel est le langage que tu tiendras aux enfants d'Israël "
Rachi (4)
Et vous, vous serez pour moi un royaume de pontifes. Des princes, comme dans : « Et les fils de David étaient pontifes (kohanim) » (II Chemouel 8, 18).
Celles-là sont les paroles. Rien de moins ni rien de plus.
Et vous, vous serez pour moi un royaume de pontifes. Des princes, comme dans : « Et les fils de David étaient pontifes (kohanim) » (II Chemouel 8, 18).
Celles-là sont les paroles. Rien de moins ni rien de plus.
Le peuple entier répondit d'une voix unanime "Tout ce qu'a dit l'Éternel nous le ferons!" Et Moïse rapporta les paroles du peuple au Seigneur
Rachi (2)
Mochè rapporta les paroles du peuple…. Le lendemain, à savoir le troisième jour, car il était monté de bon matin. Mais Mochè avait-il besoin de les rapporter ? Le texte enseigne ici une règle de bonne conduite, en ce que Mochè n’a pas dit : « Du moment que celui qui m’a envoyé connaît la réponse, je n’ai pas besoin de la lui faire savoir. »
Mochè rapporta les paroles du peuple…. Le lendemain, à savoir le troisième jour, car il était monté de bon matin. Mais Mochè avait-il besoin de les rapporter ? Le texte enseigne ici une règle de bonne conduite, en ce que Mochè n’a pas dit : « Du moment que celui qui m’a envoyé connaît la réponse, je n’ai pas besoin de la lui faire savoir. »
L'Éternel dit à Moïse "Voici moi même je t'apparaîtrai au plus épais du nuage afin que le peuple entende que c'est moi qui te parle et qu'en toi aussi ils aient foi constamment " Alors Moïse redit à l'Éternel les paroles du peuple
Rachi (8)
Dans l’épaisseur de la nuée. Dans ce que la nuée avait d’épais, à savoir l’obscurité [dont il est question plus loin (infra 20, 18)].
Et qu’en toi aussi. Y compris les prophètes qui viendront après toi.
Mochè raconta…. Le lendemain, qui était le quatrième jour du mois.
Les paroles du peuple…. La réponse que j’ai entendue de leur part, c’est qu’ils veulent entendre de toi-même. Celui qui entend de la bouche d’un intermédiaire n’est pas comme celui qui entend de la bouche du roi lui-même. Nous voulons voir notre roi !
Dans l’épaisseur de la nuée. Dans ce que la nuée avait d’épais, à savoir l’obscurité [dont il est question plus loin (infra 20, 18)].
Et qu’en toi aussi. Y compris les prophètes qui viendront après toi.
Mochè raconta…. Le lendemain, qui était le quatrième jour du mois.
Les paroles du peuple…. La réponse que j’ai entendue de leur part, c’est qu’ils veulent entendre de toi-même. Celui qui entend de la bouche d’un intermédiaire n’est pas comme celui qui entend de la bouche du roi lui-même. Nous voulons voir notre roi !
afin d'être prêts pour le troisième jour car le troisième jour le Seigneur descendra à la vue du peuple entier sur le mont Sinaï
Rachi (6)
Ils seront prêts. Séparés de leur femme (Mekhilta).
Pour le troisième jour. Qui sera le sixième jour du mois. Le cinquième jour, Mochè a construit l’autel situé sous la montagne et les douze monuments dont il est question plus loin (infra 24, 4), la Tora n’observant pas l’ordre chronologique des événements (Mekhilta).
Aux yeux de tout le peuple. Cela nous apprend qu’il n’y avait pas d’aveugle parmi eux : ils avaient tous été guéris (Mekhilta).
Ils seront prêts. Séparés de leur femme (Mekhilta).
Pour le troisième jour. Qui sera le sixième jour du mois. Le cinquième jour, Mochè a construit l’autel situé sous la montagne et les douze monuments dont il est question plus loin (infra 24, 4), la Tora n’observant pas l’ordre chronologique des événements (Mekhilta).
Aux yeux de tout le peuple. Cela nous apprend qu’il n’y avait pas d’aveugle parmi eux : ils avaient tous été guéris (Mekhilta).
Tu maintiendras le peuple tout autour en disant ‘Gardez vous de gravir cette montagne et même d'en toucher le pied quiconque toucherait à la montagne serait mis à mort
Rachi (6)
Tu limiteras. Fixe-leur des barrières qui leur servent de signes afin qu’ils n’approchent pas de la limite.
En disant. La limite leur dira : « Gardez-vous de monter à partir d’ici ! » Et toi, tu leur donneras des instructions à ce sujet.
Et d’en toucher l’extrémité. Pas même l’extrémité.
Tu limiteras. Fixe-leur des barrières qui leur servent de signes afin qu’ils n’approchent pas de la limite.
En disant. La limite leur dira : « Gardez-vous de monter à partir d’ici ! » Et toi, tu leur donneras des instructions à ce sujet.
Et d’en toucher l’extrémité. Pas même l’extrémité.
On ne doit pas porter la main sur lui mais le lapider ou le percer de flèches homme ou bête il cesserait de vivre Mais aux derniers sons du cor ceux ci monteront sur la montagne’"
Rachi (8)
Car lapider, il sera lapidé. D’où nous apprenons que les condamnés à être lapidés étaient précipités en contrebas du lieu de la lapidation, lequel était d’une hauteur de deux tailles d’homme (Sanhèdrin 45a).
Il sera lapidé. Il sera projeté en bas, vers la terre, comme dans : « Il les a lancés dans la mer » (supra 15, 4).
Quand s’étendra le son du cor. Quand le cor « tirera » un son prolongé, ce sera signe du retrait de la chekhina et de l’arrêt de Sa voix. Et lorsque Je me serai retiré, ils auront le droit de monter.
Du cor. C’est le chofar fait à partir de la corne du bélier. Le mot « bélier » se dit en arabe : « yovla ». C’était le chofar du bélier de Yits‘haq.
Car lapider, il sera lapidé. D’où nous apprenons que les condamnés à être lapidés étaient précipités en contrebas du lieu de la lapidation, lequel était d’une hauteur de deux tailles d’homme (Sanhèdrin 45a).
Il sera lapidé. Il sera projeté en bas, vers la terre, comme dans : « Il les a lancés dans la mer » (supra 15, 4).
Quand s’étendra le son du cor. Quand le cor « tirera » un son prolongé, ce sera signe du retrait de la chekhina et de l’arrêt de Sa voix. Et lorsque Je me serai retiré, ils auront le droit de monter.
Du cor. C’est le chofar fait à partir de la corne du bélier. Le mot « bélier » se dit en arabe : « yovla ». C’était le chofar du bélier de Yits‘haq.
Moïse descendit de la montagne vers le peuple lui enjoignit la pureté et ils lavèrent leurs vêtements
Rachi (2)
De la montagne vers le peuple. Ce qui nous apprend que Mochè n’est pas allé vaquer à ses affaires, mais qu’il s’est rendu « de la montagne vers le peuple ».
De la montagne vers le peuple. Ce qui nous apprend que Mochè n’est pas allé vaquer à ses affaires, mais qu’il s’est rendu « de la montagne vers le peuple ».
II dit au peuple "Tenez vous prêts pour le troisième jour n'approchez point d'une femme "
Rachi (4)
Soyez prêts dans trois jours. Pour la fin du troisième jour, c’est-à-dire le quatrième jour. Car Mochè, de son propre mouvement, a ajouté un jour supplémentaire, comme l’enseigne rabi Yossi (Chabath 87a). Et pour celui qui professe que les Dix Commandements ont été donnés le six du mois, Mochè n’a rien ajouté, de sorte que les mots : « pour trois jours » doivent être compris : « pour le troisième jour ».
Ne vous avancez pas vers une femme. Pendant tous ces trois jours, afin que les femmes s’immergent rituellement le troisième jour et qu’elles soient dans un état de pureté pour recevoir la Tora. Car il aurait pu arriver, si elles avaient eu des rapports pendant ces trois jours, qu’elles laissent échapper de la semence après leur immersion et qu’elles redeviennent impures. En revanche, en attendant pendant trois jours, elles laissaient à la semence le temps de se putréfier et de perdre sa fertilité, l’empêchant de rendre impure celle qui en aurait suinté.
Soyez prêts dans trois jours. Pour la fin du troisième jour, c’est-à-dire le quatrième jour. Car Mochè, de son propre mouvement, a ajouté un jour supplémentaire, comme l’enseigne rabi Yossi (Chabath 87a). Et pour celui qui professe que les Dix Commandements ont été donnés le six du mois, Mochè n’a rien ajouté, de sorte que les mots : « pour trois jours » doivent être compris : « pour le troisième jour ».
Ne vous avancez pas vers une femme. Pendant tous ces trois jours, afin que les femmes s’immergent rituellement le troisième jour et qu’elles soient dans un état de pureté pour recevoir la Tora. Car il aurait pu arriver, si elles avaient eu des rapports pendant ces trois jours, qu’elles laissent échapper de la semence après leur immersion et qu’elles redeviennent impures. En revanche, en attendant pendant trois jours, elles laissaient à la semence le temps de se putréfier et de perdre sa fertilité, l’empêchant de rendre impure celle qui en aurait suinté.
Or au troisième jour le matin venu il y eut des tonnerres et des éclairs et une nuée épaisse sur la montagne et un son de cor très intense Tout le peuple frissonna dans le camp
Rachi (3)
Quand c’était le matin. Cela nous apprend qu’Il les y a précédés, ce qui est contraire aux usages humains où l’on ne voit pas le maître attendre l’arrivée du disciple. Il en est de même dans : « Lève-toi ! Va dans la plaine, et là je te parlerai ! […] Je me suis levé et suis allé dans la plaine, et voilà que s’y tenait la gloire de Hachem » (Ye‘hezqel 3, 22-23).
Quand c’était le matin. Cela nous apprend qu’Il les y a précédés, ce qui est contraire aux usages humains où l’on ne voit pas le maître attendre l’arrivée du disciple. Il en est de même dans : « Lève-toi ! Va dans la plaine, et là je te parlerai ! […] Je me suis levé et suis allé dans la plaine, et voilà que s’y tenait la gloire de Hachem » (Ye‘hezqel 3, 22-23).
Quand c’était le matin. Cela nous apprend qu’Il les y a précédés, ce qui est contraire aux usages humains où l’on ne voit pas le maître attendre l’arrivée du disciple. Il en est de même dans : « Lève-toi ! Va dans la plaine, et là je te parlerai ! […] Je me suis levé et suis allé dans la plaine, et voilà que s’y tenait la gloire de Hachem » (Ye‘hezqel 3, 22-23).
Moïse fit sortir le peuple du camp au devant de la Divinité et ils s'arrêtèrent au pied de la montagne
Rachi (4)
A la rencontre de ha-Eloqim. Cela nous apprend que la chekhina est sortie à leur rencontre, comme le fiancé sort pour accueillir la fiancée. Cela correspond au verset : « Hachem est venu “du” Sinaï (missinaï) » (Devarim 33, 2), et non : « est venu “au” Sinaï (lessinaï) » (Mekhilta).
Dans le bas de la montagne. Au sens littéral : « au pied de la montagne ». Mais le midrach explique que la montagne a été arrachée à son endroit et a été renversée sur eux comme une coupole (Chabath 88a).
A la rencontre de ha-Eloqim. Cela nous apprend que la chekhina est sortie à leur rencontre, comme le fiancé sort pour accueillir la fiancée. Cela correspond au verset : « Hachem est venu “du” Sinaï (missinaï) » (Devarim 33, 2), et non : « est venu “au” Sinaï (lessinaï) » (Mekhilta).
Dans le bas de la montagne. Au sens littéral : « au pied de la montagne ». Mais le midrach explique que la montagne a été arrachée à son endroit et a été renversée sur eux comme une coupole (Chabath 88a).
Or la montagne de Sinaï était toute fumante parce que le Seigneur y était descendu au sein de la flamme sa fumée montait comme la fumée d'une fournaise et la montagne entière tremblait violemment
Rachi (4)
Toute fumante (‘achan). Le mot ‘achan n’est pas un substantif, étant donné que la lettre chin est ponctuée ici d’un pata‘h. Mais c’est un verbe [conjugué à la troisième personne du masculin singulier du passé] : « il fumait », tout comme amar (« il disait »), chamar (« il gardait »), chama’ (« il écoutait »). D’où la traduction du Targoum Onqelos : « le mont Sinaï fumait », et non : « en fumée ». Toutes les fois que le mot ‘achan, dans le texte, est ponctué d’un qamats, il s’agit d’un substantif.
Une fournaise. A chaux. Serait-ce comme ce genre de fournaise et pas davantage ? Aussi le texte ajoute-t-il : « et la montagne brûlait dans le feu jusqu’au cœur du ciel » (Devarim 4, 11). Et pourquoi est-il question ici d’un four à chaux ? C’est pour que l’oreille reste accoutumée à entendre ce qu’elle a l’habitude de comprendre, le texte lui fournissant des données qui lui sont familières. Il en est ainsi de : « Il rugit comme un lion » (Hoché‘a 11, 10). Et pourtant, qui a donné sa force au lion si ce n’est Lui, alors que le texte Le compare à cet animal ? C’est donc que nous Le décrivons en le comparant à Ses créatures, afin que l’oreille reste accoutumée à entendre ce qu’elle a l’habitude de comprendre. De même dans : « Et Sa voix était comme le son des grandes eaux » (Ye‘hezqel 43, 2). Et pourtant, qui a donné leurs voix aux eaux si ce n’est Lui, alors que le texte Le compare à ce qu’Il a créé ? C’est pour que l’oreille le comprenne.
Toute fumante (‘achan). Le mot ‘achan n’est pas un substantif, étant donné que la lettre chin est ponctuée ici d’un pata‘h. Mais c’est un verbe [conjugué à la troisième personne du masculin singulier du passé] : « il fumait », tout comme amar (« il disait »), chamar (« il gardait »), chama’ (« il écoutait »). D’où la traduction du Targoum Onqelos : « le mont Sinaï fumait », et non : « en fumée ». Toutes les fois que le mot ‘achan, dans le texte, est ponctué d’un qamats, il s’agit d’un substantif.
Une fournaise. A chaux. Serait-ce comme ce genre de fournaise et pas davantage ? Aussi le texte ajoute-t-il : « et la montagne brûlait dans le feu jusqu’au cœur du ciel » (Devarim 4, 11). Et pourquoi est-il question ici d’un four à chaux ? C’est pour que l’oreille reste accoutumée à entendre ce qu’elle a l’habitude de comprendre, le texte lui fournissant des données qui lui sont familières. Il en est ainsi de : « Il rugit comme un lion » (Hoché‘a 11, 10). Et pourtant, qui a donné sa force au lion si ce n’est Lui, alors que le texte Le compare à cet animal ? C’est donc que nous Le décrivons en le comparant à Ses créatures, afin que l’oreille reste accoutumée à entendre ce qu’elle a l’habitude de comprendre. De même dans : « Et Sa voix était comme le son des grandes eaux » (Ye‘hezqel 43, 2). Et pourtant, qui a donné leurs voix aux eaux si ce n’est Lui, alors que le texte Le compare à ce qu’Il a créé ? C’est pour que l’oreille le comprenne.
Le son du cor allait redoublant d'intensité Moïse parlait et la voix divine lui répondait "
Rachi (6)
Allait se renforçant beaucoup. Habituellement, lorsqu’un homme sonne de la trompette, le son va s’affaiblissant avec le temps. Ici, il « allait se renforçant beaucoup ». Et pourquoi cela ? Pour que l’oreille reste accoutumée à entendre ce qu’elle a l’habitude de comprendre.
Mochè parla. Quand Mochè a parlé et a fait entendre les Commandements à Israël – qui n’a entendu de la bouche du Tout-Puissant que : « Moi-même suis Hachem, ton Eloqim… » et : « Tu n’auras pas d’autres dieux sur ma face » (infra 20, 2 et 3) – le Saint béni soit-Il l’a aidé en lui donnant la force d’amplifier sa voix et de la faire entendre.
Répondit par un son. Il lui a répondu au sujet du son, comme dans : « qui répondra par le feu » (I Melakhim 18, 24), c’est-à-dire au sujet du feu, pour le faire descendre.
Allait se renforçant beaucoup. Habituellement, lorsqu’un homme sonne de la trompette, le son va s’affaiblissant avec le temps. Ici, il « allait se renforçant beaucoup ». Et pourquoi cela ? Pour que l’oreille reste accoutumée à entendre ce qu’elle a l’habitude de comprendre.
Mochè parla. Quand Mochè a parlé et a fait entendre les Commandements à Israël – qui n’a entendu de la bouche du Tout-Puissant que : « Moi-même suis Hachem, ton Eloqim… » et : « Tu n’auras pas d’autres dieux sur ma face » (infra 20, 2 et 3) – le Saint béni soit-Il l’a aidé en lui donnant la force d’amplifier sa voix et de la faire entendre.
Répondit par un son. Il lui a répondu au sujet du son, comme dans : « qui répondra par le feu » (I Melakhim 18, 24), c’est-à-dire au sujet du feu, pour le faire descendre.
Le Seigneur étant descendu sur le mont Sinaï sur la cime de cette montagne y appela Moïse Moïse monta,
Rachi (2)
Hachem descendit sur le mont Sinaï. Serait-ce qu’Il est vraiment descendu sur elle ? Aussi le texte précise-t-il : « depuis le ciel j’ai parlé avec vous » (infra 20, 19). Ceci nous apprend qu’Il a incliné les cieux supérieurs et inférieurs et qu’Il les a étendus par-dessus la montagne comme un drap sur le lit. Le trône divin est alors descendu sur eux (Mekhilta).
Hachem descendit sur le mont Sinaï. Serait-ce qu’Il est vraiment descendu sur elle ? Aussi le texte précise-t-il : « depuis le ciel j’ai parlé avec vous » (infra 20, 19). Ceci nous apprend qu’Il a incliné les cieux supérieurs et inférieurs et qu’Il les a étendus par-dessus la montagne comme un drap sur le lit. Le trône divin est alors descendu sur eux (Mekhilta).
et le Seigneur lui dit "Descends avertir le peuple ils pourraient se précipiter vers le Seigneur pour contempler sa gloire et beaucoup d'entre eux périraient
Rachi (8)
Avertis le peuple. Avertis-les pour qu’ils ne montent pas sur la montagne.
De peur qu’ils ne détruisent…. Pour qu’ils ne compromettent pas leur position, dans le désir qui les porte vers Hachem, pour Le voir, et qu’ils s’approchent de la montagne.
Et il en tombera beaucoup. Même s’il ne devait en tomber qu’un seul, il compterait « beaucoup » pour moi (Mekhilta).
De peur qu’ils détruisent. Toute destruction compromet l’ordonnancement d’une construction. De même, ceux qui se séparent d’un groupe humain en compromettent l’ordonnancement.
Avertis le peuple. Avertis-les pour qu’ils ne montent pas sur la montagne.
De peur qu’ils ne détruisent…. Pour qu’ils ne compromettent pas leur position, dans le désir qui les porte vers Hachem, pour Le voir, et qu’ils s’approchent de la montagne.
Et il en tombera beaucoup. Même s’il ne devait en tomber qu’un seul, il compterait « beaucoup » pour moi (Mekhilta).
De peur qu’ils détruisent. Toute destruction compromet l’ordonnancement d’une construction. De même, ceux qui se séparent d’un groupe humain en compromettent l’ordonnancement.
Moïse répondit au Seigneur "Le peuple ne saurait monter sur le mont Sinaï puisque tu nous as avertis par ces paroles ‘Défends la montagne et déclare la sainte!’"
Rachi (2)
Le peuple ne pourra pas. Je n’ai pas besoin de les avertir, car cela fait trois jours qu’ils sont soumis à l’interdiction. Ils ne pourront pas monter, car ils n’en ont pas le droit.
Le peuple ne pourra pas. Je n’ai pas besoin de les avertir, car cela fait trois jours qu’ils sont soumis à l’interdiction. Ils ne pourront pas monter, car ils n’en ont pas le droit.
Le Seigneur lui repartit "Descends dis je puis tu remonteras accompagné d'Aaron Mais que les pontifes et le peuple ne s'aventurent pas à monter vers le Seigneur il pourrait sévir contre eux "
Rachi (6)
Va, descends. Et avertis-les une seconde fois. Car on doit mettre en garde celui qui n’a pas encore agi, et répéter l’avertissement au moment de l’action (Mekhilta).
Tu monteras, toi et Aharon avec toi, et les pontifes. Se pourrait-il qu’ils soient avec toi ? Aussi le texte précise-t-il : « tu monteras, toi ». On en conclura que tu auras une place bien délimitée, que Aharon aura une place bien délimitée, et que les pontifes auront une place bien délimitée. Mochè s’est approché de plus près que Aharon, et Aharon de plus près que les pontifes. Quant au peuple, qu’il ne franchisse pas ses barrières pour monter vers Hachem !
De peur qu’Il ne fasse brèche (yifrats) contre eux. Bien que le mot yifrats soit ponctué d’un qamats bref, il ne change pas sa forme grammaticale. Voici la règle : lorsqu’un mot ponctué d’un ‘holem est suivi d’un trait d’union, cette voyelle est remplacée par un qamats bref.
Va, descends. Et avertis-les une seconde fois. Car on doit mettre en garde celui qui n’a pas encore agi, et répéter l’avertissement au moment de l’action (Mekhilta).
Tu monteras, toi et Aharon avec toi, et les pontifes. Se pourrait-il qu’ils soient avec toi ? Aussi le texte précise-t-il : « tu monteras, toi ». On en conclura que tu auras une place bien délimitée, que Aharon aura une place bien délimitée, et que les pontifes auront une place bien délimitée. Mochè s’est approché de plus près que Aharon, et Aharon de plus près que les pontifes. Quant au peuple, qu’il ne franchisse pas ses barrières pour monter vers Hachem !
De peur qu’Il ne fasse brèche (yifrats) contre eux. Bien que le mot yifrats soit ponctué d’un qamats bref, il ne change pas sa forme grammaticale. Voici la règle : lorsqu’un mot ponctué d’un ‘holem est suivi d’un trait d’union, cette voyelle est remplacée par un qamats bref.
Verset 25
וַיֵּ֥רֶד מֹשֶׁ֖ה אֶל־הָעָ֑ם וַיֹּ֖אמֶר אֲלֵהֶֽם׃
Moïse redescendit vers le peuple et lui en fit part
Lisez le Houmash avec Rachi dans Koulam
La paracha de la semaine, verset par verset, avec le commentaire de Rachi en français — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam