Toute la communauté des enfants d'Israël partit du désert de Sîn pour diverses stations sur l'ordre du Seigneur Ils campèrent à Refidîm où il n'y avait point d'eau à boire pour le peuple
Le peuple querella Moïse en disant "Donnez nous de l'eau que nous buvions!" Moïse leur répondit "Pourquoi me cherchez vous querelle? pourquoi tentez vous le Seigneur?"
Rachi (1)
Pourquoi mettez-vous à l’épreuve. En demandant s’Il pourra donner de l’eau dans un pays aride.
Alors pressé par la soif le peuple murmura contre Moïse et dit "Pourquoi nous as tu fait sortir de l'Égypte pour faire mourir de soif moi mes enfants et mes troupeaux?"
Le Seigneur répondit à Moïse "Avance toi à la tête du peuple accompagné de quelques uns des anciens d'Israël cette verge dont tu as frappé le fleuve prends la en main et marche
Rachi (3)
Passe devant le peuple. Tu verras alors s’ils te lapident. Pourquoi as-tu calomnié mes enfants ? (Midrach tan‘houma).
Et prends avec toi parmi les anciens d’Israël. Pour un témoignage. Afin qu’ils voient que c’est toi qui as fait sortir l’eau du rocher, et que l’on ne dise pas que des sources existaient déjà auparavant (Mekhilta).
Et ton bâton avec lequel tu as frappé le fleuve. Que veut dire : « avec lequel tu as frappé le fleuve » ? Israël disait que le bâton ne servait qu’à punir, puisque c’est lui qui avait frappé les Egyptiens de plaies multiples, en Egypte comme sur la mer. C’est pourquoi il est écrit : « avec lequel tu as frappé le fleuve », afin qu’ils voient maintenant qu’ils peut servir aussi pour le bien (Mekhilta).
Je vais t'apparaître là bas sur le rocher au mont Horeb tu frapperas ce rocher et il en jaillira de l'eau et le peuple boira " Ainsi fit Moïse à la vue des anciens d'Israël
Rachi (1)
Tu frapperas le rocher. Il n’est pas écrit : « sur » le rocher, mais : « dans » le rocher (batsour). D’où nous apprenons que le bâton était fait d’un matériau dur appelé saphir, sous l’action duquel le rocher s’est fendu.
On appela ce lieu Massa et Meriba à cause de la querelle des enfants d'Israël et parce qu'ils avaient tenté l'Éternel en disant "Nous verrons si l'Éternel est avec nous ou non!"
Vint ‘Amaleq. La contiguïté de ce paragraphe avec ce qui précède nous apprend ceci : « Je suis toujours avec vous, et prêt à pourvoir à tous vos besoins. Vous venez de dire : “Y a-t-il Hachem au milieu de nous, ou non ?” Sur votre vie ! Un chien va venir vous mordre. Vous crierez alors vers moi et vous saurez où je suis. » Cela ressemble à un homme qui avait chargé son fils sur ses épaules et pris la route. L’enfant voit un objet et lui dit : « Père, prends cet objet et donne-le moi ! » Le père le lui donne, et ainsi de suite une deuxième et une troisième fois. Plus tard, ils rencontrent un homme, et l’enfant lui demande : « As-tu vu mon père ? » Son père lui dit alors : « Ne sais-tu pas où je suis ? » Il le pose à terre, sur quoi vient le chien qui le mord (Pessiqta rabathi).
Moïse dit à Josué "Choisis des hommes et va livrer bataille à Amalec demain je me tiendrai au sommet de cette colline la verge divine à la main "
Rachi (4)
Choisis-nous. Il l’a mis sur le même plan que lui. D’où l’on apprend : « Que l’honneur de ton élève te soit aussi précieux que le tien, et l’honneur de ton collègue aussi précieux que le respect dû à ton maître ! » (Avoth 4, 12). D’où sait-on ceci ? De : « Aharon dit à Mochè : De grâce mon maître ! » (Bamidbar 12, 11), où Aharon, bien que plus âgé que son frère, s’adresse à lui comme à un maître. « Et le respect dû à ton maître aussi précieux que la crainte du ciel » (Avoth ibid.). On le sait de : « Mon maître Mochè, empêche-les ! » (Bamidbar 11, 28), c’est-à-dire : Mon maître Mochè, détruis-les pour les supprimer du monde ! Ils méritent d’être détruits pour s’être rebellés contre toi tout comme s’ils s’étaient rebellés contre le Saint béni soit-Il (Mekhilta).
Et sors, guerroie. Sors de la nuée protectrice et combats-le (Mekhilta).
Demain. Au moment du combat « moi-même me tiendrai debout ».
Choisis-nous des hommes. Forts et attentifs à ne pas pécher, afin que leur mérite les assiste. Autre explication : Choisis-nous des hommes qui sachent déjouer la sorcellerie dont usent les ‘Amaléqis (Mekhilta).
Josué exécuta ce que lui avait dit Moïse en livrant bataille à Amalec tandis que Moïse Aaron et Hour montèrent au haut de la colline
Rachi (2)
Et Mochè, Aharon et ‘Hour. D’où l’on apprend qu’il faut, un jour de jeûne, pouvoir faire appel à trois officiants. Car ils jeûnaient ce jour-là (Mekhilta).
‘Hour. C’était le fils de Miryam et de son mari Calév (Sota 11b).
Les bras de Moïse s'appesantissant ils prirent une pierre qu'ils mirent sous lui et il s'assit dessus Aaron et Hour soutinrent ses bras l'un de çà l'autre de là et ses bras restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil
Rachi (5)
Et les mains de Mochè étaient pesantes. Il avait négligé d’accomplir lui-même la mitswa et en avait chargé un autre. C’est pourquoi ses mains sont devenues lourdes (Mekhilta).
Ils prirent. Aharon et ‘Hour.
Une pierre, ils la mirent sous lui. Et il ne s’est pas assis sur un coussin ou un oreiller. Il a dit : « Israël est dans la souffrance ! Je serai donc moi aussi dans la souffrance avec eux ! » (Ta‘anith 11a).
Et ses mains furent confiance. Les mains de Mochè se tendaient avec confiance vers le ciel, en une prière assurée et sereine.
Jusqu’à ce que vînt le soleil. Les ‘Amaléqis, usant de l’astrologie, calculaient les heures pour déterminer celle où ils l’emporteraient. Mochè a alors arrêté le soleil, jetant la confusion dans les horaires (Midrach tan‘houma).
Josué triompha d'Amalec et de son peuple à la pointe de l'épée
Rachi (1)
Yehochou‘a affaiblit. Il a décapité les plus forts et n’a épargné que les plus faibles, ne les tuant pas tous. D’où nous apprenons qu’il a agi ainsi sur ordre de la chekhina (Midrach tan‘houma).
L'Éternel dit à Moïse "Consigne ceci comme souvenir dans le Livre et inculque le à Josué ‘que je veux effacer la trace d'Amalec de dessous les cieux ’ "
Rachi (3)
Ecris ceci pour mémorial. Que ‘Amaleq a été le premier de tous les peuples à attaquer Israël (Mekhilta).
Et mets aux oreilles de Yehochou‘a. Celui qui fera entrer Israël dans sa terre, afin qu’il ordonne à Israël de lui régler son dû. On trouve ici une allusion faite à Mochè que c’est Yehochou‘a qui fera entrer Israël en Terre sainte (Mekhilta).
Qu’effacer, j’effacerai. C’est pour cette raison-ci que je te l’ordonne : Je veux l’effacer.
Moïse érigea un autel qu'il nomma "Dieu est ma bannière "
Rachi (2)
Il appela son nom. De l’autel.
Hachem, mon miracle. Le Saint béni soit-Il nous a fait ici un grand miracle. Ce n’est pas que l’autel ait été appelé : « Hachem », mais quiconque rappellera le nom de l’autel se souviendra du miracle qu’Il a fait : « Hachem est notre miracle ! » (V. Rachi sous Beréchith 33, 20).
Et il dit "Puisque sa main s'attaque au trône de l'Éternel guerre à Amalec de par l'Éternel de siècle en siècle!"
Rachi (2)
Il dit. Mochè.
Puisqu’une main s’attaque au trône (kés) de Qa. La main du Saint béni soit-Il s’est dressée pour jurer, par Son trône, qu’il y aura toujours guerre et haine contre ‘Amaleq. Et pourquoi le mot « trône » est-il écrit kés, et non kissé [en entier] ? De même, pourquoi le nom de Hachem (Qa) est-il amputé de la moitié des lettres qui le composent ? Le Saint béni soit-Il a juré que Son Nom ne sera complet et Son trône complet que lorsque le nom de ‘Amaleq aura été entièrement effacé (Midrach tan‘houma). Et c’est quand Il aura effacé son nom que le Sien sera complet et son trône complet, comme il est écrit : « L’ennemi est détruit, il est en ruines pour toujours » (Tehilim 9, 7). Il s’agit de ‘Amaleq, dont il est écrit : « Et sa fureur il la garde “pour toujours” » (‘Amos 1, 11). Il est écrit aussi : « Tu as détruit les ennemis, leur souvenir a péri » (Tehilim ibid.), suivi de : « et Hachem demeurera “toujours” », où le Nom de Hachem est écrit au complet, et de : « Il établit Son trône pour la justice ». C’est alors que Son trône sera complet.
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