וְאֵ֛לֶּה תֹּֽלְד֥וֹת עֵשָׂ֖ו ה֥וּא אֱדֽוֹם׃
Ceci est la lignée d'Ésaü le même qu'Édom
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וְאֵ֛לֶּה תֹּֽלְד֥וֹת עֵשָׂ֖ו ה֥וּא אֱדֽוֹם׃
Ceci est la lignée d'Ésaü le même qu'Édom
עֵשָׂ֛ו לָקַ֥ח אֶת־נָשָׁ֖יו מִבְּנ֣וֹת כְּנָ֑עַן אֶת־עָדָ֗ה בַּת־אֵילוֹן֙ הַֽחִתִּ֔י וְאֶת־אָהֳלִֽיבָמָה֙ בַּת־עֲנָ֔ה בַּת־צִבְע֖וֹן הַֽחִוִּֽי׃
Ésaü choisit ses femmes parmi les filles de Canaan Ada fille d'Élôn le Héthéen et Oholibama fille de Ana fille de Cibôn le Hévéen
‘Ada, fille de Eilon. C’est la même personne que Bassemath, fille de Eilon le ‘Hiti (voir supra 26, 34). On l’a appelée Bassemath parce qu’elle faisait brûler des parfums (bessamim) en l’honneur des idoles.
Ahalivama. C’est la même personne que Yehoudith. ‘Essaw l’avait appelée Yehoudith pour faire croire qu’elle avait abjuré l’idolâtrie et pour induire ainsi son père en erreur.
Fille de ‘Ana, fille de Tsiv‘on le ‘Hiwi. Dès lors qu’elle est fille de ‘Ana, elle ne peut être fille de Tsiv‘on ! ‘Ana était le fils de Tsiv‘on, ainsi qu’il est écrit : « et ceux-ci sont les fils de Tsiv‘on : Weaya et ‘Ana » (verset 24). Tsiv‘on avait eu des rapports avec sa belle-fille, la femme de ‘Ana, de sorte que Ahalivama est née « des deux ». Le texte nous apprend ici qu’ils étaient tous issus de relations incestueuses (Midrach tan‘houma Wayéchèv 1).
וְאֶת־בָּֽשְׂמַ֥ת בַּת־יִשְׁמָעֵ֖אל אֲח֥וֹת נְבָיֽוֹת׃
puis Basemath fille d'Ismaël sœur de Nebaïoth
Bassemath, fille de Yichma‘el. Et on l’appelle ailleurs (supra 28, 9) Ma‘halath ! On trouve dans le midrach sur le livre de Chemouel (chapitre 17) qu’il existe trois catégories de personnes dont les péchés sont pardonnés : le païen qui se convertit, celui qui est jugé digne d’accéder à une position élevée et celui qui se marie. Et c’est d’ici que l’on déduit le troisième cas : elle a été appelée Ma‘halath parce que, lorsqu’elle s’est mariée [avec ‘Essaw], ses péchés lui ont été pardonnés (nim‘halou).
Sœur de Nevayoth. C’est Nevayoth qui avait donné sa sœur en mariage après la mort de Yichma‘el (voir Rachi supra 28, 9). D’où l’appellation : « sœur de Nevayoth » (Meguila 16a).
וַתֵּ֧לֶד עָדָ֛ה לְעֵשָׂ֖ו אֶת־אֱלִיפָ֑ז וּבָ֣שְׂמַ֔ת יָֽלְדָ֖ה אֶת־רְעוּאֵֽל׃
Ada enfanta à Ésaü Élifaz Basemath enfanta Reouel
וְאָהֳלִֽיבָמָה֙ יָֽלְדָ֔ה אֶת־יעיש (יְע֥וּשׁ) וְאֶת־יַעְלָ֖ם וְאֶת־קֹ֑רַח אֵ֚לֶּה בְּנֵ֣י עֵשָׂ֔ו אֲשֶׁ֥ר יֻלְּדוּ־ל֖וֹ בְּאֶ֥רֶץ כְּנָֽעַן׃
et Oholibama enfanta Yeouch Yâlam et Korah Tels sont les fils d'Ésaü qui lui naquirent au pays de Canaan
Et Ahalivama engendra.... Son troisième fils Qora‘h était un bâtard (Beréchith raba 82, 12). Il était le fils de Elifaz, qui avait pris la femme de son père, à savoir Ahalivama la femme de ‘Essaw. Il est en effet compté, à la fin du chapitre (verset 16) parmi les « chefs » de Elifaz.
וַיִּקַּ֣ח עֵשָׂ֡ו אֶת־נָ֠שָׁיו וְאֶת־בָּנָ֣יו וְאֶת־בְּנֹתָיו֮ וְאֶת־כָּל־נַפְשׁ֣וֹת בֵּיתוֹ֒ וְאֶת־מִקְנֵ֣הוּ וְאֶת־כָּל־בְּהֶמְתּ֗וֹ וְאֵת֙ כָּל־קִנְיָנ֔וֹ אֲשֶׁ֥ר רָכַ֖שׁ בְּאֶ֣רֶץ כְּנָ֑עַן וַיֵּ֣לֶךְ אֶל־אֶ֔רֶץ מִפְּנֵ֖י יַֽעֲקֹ֥ב אָחִֽיו׃
Ésaü prit ses femmes ses fils ses filles et tous les gens de sa maison ses troupeaux toutes ses bêtes et tout le bien qu'il avait acquis au pays de Canaan et il émigra vers une autre terre à cause de son frère Jacob
Il alla vers une autre terre. Pour s’installer là où il pourrait.
כִּֽי־הָיָ֧ה רְכוּשָׁ֛ם רָ֖ב מִשֶּׁ֣בֶת יַחְדָּ֑ו וְלֹ֨א יָֽכְלָ֜ה אֶ֤רֶץ מְגֽוּרֵיהֶם֙ לָשֵׂ֣את אֹתָ֔ם מִפְּנֵ֖י מִקְנֵיהֶֽם׃
Car leurs possessions étaient trop nombreuses pour qu'ils pussent habiter en commun et le lieu de leur séjour ne pouvait les contenir à cause de leurs troupeaux
Et la terre où ils séjournaient ne pouvait pas. Satisfaire aux besoins de leurs troupeaux en pâturages. Explication du midrach (Beréchith raba 82, 13) : « A cause de son frère Ya’aqov » (verset 6) – à cause de l’obligation inscrite dans le décret divin : « ta descendance sera étrangère » (supra 15, 13), obligation qui allait s’imposer aux descendants de Yits‘haq. ‘Essaw s’est dit : « Je n’ai plus qu’à quitter ce pays ! Je n’ai de part, ni dans le don qui lui a été fait de ce pays, ni dans l’exécution de l’obligation ». Il avait honte, en outre, d’avoir vendu son droit d’aînesse.
וַיֵּ֤שֶׁב עֵשָׂו֙ בְּהַ֣ר שֵׂעִ֔יר עֵשָׂ֖ו ה֥וּא אֱדֽוֹם׃
Ésaü se fixa donc sur la montagne de Séir Ésaü c'est Édom
וְאֵ֛לֶּה תֹּֽלְד֥וֹת עֵשָׂ֖ו אֲבִ֣י אֱד֑וֹם בְּהַ֖ר שֵׂעִֽיר׃
Or voici les générations d'Ésaü père des Édomites sur la montagne de Séir
Et celles-ci. Ses descendants venus au monde après son départ pour Sé’ir, [ceux qui étaient nés en Kena‘an étant énumérés aux versets 1 à 5 (voir verset 5)].
אֵ֖לֶּה שְׁמ֣וֹת בְּנֵֽי־עֵשָׂ֑ו אֱלִיפַ֗ז בֶּן־עָדָה֙ אֵ֣שֶׁת עֵשָׂ֔ו רְעוּאֵ֕ל בֶּן־בָּֽשְׂמַ֖ת אֵ֥שֶׁת עֵשָֽׂו׃
Voici les noms des fils d'Ésaü Élifaz fils de Ada épouse d'Ésaü Reouél fils de Basemath épouse d'Ésaü
וַיִּֽהְי֖וּ בְּנֵ֣י אֱלִיפָ֑ז תֵּימָ֣ן אוֹמָ֔ר צְפ֥וֹ וְגַעְתָּ֖ם וּקְנַֽז׃
Les fils d'Élifaz furent
וְתִמְנַ֣ע ׀ הָֽיְתָ֣ה פִילֶ֗גֶשׁ לֶֽאֱלִיפַז֙ בֶּן־עֵשָׂ֔ו וַתֵּ֥לֶד לֶֽאֱלִיפַ֖ז אֶת־עֲמָלֵ֑ק אֵ֕לֶּה בְּנֵ֥י עָדָ֖ה אֵ֥שֶׁת עֵשָֽׂו׃
Têman Omar Cefo Gàtam et Kenaz Timna devint concubine d'Élifaz fils d'Ésaü elle lui enfanta Amalec Tels sont les enfants de Ada épouse d'Ésaü
Et Timna’ était concubine. Ces mots, écrits à l’éloge de la grandeur d’Avraham, ont pour objet de montrer le nombre de ceux qui auraient voulu s’allier à sa famille. Timna’ était de souche royale, ainsi qu’il est écrit : « la sœur de Lotan Timna’ » (verset 22), et Lotan faisait partie des « chefs » demeurant à Sé’ir. Il descendait des ‘Hori, qui y habitaient autrefois. Elle a dit [à Elifaz] : « Si je ne mérite pas de devenir ton épouse, laisse-moi au moins devenir ta concubine ! » Le livre des Chroniques (I Divrei haYamim 1, 36) la compte au nombre des enfants de Elifaz. Cela nous apprend que Elifaz a eu des rapports avec la femme de Sé’ir et qu’ils ont donné naissance à Timna’. Devenue grande, elle a été sa concubine. C’est pourquoi il est écrit : « la sœur de Lotan était Timna’ » : On ne la compte pas parmi les enfants de Sé’ir, puisqu’elle était sa sœur par sa mère et non par son père (Midrach tan‘houma Wayéchèv 1).
וְאֵ֨לֶּה֙ בְּנֵ֣י רְעוּאֵ֔ל נַ֥חַת וָזֶ֖רַח שַׁמָּ֣ה וּמִזָּ֑ה אֵ֣לֶּה הָי֔וּ בְּנֵ֥י בָֽשְׂמַ֖ת אֵ֥שֶׁת עֵשָֽׂו׃
Et ceux ci furent les fils de Reouél Nahath Zérah Chamma et Mizza Tels furent les enfants de Basemath épouse d'Ésaü
וְאֵ֣לֶּה הָי֗וּ בְּנֵ֨י אָהֳלִֽיבָמָ֧ה בַת־עֲנָ֛ה בַּת־צִבְע֖וֹן אֵ֣שֶׁת עֵשָׂ֑ו וַתֵּ֣לֶד לְעֵשָׂ֔ו אֶת־יעיש (יְע֥וּשׁ) וְאֶת־יַעְלָ֖ם וְאֶת־קֹֽרַח׃
Et ceux ci furent les fils d'Oholibama fille de Ana fille de Cibôn épouse d'Ésaü elle enfanta à Ésaü Yeouch Yâlam et Korah
אֵ֖לֶּה אַלּוּפֵ֣י בְנֵֽי־עֵשָׂ֑ו בְּנֵ֤י אֱלִיפַז֙ בְּכ֣וֹר עֵשָׂ֔ו אַלּ֤וּף תֵּימָן֙ אַלּ֣וּף אוֹמָ֔ר אַלּ֥וּף צְפ֖וֹ אַלּ֥וּף קְנַֽז׃
Suivent les chefs de famille des enfants d'Ésaü Fils d'Élifaz premier né d'Ésaü le chef Témàn le chef Omar le chef Cefo le chef Kenaz
Ceux-ci sont les chefs des fils de ‘Essaw. Les chefs de familles.
אַלּֽוּף־קֹ֛רַח אַלּ֥וּף גַּעְתָּ֖ם אַלּ֣וּף עֲמָלֵ֑ק אֵ֣לֶּה אַלּוּפֵ֤י אֱלִיפַז֙ בְּאֶ֣רֶץ אֱד֔וֹם אֵ֖לֶּה בְּנֵ֥י עָדָֽה׃
le chef Korah le chef Gatam le chef Amalec Tels sont les chefs issus d'Élifaz dans le pays d'Édom ceux là sont les fils de Ada
וְאֵ֗לֶּה בְּנֵ֤י רְעוּאֵל֙ בֶּן־עֵשָׂ֔ו אַלּ֥וּף נַ֨חַת֙ אַלּ֣וּף זֶ֔רַח אַלּ֥וּף שַׁמָּ֖ה אַלּ֣וּף מִזָּ֑ה אֵ֣לֶּה אַלּוּפֵ֤י רְעוּאֵל֙ בְּאֶ֣רֶץ אֱד֔וֹם אֵ֕לֶּה בְּנֵ֥י בָֽשְׂמַ֖ת אֵ֥שֶׁת עֵשָֽׂו׃
Et ceux ci sont les fils de Reouél fils d'Ésaü le chef Nahath le chef Zérah le chef Chamma le chef Mizza Tels sont les chefs issus de Reouél dans le pays d'Édom ceux là sont les descendants de Basemath épouse d'Ésaü
וְאֵ֗לֶּה בְּנֵ֤י אָהֳלִֽיבָמָה֙ אֵ֣שֶׁת עֵשָׂ֔ו אַלּ֥וּף יְע֛וּשׁ אַלּ֥וּף יַעְלָ֖ם אַלּ֣וּף קֹ֑רַח אֵ֣לֶּה אַלּוּפֵ֞י אָֽהֳלִיבָמָ֛ה בַּת־עֲנָ֖ה אֵ֥שֶׁת עֵשָֽׂו׃
Et ceux ci sont les fils d’Oholibama épouse d'Ésaü le chef Yeouch le chef Yâlam le chef Korah Tels sont les chefs d’Oholibama fille de Ana épouse d'Ésaü
אֵ֧לֶּה בְנֵֽי־עֵשָׂ֛ו וְאֵ֥לֶּה אַלּֽוּפֵיהֶ֖ם ה֥וּא אֱדֽוֹם׃
Ce sont là les enfants d Ésaü ce sont là leurs chefs de famille c'est là Édom
אֵ֤לֶּה בְנֵֽי־שֵׂעִיר֙ הַֽחֹרִ֔י יֹֽשְׁבֵ֖י הָאָ֑רֶץ לוֹטָ֥ן וְשׁוֹבָ֖ל וְצִבְע֥וֹן וַֽעֲנָֽה׃
Ceux ci sont les enfants de Séir les Horéens premiers habitants du pays Lotân Chobal Cibôn Ana
Habitants du pays. Ils y habitaient avant l’arrivée de ‘Essaw. Explication du midrach (Chabath 85a) : Ils étaient experts en tout ce qui concerne l’exploitation de la terre, et ils pouvaient dire : « Ce lopin-ci est approprié pour les olives, celui-là pour la vigne ». Il leur suffisait de goûter le terreau pour déterminer la culture adéquate.
וְדִשׁ֥וֹן וְאֵ֖צֶר וְדִישָׁ֑ן אֵ֣לֶּה אַלּוּפֵ֧י הַֽחֹרִ֛י בְּנֵ֥י שֵׂעִ֖יר בְּאֶ֥רֶץ אֱדֽוֹם׃
Dichôn Écer et Dichân Tels sont les chefs des Horéens fils de Séir dans le pays d'Édom
וַיִּֽהְי֥וּ בְנֵֽי־לוֹטָ֖ן חֹרִ֣י וְהֵימָ֑ם וַֽאֲח֥וֹת לוֹטָ֖ן תִּמְנָֽע׃
Les fils de Lotân furent Hori et Hémam et la sœur de Lotân Timna
וְאֵ֨לֶּה֙ בְּנֵ֣י שׁוֹבָ֔ל עַלְוָ֥ן וּמָנַ֖חַת וְעֵיבָ֑ל שְׁפ֖וֹ וְאוֹנָֽם׃
Voici les enfants de Chobal Alevân Manahath Ébal Chefo et Onam
וְאֵ֥לֶּה בְנֵֽי־צִבְע֖וֹן וְאַיָּ֣ה וַֽעֲנָ֑ה ה֣וּא עֲנָ֗ה אֲשֶׁ֨ר מָצָ֤א אֶת־הַיֵּמִם֙ בַּמִּדְבָּ֔ר בִּרְעֹת֥וֹ אֶת־הַֽחֲמֹרִ֖ים לְצִבְע֥וֹן אָבִֽיו׃
Voici les enfants de Cibôn Veayya et Ana le même Ana qui trouva les yémîm dans le désert lorsqu'il menait paître les ânes de Cibôn son père
Weaya et ‘Ana. Le waw placé en tête de Weaya est en trop, comme s’il était écrit : Ayya et ‘Ana. On trouve dans le texte de nombreux exemples similaires, comme dans : « abandonner “et” le sanctuaire (weqodèch) et l’armée pour être foulés aux pieds » (Daniel 8, 13), « tombés en sommeil “et” le cavalier (werèkhèv) et le cheval » (Tehilim 76, 7).
C’est le même ‘Ana. Dont il est question plus haut (verset 20), où il est présenté comme le frère de Tsiv‘on, tandis qu’il est donné ici comme son fils. Il était né, en fait, de l’union de Tsiv‘on et de sa propre mère (Pessa‘him 54a).
Yémim. Ce sont des mulets (ibid.). Il avait croisé âne et jument, produisant ainsi un mulet. Bâtard lui-même, il a fait venir au monde des créatures abâtardies. Et pourquoi les appelle-t-on yémim ? Parce qu’ils inspirent la crainte (eima) aux créatures. Comme l’a enseigné rabi ‘Hanina (‘Houlin 7b) : « Je n’ai jamais été consulté par quelqu’un ayant reçu un coup porté par une mule blanche et qui en ait réchappé ». Et nous en voyons pourtant qui restent en vie ! Il ne faut donc pas lire we‘haya (« et qui en ait réchappé »), mais we‘hayetha (« et il en a guéri »), car une telle blessure ne guérit jamais (‘Houlin 7b). Et si la Tora a estimé devoir retracer ainsi la généalogie des ‘Hori, c’est pour aboutir à Timna’ et faire l’éloge de la grandeur d’Avraham, ainsi que je l’ai expliqué plus haut (verset 12).
וְאֵ֥לֶּה בְנֵֽי־עֲנָ֖ה דִּשֹׁ֑ן וְאָהֳלִֽיבָמָ֖ה בַּת־עֲנָֽה׃
Voici les enfants de Ana Dichôn et Oholibama fille de Ana
וְאֵ֖לֶּה בְּנֵ֣י דִישָׁ֑ן חֶמְדָּ֥ן וְאֶשְׁבָּ֖ן וְיִתְרָ֥ן וּכְרָֽן׃
Voici les fils de Dichôn Hemdân Échbân Yithrân et Kerân
אֵ֖לֶּה בְּנֵי־אֵ֑צֶר בִּלְהָ֥ן וְזַֽעֲוָ֖ן וַֽעֲקָֽן׃
Voici les fils d'Écre Bilhân Zaavân et Akân
אֵ֥לֶּה בְנֵֽי־דִישָׁ֖ן ע֥וּץ וַֽאֲרָֽן׃
Fils de Dichân Ouç et Arân
אֵ֖לֶּה אַלּוּפֵ֣י הַֽחֹרִ֑י אַלּ֤וּף לוֹטָן֙ אַלּ֣וּף שׁוֹבָ֔ל אַלּ֥וּף צִבְע֖וֹן אַלּ֥וּף עֲנָֽה׃
Suivent les chefs de famille des Hôréens le chef Lotân le chef Chobal le chef Cibôn le chef Ana
אַלּ֥וּף דִּשֹׁ֛ן אַלּ֥וּף אֵ֖צֶר אַלּ֣וּף דִּישָׁ֑ן אֵ֣לֶּה אַלּוּפֵ֧י הַֽחֹרִ֛י לְאַלֻּֽפֵיהֶ֖ם בְּאֶ֥רֶץ שֵׂעִֽיר׃
le chef Dichôn le chef Écer le chef Dichân Tels étaient les chefs des Horéens selon leurs familles dans le pays de Séir
וְאֵ֨לֶּה֙ הַמְּלָכִ֔ים אֲשֶׁ֥ר מָֽלְכ֖וּ בְּאֶ֣רֶץ אֱד֑וֹם לִפְנֵ֥י מְלָךְ־מֶ֖לֶךְ לִבְנֵ֥י יִשְׂרָאֵֽל׃
Ce sont ici les rois qui régnèrent dans le pays d'Édom avant qu'un roi régnât sur les enfants d'Israël
Et ceux-ci sont les rois.... Ils ont été au nombre de huit, soit autant que ceux qui seront issus de Ya‘aqov et qui triompheront à leur époque de la puissance de ‘Essaw (Beréchith raba 83, 2), à savoir : Chaoul, Ich Bocheth, Dawid, Chelomo, Ra‘hav’am, Aviya, Assa et Yehochafat. De Yoram, fils de ce dernier, il est écrit : « De son temps, Edom s’affranchit de la domination de Yehouda et se donna un roi » (II Melakhim 8, 20), tandis qu’à l’époque de Yehochafat il est écrit : « Il n’y avait pas de roi en Edom, un gouverneur était roi » (I Melakhim 22, 48).
וַיִּמְלֹ֣ךְ בֶּֽאֱד֔וֹם בֶּ֖לַע בֶּן־בְּע֑וֹר וְשֵׁ֥ם עִיר֖וֹ דִּנְהָֽבָה׃
En Édom régna d'abord Béla fils de Beor le nom de sa ville natale Dinhaba
וַיָּ֖מָת בָּ֑לַע וַיִּמְלֹ֣ךְ תַּחְתָּ֔יו יוֹבָ֥ב בֶּן־זֶ֖רַח מִבָּצְרָֽה׃
Béla étant mort à sa place régna Yobab fils de Zérah de Boçra
Yovav, fils de Zèra‘h, de Botsra. C’est une de villes de Moav, ainsi qu’il est écrit : « sur Qerioth et sur Botsra, et sur toutes les villes du pays de Moav » (Yirmeya 48, 24). Et c’est parce qu’elle avait donné un roi à Edom qu’elle sera frappée avec les Edomites, ainsi qu’il est écrit (Yecha’ya 34, 6) : « il y a à Botsra un sacrifice en l’honneur de Hachem et un grand égorgement dans le pays d’Edom » (Beréchith raba 83, 3).
וַיָּ֖מָת יוֹבָ֑ב וַיִּמְלֹ֣ךְ תַּחְתָּ֔יו חֻשָׁ֖ם מֵאֶ֥רֶץ הַתֵּֽימָנִֽי׃
Yobab étant mort à sa place régna Houcham du pays des Témanites
וַיָּ֖מָת חֻשָׁ֑ם וַיִּמְלֹ֨ךְ תַּחְתָּ֜יו הֲדַ֣ד בֶּן־בְּדַ֗ד הַמַּכֶּ֤ה אֶת־מִדְיָן֙ בִּשְׂדֵ֣ה מוֹאָ֔ב וְשֵׁ֥ם עִיר֖וֹ עֲוִֽית׃
Houcham mort à sa place régna Hadad fils de Bedad qui défit Madian dans la campagne de Moab Le nom de sa ville Avith
Qui frappa Midyan dans les champs de Moav. Midyan avait déclaré la guerre à Moav, et le roi d’Edom s’était porté au secours de Moav. Nous apprenons d’ici que Midyan et Moav étaient ennemis, mais ils feront la paix à l’époque de Bil’am pour s’allier contre Israël (Sifri Matoth 157. Voir Rachi sur Bamidbar 22, 4).
וַיָּ֖מָת הֲדָ֑ד וַיִּמְלֹ֣ךְ תַּחְתָּ֔יו שַׂמְלָ֖ה מִמַּשְׂרֵקָֽה׃
Hadad mort à sa place régna Samla de Masréka
וַיָּ֖מָת שַׂמְלָ֑ה וַיִּמְלֹ֣ךְ תַּחְתָּ֔יו שָׁא֖וּל מֵֽרְחֹב֥וֹת הַנָּהָֽר׃
Samla mort à sa place régna Chaoul de Rehoboth sur le Fleuve
וַיָּ֖מָת שָׁא֑וּל וַיִּמְלֹ֣ךְ תַּחְתָּ֔יו בַּ֥עַל חָנָ֖ן בֶּן־עַכְבּֽוֹר׃
Chaoul mort à sa place régna Baal Hanân fils d'Akbor
וַיָּמָת֮ בַּ֣עַל חָנָ֣ן בֶּן־עַכְבּוֹר֒ וַיִּמְלֹ֤ךְ תַּחְתָּיו֙ הֲדַ֔ר וְשֵׁ֥ם עִיר֖וֹ פָּ֑עוּ וְשֵׁ֨ם אִשְׁתּ֤וֹ מְהֵֽיטַבְאֵל֙ בַּת־מַטְרֵ֔ד בַּ֖ת מֵ֥י זָהָֽב׃
Baal Hanân fils d'Akbor étant mort à sa place régna Hadar dont la ville avait nom Pâou et dont la femme était Mehétabel fille de Matred fille de Mé Zahab
Fille de Mé Zahav. Il disait : Mahou zahav (« quelle valeur l’or possède-t-il ? »). Il était si riche que l’or ne comptait pour rien à ses yeux (Beréchith raba 83, 4).
וְ֠אֵלֶּה שְׁמ֞וֹת אַלּוּפֵ֤י עֵשָׂו֙ לְמִשְׁפְּחֹתָ֔ם לִמְקֹֽמֹתָ֖ם בִּשְׁמֹתָ֑ם אַלּ֥וּף תִּמְנָ֛ע אַלּ֥וּף עַֽלְוָ֖ה אַלּ֥וּף יְתֵֽת׃
Voici maintenant les noms des chefs d'Ésaü selon leurs familles leurs résidences leur titre le chef Timna le chef Aleva le chef Yethéth
Et ceux-ci sont les noms des chefs de ‘Essaw. Ils portaient le nom de leur province, après la mort de Hadar, dernier roi de la dynastie. Les premiers [énumérés aux versets 15 et suivants] sont appelés d’après leur généalogie : « Untel fils d’untel ». C’est ce que précise le livre des Chroniques : « Hadar mourut, et ce furent les chefs d’Edom : le chef Timna’... » (I Divrei haYamim 1, 51).
אַלּ֧וּף אָהֳלִֽיבָמָ֛ה אַלּ֥וּף אֵלָ֖ה אַלּ֥וּף פִּינֹֽן׃
le chef Oholibama le chef Éla le chef Pinôn
אַלּ֥וּף קְנַ֛ז אַלּ֥וּף תֵּימָ֖ן אַלּ֥וּף מִבְצָֽר׃
le chef Kenaz le chef Témân le chef Mibçar
אַלּ֥וּף מַגְדִּיאֵ֖ל אַלּ֣וּף עִירָ֑ם אֵ֣לֶּה ׀ אַלּוּפֵ֣י אֱד֗וֹם לְמֹֽשְׁבֹתָם֙ בְּאֶ֣רֶץ אֲחֻזָּתָ֔ם ה֥וּא עֵשָׂ֖ו אֲבִ֥י אֱדֽוֹם׃
le chef Magdiel le chef Iram Tels sont les chefs d’Édom selon leurs résidences dans le pays qu’ils occupaient tel fut Ésaü le père d’Édom
Magdiel. C’est Rome (Pirqé deRabi Eli‘èzèr 38).