וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
נְקֹ֗ם נִקְמַת֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל מֵאֵ֖ת הַמִּדְיָנִ֑ים אַחַ֖ר תֵּֽאָסֵ֥ף אֶל־עַמֶּֽיךָ׃
"Exerce sur les Madianites la vengeance due aux enfants d'Israël après quoi tu seras réuni à tes pères "
De chez les Midyanis. Et non auprès des Moavis, car les Moavis sont entrés dans l’affaire par crainte : ils avaient peur d’être pillés. À leur sujet, il est écrit uniquement : « et ne les provoque pas à la guerre » (Devarim 2, 9). Les Midyanis, en revanche, sont intervenus dans une querelle qui ne les concernait pas. Autre explication : À cause des deux bonnes « colombes » que je ferai sortir de ces peuples : Ruth la Moaviya et Na‘ama la ‘Ammonith (I Melakhim 14, 21 et Baba Qama 38b).
וַיְדַבֵּ֤ר מֹשֶׁה֙ אֶל־הָעָ֣ם לֵאמֹ֔ר הֵחָֽלְצ֧וּ מֵֽאִתְּכֶ֛ם אֲנָשִׁ֖ים לַצָּבָ֑א וְיִֽהְיוּ֙ עַל־מִדְיָ֔ן לָתֵ֥ת נִקְמַת־יְהוָ֖ה בְּמִדְיָֽן׃
Et Moïse parla ainsi au peuple "Qu'un certain nombre d'entre vous s'apprêtent à combattre ils marcheront contre Madian pour exercer sur lui la vindicte de l'Éternel
Mochè parla…. Bien qu’il eût appris que sa propre mort en dépendait, il s’est exécuté dans la joie et sans temporiser (Sifri).
Que s’engagent. Comme le rend le Targoum Onqelos : « Préparez des hommes armés », même expression que : « engagés de l’armée » (verset 5).
Des hommes. Des justes, de même : « choisis-nous des hommes » (Chemoth 17, 9), ou : « des hommes sages et intelligents » (Devarim 1, 13) (Midrach Tan‘houma).
La vengeance de Hachem. Car celui qui se dresse contre Israël est comme s’il se dressait contre le Saint béni soit-Il.
אֶ֚לֶף לַמַּטֶּ֔ה אֶ֖לֶף לַמַּטֶּ֑ה לְכֹל֙ מַטּ֣וֹת יִשְׂרָאֵ֔ל תִּשְׁלְח֖וּ לַצָּבָֽא׃
Mille par tribu mille pour chacune des tribus d'Israël seront désignés par vous pour cette expédition "
Pour toutes les tribus d’Israël. Y compris la tribu de Léwi (Sifri).
וַיִּמָּֽסְרוּ֙ מֵֽאַלְפֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל אֶ֖לֶף לַמַּטֶּ֑ה שְׁנֵים־עָשָׂ֥ר אֶ֖לֶף חֲלוּצֵ֥י צָבָֽא׃
On recruta donc parmi les familles d'Israël mille hommes par tribu en tout douze mille équipés pour le combat
On enrôla. Pour te dresser l’éloge des bergers d’Israël et montrer à quel point ils aiment Israël : Qu’avait dit [Mochè] avant d’apprendre qu’il allait mourir ? « Encore un peu ils me lapideront » (Chemoth 17, 4). Mais lorsqu’ils ont appris que la mort de Mochè dépendait de la vengeance exercée contre Midyan, ils n’ont pas voulu marcher sans avoir été enrôlés contre leur gré.
וַיִּשְׁלַ֨ח אֹתָ֥ם מֹשֶׁ֛ה אֶ֥לֶף לַמַּטֶּ֖ה לַצָּבָ֑א אֹ֠תָם וְאֶת־פִּ֨ינְחָ֜ס בֶּן־אֶלְעָזָ֤ר הַכֹּהֵן֙ לַצָּבָ֔א וּכְלֵ֥י הַקֹּ֛דֶשׁ וַחֲצֹֽצְר֥וֹת הַתְּרוּעָ֖ה בְּיָדֽוֹ׃
Moïse les envoya en campagne mille par tribu et avec eux pour diriger l'expédition Phinéas fils d'Eléazar le pontife muni de l'appareil sacré et des trompettes retentissantes
Eux et Pin‘has. Cela nous apprend que Pin‘has les valait tous à lui seul (Sifri). Et pourquoi est-ce Pin‘has qui y est allé et non El‘azar ? Le Saint béni soit-Il a dit : « C’est à celui qui a commencé d’exécuter la mitswa en tuant Kozbi, fille de Tsour, qu’il revient de la terminer. » (Midrach Tan‘houma). Autre explication : Il y est allé pour exercer la vengeance de Yossef, l’ancêtre de sa mère, comme il est écrit : « Et les Midyanis le vendirent en Égypte à Potifar » (Beréchith 37, 36). Et d’où savons-vous que la mère de Pin‘has descendait de Yossef ? De ce qu’il est écrit : « Et El‘azar fils de Aharon se prit pour femme parmi les filles de Poutiel… » (Chemoth 6, 25), c’est-à-dire de la descendance de Yithro lequel « engraissait » (pitam) des veaux destinés à l’idolâtrie, ainsi que de la descendance de Yossef qui « a dompté » (pitpat) ses impulsions. Autre explication : Il était celui ayant reçu l’onction pour la guerre (Devarim 20, 2) (Sota 43a).
Et les ustensiles. À savoir l’arche et la plaque. Car Bil‘am était avec eux et il faisait planer, par des sortilèges, les rois de Midyan au-dessus d’eux et lui même planait avec eux. Il leur a montré la plaque sur laquelle était gravé le Nom divin, et ils sont tombés. Voilà pourquoi il est écrit, à propos des rois de Midyan : « “sur” (‘al) leurs dépouilles » (verset 8), car ils sont tombés d’en-haut sur les cadavres. De même est-il écrit, à propos de Bil‘am : « vers (el) leurs dépouilles » (Yehochou‘a 13, 22) (Midrach Tan‘houma).
Dans sa main. Dans sa domination, comme dans : « il prit tout son pays de sa main » (supra 21, 26) (Sifri).
וַֽיִּצְבְּאוּ֙ עַל־מִדְיָ֔ן כַּֽאֲשֶׁ֛ר צִוָּ֥ה יְהוָ֖ה אֶת־מֹשֶׁ֑ה וַיַּֽהַרְג֖וּ כָּל־זָכָֽר׃
et ils livrèrent bataille à Madian comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse et ils tuèrent tous les mâles
וְאֶת־מַלְכֵ֨י מִדְיָ֜ן הָֽרְג֣וּ עַל־חַלְלֵיהֶ֗ם אֶת־אֱוִ֤י וְאֶת־רֶ֨קֶם֙ וְאֶת־צ֤וּר וְאֶת־חוּר֙ וְאֶת־רֶ֔בַע חֲמֵ֖שֶׁת מַלְכֵ֣י מִדְיָ֑ן וְאֵת֙ בִּלְעָ֣ם בֶּן־בְּע֔וֹר הָֽרְג֖וּ בֶּחָֽרֶב׃
Ils ajoutèrent à ces victimes les rois de Madian Evi Rékem Cour Heur et Réba tous cinq rois de Madian plus Balaam fils de Beor qu'ils firent périr par le glaive
Cinq rois de Midyan. Ne vient-on pas de voir que le texte en énumère cinq ? Pourquoi fallait-il le dire explicitement ? Pour t’apprendre qu’ils tous ont été unis dans l’intention comme ils l’ont tous été dans la punition. Bil‘am y était allé pour percevoir la récompense pour les vingt-quatre mille victimes en Israël dont ses conseils avait causé la mort. Il quitta Midyan à la rencontre d’Israël à qui il donna un mauvais conseil : « Vous avez été impuissants contre eux alors que vous étiez six-cent mille, et vous voudriez maintenant les combattre à douze mille ! » Ils l’ont alors payé intégralement et sans ménagement. (Sifri).
Par l’épée. Il s’est dressé contre Israël en échangeant son savoir-faire contre le leur. Car Israël ne peut vaincre que par sa bouche, au moyen de la prière et de la supplication, et lui s’est saisi de leur savoir-faire pour les maudire « par sa bouche ». Eux aussi ont échangé leur savoir-faire contre celui des nations, qui se présentent l’épée en main, comme il est écrit : « Et tu vivras de ton épée » (Beréchith 27, 40) (voir Rachi supra 22, 23).
וַיִּשְׁבּ֧וּ בְנֵֽי־יִשְׂרָאֵ֛ל אֶת־נְשֵׁ֥י מִדְיָ֖ן וְאֶת־טַפָּ֑ם וְאֵ֨ת כָּל־בְּהֶמְתָּ֧ם וְאֶת־כָּל־מִקְנֵהֶ֛ם וְאֶת־כָּל־חֵילָ֖ם בָּזָֽזוּ׃
Et les Israélites firent prisonnières les femmes de Madian ainsi que leurs enfants ils s'emparèrent de toutes leurs bêtes de somme de tous leurs troupeaux et de tous leurs biens
וְאֵ֤ת כָּל־עָֽרֵיהֶם֙ בְּמ֣וֹשְׁבֹתָ֔ם וְאֵ֖ת כָּל־טִֽירֹתָ֑ם שָֽׂרְפ֖וּ בָּאֵֽשׁ׃
et toutes les villes qu'ils habitaient et tous leurs villages ils les incendièrent
Leurs villages. Lieux où se trouvent leurs scribes, résidences des prêtres érudits en leurs lois. Autre explication : Résidences de leurs princes, comme le rend le Targoum Onqelos pour : « les princes des Philistins » (I Chemouel 6, 4).
וַיִּקְחוּ֙ אֶת־כָּל־הַשָּׁלָ֔ל וְאֵ֖ת כָּל־הַמַּלְק֑וֹחַ בָּֽאָדָ֖ם וּבַבְּהֵמָֽה׃
Alors ils réunirent tout le butin et tout ce qu'ils avaient pris d'hommes et d'animaux,
Ils prirent tout le butin…. Cela nous apprend qu’ils étaient justes et honnêtes, et insoupçonnables de vol par mainmise non autorisée sur le butin, puisqu’il est écrit : « “tout” le butin ». C’est à eux que s’appliquent les mots : « Tes dents sont comme un troupeau de brebis… » (Chir hachirim 6, 6). Tous les hommes de guerre de ton côté ont été des justes (Sifri).
Le butin (chalal). Le mot chalal désigne des objets servant de vêtements et de parures, tandis que baz (« pillage ») (verset 32) s’applique à ses objets autres que des parures.
Et toute la prise (malqoa‘h). En hommes et en animaux. Quand le mot chevi (« captivité ») est à côté de malqoa‘h, le premier s’applique à l’homme et le second au bétail.
וַיָּבִ֡אוּ אֶל־מֹשֶׁה֩ וְאֶל־אֶלְעָזָ֨ר הַכֹּהֵ֜ן וְאֶל־עֲדַ֣ת בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵ֗ל אֶת־הַשְּׁבִ֧י וְאֶת־הַמַּלְק֛וֹחַ וְאֶת־הַשָּׁלָ֖ל אֶל־הַֽמַּחֲנֶ֑ה אֶל־עַֽרְבֹ֣ת מוֹאָ֔ב אֲשֶׁ֖ר עַל־יַרְדֵּ֥ן יְרֵחֽוֹ׃
et amenèrent le tout prisonniers bétail et dépouilles devant Moïse devant Eléazar le pontife et la communauté des enfants d'Israël au camp dans les plaines de Moab qui sont près du Jourdain vers Jéricho
וַיֵּ֨צְא֜וּ מֹשֶׁ֨ה וְאֶלְעָזָ֧ר הַכֹּהֵ֛ן וְכָל־נְשִׂיאֵ֥י הָֽעֵדָ֖ה לִקְרָאתָ֑ם אֶל־מִח֖וּץ לַֽמַּחֲנֶֽה׃
Moïse le pontife Eléazar et tous les chefs de la communauté se portèrent à leur rencontre hors du camp
Mochè, El‘azar le pontife sortirent. Parce qu’ils avaient vu les jeunes gens d’Israël sortir pour s’approprier le butin (Sifri).
וַיִּקְצֹ֣ף מֹשֶׁ֔ה עַ֖ל פְּקוּדֵ֣י הֶחָ֑יִל שָׂרֵ֤י הָֽאֲלָפִים֙ וְשָׂרֵ֣י הַמֵּא֔וֹת הַבָּאִ֖ים מִצְּבָ֥א הַמִּלְחָמָֽה׃
Moïse se mit en colère contre les officiers de l'armée chiliarques et centurions qui revenaient de l'expédition de guerre,
Mochè s’irrita sur les commandants de l’armée. Sur ceux qui étaient placés à la tête de l’armée, cela pour t’apprendre que toute faute commise par une génération est imputable aux grands qui auraient eu les moyens de l’empêcher (Sifri).
וַיֹּ֥אמֶר אֲלֵיהֶ֖ם מֹשֶׁ֑ה הַֽחִיִּיתֶ֖ם כָּל־נְקֵבָֽה׃
et Moïse leur dit "Quoi! Vous avez laissé vivre toutes les femmes?
הֵ֣ן הֵ֜נָּה הָי֨וּ לִבְנֵ֤י יִשְׂרָאֵל֙ בִּדְבַ֣ר בִּלְעָ֔ם לִמְסָר־מַ֥עַל בַּֽיהוָ֖ה עַל־דְּבַר־פְּע֑וֹר וַתְּהִ֥י הַמַּגֵּפָ֖ה בַּֽעֲדַ֥ת יְהוָֽה׃
Ne sont ce pas elles qui à l'instigation de Balaam ont porté les enfants d'Israël à trahir l'Éternel pour Baal Peor de sorte que la mort a sévi dans la communauté de l'Éternel?
Dans la parole de Bil‘am. Il leur a dit : « Quand bien même vous réunirez toutes les foules de l’univers, vous ne pourrez l’emporter sur eux. Se peut-il que vous soyez plus nombreux que les Égyptiens qui ont réuni six cents chars d’élite (Chemoth 14, 7) ? Venez que je vous donne un conseil : Leur Dieu a horreur de la débauche… », comme enseigné dans le traité Sanhèdrin (106a) et dans le Sifri.
Voici, c’est elles. Cela nous apprend qu’ils les reconnaissaient : « C’est celle-ci qui a perdu untel » (Yalqout Chim‘oni).
וְעַתָּ֕ה הִרְג֥וּ כָל־זָכָ֖ר בַּטָּ֑ף וְכָל־אִשָּׁ֗ה יֹדַ֥עַת אִ֛ישׁ לְמִשְׁכַּ֥ב זָכָ֖ר הֲרֹֽגוּ׃
Et maintenant tuez tous les enfants mâles et toute femme qui a connu un homme par cohabitation tuez la
Et toute femme qui connaît un homme. Apte à copuler, même si elle ne l’a pas fait. On les faisait passer devant la plaque [du kohen gadol] et le visage de celles aptes à copuler jaunissait (Yevamoth 60b).
Tuez. Pourquoi cette répétition ? Pour fractionner le texte, ainsi que l’enseigne Rabi Yichma‘el. Car si je devais lire : « Tuez tout mâle parmi les jeunes enfants, et toute femme qui connaît un homme […] et tout jeune enfant parmi les femmes… », je ne saurais pas si ces femmes sont à tuer avec les mâles ou à laisser en vie avec les enfants. Voilà pourquoi le mot « tuez » est répété (Sifri).
וְכֹל֙ הַטַּ֣ף בַּנָּשִׁ֔ים אֲשֶׁ֥ר לֹֽא־יָדְע֖וּ מִשְׁכַּ֣ב זָכָ֑ר הַֽחֲי֖וּ לָכֶֽם׃
Quant à celles qui encore enfants n'ont pas cohabité avec un homme conservez les pour vous
וְאַתֶּ֗ם חֲנ֛וּ מִח֥וּץ לַֽמַּחֲנֶ֖ה שִׁבְעַ֣ת יָמִ֑ים כֹּל֩ הֹרֵ֨ג נֶ֜פֶשׁ וְכֹ֣ל ׀ נֹגֵ֣עַ בֶּֽחָלָ֗ל תִּֽתְחַטְּא֞וּ בַּיּ֤וֹם הַשְּׁלִישִׁי֙ וּבַיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֔י אַתֶּ֖ם וּשְׁבִיכֶֽם׃
De plus restez sept jours hors du camp vous tous qui avez tué une personne ou touché à quelque cadavre vous devez vous purifier le troisième et le septième jour vous et vos prisonniers
Hors du camp. Qu’ils n’entrent pas dans le parvis.
Quiconque a tué une âme. Rabi Méir a enseigné : Le texte parle ici de celui qui a tué avec un objet susceptible de devenir impur, et il nous enseigne qu’un objet rend l’homme impur au contact d’un cadavre comme s’il avait lui-même touché le cadavre. Ou j’aurais pu penser qu’il en est ainsi même s’il a tiré sur lui une flèche et l’a tué. Aussi est-il écrit : « et quiconque a touché une dépouille ». On assimile ainsi celui qui « tue » à celui qui « touche » : De même que celui qui touche par contact direct devient impur, de même celui qui tue ne devient-il impur que par contact direct (Sifri).
Vous vous purifierez. Par de l’eau « de purification » (voir supra 19, 9), selon la loi applicable à tous ceux qui sont devenus impurs au contact d’un cadavre. Il en est ainsi même pour ceux qui enseignent que les tombes des idolâtres ne rendent pas impur « dans la tente » (Yevamoth 61a), comme il est écrit : « Et vous mes brebis, brebis de mon pâturage, vous êtes des hommes » (Ye‘hezqèl 34, 31), c’est-à-dire que vous, vous êtes appelés « hommes », et non les idolâtres. Car ceux qui professent une telle opinion s’accordent à dire que les idolâtres rendent impur « par le toucher » et « en portant », étant donné que le mot « homme » n’est employé qu’à propos de l’impureté « dans les tentes », comme il est écrit : « un “homme”, lorsqu’il mourra dans la “tente” » (supra 19, 14).
Vous et vos prisonniers. Non pas que les païens puissent devenir impurs et avoir besoin d’une aspersion, mais de même que vous êtes membres de l’alliance, de même vos prisonniers, lorsqu’ils entreront dans l’alliance et deviendront impurs, auront-ils besoin d’une aspersion (Sifri).
וְכָל־בֶּ֧גֶד וְכָל־כְּלִי־ע֛וֹר וְכָל־מַֽעֲשֵׂ֥ה עִזִּ֖ים וְכָל־כְּלִי־עֵ֑ץ תִּתְחַטָּֽאוּ׃
De même tout vêtement tout ustensile de peau tout objet fait de poil de chèvre et tout vaisseau de bois ayez soin de le purifier "
Et tout travail de chèvres. Y compris les objets faits avec des cornes, des sabots et des os (‘Houlin 25b).
וַיֹּ֨אמֶר אֶלְעָזָ֤ר הַכֹּהֵן֙ אֶל־אַנְשֵׁ֣י הַצָּבָ֔א הַבָּאִ֖ים לַמִּלְחָמָ֑ה זֹ֚את חֻקַּ֣ת הַתּוֹרָ֔ה אֲשֶׁר־צִוָּ֥ה יְהוָ֖ה אֶת־מֹשֶֽׁה׃
Eléazar le pontife dit aux hommes de la milice qui avaient pris part au combat "Ceci est un statut de la loi que l'Éternel a donnée à Moïse
El‘azar le pontife dit…. En se mettant en colère, Mochè était tombé dans l’erreur, de sorte que la loi applicable à la purification des ustensiles utilisés par les païens lui avait échappé. On s’est trouvé ne présence de la même situation le huitième jour de l’inauguration, comme il est écrit : « [Mochè] s’irrita sur El‘azar et sur Ithamar… » (Wayiqra 10, 16). Pour s’être mis en colère, il s’est mis dans l’erreur. De même dans : « Écoutez donc, les rebelles… » (supra 20, 10), paroles suivies de la frappe du rocher et où, s’étant mis en colère, il s’est trompé (Pessa‘him 66b).
Que Hachem ordonna…. Il a attribué l’enseignement à son maître (Sifri).
אַ֥ךְ אֶת־הַזָּהָ֖ב וְאֶת־הַכָּ֑סֶף אֶֽת־הַנְּחֹ֨שֶׁת֙ אֶת־הַבַּרְזֶ֔ל אֶֽת־הַבְּדִ֖יל וְאֶת־הָֽעֹפָֽרֶת׃
A la vérité l'or et l'argent le cuivre le fer l'étain et le plomb,
Toutefois (akh) l’or. Bien que Mochè ne vous ait signifié que les lois relatives à l’impureté, il reste à vous avertir de celles relatives à la purification des ustensiles. Le mot akh (« toutefois ») signifie une restriction, destinée ici à dire : Vous n’aurez le droit de vous servir des ustensiles, même après qu’ils auront été purifiés de leur impureté au contact d’un cadavre, qu’après qu’ils auront été purifiés de l’absorption caractérisant l’interdiction des charognes. Et nos maîtres ont enseigné que le mot akh indique qu’il faut enlever la rouille [du métal] avant de l’ébouillanter. C’est cela que vient souligner le mot akh : Qu’il n’y ait pas de rouille, que « toutefois » le métal soit à l’état naturel.
כָּל־דָּבָ֞ר אֲשֶׁר־יָבֹ֣א בָאֵ֗שׁ תַּֽעֲבִ֤ירוּ בָאֵשׁ֙ וְטָהֵ֔ר אַ֕ךְ בְּמֵ֥י נִדָּ֖ה יִתְחַטָּ֑א וְכֹ֨ל אֲשֶׁ֧ר לֹֽא־יָבֹ֛א בָּאֵ֖שׁ תַּֽעֲבִ֥ירוּ בַמָּֽיִם׃
tout ce qui supporte le feu vous le passerez par le feu et il sera pur après toutefois avoir été purifié par l'eau lustrale et tout ce qui ne va pas au feu vous le passerez par l'eau
Toute chose qui viendra dans le feu. Pour y cuire quoi que ce soit.
Vous le ferez passer dans le feu. La manière de l’ébouillanter correspond à celle dont on l’utilise. Ce qu’on utilise pour faire bouillir des liquides sera nettoyé à l’eau bouillante, et ce qu’on utilise pour rôtir, comme une broche ou un gril, on le chauffera à blanc au feu (‘Avoda zara 75b).
Toutefois il se purifiera dans l’eau de purification. La purification dont il est question ici désigne, selon le sens littéral, celle destinée à supprimer l’impureté au contact d’un cadavre. [El‘azar] leur a dit : « Les ustensiles nécessitent un “nettoyage” pour leur enlever l’interdiction [de la saveur d’un aliment interdit], ainsi qu’une “purification” pour leur enlever leur impureté. » Et nos maîtres ont déduit du présent verset qu’il faut, pour rendre utilisables les ustensiles en métal, les immerger. Et par les eaux « de purification » dont parle ici le texte, ils entendent celles qui suffisent à l’immersion d’une femme « dans sa souillure » (Wayiqra 15, 19). Et combien en faut-il ? Quarante séa.
Et tout ce qui ne viendra pas dans le feu. Tout objet inutilisable au feu, comme les gobelets et les bouteilles dont on se sert à froid et qui n’absorbent pas de ce qui est interdit.
Vous le ferez passer par l’eau. On l’immerge, et cela suffit. Cela n’est valable que pour les objets en métal (‘Avoda zara 75b).
וְכִבַּסְתֶּ֧ם בִּגְדֵיכֶ֛ם בַּיּ֥וֹם הַשְּׁבִיעִ֖י וּטְהַרְתֶּ֑ם וְאַחַ֖ר תָּבֹ֥אוּ אֶל־הַֽמַּחֲנֶֽה׃
Et vous laverez vos vêtements le septième jour et vous deviendrez purs après quoi vous pourrez rentrer au camp "
Vers le camp. Vers le camp de la chekhina, car celui qui s’était rendu impur au contact d’un cadavre n’avait pas à être expulsé du camp des Léwis ni de celui de Yisrael.
וַיֹּ֥אמֶר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à Moïse en ces termes
שָׂ֗א אֵ֣ת רֹ֤אשׁ מַלְק֨וֹחַ֙ הַשְּׁבִ֔י בָּֽאָדָ֖ם וּבַבְּהֵמָ֑ה אַתָּה֙ וְאֶלְעָזָ֣ר הַכֹּהֵ֔ן וְרָאשֵׁ֖י אֲב֥וֹת הָֽעֵדָֽה׃
"Fais le relevé de toutes les prises en personnes et en animaux toi avec Eléazar le pontife et les principaux membres de la communauté
Relève le nombre de têtes. Fais le compte.
וְחָצִ֨יתָ֙ אֶת־הַמַּלְק֔וֹחַ בֵּ֚ין תֹּֽפְשֵׂ֣י הַמִּלְחָמָ֔ה הַיֹּֽצְאִ֖ים לַצָּבָ֑א וּבֵ֖ין כָּל־הָֽעֵדָֽה׃
Tu partageras ces prises entre les guerriers qui ont pris part à l'expédition et le reste de la communauté
Tu diviseras la prise entre ceux qui ont pris part à la guerre…. Moitié à ceux-ci et moitié à celle-là.
וַהֲרֵֽמֹתָ֨ מֶ֜כֶס לַֽיהוָ֗ה מֵאֵ֞ת אַנְשֵׁ֤י הַמִּלְחָמָה֙ הַיֹּֽצְאִ֣ים לַצָּבָ֔א אֶחָ֣ד נֶ֔פֶשׁ מֵֽחֲמֵ֖שׁ הַמֵּא֑וֹת מִן־הָֽאָדָם֙ וּמִן־הַבָּקָ֔ר וּמִן־הַֽחֲמֹרִ֖ים וּמִן־הַצֹּֽאן׃
Puis tu prélèveras comme tribut pour le Seigneur de la part des gens de guerre qui ont fait l'expédition une tête sur cinq cents individus humains bœufs ânes et menu bétail
מִמַּֽחֲצִיתָ֖ם תִּקָּ֑חוּ וְנָֽתַתָּ֛ה לְאֶלְעָזָ֥ר הַכֹּהֵ֖ן תְּרוּמַ֥ת יְהוָֽה׃
Vous le prendrez sur leur moitié et tu le donneras au pontife Eléazar comme prélèvement du Seigneur
וּמִמַּֽחֲצִ֨ת בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵ֜ל תִּקַּ֣ח ׀ אֶחָ֣ד ׀ אָחֻ֣ז מִן־הַֽחֲמִשִּׁ֗ים מִן־הָֽאָדָ֧ם מִן־הַבָּקָ֛ר מִן־הַֽחֲמֹרִ֥ים וּמִן־הַצֹּ֖אן מִכָּל־הַבְּהֵמָ֑ה וְנָֽתַתָּ֤ה אֹתָם֙ לַלְוִיִּ֔ם שֹֽׁמְרֵ֕י מִשְׁמֶ֖רֶת מִשְׁכַּ֥ן יְהוָֽה׃
Quant à la moitié afférente aux enfants d'Israël tu en sépareras un cinquantième pris au hasard sur les personnes sur les bœufs les ânes et le menu bétail sur tous les animaux et tu les donneras aux Lévites qui veillent à la garde de l'habitation du Seigneur "
וַיַּ֣עַשׂ מֹשֶׁ֔ה וְאֶלְעָזָ֖ר הַכֹּהֵ֑ן כַּֽאֲשֶׁ֛ר צִוָּ֥ה יְהוָ֖ה אֶת־מֹשֶֽׁה׃
Moïse et le pontife Eléazar firent ce que l'Éternel avait ordonné à Moïse
וַֽיְהִי֙ הַמַּלְק֔וֹחַ יֶ֣תֶר הַבָּ֔ז אֲשֶׁ֥ר בָּֽזְז֖וּ עַ֣ם הַצָּבָ֑א צֹ֗אן שֵׁשׁ־מֵא֥וֹת אֶ֛לֶף וְשִׁבְעִ֥ים אֶ֖לֶף וַֽחֲמֵ֥שֶׁת אֲלָפִֽים׃
Or la capture complément de ce qu'avaient pillé les gens de guerre se composait ainsi menu bétail six cent soixante quinze mille pièces
La prise fut, reste du pillage. Étant donné qu’on ne leur avait pas ordonné de prélever une contribution sur les objets mobiliers, mais seulement sur la « prise » [en hommes et en animaux (voir Rachi verset 11)], le texte emploie l’expression : [« reste »]. Quant à la « prise », c’est ce qui entrait dans la catégorie de ce qui devait être partagé et dans celle de la contribution (verset 28) et qui formait le surplus du butin d’objets mobiliers qu’avaient pillé les gens de l’armée, chacun pour soi et sans que cela entre dans la catégorie de ce qui devait être partagé au titre du « nombre du menu bétail » (verset 36).
וּבָקָ֕ר שְׁנַ֥יִם וְשִׁבְעִ֖ים אָֽלֶף׃
gros bétail soixante douze mille
וַֽחֲמֹרִ֕ים אֶחָ֥ד וְשִׁשִּׁ֖ים אָֽלֶף׃
ânes soixante et un mille
וְנֶ֣פֶשׁ אָדָ֔ם מִ֨ן־הַנָּשִׁ֔ים אֲשֶׁ֥ר לֹֽא־יָדְע֖וּ מִשְׁכַּ֣ב זָכָ֑ר כָּל־נֶ֕פֶשׁ שְׁנַ֥יִם וּשְׁלֹשִׁ֖ים אָֽלֶף׃
Quant aux créatures humaines le nombre des femmes qui n'avaient pas cohabité avec un homme s'élevait à trente deux mille
וַתְּהִי֙ הַֽמֶּחֱצָ֔ה חֵ֕לֶק הַיֹּֽצְאִ֖ים בַּצָּבָ֑א מִסְפַּ֣ר הַצֹּ֗אן שְׁלֹשׁ־מֵא֥וֹת אֶ֨לֶף֙ וּשְׁלֹשִׁ֣ים אֶ֔לֶף וְשִׁבְעַ֥ת אֲלָפִ֖ים וַֽחֲמֵ֥שׁ מֵאֽוֹת׃
La moitié afférente aux hommes de l'expédition fut en menu bétail trois cent trente sept mille cinq cents têtes
וַיְהִ֛י הַמֶּ֥כֶס לַֽיהוָ֖ה מִן־הַצֹּ֑אן שֵׁ֥שׁ מֵא֖וֹת חָמֵ֥שׁ וְשִׁבְעִֽים׃
et la quotité réservée au Seigneur sur ce bétail fut de six cent soixante quinze
וְהַ֨בָּקָ֔ר שִׁשָּׁ֥ה וּשְׁלֹשִׁ֖ים אָ֑לֶף וּמִכְסָ֥ם לַֽיהוָ֖ה שְׁנַ֥יִם וְשִׁבְעִֽים׃
En gros bétail trente six mille têtes quotité pour le Seigneur soixante douze
וַֽחֲמֹרִ֕ים שְׁלֹשִׁ֥ים אֶ֖לֶף וַֽחֲמֵ֣שׁ מֵא֑וֹת וּמִכְסָ֥ם לַֽיהוָ֖ה אֶחָ֥ד וְשִׁשִּֽׁים׃
Anes trente mille cinq cents quotité pour le Seigneur soixante et un
וְנֶ֣פֶשׁ אָדָ֔ם שִׁשָּׁ֥ה עָשָׂ֖ר אָ֑לֶף וּמִכְסָם֙ לַֽיהוָ֔ה שְׁנַ֥יִם וּשְׁלֹשִׁ֖ים נָֽפֶשׁ׃
Créatures humaines seize mille quotité pour le Seigneur trente deux personnes
וַיִּתֵּ֣ן מֹשֶׁ֗ה אֶת־מֶ֨כֶס֙ תְּרוּמַ֣ת יְהוָ֔ה לְאֶלְעָזָ֖ר הַכֹּהֵ֑ן כַּֽאֲשֶׁ֛ר צִוָּ֥ה יְהוָ֖ה אֶת־מֹשֶֽׁה׃
Moïse remit ce tribut prélevé pour l'Éternel au pontife Eléazar ainsi que l'Éternel l'avait ordonné à Moïse,
וּמִֽמַּחֲצִ֖ית בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֑ל אֲשֶׁר֙ חָצָ֣ה מֹשֶׁ֔ה מִן־הָֽאֲנָשִׁ֖ים הַצֹּֽבְאִֽים׃
A l'égard de la moitié afférente aux enfants d'Israël part assignée par Moïse sur la prise des gens de guerre
Et de la moitié revenant aux fils d’Israël, que Mochè divisa. Pour la communauté, et qu’il avait soustraite aux guerriers.
וַתְּהִ֛י מֶֽחֱצַ֥ת הָֽעֵדָ֖ה מִן־הַצֹּ֑אן שְׁלֹשׁ־מֵא֥וֹת אֶ֨לֶף֙ וּשְׁלֹשִׁ֣ים אֶ֔לֶף שִׁבְעַ֥ת אֲלָפִ֖ים וַֽחֲמֵ֥שׁ מֵאֽוֹת׃
cette part de la communauté fut en menu bétail trois cent trente sept mille cinq cents têtes
La moitié de la communauté fut. De tant et tant.
וּבָקָ֕ר שִׁשָּׁ֥ה וּשְׁלֹשִׁ֖ים אָֽלֶף׃
en gros bétail trente six mille
וַֽחֲמֹרִ֕ים שְׁלֹשִׁ֥ים אֶ֖לֶף וַֽחֲמֵ֥שׁ מֵאֽוֹת׃
ânes trente mille cinq cents
וְנֶ֣פֶשׁ אָדָ֔ם שִׁשָּׁ֥ה עָשָׂ֖ר אָֽלֶף׃
individus humains seize mille
וַיִּקַּ֨ח מֹשֶׁ֜ה מִמַּֽחֲצִ֣ת בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵ֗ל אֶת־הָֽאָחֻז֙ אֶחָ֣ד מִן־הַֽחֲמִשִּׁ֔ים מִן־הָֽאָדָ֖ם וּמִן־הַבְּהֵמָ֑ה וַיִּתֵּ֨ן אֹתָ֜ם לַלְוִיִּ֗ם שֹֽׁמְרֵי֙ מִשְׁמֶ֨רֶת֙ מִשְׁכַּ֣ן יְהוָ֔ה כַּֽאֲשֶׁ֛ר צִוָּ֥ה יְהוָ֖ה אֶת־מֹשֶֽׁה׃
Moïse prit sur cette moitié échue aux enfants d'Israël indistinctement un sur cinquante personnes et animaux et il les donna aux Lévites gardiens du tabernacle de l'Éternel comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse
Mochè prit. Etc.
וַֽיִּקְרְבוּ֙ אֶל־מֹשֶׁ֔ה הַפְּקֻדִ֕ים אֲשֶׁ֖ר לְאַלְפֵ֣י הַצָּבָ֑א שָׂרֵ֥י הָֽאֲלָפִ֖ים וְשָׂרֵ֥י הַמֵּאֽוֹת׃
Les officiers des divers corps de la milice chiliarques et centurions s'approchèrent de Moïse,
Les chargés de mission. Ceux qui en étaient investis.
וַיֹּֽאמְרוּ֙ אֶל־מֹשֶׁ֔ה עֲבָדֶ֣יךָ נָֽשְׂא֗וּ אֶת־רֹ֛אשׁ אַנְשֵׁ֥י הַמִּלְחָמָ֖ה אֲשֶׁ֣ר בְּיָדֵ֑נוּ וְלֹֽא־נִפְקַ֥ד מִמֶּ֖נּוּ אִֽישׁ׃
et lui dirent "Tes serviteurs ont fait le dénombrement des gens de guerre qui étaient sous leurs ordres et il n'en manque pas un seul
Et il n’en manque pas. Ainsi que le rend le Targoum Onqelos, par un mot qui, en araméen, signifie aussi « manquer », comme dans : « C’est moi qui la remplaçais » (Beréchith 31, 39), ce que le Targoum Onqelos rend par : ce qui « manquait » au nombre. De même : « Car ton siège sera vide » (I Chemouel 20, 18) – à ta place « manquera » celui qui s’y assied habituellement. De même : « La place de David était vide » (I Chemouel 20, 27) – il « manquait » la place, et personne ne s’y était assis.
וַנַּקְרֵ֞ב אֶת־קָרְבַּ֣ן יְהוָ֗ה אִישׁ֩ אֲשֶׁ֨ר מָצָ֤א כְלִֽי־זָהָב֙ אֶצְעָדָ֣ה וְצָמִ֔יד טַבַּ֖עַת עָגִ֣יל וְכוּמָ֑ז לְכַפֵּ֥ר עַל־נַפְשֹׁתֵ֖ינוּ לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
Nous apportons donc en hommage à l'Éternel ce que chacun de nous a trouvé de joyaux d'or chaînettes bracelets bagues boucles et colliers pour racheter nos personnes devant l'Éternel "
Une chaînette. Ce sont des anneaux pour le pied.
Et un bracelet. Pour la main.
Une boucle d’oreille. Des ornements pour l’oreille.
Et une parure. Bijou en forme de ventre, pour expier les pensées obscènes éveillées par les filles de Midyan (Chabath 64a).
וַיִּקַּ֨ח מֹשֶׁ֜ה וְאֶלְעָזָ֧ר הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הַזָּהָ֖ב מֵֽאִתָּ֑ם כֹּ֖ל כְּלִ֥י מַֽעֲשֶֽׂה׃
Moïse et le pontife Eléazar reçurent de leur main cet or toutes ces pièces façonnées
וַיְהִ֣י ׀ כָּל־זְהַ֣ב הַתְּרוּמָ֗ה אֲשֶׁ֤ר הֵרִ֨ימוּ֙ לַֽיהוָ֔ה שִׁשָּׁ֨ה עָשָׂ֥ר אֶ֛לֶף שְׁבַע־מֵא֥וֹת וַֽחֲמִשִּׁ֖ים שָׁ֑קֶל מֵאֵת֙ שָׂרֵ֣י הָֽאֲלָפִ֔ים וּמֵאֵ֖ת שָׂרֵ֥י הַמֵּאֽוֹת׃
Tout l'or de l'offrande dont on fit ainsi hommage à l'Éternel se montait à seize mille sept cent cinquante sicles offert par les chiliarques et les centurions
אַנְשֵׁי֙ הַצָּבָ֔א בָּֽזְז֖וּ אִ֥ישׁ לֽוֹ׃
Quant aux simples miliciens ils avaient butiné chacun pour soi
וַיִּקַּ֨ח מֹשֶׁ֜ה וְאֶלְעָזָ֤ר הַכֹּהֵן֙ אֶת־הַזָּהָ֔ב מֵאֵ֛ת שָׂרֵ֥י הָֽאֲלָפִ֖ים וְהַמֵּא֑וֹת וַיָּבִ֤אוּ אֹתוֹ֙ אֶל־אֹ֣הֶל מוֹעֵ֔ד זִכָּר֥וֹן לִבְנֵֽי־יִשְׂרָאֵ֖ל לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
Moïse et le pontife Eléazar ayant reçu l'or de la part des chiliarques et des centurions l'apportèrent dans la tente d'assignation comme mémorial des enfants d'Israël devant le Seigneur