Or à la suite de cette mortalité l'Éternel dit à Moïse et à Eléazar fils d'Aaron le pontife ce qui suit
Rachi (1)
Ce fut après la plaie…. Cela ressemble à un berger le troupeau a été attaqué par des loups, lesquels ont tué plusieurs têtes de bétail. Il veut maintenant dénombrer les survivants (Midrach Tan‘houma). Autre explication : Ils ont été comptés une première fois lorsque, étant sortis d’Égypte, ils ont été confiés à Mochè. À présent que celui-ci est sur le point de mourir et de rendre son troupeau, on les compte à nouveau (ibid.).
"Faites le relevé de la communauté entière des enfants d'Israël depuis l'âge de vingt ans et au delà par familles paternelles de tous ceux qui sont aptes au service en Israël "
Rachi (1)
Selon la maison de leur père. C’est la tribu du père, et non celle de la mère, qui fixe la lignée familiale (Baba bathra 109b).
"…Depuis l'âge de vingt ans et au delà ainsi que l'Éternel l'avait prescrit à Moïse et aux enfants d'Israël lorsqu'ils furent sortis du pays d'Egypte "
Rachi (1)
Depuis l’âgé de vingt ans et au-dessus, comme ordonna…. Qu’ils soient recensés à partir de l’âge de vingt ans et au-dessus, comme il est écrit : « Quiconque passera par le dénombrement, depuis l’âgé de vingt ans et au-dessus… » (Chemoth 30, 14).
Ruben premier né d'Israël Les fils de Ruben Hénok d'où la famille des Hénokites de Pallou la famille des Pallouïtes
Rachi (1)
La famille ‘Hanokhi. Les autres peuples se moquaient d’eux en disant : « Comment peuvent-ils fixer leurs lignées familiales selon leurs tribus ? S’imaginent-ils que les Égyptiens n’ont pas séduit leurs mères ? S’ils ont été leurs maîtres, à plus forte raison l’ont-ils été de leurs femmes ! » Voilà pourquoi le Saint béni soit-Il a associé Son Nom au leur, par les lettres hé au début et yod à la fin, comme pour porter témoignage qu’ils sont bien les fils de leurs pères. Cette pensée a été exprimée par David : « Les tribus de qah (yod et hé), témoignage pour Israël » (Tehilim 122, 4) – ce Nom-là témoigne pour eux quant à leurs tribus. C’est pourquoi elles portent toutes des noms comme ‘Hanokhi, Paloui. Mais pour Yimna (verset 44), il n’était pas nécessaire de l’appeler : « la famille ha-Yimni » car le nom contient déjà un yod au début et un hé à la fin.
Fils d'Eliab Nemouêl Dathan et Abiram C'est ce Dathan et cet Abiram dignitaires de la communauté qui s'attaquèrent à Moïse et à Aaron avec la faction de Coré lorsque celle ci s'attaqua à l'Éternel
Rachi (3)
Qui ont excité. Israël contre Mochè.
Dans leur excitation. Du peuple contre Hachem.
Ont excité. Ils ont incité Israël à s’insurger contre Mochè. Ce verbe est au hif‘il.
Mais la terre ouvrit son sein et les engloutit avec Coré pendant que périssait le reste du parti que le feu consumait les deux cent cinquante hommes frappés pour l'exemple
Rachi (1)
Ils furent pour signe. Pour leçon et pour souvenir, « afin qu’un homme profane n’approche » (supra 17, 5) en vue de se quereller contre la prêtrise.
Verset 11
וּבְנֵי־קֹ֖רַח לֹא־מֵֽתוּ׃
Quant aux fils de Coré ils ne périrent point
Rachi (1)
Et les fils de Qora‘h ne moururent pas. Il faisaient partie du complot à son début, mais au moment de la révolte ils se sont repentis. C’est pourquoi une place élevée leur a été attribuée au gueihinnom où ils ont pu rester (Meguila 14a, Sanhèdrin 110a).
de Zérah la famille des Zarhites de Chaoul la famille des Chaoulites
Rachi (1)
Pour Zèra‘h. Autre nom pour Tso‘har (Chemoth 6, 15), du mot tzohar (« éclat »). En revanche, la famille de Ohad avait disparu, de même que cinq familles descendantes de Binyamin. Car Binyamin était descendu en Égypte avec dix fils (Beréchith 46, 21) et l’on n’en énumère ici plus que cinq (versets 38 et 39). De même pour Gad, il manque ici Etsbon (Beréchith 46, 16), [ainsi que Yichwa pour Achér (Beréchith 46, 17)], ce qui fait un total de sept familles. J’ai trouvé dans la guemara (Yerouchalmi Yoma 2a, 1, 1) qu’à la mort de Aharon, les nuées de gloire ont disparu et les Kena‘anis sont venus attaquer les enfants d’Israël. Ceux-ci ont décidé de retourner en Égypte et ils ont rebroussé chemin sur huit étapes, de Hor-la-montagne à Mosséra, comme il est écrit : « Et les fils d’Israël sont partis de Beéroth-Benei-Ya‘aqan pour Mosséra, là est mort Aharon… » (Devarim 10, 6). Mais n’est-il pas mort à Hor-la-montagne, et huit étapes ne séparent-elles pas Mosséra de Hor-la-montagne ? C’est qu’ils avaient rebroussé chemin, poursuivis par les lewiim qui les ont ramenés et ont tué sept familles. Parmi les lewiim sont tombées quatre familles : celles de Chim‘i, de ‘Ouziéli, une partie de celle de Yitshar, dont on ne cite ici que celle de Qora‘h, ainsi qu’une quatrième dont je ne sais pas le nom. Rabi Tan‘houma explique qu’elles sont mortes dans l’épidémie à la suite de l’affaire de Bil‘am. Cependant, étant donné la différence qui sépare, en ce qui concerne la tribu de Chim‘on, les résultats du présent recensement et ceux du premier recensement dans le désert du Sinaï, il semble que les vingt-quatre mille victimes (supra 25, 9) appartenaient toutes à cette tribu-là.
Les autres fils de Juda furent selon leurs familles Chêla d'où la famille des Chêlanites de Péreç la famille des Parcites de Zérah la famille des Zarhites
de Yachoub la famille des Yachoubites de Chimrôn la famille des Chimronites
Rachi (1)
Pour Yachouv. Autre nom pour Yov, cité parmi ceux qui sont descendus en Égypte (Beréchith 46, 13). Toutes les familles portent en effet le nom de ceux qui sont descendus en Égypte. Quant à ceux qui sont nés plus tard, ils n’ont pas donné leur nom à leurs familles, hormis celles d’Efrayim et de Menachè qui sont toutes nées en Égypte, ainsi que Ard et Na‘aman, fils de Béla’ fils de Binyamin. J’ai trouvé dans le livre de Rabi Mochè Hadarchan que leur mère était descendue en Égypte alors qu’elle était enceinte d’eux. Aussi ont-ils été répartis en familles, tout comme ‘Hetsron et ‘Hamoul (verset 21), petits-fils de Yehouda, et ‘Hèvèr et Malkiel (verset 45), petits-fils d’Achér. Si c’est une aggada, c’est bien ainsi. Sinon, à mon avis, il faut souligner que Béla’ a eu beaucoup de petits-enfants et qu’une descendance nombreuse est issue de Ard et de Na‘aman. Les descendants des autres fils portent le nom de Béla’, tandis que les descendants de ces deux-là portent les leurs. Il en va de même, à mon avis, des enfants de Makhir, qui sont répartis en deux familles (verset 29), l’une portant son nom et l’autre celui de son fils Guil‘ad. Cinq familles sont manquantes parmi les enfants de Binyamin, faisant ainsi s’accomplir une partie de la prophétie de sa mère qui l’avait appelé Ben-Oni (Beréchith 35, 18), c’est-à-dire « fils de mon affliction », et cette prophétie a fini de s’accomplir entièrement dans l’épisode de « la concubine de Guiv‘a (Choftim chapitres 19 et suivants). Voilà ce que j’ai trouvé dans le livre de Rabi Mochè Hadarchan.
Ceux ci sont les fils d'Ephraïm selon leurs familles de Choutélah la famille des Choutalhites de Béker la famille des Bakrites de Tahân la famille des Tahanites
Et ceux ci sont les descendants de Choutélah Erân d'où la famille des Eranites
Rachi (1)
Et ceux-ci sont les fils de Chouthèla‘h. Les autres descendants de Chouthèla‘h portent le nom de celui-ci, tandis que pour ‘Eran, dont est issue une grande famille, c’est le nom de celui-ci qu’elle porte. C’est ainsi que les enfants de Chouthèla‘h sont comptés comme formant deux familles. Si on en fait le compte, on trouvera dans le présent chapitre cinquante-sept familles, plus huit chez les lewiim, soit un total de soixante-cinq. C’est ce que veut dire le verset : « … car vous êtes le moins nombreux (hame‘at) de tous les peuples » (Devarim 7, 7). La lettre hé de hame‘at a une valeur numérique de cinq, ce qui veut dire que vous êtes cinq de moins (me‘at) que les familles de toutes les nations, qui sont au nombre de soixante-dix. Voilà ce que j’ai tiré du livre de Rabi Mochè Hadarchan, mais j’ai dû en abréger et en compléter les paroles.
Telles sont les familles des fils d'Ephraïm selon leur dénombrement trente deux mille cinq cents hommes Tels sont les descendants de Joseph selon leurs familles
Fils de Benjamin selon leurs familles de Béla la famille des Balites d'Achbêl la famille des Achbélites d'Ahiram la famille des Ahiramites
Rachi (1)
Pour A‘hiram. Autre nom pour E‘hi, qui est descendu en Égypte (Beréchith 46, 21). Il est ainsi nommé à cause de Yossef, qui était le frère de Binyamin et plus élevé que lui, d’où le nom de A‘hiram (« frère du grand »).
"C'est entre ceux là que le pays sera partagé comme héritage selon le relevé des noms
Rachi (1)
Pour ceux-là sera alloti le pays. Et non pour ceux âgés de moins de vingt ans, pas même s’ils atteignent cet âge avant le partage du pays. Car la conquête allait durer sept ans, et sept ans le partage. Seuls ces six cent un mille allaient participer au partage, et si l’un d’eux avait six fils, ceux-ci ne recevraient que la part allouée au père.
Aux plus nombreux tu donneras une plus grande part aux moins nombreux une part inférieure chaque tribu recevra sa part selon le chiffre de sa population
Rachi (1)
Au nombreux tu augmenteras son héritage. On a donné une plus grande part à la tribu dont la population était plus nombreuse. Et bien que les parts fussent d’importance inégale, puisque le partage a été effectué selon l’importance de la population des tribus, tout a été fait par tirage au sort, et ce tirage au sort a été opéré sous la dictée de l’esprit saint, comme expliqué dans le traité Baba bathra (122a). El‘azar le kohen était revêtu des ourim et des toumim et annonçait sous l’inspiration divine : « Si telle tribu sort de l’urne, tel territoire sort avec elle. » On avait écrit le nom des tribus sur douze bulletins, et de même celui des douze territoires. On mélangeait les bulletins dans une urne, dans laquelle le prince introduisait la main et dont il retirait deux bulletins. Ainsi tenait-il en main le bulletin correspondant à sa tribu et un autre sur lequel était écrit le territoire qui lui était destiné. Le sort lui-même disait à haute voix : « Moi, le sort, j’ai attribué tel territoire à telle tribu ! » comme il est écrit : « Conformément au sort sera alloti son héritage… » (verset 56). Le terrain ne fut pas alloti d’après l’étendue des terres, celles-ci étant d’inégale valeur, mais par évaluation : Une terre inculte ayant une superficie d’un kour équivalait à une terre fertile ayant une superficie d’un séa, le tout dépendant de la valeur (Sifri).
Toutefois c'est au sort qu'on distribuera le pays chacun aura son lot selon la désignation de sa tribu paternelle
Rachi (3)
Selon les noms des tribus de leur père. Ceux qui étaient sortis d’Égypte (Baba bathra 117a). Le texte opère une différence entre ce mode d’acquisition-là et tous les autres modes d’acquisition de la Tora. Ce sont d’habitude les vivants qui héritent des morts, ici de sont les morts qui héritent des vivants. Comment cela ? Imaginons deux frères appartenant à la génération sortie d’Égypte ayant eu des fils – l’un un et l’autre trois – parmi ceux qui sont entrés dans le pays. Le fils unique a pris une part et les trois en ont reçu trois, comme il est écrit : « Pour ceux-là sera alloti le pays » (verset 53). Leur héritage a ensuite fait retour au grand-père paternel, après quoi ils se sont partagé le tout à parties égales. C’est ce qui est écrit : « Selon les noms des tribus de leur père hériteront-ils. » Après avoir reçu leur part, ils l’ont partagée à nouveau selon leurs pères sortis d’Égypte. Tandis que s’ils avaient opéré le partage selon le nombre de ceux qui étaient sortis d’Égypte, ces quatre fils n’auraient reçu que deux parts, alors qu’en fait ils en ont reçu quatre.
Toutefois, c’est par le sort. À l’exception de Yehochou‘a et de Calev, comme il est écrit : « Ils donnèrent ‘Hèvron à Calev comme l’avait dit Mochè » (Choftim 1, 20) et : « Sur l’ordre de Hachem, ils lui donnèrent [à Yehochou‘a] la ville qu’il avait demandée » (Yehochou‘a 19, 50).
Des tribus de leur père. À l’exception des convertis et des serviteurs (Sifri).
Ce lot sera attribué par la voie du sort que la famille soit considérable ou non "
Rachi (1)
Conformément au sort. Le sort parlait, comme je l’ai expliqué (verset 54). Cela nous apprend que le pays a été alloti sous inspiration divine (Baba bathra 122a), d’où les mots : « sur l’ordre de Hachem » (Yehochou‘a 19, 50).
Voici maintenant le relevé des Lévites selon leurs familles pour Gerson la famille des Gersonites pour Kehath la famille des Kehathites pour Merari la famille des Merarites
Voici les familles Issues de Lévi la famille des Libnites la famille des Hébronites celle des Mahlites celle des Mouchites celle des Coréites Kehath engendra Amram
Rachi (1)
Celles-là sont les familles de Léwi. Manquent ici les familles de Chim‘i, de ‘Ouziéli, et une partie de celle de Yitshari.
Et le nom de l'épouse d'Amram était Jocabed fille de Lévi laquelle naquit à Lévi en Egypte Elle enfanta à Amram Aaron Moïse et Miryam leur sœur
Rachi (2)
Qui a été enfantée à Léwi. Elle est née en Égypte, mais n’y a pas été conçue (Sota 12a).
En Égypte. Elle est née lorsqu’ils sont arrivés dans les murs, et elle a complété le nombre de soixante-dix. Car si on effectue un décompte, on n’en trouve que soixante-neuf (voir Rachi supra 3, 15).
Or leur population dénombrée se monta à vingt trois mille mâles âgés d'un mois et au dessus car ils n'avaient point figuré dans le recensement des enfants d'Israël n'ayant point reçu de patrimoine comme ceux ci
Rachi (2)
Car ils n’ont pas été dénombrés au milieu des fils d’Israël. Pour être comptés à partir de l’âge de vingt ans. Et pour quelle raison ?…
Car il ne leur a pas été donné d’héritage. Tandis que ceux qui avaient été comptés à partir de l’âge de vingt ans ont participé à l’héritage, comme il est écrit : « À chaque homme selon ses dénombrés sera donné son héritage » (verset 54).
Tel fut le résultat du recensement opéré par Moïse et le pontife Eléazar à l'égard des enfants d'Israël dans les plaines de Moab près du Jourdain vers Jéricho
Parmi eux ne se trouvait pas un seul homme de ceux qu'avait recensés Moïse et le pontife Aaron lorsqu'ils avaient dénombré les Israélites dans le désert de Sinaï
Rachi (1)
Et dans ceux-là il n’y avait pas d’homme. Mais la punition prononcée à la suite de l’affaire des explorateurs ne visait pas les femmes, parce qu’elles aimaient le pays. Les hommes avaient dit : « Donnons-nous un chef et retournons en Égypte ! » (supra 14, 4), tandis que les femmes ont demandé : « Donne-nous une possession au milieu des frères de notre père ! » (infra 27, 4). Voilà pourquoi le chapitre relatif aux filles de Tselof‘had fait immédiatement suite au présent contexte (Midrach Tan‘houma).
Car l'Éternel avait déclaré quant à ceux là qu'ils devaient mourir dans le désert et aucun d'eux n'avait survécu excepté Caleb fils de Yefounné et Josué fils de Noun
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